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L004

 
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Kr
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MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 14:12 (2017)    Sujet du message: L004 Répondre en citant

 2311 date de l’inversion des pôles dans sa phase
critique, des météorites qui tombent sur la Terre
pendant des jours, des volcans meurtriers qui se
réveillent et crachent leur lave, des océans et mers
qui montent de niveau, et reprennent leurs droits
sur les continents qui diminuent du quart, des
pluies torrentielles qui durent des années,  un froid
glaciaire qui va persister pendant plusieurs
décennies, tout cela a contribué à la destruction
de milliards d’humains.

En 2832, reconnu comme l’an  521 par les descendants
des quelques survivants de l’époque, quelque part en
France, dans un village côtier appelé Sagniac, vivait
une petite communauté de 100 personnes, la période
glacière était passée, le temps se réchauffait, la
technologie avait disparue 5 siècles plus tôt, les gens
vivaient comme au moyen-âge, s’éclairant avec des
bougies, ces villageois avaient tout pour être
heureux, cette zone ayant été peu affectée, ils
pouvaient pêcher, chasser, cultiver, tomates, pommes
de terre, salades, fruits, faire du vin, manger de la
viande, avoir du lait, mais à quelques kilomètres de
là, existait aussi une plus grande agglomération qui
s’appelait Agennax, petite ville de 1000 habitants où
siégeaient et vivaient des notables qui n’avaient pas
besoin d’ordis pour savoir faire des calculs et des
stratégies, ayant à leur service des gens armés qui
représentaient les forces de l’ordre, et des
commerçants peu scrupuleux, ils avaient décidé de
s’octroyer un haut standard de vie aux dépends des
villageois de Sagniac.

Ils ne tardèrent pas à mettre les côtiers en coupe
réglée, en faisant acheter leurs produits à bas prix
par leurs commerçants, qui les revendaient avec de
larges marges, non contents de cela, ils les
imposaient en leur attribuant une taxe, partant du
principe que ces produits résultaient d’une production
sur leur territoire, que les gens de Sagniac étaient, en
quelque sorte, leurs employés, et les percepteurs de
cette taxe faisaient partie des gens armés.

Cette situation durait depuis déjà plusieurs
décennies, les percepteurs et les commerçants se
rendaient au village à des périodes bien précises et
invariables, et la petite communauté vivait de plus
en plus chichement.

Mais un jour de 2832, un certain Jacques Barral âgé
de 28 ans et un des deux suppléants du chef du
village qui avait, en quelque sorte, le rôle de
Maire, décida que cela suffisait, qu’il fallait trouver
une autre solution, il commença à en parler à Jean
Dubedout, le chef en question, et à son
collègue, André Lecerf, autre suppléant, âgé de 32 ans.

Dubedout, âgé de 47 ans, n’était plus tout jeune, et
fût difficile à convaincre, mais ayant lui-même constaté
que d’une année sur l’autre, la situation empirait, tout
comme la plus part des gens de la communauté qui
protestaient de plus en plus, il finit par accepter
d’orchestrer une réunion des neuf principales
personnes du village pour en discuter, il disposait d’une
grande maison et d’un vaste salon dans lequel il pût
réunir tout le monde, la petite assemblée se
composait de:

Jean Dubedout  Chef de village  47 ans sorte de Maire

André  Lecerf  suppléant     32 ans

Jacques  Barral  suppléant 28 ans

Maxime Roussin  responsable des marins et des
               pêcheurs   37 ans

Michel  Picaud  responsable agricole   42 ans

Yann Le Guennec  responsable des viandes bovines et
               des gibiers      39 ans

Agnès  Carassus   grande boutique  vendant
               de tout       33 ans

Solange Dutreix   responsable école     31 ans

Antoine Kerbel  coordinateur 29 ans
 
Lorsque toutes et tous furent confortablement installés
devant une petite boisson, Jean Dubedout prit la parole:

« Mesdames, Messieurs, comme vous le savez, la ville
voisine d’Agennax, de par ses trois notables qui sont
Hubert Darval, Simon Pfeiffer et Claude Bernac, sous
prétexte qu’ils représentent une communauté plus grande
que la nôtre, veut s’approprier nos productions, et si nous
les laissons faire, ils finiront par nous prendre nos biens, ils
vivent luxueusement à nos dépends, et cela commence à
bien faire, au début, ils n’étaient pas trop exigeants, mais
ils le deviennent de plus en plus, nous avons tout à portée
de main, et pour comble, nous vivons dans des conditions
de plus en plus difficiles, cela nous amène à rechercher
une solution, vous connaissez la situation comme
moi, comment voyez vous les choses ? »

Le Guennec: « Oui, nous avons tout, et ce sont eux qui en
profitent, mais le problème, c’est qu’ils sont dix fois plus
nombreux que nous, et ils disposent d’une force armée, que
pourrions nous faire contre ça ? »

Jacques Barral, loin d’être idiot, et doté d’un esprit
révolutionnaire, avait longuement réfléchi à cette
situation, il répondit:

« Ce que nous pouvons faire contre ça ?

