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L003

 
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Kr
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MessagePosté le: Mer 19 Avr - 17:22 (2017)    Sujet du message: L003 Répondre en citant

  2092 la Terre, à cette époque, la planète se
porte à peu près bien, le problème des
conditions climatiques a été réglé un demi
siècle avant, la fameuse inversion polaire n’est
plus d’actualité, d’autres nations se sont
regroupées, les principales sont désormais:

- Les USA, l’Europe, la Russie, la Chine, la
RAS(République d’Amérique du Sud), la
RAU(République Arabe Unie), la RCA
(République Centre Africaine), la UMO(Union
du Moyen Orient), enfin, l’Australie, tout le
monde parle anglais, monnaie de base, toujours
le Dollar.

12 milliards d’habitants, énergie solaire, la seule
retenue, désarmement atomique complet, plus
guère de conflits, disparition des religions, et
autres croyances, les gens ne se basent que sur
trois critères, l’argent, la science, et La médecine.

En matière d’argent, trois catégories
d’individus, les riches, les aisés, et les
exploités, pas de chômage, même dans la
catégorie la plus basse, la plus part des
besoins sont satisfaits.

La science, oui, des progrès dans certains
domaines, mais dans le spatial,  l’équation
d’Einstein est toujours une barrière, pas
moyen d’atteindre la vitesse/lumière, on peut
se promener de Vénus à Saturne, mais c’est
à peu près tout.

Dans d’autres domaines scientifiques touchant
à la médecine, davantage de progrès, on peut
vivre deux siècles en gardant ses moyens
pratiquement jusqu’au bout, plus d’Alzheimer ni
de Parkinson ni de cancers, plus d’aveugles ni
de sourds, on parvient même à remplacer des
organes défectueux par des pièces de
rechange, sauf le cerveau, que l’on peut
toutefois améliorer avec des filets de neurones.  

L’humanité aurait-elle atteint un mode de vie
proche de l’idéal ?

Tout le monde n’en est pas convaincu, à
commencer par un certain Oleg Statnik.

Né à Moscou en 2071, issu d’une famille
riche, fils unique, il terminait des Etudes
Supérieures dans la recherche scientifique, mais
pas n’importe laquelle.

Doté d’une personnalité complexe, il était
sportif, aimait la compétition, voire les
combats, s’intéressait à tout, voulait en savoir
le plus possible, cerveau brillant, rapide, c’était
une sorte de phénomène, beau
physique, grand, solide, les femmes ne
l’intéressaient pourtant pas, les hommes
non plus.

Un jour, alors qu’il prenait un thé à la
terrasse d’un café tout en observant
l’environnement, il se mit à réfléchir:

« Les gens ne sont pas intéressés par
l’espace, il est vrai que dans l’univers, les lois
sont partout les mêmes, par contre, ils veulent
vivre le plus longtemps possible, pourquoi ?

La vie est-elle intéressante ?
Oui, si l’on apprend, mais que font la plus part
des gens ?  
Ils veulent gagner de l’argent, travailler, avoir
du sexe, bien manger et dormir et se
reproduire, est-ce une vie passionnante ?

Pas pour moi, alors que dois-je faire ?

Une recherche scientifique ?
Je veux toujours apprendre, faire mieux, alors
la seule recherche qui peut m’intéresser est
celle de l’immortalité, dans ce domaine, il existe
deux possibilités:

- L’hypothèse naturelle, autrement dit
purement organique, en prélevant des cellules
de  turritopsis nutricula, ces méduses
immortelles qui vivent au fond des océans, et
qui risquent, un jour, de les envahir
complètement.

- L’hypothèse des biocyborgs, celle vers
laquelle les chercheurs s’orientent
actuellement, parvenir à augmenter un
cerveau de 10^10 à 10^15 neurones
ou plus, afin de pouvoir en transférer le
contenu dans un ordinateur, puis dans
un cyborg.

Oui, mais là, comme dans tout le reste, la
recherche est téléguidée par les
gouvernements, on a le droit de faire
ceci, mais pas cela, l’immortalité ?

Intéressant, elle ne sera pas pour tout le
monde, mais seulement pour quelques
privilégiés, pour les gens ordinaires, un robot
ou un androïde à capacités limitées est
largement suffisant pour leur faciliter la
vie, après tout, ils ne demandent rien d’autre.   

Tout cela ne me satisfait pas, jouer les
pions de service, trop peu pour
moi, je suis un indépendant, alors de quoi
ai-je besoin ?
Et de quoi je dispose pour obtenir gain
de cause ?

La méduse immortelle, c’est trop
aléatoire, je ne m’oriente pas vers la
biologie, par contre, les biocyborgs
m’intéressent, pour cela, je dois faire partie
d’une équipe de pointe dans la recherche, le
genre à laquelle les gouvernements
demandent de garder leurs travaux
secrets, sauf pour eux.

Je suis riche, de famille connue, doué pour la
recherche, il faut que j’obtienne le Doctorat
en spécialisation biocyborg, et c’est à ma
portée, alors le chemin est tracé, j’ai encore
deux ans à faire.

Par la suite, je ferai partie d’une équipe de
pointe pendant 10 ou 15 ans, le temps de
me constituer mon propre laboratoire, dans
le plus grand secret, parce que je sais où ils
en sont, et je peux améliorer.

