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L007

 
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Kr
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MessagePosté le: Ven 21 Avr - 11:39 (2017)    Sujet du message: L007 Répondre en citant



2211 sur Terre, Il n’existe plus que deux nations, les USA
qui ont annexés l’Europe, l’Afrique, et tout le continent
américain, et la Chine, qui s’est étendue au reste.

Certaines anciennes nations ont conservé leur langue
d’origine, ainsi que certaines traditions, mais la planète
est plus ou moins gouvernée par les Etats Unis, plus
avancés techniquement que les chinois, la monnaie reste
le Dollar, et tout le monde, 5 milliards d’habitants,  parle
anglais, capitale mondiale, New-York.

Que s’est-il passé depuis ces deux derniers siècles ?

Pas mal de choses:

- Mauvaises conditions climatiques.

- Deux petits géocroiseurs ont heurtés la planète en 2036
   et 2091.

- Apparition de nouvelles maladies.

- Deux classes d’individus, les très riches, et les très 
   pauvres, dont la proportion est de l’ordre des celle de la
   Loi de Pareto.

- Quelques progrès scientifiques, les anciens ordinateurs
   ont été remplacés par des centronics, certains privilégiés
   peuvent aller dans l’espace, jusqu’aux confins du système
   solaire, terra formation de Mars en cours. 

- Quelques progrès médicaux, les gens ont une espérance
   de vie de 120 ans pour ceux qui en ont les moyens, 80 ans
   pour les autres, plus de chômage ni de retraite.

- Des androïdes performants, ressemblant à s’y méprendre
   aux humains, font d’excellents serviteurs, mais seuls les
   riches en possèdent.

- Les religions ont disparues, ainsi que les philosophies et la
littérature, il existe encore quelques musées, et autres
bibliothèques, mais pratiquement personne ne les
consulte, le monde est devenu bien triste, gouverné par une
main de fer, grâce à une police et une armée très
conséquentes, la Justice s’avère impitoyable pour celles et
ceux qui n’obéissent pas aux Lois.

Dans un vaste laboratoire en sous-sol, quelque part dans
l’ancienne Suisse, deux hommes discutent, un Professeur
et Savant, Simon Kupfer, 58 ans,  activement recherché
sur toute la planète, et son Assistant, Anton Zewodon, 32
ans, un brillant scientifique, moins connu.

« Allons donc prendre un whisky, Anton, et prenons le
temps de parler un peu. »

« Tout à fait, Professeur, mais si je peux me permettre
une question, quel est le pourquoi de votre projet ? »

« Projet dont vous ne connaissez qu’une petite
partie, Anton, mais auquel vous avez adhéré pour des
raisons bien précises dont certaines, similaires aux
miennes, au point où nous en sommes, il est normal que
vous sachiez tout, car nous formons une équipe, qui vit
en vase clos, mais pas pour longtemps, parlons du projet:

- Vous savez que nous pouvons améliorer nos
androïdes, et c’est-ce que nous ferons en
premier, pourquoi ? 

Pour créer un vaisseau spatial qui nous permettra de
quitter ce triste monde, que vous n’aimez pas plus que
moi, rappelez vous que par le passé, j’ai apporté de fortes
contributions à l’humanité, par quelques inventions
scientifiques et médicales, s’ils terra forment Mars, si
les riches peuvent vivre 120 ans, c’est grâce à moi, sans
vouloir me donner des coups de pieds, quelle a été ma
récompense ?

Ma femme Leila, qui occupait un poste important dans
une société qui fabrique des panneaux solaires et à
laquelle elle a apporté pas mal d’améliorations a non
seulement été remerciée, mais emprisonnée pour trente
ans, il lui en reste 25 à faire, pour avoir traité son
employeur de voleur, un soi-disant manque de respect
à la hiérarchie qui fait l’objet de lourdes sanctions, deux
ans plus tard, le dit employeur a été poursuivi pour abus
de biens sociaux, ma femme avait donc raison, mais cela
n’a pas pour autant été reconnu, et
lui, curieusement, probablement grâce à d’excellentes
relations, n’a écopé que de dix ans, dont cinq avec
sursis, dans moins de trois ans, il va sortir.  

Heureusement que nous n’avons pas eu d’enfants, quel
avenir auraient-ils d’ailleurs ?