Rien, et ils ne le savent que trop, mais j’ai une autre idée
pour récupérer notre liberté, elle n’est pas sans risque, nous
devrons affronter l’inconnu, mais si nous restons ici, nos
enfants n’auront pas d’avenir, et il faut penser à eux, et à
nous si possible, alors voilà:

Les notables en question, qui sont liés à d’autres
communautés plus éloignées avec lesquelles ils sont en
accord en ce moment, mais qui, un jour, peuvent devenir
leurs pires ennemis, vous savez ce que sont les
humains, ces notables sont tellement paranoïaques qu’ils
ont fait construire, dans un port à deux kilomètres d’ici, des
bateaux à voiles, dotés de canons, qu’ils appellent des
frégates, celle d’Hubert Darval est la plus
importante, gardée par une dizaine d’hommes dont on peut
venir à bout, nos pêcheurs, qui sont une dizaine, sauront
naviguer avec, il nous suffit d’aller nous servir, on emmène
tout le monde. »

Les participants étaient tellement éberlués que, pendant plus
de deux minutes, on aurait entendu une mouche voler, puis:

Agnès Carassus: « C’est bien joli ça, mais ma
boutique, qu’est-ce qu’elle devient ? »

Picaud: « Oui, et nos champs, nos animaux, on va les
leur laisser ?

Pour aller où ? »

Barral: « Ne regardez pas les choses par le petit bout de
la lorgnette, votre boutique, Madame, si vous vendez à
perte, elle vous sert à quoi ?

De logement ?
C’est même pas sûr, du moins pas pour longtemps.

Même motif, même punition pour les champs et les
animaux, à la manière dont les choses évoluent, vous ne
les aurez bientôt plus, alors ?

Si nous restons ici, dans quelques années, non seulement
on n’aura plus rien, mais ils finiront par nous éjecter. »

Antoine Kerbel: « Bon, admettons que la solution soit qu’on
s’en aille ailleurs tous ensemble, d’accord, mais pourquoi
sur un navire?

En mer ?

Et pour aller où, comme Picaud l’a dit ?

Peut-être qu‘il nous suffirait de faire 50 ou 100
kilomètres, plus au nord, pour retrouver un endroit aussi
bien qu’à Sagniac.»

Barral: « C’est une possibilité qui me paraît peu probable, il
y a des gens un peu partout, surtout dans les meilleurs
endroits, qui n’auront aucune raison de bien nous
accueillir, nous sommes des gens de la mer, et la mer, c’est
là que réside notre liberté, où aller ?

Cap au nord, on verra bien, je vous l’ai dit, mon idée
présente des risques, mais si nous ne faisons
rien, croyez-vous que ce sera mieux ? »

Lecerf: « Moi, je suis d’accord avec Barral, et ne vois pas
d’autre solution. »

Roussin: « Ah, ah, entre collègues on s’entend bien, comme
vous le savez, les marins, et la pêche, c’est mon
domaine, l’idée de Barral peut être bonne, mais croyez-vous
que Darval et ses acolytes vont nous laisser faire ?

Admettons que nous puissions prendre la frégate de
force, virer les gardiens et naviguer avec, nous aurons
les deux autres frégates au train, sans compter celles
d’autres notables des communautés environnantes, c’est
une armada que nous aurons, je ne dirais pas où, ça
aussi, il faut y penser. »

Barral: « Mais j’y ai pensé depuis longtemps, cher
ami, d’abord, celle de Darval est une des toutes meilleures
et des plus puissantes, ce mec a la folie des grandeurs, nous
le savons tous, alors déjà pour nous rattraper, il va falloir
qu’ils s’accrochent, ensuite, pas question de leur faire la
guerre, donc on n’utilisera pas les canons, il faut rester
vivants, si on les voit, on continuera à naviguer, et on peut
aller très loin, car le guguss, vous pouvez être sûrs qu’il
s’est prévu une bonne autonomie d’approvisionnement, et
du bon.

On naviguera vers le nord, jusqu’en Antarctique si
nécessaire, si on atteint des zones de froid, ils cesseront
de nous poursuivre. »

Dutreix: « Oui, mais alors le froid, le genre moins
cinquante, ce ne sera bon ni pour les enfants, ni pour nous. »

Barral: « Son navire est confortable, tant qu’on sera
dedans, on sera bien, et puis, par la suite, nous risquons de
faire des découvertes, soyons un peu aventuriers, il n’y aura
pas de meilleure occasion.

On souffre depuis des années, regardez les, les gens
d’Agennax, qu’est-ce qu’ils foutent ?