Je serai probablement recherché pendant un
moment, mais je sais déjà comment procéder
pour garder mon anonymat. »

Oleg Statnik termina ses études passa
avec succès son Doctorat, puis, de par les
relations de sa famille, réussit à obtenir ce
qu’il voulait, entrer dans une équipe de
recherche en biocyborg. »

Des années s’écoulèrent,  il hérita d’un
oncle, mort par accident, d’un terrain d’une
bonne centaine d’hectares  recouvert de
verdure Uglitch près du réservoir de
Rybinsk, à 300 kilomètres au nord, nord-est
de Moscou, cela lui permettait de commencer
à creuser un sous-sol en toute discrétion, et
d’y aller tous les week-ends, avec patience
et longueur de temps, d’autres années, il
finit par se constituer un emplacement à
30 mètres de profondeur qu’il prit le soin
de recouvrir, puis d’y implanter un accès, un
système autonome de courant électrique, puis
un autre d’eau, puis du chauffage, par la
suite, il paracheva son œuvre avec des
congélateurs, rendre la zone confortable
avec chambre et salle de bain, la technologie
de l’époque permettant à quelqu’un de tant
soit peu bricoleur, une installation rapide, puis
il y amena des ordinateurs, des circuits
électriques, électroniques, du métal, parmi
bien d’autres choses.

Ses relations lui permettaient, toujours dans
le cadre d’une recherche officielle, mais il en
gardait pour lui, d’obtenir des tissus
synthétiques pouvant constituer un derme et
un épiderme, c’était lancé, il donna sa
démission à l’âge de 44 ans, ses parents
connaissaient son projet, mais n’en parlèrent
jamais, il habitait toujours officiellement chez
eux, et était censé aller à la chasse ou à la
pêche, ce qu’il faisait de temps en temps pour
donner le change, étant s.d.f.(sans difficulté
financière), il disposait très largement de ce
qu’il fallait pour se permettre de continuer à
vivre sans travail officiel, sans compter de ce
qu’il hériterait au décès de ses parents, qui
eux, ne souhaitaient pas particulièrement
devenir Immortels.    

 Il ne se précipita pas, à 45 ans alors qu’il
pouvait en vivre 200, il continua à faire du
sport, à aller à la chasse et à la pêche dans
les environs de Moscou, à résider plusieurs
jours par semaine chez ses parents, afin de
ne pas paraître suspecté, il savait qu’il était
surveillé de près, dans la zone de Rybinsk
on pouvait le voir de temps à autre, ou
encore à Toutaïev, ou à Tcherepovets, dans
un restaurant, ou en train de faire des
courses, il louait un appartement trois
pièces à Rybinsk même, et se déplaçait
souvent la nuit vers son terrain, pour ne
le quitter qu’à l’aube.

Le change était suffisant, il finirait par être
oublié dans les décennies à venir, mais il
avançait tout de même dans la constitution
de son biocyborg.

Une dizaine d’années s’écoula, les
autorités, surpris de sa démission, avaient
continué à le surveiller de près, mais ne
voyant rien de suspect, la surveillance
commença à se relâcher, ils avaient bien
envoyé des sbires sur son terrain, se
demandant par ailleurs pourquoi il louait
un appartement à Rybinsk, mais lorsqu’il
n’y était pas, ils le voyaient, soit pêcher
dans le réservoir, soit chasser dans les
environs, s’il n’était pas au restaurant ou
en courses, ils l’avaient bien convoqué à
plusieurs reprises pour lui demander de
regagner son équipe, ou pour un problème
particulier dans la recherche, il avait
toujours obtempéré pour des déplacements
ponctuels, mais pour l’équipe, il leur avait
fait clairement comprendre que la recherche
n’était pas son seul centre d’intérêt, qu’il
avait besoin de mener d’autres activités, de
plus, le rang de sa famille indiquait que ce
n’était pas n’importe qui, son profil
psychologique était connu, c’était un
solitaire doublé d’un indépendant, à
l’époque, il n’était pas question de le
sanctionner pour si peu, quelques années
plus tard, de nouveaux membres de
l’autorité décidèrent qu’il n’avait été qu’un
chercheur parmi tant d’autres, et qu’il ne
présentait plus d’intérêt, ils cessèrent de
s’occuper de lui, il avait gagné.

Il s’en aperçut assez vite, ce qui lui permit
de passer plus de temps dans son labo, et
de finir celui qu’il allait appeler Aslanov.

Un certain Jeudi 7 Juillet 2128, il avait
alors 57 ans:   

« Allez, il n’est que temps de mettre mon
copain en action, il doit être au
point, ressemble comme deux gouttes d’eau
au frère que je n’ai pas eu, voyons un peu
ses réactions. » Puis il l’actionna, quelques
secondes plus tard:

« Bonjour, je suis Aslanov, et toi, qui est-tu ?
Ah oui, tu es Oleg Statnik, mon
créateur, comment vas-tu ? »

« Très bien, Aslanov, et Toi ?
Bienvenu dans le monde des vivants.»