Dès que ma femme a été jugée, j’ai quitté l’équipe
scientifique à laquelle j’étais relié pour prendre mon
indépendance, par bonheur, je disposais déjà de ce
laboratoire secret qui me vient de mon grand-père, qui
était également chercheur, les autorités, n’entendant
plus parler de moi du jour au lendemain, se sont mises à
me faire rechercher, vous connaissez la suite, décès de
mon père et de ma mère, par un soi-disant accident, puis
notre récent contact, un an plus tard. »

« En effet, Professeur, tout cela est inadmissible, et je ne
peux que vous donner raison sur toute la ligne, vous
connaissez à peu près tout de moi, mes études, mes
performances sportives, je vous ai parlé de nombre de
gens qui, par jalousie ou autre, ont tenté de me mettre
des bâtons dans les roues, j’étais de bonne famille, et
avais, normalement, tout pour pouvoir mener une vie
satisfaisante, mais certaines personnes et non des
moindres, ne l’admettaient pas, et occupaient une position
qui leur permettait de pouvoir me gâcher le reste de mes
jours, d’où ma recherche d’indépendance. »

Anton Zewodon, gaillard de près de deux mètres et bâti
en colosse, avait longuement pratiqué les arts martiaux, et
s’avérait particulièrement doué pour les recherches
scientifiques, il était de surcroit le fils d’une amie de
l’épouse du Professeur, maîtrisant parfaitement comme
ce dernier, l’usage des centronics, il lui fût facile de se
mettre en relation avec le Professeur.

« L’histoire du vaisseau spatial m’intéresse
Professeur, d’autant plus qu’en astronomie, je pense bien
m’y connaître, car j’étais également passionné par les
recherches spatiales. »

« Cela devrait pouvoir nous servir, Anton, dans ce
domaine, j’ai quelques lacunes, mais ne demande qu’à
apprendre, pendant l’amélioration des androïdes et la
constitution du vaisseau, j’aurai le temps. »

« Vous avez raison, je crois que nos connaissances
respectives se complètent, mais bien sûr, vous avez le
génie en plus. »

« Ne parlez pas trop vite, Anton, ce sont les résultats de
notre entreprise qui nous diront si nous avons eu du génie. »

Ils disposaient d’un certain crédit de temps par le fait
que le Professeur avait conçu un produit dont seule une
partie bénéficiait à certains membres de l’humanité, il
s’était bien gardé de tout révéler, mais peut-être qu’un
jour ou l’autre, quelqu’un d’autre le découvrirait, il
accordait à son Assistant et à lui-même, une durée de vie
de plus de 50 ans, sans vieillissement, mais Simon Kupfer
ne désespérait pas de faire mieux, car c’est l’immortalité
qu’il recherchait.

Très pointu dans tout ce qui touchait à l’électronique, et à
la programmation, il décida, avec l’aide d’Anton, d’améliorer
deux de ses androïdes, cela prit plusieurs mois, car il ne
voulait pas faire d’erreur, il prit son temps, c’est son
Assistant, peu connu dans leur zone et surtout pas
particulièrement recherché, qui faisait les courses pour
résoudre les problèmes d’alimentation, de boissons, et de
produits d’entretien.

Huit mois plus tard:

« Bon, Anton, nous allons activer nos deux
androïdes, qui, comme vous le savez, s’appellent désormais
Karl et Klaus. »

« Oui, Professeur, je suis impatient de voir les résultats. »

« Nous les verrons après leur mise à jour, allons-y. »

Quelques secondes plus tard:

Karl: « Bonjour Professeur, Bonjour Anton, je suis Karl, à
votre service. »

Klaus: « Moi également, je suis Klaus. »

Simon: « Bien, appelez moi par mon prénom, Simon, nous
allons former une équipe, mais avant, vous devrez consulter
mes centronics afin d’en mémoriser tout le contenu, ce
sera votre mise à jour, Anton et moi, allons vous montrer
comment procéder. »

Pendant ce temps, à New-York, le Président de la planète
était en conférence avec trois Ministres.

Il s’agissait de Mark Davidson, Président des USA et plus ou
moins de la planète, de Ben Norton, Ministre des armées et
de la Police, de Gerald Hutchins  Ministre des Recherches, et
de Harold  Stevenson  Ministre de l’Intérieur.

Mark: « Bon, nous venons de terminer tous les points de
l’Ordre du Jour, vous avez quelques dispositions à
prendre, mais pour terminer, je repense à Simon Kupfer, des
nouvelles ? »

Ben: «Aucune en ce qui me concerne, Monsieur le Président. »

Gerald:« Pour moi, il doit se terrer quelque part, dans un
labo secret. »

Harold: « Oui, mais où ? Je n’en entend pas parler non plus. »

Mark: « Ce point ne me satisfait pas, Messieurs, n’oublions
pas que c’est un génie, qui est bien capable de se venger un
jour, suite au jugement sur sa femme, intensifiez les
recherches ! »

Gerald: « Il se peut qu’il ne soit pas tout seul, peut-être
a-t-il des Assistants et des androïdes. »

Ben: « Pour les androïdes, c’est pratiquement sûr, des
éventuels assistants ?