L‘immense majorité a un emploi de bureau, ils contrôlent
ci, ils contrôlent ça, quand il va falloir qu‘ils se débrouillent
pour aller à la pêche, à la chasse, garder les vaches, faire
pousser des fruits et légumes, que sais-je encore, un tas
de choses dont-ils n‘ont pas l‘habitude, et qui ne se font
pas toutes seules, croyez moi, ça va leur faire tout
drôle, leurs voleurs de commerçants devront venir
eux mêmes chercher leurs marchandises, eux non plus, ne
savent pas faire…

Ne pensez-vous pas que ce sera une belle vengeance ? »

Jusqu’à présent, les participants, à part un ou deux, étaient
dubitatifs sur la solution proposée par Barral, mais ils en
avaient tous gros sur le cœur, et le terme de vengeance
touchait une corde sensible, ils mirent un temps de
réflexion, mais finirent par adopter sa proposition.

Dubedout: « Bon alors la solution proposée par mon adjoint
Jacques Barral est acceptée, mais quand allons-nous
procéder ? »

Lecerf: « La nuit, bien sûr, on y va tous, avec les enfants, on
connaît parfaitement le chemin, et la nuit, il y a des
caches, pour observer ou pour être prêts à embarquer sur
un signe, entre nos chasseurs, nos pêcheurs, et nos bouchers
qui sont costauds, les 10 gardiens ne feront pas le
poids, même armés, car on les aura par surprise, Barral et
moi savons comment faire, il n’y aura même pas un mot
d’échangé, on en tuera aucun, on se contentera de les
laisser sur le carreau. »

Barral: « Cette fois-ci, cher collègue, je ne saurai dire
mieux, ceux qui passent pour la taxe ne viennent que dans
une semaine, les commerçants voleurs passent demain
dans la journée, alors ce sera pour après-demain
soir, chacune et chacun a le temps de se préparer, ne prenez
que ce qui vous est précieux, et laissez le reste. »

Le lendemain, une réunion eut lieu entre les trois notables
d’Agennax, qui gouvernaient la ville en triumvirat, mais
avec toutefois une petite prépondérance pour Darval.

« Alors, nos commerçants vont à Sagniac aujourd’hui, je crois. »

Pfeiffer: « Oui, Darval, et nos percepteurs dans six jours. »

Bernac: « Ils n’ont pas l’air de réagir, on pourrait, à partir du
mois prochain, faire abaisser de 5% les prix
d’achat, augmenter la taxe sur nos commerçants de 3% en
leur disant, ne vous plaignez pas, vous gagnez encore 2%.»

Darval: « Hm, voilà une bonne idée, qui tombe fort à
propos, vous autres, je ne sais pas, mais moi, durant le mois
prochain justement, je prévois quelques grandes réceptions
dont vous serez, un peu plus de trésorerie ne peut faire que
du bien. »

Pfeiffer: « Très bien, mais on sait que les gens de Sagniac
protestent de plus en plus, alors… »

Darval: « Que nenni, Pfeiffer, ils vivent chez nous, ne sont
pas malheureux, alors les plaintes…
 
S’ils ne sont pas contents, qu’ils s’en aillent, on trouvera
bien d’autres gens pour les remplacer, on a au moins
200 péquins qui, chez nous, ne demanderaient pas mieux. »

Pfeiffer: « Ca, ça n’est pas sûr, les 200 personnes
auxquelles vous pensez n’ont pas de compétence pour la
chasse, la pêche, ou les travaux agricoles. »

Darval: « Bah, ce n’est qu’une question de temps, ils vivent
bien ici, ce à quoi je ne vois pas d’inconvénient, mais ils ne
rapportent rien, et ça, j’admets moins, faire de la peinture?

Ce qu’ils appellent de l’art?

Je vous le demande, à quoi ça peut servir ?

Mais nous parlons pour rien, les gens de Sagniac ne
s’en iront pas. »

Et la séance prit fin, le lendemain soir, vers minuit, les gens
de Sagniac avaient neutralisés les gardiens, et quittèrent
le port dans une frégate qui s’appelait «le Darval », bien
sûr, et qui prit la direction du nord-est.

Le temps était plutôt clément, la mer calme, ils longèrent
les côtes d’Espagne pour modifier le cap lorsqu’ils furent
au large du Portugal, il faisait jour et plein soleil, durant
la nuit précédente, ils avaient pris la précaution de
naviguer tous feux éteints afin de ne pas se faire
repérer, mais le jour, ce n’était plus
possible, aussi, continuèrent-il leur chemin très au large
des côtes, en maintenant un cap nord-est.

Il décidèrent de passer très au large des différentes
îles, Madère, Tenerife et celles du Cap Vert, c’est à ce
moment-là qu’ils virent des voiles à l’horizon, loin
derrière eux.