« Je vais bien, merci, le monde des vivants ?
Attends que je pioche dans mes données…
Ah, j’ai trouvé, tu parles d’un monde d’humains
qui vivent sur cette planète que vous appelez
la Terre, et moi, d’après les indications, je ne
suis pas humain, mais un biocyborg, c’est ça ? »

« C’est exact, et c’est mieux, tu es plus solide
que moi, et immortel, si un jour tu as des
ennuis, j’ai toutes les pièces de rechange
nécessaires. »

« Pièces de rechange ?
Voyons voir, oui, maintenant, je sais ce que
c’est, très bien, je vois que tu as tout prévu, je
vais te demander de me laisser compiler mes
connaissances afin d’y voir plus clair, on
discutera ensuite. »

« Pas de problème, je te montrerai même
l’usage de mes ordinateurs, leur contenu
complètera tes connaissances, tu feras
ainsi une mise à jour. »

« Ordinateur ? Mise à jour ? Je compile …. »

Cinq minutes plus tard:

« Ca y est Oleg, j’ai fait le tour des éléments
que tu m’as transmis, maintenant, je saurai
de quoi tu parles, chapeau, tu as bien travaillé.

Je sais que je suis là pour t’aider, et
notamment à devenir immortel, pour cela il
faut que j’étudie les données médicales
humaines, tu penses aussi à transférer le
contenu de ton cerveau dans un corps comme
le mien, c’est une solution, nous allons
étudier tout cela. »

« Bien Aslanov, mais d’abord, fais un contrôle
interne pour voir su tout est satisfaisant. »

« D’accord, je procède. »
 
Dix minutes plus tard:

« Tout fonctionne bien, mais j’ai l’impression
qu’il me manque quelque chose, je ne saurai
dire quoi. »

« Des connaissances, bien sûr, voilà pourquoi
je t’ai parlé de mise à jour, mais je te monterai
comment procéder tout à l’heure, maintenant, je
vais me prendre une bonne petite vodka, puis
déjeuner. »

« Ah oui, toi, tu dois boire et manger, une
particularité humaine, très bien, je vais me
promener dans ce petit secteur et te laisser
déjeuner, à tout à l’heure. »

Lorsqu’Oleg termina son déjeuner:

« Tu peux venir, Aslanov, je vais te montrer
l’usage des ordis, tu pourras consulter tout
leur contenu. »

Au bout d’une demie heure:

« C’est bon Oleg, tu peux prendre une vodka
ou faire autre chose, je sais comment accéder
à tout. »

« Pour le moment, je vais sortir, je ne pense pas
être surveillé, mais on ne sait jamais. »

« Oui, tu m’as communiqué ces données, et tu
as raison, d’abord, sortir te fera du bien, et puis
prudence, il faut continuer à donner le
change, là-dessus aussi, on trouvera une solution. »



Oleg décida d’abord d’aller à la pêche au bord
du réservoir, il ne prenait pas souvent quelque
chose, et cela ne l’intéressait pas
particulièrement, mais il pouvait réfléchir, et cela
était précieux pour lui:

« Voilà la première partie de mon œuvre
achevée, Aslanov est intelligent, il fonctionne
bien, on doit pouvoir aller plus loin. »

Il fit quelques courses avant de rentrer, il évitait
les bars, boire une bonne vodka chez lui ou au
restaurant, c’était une chose, dans les deux
cas, il était seul, mais dans un bar…

« Ah, te voilà de retour Oleg ! J’ai tout
consulté, et tout enregistré, et j’ai pas mal
d’idées, mais c’est toi qui décides. »

« Oh les idées, ç’ est pas ça qui manque chez
moi, mais vas y »

« D’abord augmenter mes connaissances, puis
agrandir ce sous-sol, il est suffisant pour le
moment, mais, si tu es d’accord bien sûr, il
faudrait créer d’autres biocyborgs afin de
constituer une équipe, de recherche et
autre, cela nous permettrait de mieux t’aider
pour l’histoire de l’immortalité, puis créer un
vaisseau spatial, et quitter cette planète qui, un
jour ou l’autre, aura des problèmes, et ce jour
n’est peut-être pas si loin. »

« Tu viens de résumer mon plan. »

« Cela ne me surprend pas, si tu m’as
créé, ce n’est pas pour parler de la pluie et
du beau temps, tu as fait ce qu’il fallait, c’est
à moi de prendre le relai, pour le moment, le
mieux serait que tu passes ton temps
agréablement, près de tes parents, dans le
sport, la pêche et autres, pendant ce
temps, j’approfondis mes connaissances, et
j’entretiendrai les lieux, puis si je progresse
et peux apporter quelque chose de
nouveau, je te ferai part de ce que j’aurai
besoin pour ce faire, car il nous faudra du
matériel de base pour travailler dessus, la
constitution d’une équipe ne pourra se faire
qu’en un second temps. »

« Hm, bien pensé, mais je viendrai de temps
à autre si j’ai une idée qui aille dans le même
sens, cela peut m’arriver. »

« Je le sais, tu es un génie. »

Dans les mois qui suivirent, Oleg était plus
souvent visible à la surface, il allait un peu
partout, se promenait même de temps à
autre à Moscou, et c’est à cette occasion qu’il
rencontra deux de ses anciens collègues de
recherche.

« Par exemple, Oleg ! Ah ben dis donc, ça fait
un bail, qu’est-ce que tu deviens ? »

« Oui, tu nous a inquiétés pendant un bon
moment, pourquoi est-tu parti sans
rien dire ? »

Il s’agissait d’Igor Vinokourov, et de
Vladimir Blatov, Oleg leur expliqua en gros
ce qu’il avait dit aux Autorités quelques
années plus tôt.