Possible, il faut voir qui a disparu de la circulation durent
ces deux dernières années, rechercher du côté des
scientifiques. »

Harold: « Ca, c’est une bonne idée, un labo secret peut
tout contenir, et lui rendre une indépendance
quasi-totale, mais il y a le problème de l’alimentation, qui
lui fait les courses ?

Pas des androïdes, ça se saurait.

C’est là qu’est son point faible, par ailleurs, il faudrait
rechercher par les banques, Kupfer a dû vider la sienne
depuis longtemps, mais pour le ou les Assistants, cela
pourrait nous permettre de savoir qui. »

Mark: « Alors justement, Messieurs, vous avez de bonnes
idées, concrétisez les, je veux savoir où il est et ce qu’il fait. »    

La séance prit fin, et dans la labo:

Simon: «Je pense à ce salopard de Davidson, qui doit me
rechercher comme un malade, notre seul point faible est
l’alimentation, et s’il se mettent à rechercher parmi les
scientifiques, mes éventuels Assistants, vous risquez un
jour d’être repéré, Anton, il faudrait obtenir de nos
androïdes qu’ils soient capables de nous produire tout ce
que nous avons besoin de l’extérieur, cela vous évitera
d’avoir à faire des courses.

Il n’est pas facile de nous découvrir, à 500 mètres
en-dessous de la surface, nous ne sommes pas
repérables, mais… »

« Excusez-moi, Professeur, vous avez raison, lorsque Karl et
Klaus seront à jour, nous leur ferons passer d’autres tests, et
leur demanderons s’ils peuvent résoudre ce problème. »

« C’était bien mon intention, heureusement que nous avons
vidé nos comptes et que vous ne payez qu’en cash, personne
ne sait qui vous êtes ? »

« Dans cette zone, Professeur ?

Non, les gens me connaissent de vue, car je suis bien obligé
d’aller plus ou moins chez les mêmes commerçants, mais je
n’ai jamais dit qui j’étais, quand on paie cash, cela évite
toute trace. »

« Oui, ça doit nous laisser encore un peu de temps, mais pas
trop, s’il découvrent que vous avez disparu du circuit, les
Centronics vont se mettre à cracher des portraits robots, dès
maintenant, il va falloir vous munir d’un masque, je pense
que Karl et Klaus devront commencer par ça. »

« Oui, et je penserai à modifier les quantités de
commandes, voire aller un peu plus loin, pour éviter toute
suspicion. »

« Excellente idée. »

Il n’était que temps, car quelques semaines plus tard, si
Karl et Klaus avaient réussi à créer un masque parfait pour
Anton, des portraits robots de Zewodon circulaient partout
sur les réseaux et autres médias, ce qui permit aux membres
du gouvernement planétaire de New-York de connaître le
lieu approximatif du laboratoire secret, mais les androïdes
parvinrent rapidement à fabriquer des aliments et autres
besoin par transformation de matières du sous-sol, Anton
n’avait désormais plus besoin de sortir, cependant, à
New-York:

Mark: « Bon, Messieurs, nous savons qu’il y a à peu près
18 mois, un certain Anton Zewodon a disparu des
circuits, c’était un excellent élève en faculté de science dans
la vieille Allemagne , il habitait près de chez  Simon Kupfer, et
la femme de ce dernier, était amie avec sa mère, alors
inévitablement, ils se connaissaient, il aurait été vu, durant
ces derniers mois, dans la vieille Suisse, plus exactement dans
les villes de Berne, Worb, Fribourg et Thoune, toujours chez
des commerçants auprès desquels il achetait, en cash, des
provisions, des boissons, et du matériel d’entretien, pas de
doute que c’est notre homme, ce qui veut dire que le
laboratoire secret doit se situer quelque part entre ces
quatre villes, il faut savoir où. » 

Ben: « Nous sommes en contact permanent avec la police
locale, elle a ordre de l’arrêter dès qu’elle le verra de
nouveau, nous saurons le faire parler. »

Mark: « Bien, j’attends les résultats avec impatience. »

Au labo, Simon:

« Bon, Anton, nous n’avons plus de point faible, on voit que
votre portrait circule un peu partout, mais ils en seront pour
leurs frais, heureusement, car il nous reste beaucoup à faire. »

« Oui, Professeur, heureusement que notre labo est assez
profond pour ne pas être décelé, car maintenant, ils doivent
connaître la zone approximative. »

« C’est certain, c’est par les banques qu’il ont dû vous
repérer, mais ce qui me surprend, c’est qu‘ ils aient mis
autant de temps. »

« On ne peut que s’en féliciter. »

D’autres mois passèrent, d’autres androïdes furent créés par
Karl et par Klaus, à l’identique, ils avaient pour prénoms:

Andreas, Curt, Engel, Fritz, Geert, Lorenz, Matthias, Otto, Till
et Volker

Andreas, Engel, Matthias et Otto furent affectés à la
recherche scientifique.