Barral: « Probablement Darval et ses copains, mais ils ne
sont pas près de nous rattraper, il faudra d’ailleurs
rebaptiser le navire, si quelqu’un a une idée. »

Dubedout: « Oh, c’est simple, le nom, pour moi, est tout
trouvé, le vôtre. »

Personne n’ayant formulé d’opposition, tel serait
désormais le nom de la frégate, « le Barral », quelques
marins se dirigèrent vers les endroits adéquats avec des
pots de peinture pour procéder, cela fût fait en moins
d’une heure, sans même que la frégate ne ralentisse, sur
l’un des douze navires, très loin derrière:

Darval: « Les salauds ! Ils vont me le payer cher. »

Severac: « Pour cela, il faut d’abord les rattraper, et ils vont
vite, ce ne sera pas facile. »

« Et pourquoi croyez-vous que je vous paie, Severac?

Et plutôt bien, il suffit d’accélérer. »

« Plus facile à dire qu’à faire, Monsieur, nous sommes déjà
au maximum. »

Darval: « Hm, ouais, il vont bien être obligés de s’arrêter à
un moment ou à un autre, non ? »

« Tout dépend de l’approvisionnement de votre
navire, Monsieur, si, comme je le pense il est bien
achalandé, même avec 100 personnes, il peut encore
aller loin, et visiblement, les marins ne sont pas
des manchots. »

« Jusqu’où peut-il aller ? »

« S’il maintient son cap actuel, jusqu’en Antarctique. »

« L’Antarctique !!

Mais ils sont fous !

Sommes-nous outillés pour aller jusque là-bas ? »

« Pas vraiment, Monsieur, et en plus, je ne pourrai pas
maintenir une telle vitesse, mon navire, ni ceux qui nous
accompagnent,  ne valent le vôtre, il ne reste plus qu’à
souhaiter qu’ils tombent en panne. »

Darval: « Ce n’est pas ce que j’aurais aimé entendre. »

Dans « Le Barral ».

Dubedout: « Nos gens sont contents, le navire est
confortable, il y a tout ce qu’il faut, et en plus, il fait un
temps superbe. »

Barral: « Vous avez raison, Chef, mais croisons les doigts.

Le problème, c’est que, même si je pense que leurs navires
ne valent pas celui-ci, ils soient assez entêtés pour nous
poursuivre jusqu’en Antarctique. »

Lecerf:« Je pense qu’ils laisseront tomber avant, ce ne sont
pas des aventuriers. »

Barral: « Souhaitons-le, cher collègue, souhaitons-le. »

Dubedout:« J’aimerais bien que l’on puisse faire des
provisions en Afrique du sud, parce qu’après, l’Antarctique…

C’est encore loin, et à part des phoques ou des pingouins, je
ne sais pas trop ce qu’il y a là-bas. »

Barral: « On naviguera nord-ouest pour se rapprocher des
côtes, mais avec prudence, les mauvaises rencontres sont
toujours possibles. »

Six jours et six nuits étaient déjà passées depuis leur
départ, et il restait au moins 10.000 kilomètres à
parcourir, soit une bonne quinzaine de jours, à condition
d’avoir des vents favorables.

Deux jours plus tard, les voiles à l’horizon avaient
disparues, « Le Barral » approchait des côtes d’Amérique
du sud, cela fit réfléchir les marins qui proposèrent à
Barral de prendre de l’alimentation.

« Hm! Je ne suis pas trop pour, il faut attendre encore
deux ou trois jours, qu’en pensez-vous, Chef ? »

Dubedout: « C’est vous maintenant le chef, Barral, et je
pense que vous avez raison, il faut d’abord s’assurer qu’on
a bien semé nos poursuivants, et qu’ensuite, les côtes
argentines me semblent plus sûres que celles de la
Guyane ou du Brésil. »

« Je me suis fait exactement le même raisonnement.

Mais pour la question de Chef, pour moi, c’est toujours
vous le chef de la communauté, d’accord, j’ai eu une
idée, mais d’abord on est loin d’être au bout de nos
peines, et ensuite, ils n’ont certainement pas la même
monnaie que nous, là-bas, il va falloir faire du troc, et
enfin, attention aux pirates, car il doit y en avoir, poser
le navire dans un lieu sûr que l’on ne connaît pas, c’est
encore un autre problème. »

Lecerf: « Je crois qu’on peut compter sur la vitesse de notre
navire. »

Barral: « Il faudra surtout compter sur le facteur chance, car
si bon soit-il, notre navire ne va pas aussi vite que des
boulets de canon. »

Parmi les 12 navires poursuivants, aucun n’était tombé en
panne, mais étant nettement moins puissants que
« Le Barral », ils avaient perdu beaucoup de terrain, de
plus, en misant sur les côtes africaines plutôt que sur celles
de l’Amérique du Sud, ils s’étaient retrouvés dans des lieux
où les vents étaient moins favorables, c’est précisément ce
qui amena Charles Severac, Commandant du navire sur
lequel Darval se trouvait, à poser la question.

« Que faisons-nous, Monsieur ?