Igor: « Ah ! Je comprends mieux, c’est vrai
que tu as toujours été un sacré sportif, et
toujours proche des tes respectables
parents. »

Vladimir: « Oui, mais c’est un peu
dommage, tu étais le plus doué d’entre
nous, tu aurais pu apporter de grandes
choses à l’humanité. »

Oleg: « Pas sûr, Vladimir, on ne fait pas
des découvertes tous les jours, et
vous, sans me donner des détails bien
sûr, où en êtes vous ? »

Igor: « Oh ! Ca stagne en ce moment, on
bute sur certaines choses, peut-être que
toi, avec ton génie, tu aurais trouvé, mais
tu sais comme nous que nos recherches
doivent rester secrètes, on n’a pas le droit
de t’en parler, nous serions immédiatement
sanctionnés, tant pis, on ne se décourage
pas pour autant, on verra par la suite. »

Ils prirent un verre ensemble, dans un
café, parlèrent de choses et d’autres, puis
se quittèrent, « Ouf ! » Pensa Oleg, « ils sont
bien gentils, mais c’est vrai qu’eux, question
découvertes, ça restera léger. »

Il passa le reste de sa journée dans la
ville, dîna  et dormit chez ses parents, puis
le lendemain, décida d’acquérir un autre
ordinateur, un haut de gamme avec
configuration adéquate, cela pourrait
toujours s’avérer utile pour les nouvelles
connaissances d’Aslanov, et c’est là qu’il
repensa à ce qu’Igor lui avait dit la veille.

« Ils doivent buter sur l’interaction des
champs ioniques dans les relais
synaptiques, et doivent patauger dans les
formules, je vais en parler à Aslanov, et me
livrer moi-même à quelques petites
recherches, cela pourrait résoudre un
double problème:

- Reproduction d’un biocyborg par lui-même.

- Transformations internes, développement
des capacités cognitives. »

Le lendemain, il repartit pour son labo, avec
le nouvel ordinateur.

« Salut Aslanov, je t’ai apporté un ordi. »

« Justement, j’allais t’en demander un, mes
connaissances progressent. »

« Autre chose… »

Puis il lui fit part de ses réflexions, suite à
sa conversation avec Igor.

Aslanov marqua un temps d’arrêt, puis:

« Laisse moi dix minutes. »

Un peu plus tard:

« Affirmatif, c’est là qu’il faut creuser, je
sais que tu pourrais le faire, mais j’ai les
formules dans l’ordi, je t’ai préparé un
déjeuner, tu vas pouvoir te prendre une
vodka, puis le repas, avec un bon vin, tout
est prêt, pendant ce temps, je vais
m’occuper de ces formules, c’est bon, on
avance. »

Deux heures plus tard:

« Oleg, j’ai la solution, cela va me permettre
de constituer l’équipe, question métal et
autres relais électroniques, tu as à peu près
ce qu’il faut, s’il m’en manque, je te le
dirai, ce qui sera peut-être un peu plus
compliqué, c’est de te procurer des matières
synthétiques pour le derme et l’épiderme, car
je sais que ces matières sont soumises à
autorisation, que tu avais en tant que
chercheur, mais c’est du passé, et là, pour le
moment, je ne peux pas t’aider, peut-être
qu’un jour, je saurai les reproduire, mais je
n’en suis pas encore là. »

Effectivement, c’était compliqué, pas
question de revoir Igor, Vladimir, ou un autre
de ses anciens collègues pour cela, comment
en obtenir ?

Puis il se souvint, au cours de réunions
scientifiques internationales, il avait rencontré
un certain Mark Sheldon, chercheur comme
lui, dans la même spécialité, une similitude
d’idées les avait rapprochés, peut-être pas
suffisamment pour être amis, mais c’est la
seule piste qu’il avait, et aux USA, la
réglementation était beaucoup moins
draconienne, il avait les coordonnées de
Sheldon, quelque part dans un de ses
ordis, mais elles remontaient à près de
20 ans, et à supposer qu’il le retrouve  et
que ce dernier accepte de lui fournir ce
qu’il recherchait, il fallait passer les douanes
et autres contrôles aériens, qui eux, n’étaient
pas particulièrement souples.   

Mettre Aslanov dans le coup  Le faire voyager
avec lui ? Afin de planquer les matières à
l’intérieur du Biocyborg ? Trop risqué, bien des
gens voyageaient avec des cyborgs, pas aussi
évolués qu’Aslanov, bien sûr, qui paraissait
parfaitement humain, mais il était composé
aussi de pièces métalliques, et ça, ça ne
passerait pas, les cyborgs plus ordinaires
étaient systématiquement examinés de très
près, ce n’était pas la solution.

Il chercha, sur ses ordis qui étaient protégés
de toute indiscrétion, des informations sur
les trafics, de ces matières, par des gens de
la pègre ou de la mafia, terrain glissant, le
trafic existait, mais il lui fallait un
intermédiaire aux USA, qui puisse traiter pour
lui, afin qu’il n’apparaisse pas dans un
trafic pour différentes raisons, à commencer
par sa famille, qui ne le lui pardonnerait
pas, ça aussi, c’était plutôt aléatoire.

Il y avait bien la solution d’une équipe de
cyborgs d’aspect métallique, qui ne posait
pas de problème, en misant sur des
possibilités futures de transformation qui
n’étaient pas certaines, il passa plusieurs
jours à réfléchir, puis se décida pour les
USA, pour un risque calculé, en se disant
que s’il y avait une trop grosse difficulté, il
aurait recours aux cyborgs.

L’adresse de Sheldon était à Cincinnati, dans
l’Ohio, mais lorsqu’il arriva sur place il n’y
était plus, parti depuis plus de dix
ans, personne ne pouvait lui dire où il
était, décidément, cela ne s’arrangeait pas.

Il avait avec lui une tablette un peu spéciale
qui lui permettait de contacter  Aslanov, ce
dernier aussi, recherchait un Mark Sheldon
sur les ordis, mais aux USA, les Mark Sheldon
apparaissaient par centaines, en tous points
du territoire, lequel était le bon ?

Il ne se découragea pas pour autant, et se
mit à réfléchir:

« Il est parti depuis plus de 10 ans, je pense
qu’il était à peu près de mon âge, et devrait
encore être, normalement, dans une équipe
de recherches, aux USA, on arrive à obtenir
le nom des gens qui font partie de telles
équipes,  d’après mes consultations, et celles
d’Aslanov, plus de Scheldon dans les
recherches, où est-il donc passé ?

Les gens de l’immeuble ne m’ont pas donné
de réponse, mais si j’interrogeais un
commerçant dans la zone, peut-être que… »

Et c’est-ce qu’il fit, le lendemain, dans une
épicerie à 50 mètres de l’ancien domicile, un
homme d’un âge indéterminé:

« Oui, Monsieur Sheldon, je l’ai bien connu
durant des années, il venait s’approvisionner
chez moi, il y a une dizaine d’années ?
Oui, je dirais même un peu plus, car ma fille
passait un graduate à ce moment là, il m’a dit
qu’il allait dans un endroit beaucoup plus
agréable, à Miami, mais où exactement, ça, je
ne sais pas. »

Voici Oleg Statnik parti pour Miami, sur
place, il y avait encore trois Mark
Sheldon, avec indication de l’adresse:

« Bon, c’est simple, je vais les observer, je
pense pouvoir reconnaître le bon, s’il ne
fait plus partie des recherches, cela peut
se compliquer, mais peut-être qu’il peut
aussi me donner un tuyau, on ne sait jamais. »

Il passa plusieurs jours devant les différentes
adresses, on lui montra un Sheldon qu’il ne
reconnut pas, il passa au suivant, tenta
d’abord un essai comme représentant en vins
mais on ne lui ouvrit pas, il fallait être
patient, et se mettre en rapport avec
quelqu’un du bâtiment, une femme, à qui
visiblement il plaisait, lui parla de Sheldon:

« Oh, c’est un black qui habite au sixième, je
ne sais pas exactement ce qu’il fait, mais si
vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez
pas à m’appeler, là, j’ai un rendez-vous, mais
voici ma carte, je compte sur vous. »

Holà, c’était chaud, et bien sûr, sans
intérêt, le Sheldon qu’il avait connu était un
blanc, il ne lui restait plus qu’à voir
le troisième.

Il se rendit sur les lieux, une belle
propriété, avec des caméras sur les murs, il
sonna, personne ne lui ouvrit, zut alors, que
devait-il faire, une autre femme passa près de
lui et lui dit:

« Vous cherchez quelqu’un ? »

« Oui, Madame, je cherche Monsieur Sheldon. »

« Ah, je suis sa voisine, la maison que vous
voyez là-bas, il n’est pas là en cette période
ci, mais aux Bahamas, à Nassau. »

« Merci, Madame, auriez-vous son adresse à
Nassau par hasard ? »

« Heu non vraiment pas, mais pourquoi vous
le cherchez ? »

« C’est, ou c’était un collègue dans la
recherche scientifique, nous avons fait
plusieurs conférences ensemble. »

« Ah, alors ça doit faire un bout de
temps, car maintenant, il fait du gros
commerce, c’est quelqu’un d’important, et
peut-être de dangereux, il est toujours
entouré d’homme de mains, mais je ne
vous ai rien dit. »

« Savez-vous quel sorte de commerce ? »

« Hm, oui, l’un de mes fils l’a entendu une
fois en discussion, heureusement qu’il ne
s’est pas fait repérer, il parlait de matières
synthétiques pour des cyborgs, je
crois, c’est spécial comme truc. »

« Merci beaucoup, Madame, vous venez de
me redonner du courage. »

Il quitta la femme éberluée, puis prit le
premier bateau en partance pour Nassau.

Deux jours plus tard, dans la capitale des
Bahamas:

« Vous mettre en rapport avec Mark Sheldon !
Pourquoi ferais-je cela ? »

« Je suis prêt à payer. »

« La vie n’a pas de prix, mais voyez l’homme
qui est assis là-bas, lui sera peut-être
intéressé, je ne vous ai rien dit, bye. »

Et l’homme partit, presque en courant.