Nous ne les voyons plus depuis plus de deux jours, par
ailleurs, nous avons pensé aux côtes africaines, mais il se
pourrait qu‘ils se soient dirigés vers l‘Amérique du
sud, auquel cas, ils bénéficient de vents tropicaux favorables.»

Darval: « Bon, alors si j’ai bien compris, si nous poursuivons
vers les côtes africaines, avec les vents contraires, nous ne
pourrons plus les rattraper, car ils sont plus puissants que
nous, si nous allons vers l’Amérique du sud, nous aurons des
vents favorables dont eux aussi, bénéficieront, c’est
également perdant, c’est ça ? »

« Je le crains, Monsieur. »

Darval se mit à réfléchir:

« Après tout, d’accord, ils m’ont volé une belle frégate, que
je n’utilisais d’ailleurs pas, c’était une question de
prestige, mais je pourrai toujours en faire refaire une
autre, et puis, mes associés ne sont pas avec moi, je suis
loin de la France et de mes administrés, c’est pas bon tout
ça, mieux vaut que je rentre, il y aura toujours moyen de
trouver 100 ou 200 péquins pour les envoyer à
Sagniac, après tout, ils seront bien là-bas, je dois
impérativement reprendre le contrôle des gens et des
affaires, tant pis pour la frégate, ils ne sont d’ailleurs pas
au bout de leurs peines, aller vers l‘Antarctique pour
crever de faim et de froid, ou vers des terres inconnues
dont ils ignorent les dangers...

Je préfère être dans ma peau que dans la leur. »

« Bon, Commandant, c’est d’accord, on rentre en France. »

« A vos ordres, Monsieur. »


Curieusement, alors que « Le Barral » approchait des côtes
nord du Brésil:

Barral: « Je suis en train de me poser une question. »

Dubedout et Lecerf: « Ah oui ! Laquelle ? »

« Darval nous a perdu de vue depuis un bon moment
déjà, si les deux autres ouistitis, Pfeiffer et Bernac ne sont
pas avec lui, ce qui est possible, parce que ce n’est pas leur
frégate qu’on a pris, parano comme il est, il pense à
reprendre son contrôle sur les gens et sur ses
magouilles, rien qu’à penser que ce sont les deux autres
qui s’en occupent, ça ne doit pas lui plaire, ce n’est qu’une
hypothèse, mais il se pourrait qu’on l’ait plus sur notre dos. »

Dubedout: « Bonne hypothèse qui nous retirerait une épine
du pied. »

« Bon, on va reprendre un cap nord-est pour suivre les
côtes, puis dans quatre ou cinq jours, nous trouver un
endroit sûr, et aller aux provisions. »

Lecerf: « On peut aussi attendre huit ou neuf jours pour aller
aux Malouines, peut-être que là-bas, on pourra
s’approvisionner tranquillement. »

Barral: « C’est une idée, mais à mon avis, aux Malouines, il
ne doit plus y avoir grand-chose, ça me semble trop
aléatoire, je préfère la zone argentine. »

Lecerf:« Ok, il y a plus qu’à souhaiter que… »

Barral: « On ne fasse pas de mauvaises rencontres ?

C’est le risque, il faut le prendre. »

Cinq jours plus tard, ils arrivèrent dans la zone de ce qui
avait été autrefois Buenos-Aires, il purent trouver un
endroit assez tranquille pour accoster, les talents
d’Agnès Carassus et d’Antoine Kerbel firent merveille au
niveau des trocs, il est vrai que la frégate contenait des
objets de valeur, peu utiles, mais très convoités, qui leur
permirent de refaire le plein, pas de pirates dans la
zone, ils bénéficiaient en plus du facteur chance.

Le temps devenait de plus en plus frais au fur et à mesure
qu’ils avançaient, lorsque 4 jours plus tard, ils passèrent
au large de la pointe de la terre de feu, tout le monde
restait plus souvent à l’intérieur du navire qu’à
l’extérieur, les gens disposaient d’habits à peu près
convenables, mais il faisait tout de même froid, la seule
consolation est qu’ils avaient quitté l’autre hémisphère
durant l’été et que la saison reviendrait ici, même en
Antarctique, dans quelques semaines, mais dans cette
zone, les conditions de navigation devenaient moins
clémentes, le cap Horn n’était pas loin, il leur fallut encore
deux jours pour atteindre une zone moins perturbée, au
large des côtes Antarctiques.

Etant passé entre les îles Malouines et les Sandwich du
sud, en naviguant nord-ouest, ils arrivèrent sur une zone
de l’Antarctique qui avait appartenu à la Norvège, zone
qui ne présentait pas de grands risques, sinon un certain
froid, moins 20 degrés, qui approcherait les zéros
degrés, mais seulement dans 4 ou 5 semaines, il fallait
tenir d’ici là, la meilleure sécurité était le navire, mais il
fallait tout de même partir en exploration sur les terres, ne
serait-ce que pour l’autonomie alimentaire.  