« Bonjour Monsieur, connaitriez vous
Mark Sheldon ? »

« Vous ne devriez pas poser ce genre de
question, si vous voulez rester vivant. »

« Non seulement je veux rester en vie, mais
j’ai connu Mark Sheldon, il y a une quinzaine
d’années, et je suis prêt à payer. »

« Prêt à payer ! Ça sera pas cheap, mon
vieux, vous êtes qui d’abord ? »

Oleg déclina son identité, et fit comprendre
à l’homme qu’il était très intéressé par
certaines matières synthétiques.

« Un russe ! Tiens donc, et pourquoi vous
intéressent-elles, ces matières ? »

Oleg lui expliqua franco que Sheldon et lui
avaient été chercheurs spécialisés, qu’il se
connaissaient, et qu’ils faisaient un peu la
même chose.

« Ah, alors là, oui, il y a une porte
d’entrée, à vos risques, pour moi ce sera
50.000 Dollars, je vous indiquerai comment
faire pour rencontrer Sheldon.

On se voit demain, ici, à la même heure, avec
la somme,  ok ? »

« Ca marche, à demain. »

En rentrant à son hôtel, Oleg se mit à
réfléchir, il contacta de suite Aslanov, ce
dernier:

« Je suis d’accord avec toi, il fait du trafic
de ces matières, pour moi, une dizaine de
kilos fera largement mon affaire, mais sois
prudent, j’espère que lui, te reconnaîtra. »

Le lendemain, il revit l’homme qui disait
s’appeler Smith, ce dernier:

« Là, au troisième ponton, sur le yacht
blanc, il est visiblement avec des amis, à
votre place, j’attendrais qu’ils soient partis
pour aller le voir. »

Oleg reconnut Sheldon, maintenant, il n’était
plus à cinq minutes près, ni à une heure, il
répondit:

« Vous avez raison, je suis patient, voici
 la somme .»

 Smith compta les billet et s’en alla:

« Bye. »

Une demie heure plus tard, les dits amis
quittèrent le yacht, Sheldon resta là, devant
un verre, et regarda en direction d’Oleg qui
s’approchait, il le regarda avec insistance, Oleg
était près du yacht, deux hommes allaient
intervenir lorsque Sheldon leur fit un signe, ils
repartirent.

« Oleg Statnik ! Ca alors ! Mais montez donc !
Vous prenez un verre ?»

« Je ne dirais pas non sur une petite vodka. »

« Pourquoi petite ? Simon, apporte nous une  
Stolichnaya, j’ai un hôte de marque. »

Oleg commença à lui expliquer le pourquoi
de sa venue, avec un truand, à plus forte
raison un brillant chercheur qui l’était
devenu, il valait mieux parler franc, ce qu’il
fit, sans toutefois dévoiler le fond de ses secrets.

« Alors si j’ai bien compris ton histoire, mon
vieux, tu as aussi laissé les recherches pour
travailler à ton compte, tu cherches à
améliorer des  biocyborgs ? Intéressant, et tu
as besoin de matière synthétique ?
Quelle quantité ? »

« Un peu plus de 10 kilos pour le moment, je
débute, je suis à Rybinsk, tu pourrais me
faire livrer ? »

« Sans problème, mais je les vends par
paquets de 20 kilos mini. »

« Ca me convient, j’en prendrai même deux. »

« Alors avec le transport et tout, livraison en
moins d’une semaine à partir de la date que
tu me fileras,  c’est 500.000 Dollars le
paquet, rendu franco-destination. »

« C‘est bon, dans une semaine, je serai à
Rybinsk, voici mon adresse, tu actionnes la
commande dès Lundi en 8, je te fais un chèque
maintenant, ça te va ? »

« Dans ce genre d’affaire, le mieux, c’est le
liquide, mais aux Bahamas, je suis chez
moi, pas de problème, ok pour ton
chèque, normalement, alors que je suis
devenu ce que l’on appelle un parallèle, ou
plus vulgairement un truand, tu ne devrais
pas payer d’avance, la pratique courante est
moitié/moitié, mais nous, on se connait, tu ne
seras pas déçu, je suis content que tu sois
venu me voir, j’ai souvent pensé à toi, et te
considère comme un pote. »

« Pourquoi as-tu abandonné la recherche?
Moi, c’est pour mon indépendance, j’en avais
marre de faire le pion de service pour le
gouvernement. »

« Ouais, c’est partout pareil, les
gouvernements exploitent tout le
monde, comme chercheur, je n’étais pas mal
payé, je vivais plutôt bien, mais Cincinnati, dans
l’Ohio, c’était pas terrible, il y avait mieux à
faire, maintenant, j’ai une belle propriété à
Miami, et deux plus belles encore ici, les
biocyborgs, je m’en fous, j’en ai d’ailleurs
plusieurs qui me servent bien, mais j’ai aussi
des hommes qui assurent ma sécurité, et
surtout des femmes qui me servent encore
mieux, si tu vois ce que je veux dire, alors les
recherches, c’était intéressant, mais ça n’a
qu’un temps, il faut savoir quitter l’arène.

Une autre vodka ? Ok, alors toi, tu es un
champion, comment as-tu fait pour me
retrouver ? »

Oleg le lui expliqua, sans rien déformer.

« Ben tu as fait fort, c’était pas
évident, ainsi, tu as vu mon vieil épicier à
Cincinnati ! Marrant, c’est un brave
mec, tu as filé 50.000 Dollars à
Smith, l’enfoiré, c’est un de mes rabatteurs
pour la clientèle, heureusement pour
lui, c’est un bon, Tiens ! Je te garde pour
ce soir, on va dîner dans un sacré
resto,  par la suite, je compte sur toi pour
me tenir au courant de tes avancées, je
vais te filer deux codes spéciaux par
lesquels on pourra communiquer, plus de
15 ans qu’on ne s’est pas vus, nous
sommes des artistes dans notre genre, toi
dans tes recherches, moi, dans le
commerce, précisément pour des chercheurs
un peu particuliers, c’est chouette, non ? »
 
« Tout à fait, et finalement, toi aussi, tu as
fait une bonne reconversion, c’est moi qui te
tire mon chapeau. »

« Ouais, merci, mais ce n’est pas toujours
simple, d’accord, je suis devenu puissant, mais
contrairement à toi, moi, je risque ma peau, il
faut que je sois bien protégé, et puis il y a les
US, ils me cherchent souvent des poux dans la
tête avec leurs histoires de fric, et leur
soi-disant bienséance, c’est pour ça que je
suis souvent ici,  les Bahamas ne sont pas
US, même plus Britanniques, nous sommes
devenus indépendants, d’ailleurs, ma propriété
à Miami, pas sûr que je vais la garder, mes
affaires se traitent très bien d’ici, et c’est plus
défendable. »  

Ils dînèrent, puis Oleg rentra à son
hôtel, pressé de se coucher, parce que tout
costaud qu’il était, il avait tout de même
bien bu.

Plusieurs jours passèrent, ils se rendit chez
ses parents avant de repartir pour
Rybinsk, puis pour son labo.

« Salut Oleg, alors ? »

« Je récupérerai les synthétiques Lundi
prochain, à Rybinsk, puis je les
ramènerai, j’ai pris 40 kilos ».

« Avec ça, on sera à l’aise, finalement, c’est
un bon copain, ton Sheldon. »

« Oui, heureusement pour nous qu’il a
fait cette reconversion, peu
recommandable, certes, mais qui nous sert
bien, comme tu le sais, il n’a pas été facile
à trouver. »

« Tu l’as fait, c’est ça, le principal, mais
les matières, tu ne les a pas encore, les livrer
dans une semaine, avec toutes les
complications d’un pays à l’autre, il doit avoir
un sacré réseau, mais est-il fiable ? »

« Je pense que oui, on verra bien. »

Une semaine plus tard, un Lundi matin, il
reçut les matières, qu’il put mettre dans son
véhicule pour le labo, à l’arrivée, Aslanov
les examina.

« Elle sont de bonne qualité, je vais pouvoir
travailler, à partir de maintenant, je te
suggère de te détendre, j’en ai pour
un moment. »

« Combien pour l’équipe, avec mise à jour
et tout ? »

« Si, comme je le veux, les choses doivent
se faire dans les règles, il faut compter
un an. »

Durant cette période, Oleg fit beaucoup de
sport, alla souvent à la pêche, vécut chez ses
parents, écuma les restaurants de
Rybinsk , de Toutaïev, ou de
Tcherepovets, tout en apprenant et en
se tenant au courant des dernières
informations, il passait de temps à autres
au labo pour assister à la constitution de
l’équipe, les premiers créés aidaient
Aslanov à élargir les sous-sols qui
devenaient de véritables esplanades, à
améliorer les divers appareils, il revit à
nouveau Vladimir à Moscou, qui lui raconta
qu’ils étaient toujours dans la même
panade, qu’ils regrettaient qu’il ne soit
pas là.

Et le grand jour finit par arriver:

Aslanov: « Bonjour Oleg, nous y
sommes, il ne me reste plus qu’à te
présenter l’équipe, alors tu as:

 Anatoli, Dragomir,  Ivan, Nikanor, et Zot.

Puis: Esfir, Fedora, Kallista, Olga et
Svetlana.

Dragomir, Fedora, Nikanor et Olga en
équipe spatiale

Anatoli, Esfir, Ivan et  Kallista en
équipe médicale

Svetlana et Zot, en équipe d’entretien

Chacun ayant choisi son appartenance, je
suis, en quelque sorte, leur coordinateur, et
bien sûr, tu restes notre Chef à toutes et à tous. »

Les visages masculins étaient dignes d’un
Curd Jürgens ou d’un Raimund Harmstorf
jeunes, d’un Ivan Desny, ou d’un Boris Christoff.

Celui des femmes, genre Adriana
Sklenarikova, Rolene Strauss, Edina Kulcsar
ou Adrianne Palicki

Toutes et tous de la taille d’Oleg, un bon mètre
quatre vingt dix, l’ensemble faisait un effet bœuf.

Ils ne manquèrent pas de saluer Oleg, avant
de se mettre au travail, il n’avait finalement
plus grand-chose à faire, sinon à attendre
le résultat des courses, il passait bien des
moments plus ou moins longs devant ses
ordis, histoire de suivre les évènements et
autres nouvelles, mais d’un autre côté, il
commençait à s’ennuyer, il avait
l’impression d’être de trop.

Il se remit aux sports, à la pêche, à voir
régulièrement ses parents, à se promener
à droite et à gauche, tout en repassant, de
temps en temps au labo.