Ils virent rapidement que des orques épaulards, des
rorqual à bosse,  des léopards de mer, des manchots
empereur, des  phoques de Weddell, des poissons des
glaces, occupaient le secteur, mais question
alimentation, ce n’était pas terrible, de là à être obligés
de s’adapter ailleurs, peut-être dans la région de
Buenos Aires où tout s’était bien passé, il n’y aurait pas loin.

Heureusement, ils n’avaient pas lésiné pour faire le
plein, mais dans 4 ou 5 semaines ….

Le Guennec: « Ouais, ben pour manger, on ne va pas tarder
à être en rupture de stock, qu’est-ce qu’on va faire ? »

Roussin: « C’est vrai ça, ici, il n’y a rien. »

Barral: « Si, dans deux ou trois semaines, on n’a rien
découvert, c’est d’accord, on tentera notre chance en
Amérique du Sud, dommage, je l’aime bien moi, ce coin. »

Quelques jours passèrent, le jour commençait à apparaître
de temps à autre, ça n’était pas aussi tranché qu’au
pôle, encore éloigné de plus de 2000 kilomètres, le
bateau, c’était bien, mais les gens avaient envie de
sortir, même dans le froid, les uns et les autres
commencèrent à se promener sur les étendues de glace, le
paysage était monotone, mais prendre l’air, c’était vital.

Au cours d’une des promenades, plusieurs personnes, sorties
en groupe, entendirent un cri,  avant de se diriger vers
l’endroit où ils l’avaient entendu, ils virent au sol un trou
en biseau d’environ un mètre de diamètre, et Madame
Rabineau de s’écrier « C’est mon fils qui est tombé
dedans. » et vers le trou:

« Lucien chéri, tu es là ? Réponds moi ! »

« Oui, maman, je t’entends, ne panique pas, je n’ai rien, mais
suis devant une porte, impossible de remonter. »

Et Madame Rabineau de crier à la cantonade:

« Que quelqu’un aille chercher Monsieur Dubedout, ou
Monsieur Barral, vite ! »
 
Tous deux étaient, Avec Lecerf, en train de discuter devant
un verre, dans le bateau qui était trop loin pour savoir ce
qu’il se passait, c’est Antoine Kerbel, qui à 29 ans, courait
encore vite, qui alla les prévenir, et tous les quatre vinrent
sur les lieux, une fois sur place:

Barral: « Lucien ! Tu m’entends ? »

« Oui, Monsieur Barral, je vous entends, je crois que je
n’ai rien. »

« Bon, d’ici, je ne te vois pas, décris moi l’endroit où tu
te trouves. »

« Ben, je suis au bout du trou, il y a un espace d’environ
un mètre partout autour, et derrière moi, il y a une
porte, métallique qui semble épaisse, avec un trou de
serrure, mais pas de clé. »

Tous se regardèrent interdits, puis Barral:

« Une porte ici ? Avec une serrure !! Impossible, Lucien, tu
pense avoir glissé de combien, ou autrement dit, tu as
glissé pendant combien de temps ? »

« Je ne sais pas trop, je dirais quelques secondes, peut-être
quinze, la distance ? Aucune idée. »

« Bon, alors reste cool, détends toi, dans le navire, il y a
des cordes et divers outils, on va les chercher, puis on
revient, surtout ne panique pas, on va te sortir de là, à
tout de suite. »

Barral et Lecerf repartirent en courant vers le
navire, Dubedout, qui ne pourrait certainement pas les
suivre, resta sur place, et dit à Madame Rabineau:

« Ne vous faites pas de soucis, si Lucien a des
hallucinations,  ce n‘est pas grave, le principal est qu‘il
soit en bon état, si Barral lui a dit qu’il le sortirait de
là, il va le faire. »

Quelques minutes plus tard, il revinrent avec de longues
cordes, mais peut-être pas suffisamment pour le
trou, Barral se mit à réfléchir:

« A mon avis, compte tenu de l’angle du trou, que c’est
de la glace dure, glissante, s’il a parlé de quinze
secondes, je dirais 50 mètres, il va falloir nouer trois
cordes, placer un embout métallique au bout d’une
extrémité, et l’envoyer dans le trou, il faut quelque
chose de lourd. »

Lecerf: « Attendez, j’ai mis dans un sac une petite enclume
de plusieurs kilos, ça fera l’affaire ? »

« Je pense que oui, dans le cas contraire, c’est moi qui
descendrai en tenant le bout des cordes. »

Ils sortirent l’objet, mais ce n’était pas pratique, les
cordes étaient assez imposantes, et pas suffisamment
souples pour pouvoir faire un nœud autour de
l’enclume, Barral décida donc de prendre le bout de la
corde et de se laisser glisser dans le trou, il avait bien
évalué la distance, il lâcha l’extrémité en criant:

« Ca va, j’ai deux ou trois mètres de jeu, tenez bien la
corde, Lecerf, pendant que j’examine la serrure de la
porte, Lucien n‘a pas rêvé, et c’en est une méga », il
tapa dessus.