« Ce n’est pas tout à fait ce que j’avais
prévu, il est vrai que nous ne sommes qu’en
première phase, tout dépend maintenant, de
l’augmentation de leurs connaissances, dont
je bénéficierai peut-être un jour, et de leur
capacité de découverte, travailler sur
l’immortalité en médecine, ce ne serait pas
trop mon truc, si tenté que l’on puisse
immortaliser les humains, un vaisseau
spatial, avec des propulseurs qui dépassent
la vitesse/lumière, ce que personne sur Terre
n’a encore réussi à faire?

Hm, je ne vois pas trop ce que je pourrai
découvrir là-dessus…

Ils et elles ont constitué des équipes, voyons
la suite, ne soyons surtout pas défaitistes, il
faut y croire. »

Deux ans passèrent, puis un jour, Aslanov:

« Salut Oleg, tu as bien fait de venir nous
voir, nous ne t’avons pas parlé de nos
petites avancées tant que nous n’étions pas
sûrs, la progression est lente, même avec une
augmentation des relais synaptiques, mais il y
a de bonnes nouvelles qui sont:

- Plus de pouvoir pour modifier nos formes, nous
pourrons devenir de parfaits humains, du moins
en apparence, nous ne pouvons toujours pas
boire ni manger.

- Déplacement et transformation de
matière, ça, maintenant, nous savons faire, par
exemple, tes aliments et tes boissons, nous
pouvons désormais les produire à partir de
rien, un gros progrès de notre équipe spatiale.

En médical, les nouvelles sont plus
partagées, nous avons fabriqué un produit
qui peut allonger ta vie de plus d’un
siècle, peut-être un siècle et demi, sans effet
secondaire, mais pour l’immortalité, nous ne
pensons pas qu’un humain puisse devenir
immortel, on peut lui transmettre toutes nos
connaissances, ça oui, en quelques
jours, surtout avec un cerveau comme le
tien, mais pour la durée de vie, nous avons
étudié les cellules de la  turritopsis
nutricula, elles seraient mortelles pour
toi, donc pas de solution de ce côté-là, la seule
qui reste possible est celle de transférer le
contenu intégral de ton cerveau dans un
corps biocyborg, mais c’est encore trop tôt
pour deux raisons:

- Nous pouvons encore perfectionner un corps
biocyborg pour le rapprocher d’un humain
tout en conservant son immortalité.

- Nous savons transférer de la matière
inerte, mais de la vivante, surtout lorsqu’il
s’agit du contenu d’un cerveau, prudence, nous
ne sommes pas encore sûrs de gérer le
processus sans dommages, il faut attendre.

Pour le vaisseau et les propulseurs, nous
n’avons pas encore eu vraiment le temps de
nous en occuper, nous avons bien découvert, ou
plutôt fabriqué un peu au pif un conglomérat
dont la résistance soit de 5 fois supérieure à ce
que les humains connaissent, mais c’est loin
d’être suffisant pour du spatial sécurisé, voilà
où nous en sommes pour le moment, tu nous
diras quand tu voudras prendre le
traitement, celui-là, il est sans risque. »

« Bien, vous avez tout de même fait un
pas, plus besoin de faire de courses, et en
plus, Svetlana et Zot qui me servent
comme un pacha, j’aurais tort de me plaindre.

Pour le traitement, un siècle et demi, ce
n’est pas rien, on pourra voir ça dans
quelques jours. »

« Ok, mais nous continuons nos
recherches, c’est bien que tu prennes les
choses comme ça, nous finirons par y
arriver, j’y crois. »

Effectivement, trois ans plus tard:

« Bon, Oleg, ça se précise, sur les trois
points restant à résoudre, nous en avons
deux et demi, tout dans le spatial et
scientifique.

- Nos corps sont au plus proche des
humains, à quelques détails près.

- Nous pouvons transférer le contenu de
ton cerveau dans un biocyborg que nous
avons reproduit exactement à ton image, à
l’extérieur, personne ne pourrait percevoir
une différence.

- Un conglomérat d’indice 50, c’est-à-dire
d’une résistance 50 fois supérieure à ce qui
est connu, résistance aux impacts de
météorites, un parfait châssis pour un
vaisseau spatial.

- Le seul point qui résiste pour le moment est  
la vitesse/lumière, nous devons apprendre à
contracter de l’espace/temps, nous y
arriverons. »

Cinq ans plus tard, mais le temps n’avait plus
aucune importance, le cerveau d’Oleg avait été
transféré, il était devenu immortel, plus besoin
de boire ni de manger, peut-être un petit
inconvénient, mais tout le reste n’était que
du plus, y compris les connaissances et
l’utilisation du cerveau.

Oleg Statnik était devenu ce qu’au fond de
lui-même, il voulait, un super biocyborg.

L’espace/temps ? Le vaisseau était prêt à
partir, baptisé le Statnik, il pouvait dépasser
la vitesse de la lumière, de combien ?
Les essais de départ le détermineront.

« Où allons-nous ? »

« Si tu es d’accord Oleg, Un petit essai vers
le système Oort, après, on verra, le vaisseau
est confortable, le temps ne compte plus. »




-----***-----
_________________
Cicéron c'est Poincaré.

Bébert


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MessagePosté le: Mer 19 Avr - 17:22 (2017)    Sujet du message: Publicité

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