« Au bruit, au moins 15 à 20 cms d’épaisseur, bon, mettez
vous à plusieurs à tirer sur la corde, je serai au bout
avec Lucien. »

Ils furent remontés sans trop de difficulté, et Barral:

« Chef, Lecerf, vous vous rendez compte ?

Une lourde porte métallique ici, mais qui cache quoi ?

Ca vaut le coup de chercher à l’ouvrir, on va essayer de
trouver des crochets en ferraille dans le bateau, je crois
que j’en ai vus, mais je ne sais plus où. »

Lecerf: « Moi, je sais où ils sont. »

« Bon alors on protège les cordes qui vont resservir, mon
collègue et moi, on revient avec les crochets. »

Les gens autour, paniqués quelques minutes plus
tôt, devenaient intrigués, personne n’aurait quitté sa place.

Ils revinrent quelques minutes plus tard, avec des
pieux, puis des crochets, et Barral:

« Voilà ce qu’on va faire, l’ensemble des cordes a deux
ou trois mètres de plus qu’il n’en faut, c’est très bon, avec
l’enclume, qui va servir de marteau, on va planter deux
pieux ici, dans la glace, puis nouer la corde autour, ceci, pour
les cas où tout le monde descendrait, il faut qu’on puisse
remonter.

En un premier temps, restez tous ici, je descends avec
les crochets et deux ou trois pieux pour essayer d’ouvrir
la serrure, et je vous tiens au courant. »

Puis il se laissa glisser avec la corde, une fois en bas, il
s’activa, cela prit quelques minutes, pendant lesquelles
il réfléchissait tout en agissant:

« Pas simple, ça résiste, ah, j’entends un clic, continuons, le
crochet est assez long pour que je puisse le pousser plus
loin, tiens !
Un second clic, je suis presque au bout du crochet, pourvu
que ça marche. »

Et effectivement, cela fonctionna, il put pousser la porte
pour l’ouvrir, il resta sur place et dit:

« Porte ouverte, remontez la corde pour que Lecerf puisse
descendre, nous allons tous les deux examiner les lieux, un
peu de patience, dans peu de temps, vous saurez tout. »

Lecerf le rejoignit:

« Bon, collègue, alors on entre, on a des bougies ? »

Lecerf: « Hélas non, je n’ai pas pensé aux bougies ni aux
lampes à huile. »

Barral eut un sourire, car lui étant le plus près de la
porte, voyait le couloir.

« Pas grave, il y a de la lumière là-bas, allons y ».

Lecerf fût à son tour surpris, la première partie du couloir
était peu éclairée, mais dès qu’il tournèrent, 10 mètres
plus loin, le couloir continuait sur autant, bien éclairé, mais
pas par des bougies, ils se retrouvèrent dans une grande
salle de près d’un hectare, et il y avait d’autres portes à
l’autre bout, on y voyait comme en plein jour.

Lecerf: « Fantastique, mais qu’est-ce que c’est comme sorte
d’éclairage ? »

Barral: « Je n’en sais rien, s’il y a des érudits parmi nous, on
le saura peut-être, continuons vers les portes. »

« Il ne fait pas froid ici, je dirais même qu’il fait chaud ! »

« Vrai, extraordinaire, comme s’il y avait une cheminée, ou
plusieurs, vu la surface, mais qu’est-ce que c’est que ce lieu ?

Et l‘éclairage, jamais je n‘ai vu ça.»

Il arrivèrent dans un immense laboratoire, dans lequel il n’y
avait personne, ils passèrent un moment à regarder les
appareils, puis en virent d’autres plus loin, dans lesquels il
y avait des aliments.

« !!! Vous voyez ce que je vois, collègue ? »

« Tout à fait, je crois qu’il faut aller prévenir les autres. »

« On va explorer d’autres portes, ils peuvent encore attendre
quelques minutes. »

Ils virent des espaces, puis des chambres, des salles de
bains, des piscines, c’était stupéfiant, et partout, il faisait
bon, ils essayèrent de tourner un robinet, mais il n’y avait
aucune prise, Barral eut l’idée d’appuyer sur une
protubérance qui dépassait, l’eau se mis à couler, il déplaça le
robinet, doucement, l’eau passait du chaud au froid, et
vice versa, il regarda Lecerf .

« Là, je suis d’accord avec vous, il est temps de prévenir
les autres. »

Ils rebroussèrent chemin et rejoignirent le trou:

Barral: « Vous m’entendez ? »

Dubedout: « Oui, Barral, on vous entend. »

« Bon, alors vous allez avoir une sacrée surprise, ce qu’il y
a dans le navire n’est qu’une rigolade à côté de ce qu’il y a
ici, vous verrez.

Est-ce que la corde est bien fixée ? »

« Oui, Barral, elle l’est, mais on va descendre un par un
pour ne pas trop la solliciter. »

« Sage précaution, Chef, remarquez, si elle se détachait, je
me sens capable de remonter le trou, mais pas trente six
fois, c’est sûr, alors descendez un par un, doucement, et
vous comprendrez pourquoi je voulais l’ouvrir, cette
porte. »

Dubedout descendit en premier, honneur au Chef, puis les
autres suivirent, il n’y avait personne au bateau, tous étaient
là, ils arpentèrent les couloirs, puis se retrouvèrent dans la
grande salle, allant de surprise en surprise, regardant avec
insistance la lumière dont-ils ne comprenaient pas la
nature, mais un certain Edmond Le Goff, brillant élève de
14 ans, se mit à parler:

« Regarde Lucien, ça ne te rappelle rien ? »

« Ben si, Edmond, ca correspond à ce qu’on aimait lire, on
croyait que c’était de la fiction, mais ça existe vraiment. »

Barral: « Et ce n’est que le début, vous allez voir la suite. »

Ils se retrouvèrent dans le laboratoire, puis Lucien:

« Regarde Edmond, là-bas, les congélateurs !!

Puis les machines devant nous, ça règle tout, le
chauffage, l’eau, la température de l’air, j’ai bien fait de
tomber dans le trou. »

« Tu as raison, je n’en crois pas mes yeux, ici, on va
pouvoir vivre mieux qu’on a jamais vécu. »

Dubedout: « Holà, les enfants ! Vous connaissez tout ça ? »

Le Goff: « Oui, Monsieur, on devrait même pouvoir régler
les machines, je pense que derrière les portes là-bas, il
y a des chambres, puis des salles de bains, et peut-être
même des piscines, parmi d’autres choses. »

Barral: « Exact, tu es devin ou quoi ? »

« Ben non, Monsieur, mais avec Lucien, on a lu tout
ça, sans savoir que ça pouvait exister, on va être super
bien ici, et personne ne nous dérangera. »

Barral à Lecerf: « Bon, là, on est dépassés, la débrouille, on
connaît, mais ça… »

Lucien: « Oh ! Pour vous, Monsieur Barral, je ne me fais
pas de souci, malin comme vous êtes, lorsqu’on vous aura
expliqué, vous comprendrez tout. »

« Merci Lucien, et chapeau !

J’attends cela avec impatience, et je ne suis pas le seul, il
va falloir qu’on se mette à lire de la fiction, hein Chef ? »

Edmond: « Ce ne sera pas nécessaire, on est devant la
réalité, maintenant. »

Dubedout: « Il a raison, allons voir les chambres. »

Ils virent des salons très confortables, de belles chambres
et salles de bains, des piscines, avec des yeux qui sortaient
presque de la tête, et les deux brillants élèves en question:

« Ne vous en faites pas, on vous fera des cours, dans
quelques semaines, ce sera comme si vous aviez toujours
connu ça, puis je vois des machines là, hein Edmond ?

Ce sont des ordis, je suis sûr qu’ils marchent, on va apprendre
un tas de choses. »

Edmond: « Oui, mais pour le moment, la première chose à
vérifier concerne les aliments, ça a dû être abandonné ici
depuis des siècles, par une autre civilisation bien plus
avancée que nous, il y a les congelos, mais aussi les
machines à reproduire des aliments et des boissons, faut
vérifier si elles fonctionnent toujours bien. »

Barral: « Quoi ? Tu dis que ces machines peuvent fabriquer
des aliments et des boissons !!

On est au paradis ou quoi ? »

Edmond: « Non, on est dans un lieu fabriqué par des gens
qui voulaient survivre, d’ailleurs, je me demande où sont
les morts… »

Madame Le Goff: «Est-tu sûr de ce que tu dis, mon chéri ? »

« Tout à fait, maman, Lucien peut te le confirmer, on en
saura beaucoup plus par les ordis, mais il se pourrait que
leur contenu soit dans une langue qu’on ne connaît
pas, nous devrons l’apprendre. »

Ils n’eurent pas ce problème, les données étaient en
anglais, langue que les humains avaient adoptée depuis
près de dix siècles, ils ne trouvèrent jamais trace des
morts, avaient-ils été incinérés ?

Ou carrément désintégrés ?

Ils obtinrent la réponse plus tard par les ordinateurs, ainsi
que l’année réelle dans laquelle ils se trouvaient, 2832, les
évènements survenus en 2311, parmi bien d’autres
connaissances, Barral pensa à condamner définitivement
la porte d’accès, la neige et surtout la glace, reboucheraient
le trou biseauté tôt ou tard, la frégate?

Plus aucun intérêt, ils vivaient désormais dans un
autre monde.


-----***-----       
_________________
Cicéron c'est Poincaré.

Bébert


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MessagePosté le: Jeu 20 Avr - 14:12 (2017)    Sujet du message: Publicité

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