Curt, Geert, et Till à la recherche médicale.

Fritz, Lorenz et Volker à l’entretien, au service et à
l’information.

La première section était supervisée par Karl, les deux autres
par Klaus, à New-York:

Mark: « Alors, Messieurs, quelles sont les nouvelles
pour Kupfer ? »

Ben: « Hélas, très peu, depuis huit ou neuf mois, personne
n’a revu Zewodon, durant les deux premiers mois, les
commerçants ont bien vu quelqu’un de deux mètres qui
achetait des provisions un peu partout, mais il n’avait pas la
même tête, alors ils n’ont pas réagi. »

Le président, après avoir frappé du poing sur la table:

« Bon sang, bien sûr il avait un masque, on peut en faire à
la perfection, même sur un androïde, ça ne se verrait
pas, et depuis sept mois, plus rien ? »

Harold: « Hélas non, Monsieur le Président, comme s’il
s’étaient évaporés ailleurs. »

Gerald: « Possible qu’ils se soient réfugiés ailleurs, mais j’ai
une autre hypothèse, nous pouvons presque transformer la
matière maintenant, nous n’y arrivons pas encore, mais je
crois que c’est pour dans peu de temps, Kupfer est un
génie, lui a peut-être réussi, s’il peut ainsi produire tout ce
dont il a besoin, aliments, boissons, produits d’entretien, que
sais-je encore, il n’aurait alors plus de point faible, pour le
trouver, si son labo est à plusieurs centaines de mètres en
profondeur, nous ne le reverrons pas. »

Mark: « Peut-être que si, Ben, faites quadriller la zone pour
voir s’il y a un accès plus ou moins masqué, avec nos
meilleurs détecteurs, on devrait pouvoir obtenir un résultat. »

Ben: « Certes, Monsieur le Président, en matière de
détection, nous disposons d’outils performants, mais pas
pour tous les cas, s’il a eu l’idée de fermer son accès, si à
flanc de montagne, par une roche, c’est mort, même si en
plaine, il a recouvert une sorte de plaque coulissante par
une bonne épaisseur de terre et de végétaux conformes à
l’environnement, et que les parois de l’ascenseur sont en
plastique, c’est pareil, très peu de chances, mais je vais
quand même faire procéder, en espérant qu’il ait pu faire
une erreur. »

Harold: « Remarquez, Monsieur le Président, il a la
soixantaine, et n’est pas éternel,  peut-être a-t-il d’autres
chats à fouetter qu’une vengeance ? »

Mark: « C’est possible, Harold, mais tant que je n’en suis
pas certain, il faut tout tenter, avec son génie, si jamais il
prépare une arme qui peut rayer tout ce qu’il y a sur la planète… »

Gérald: « Je ne le connais pas vraiment, Monsieur le
Président, mais il peut avoir un autre projet, par exemple
créer un vaisseau spatial. »

Mark: « Pour quitter la Terre et rechercher une autre
planète vivable ?

Il est peut-être génial, mais pas omniscient, il faudrait alors
qu’il fasse des recherches médicales pour allonger sa durée
de vie ?

Même pour lui, ça me paraît trop gros, il lui faudrait en plus
une armée d’androïdes super-intelligents ?

Et enfin, un vaisseau spatial ?

Il lui faudrait un sacré sous-sol, ça prend pas mal de place, je
n’y crois pas, Ben, il faut continuer à le rechercher, je ne serai
tranquille que lorsqu’on l’aura retrouvé. »

Harold: « Vous savez, Monsieur le Président, que je dispose
d’une sorte de sixième sens qui nous a été parfois bien
utile, eh bien moi, je crois qu’il peut faire tout ce que vous
venez de dire, je le perçois comme quelqu’un qui n’admet
pas d’avoir subi l’injustice pour sa femme, notre monde ne
l’intéresse plus, pas plus qu’il n’intéresse ce  Zewodon qui
peut être un autre génie, pour moi, ils ont commencé à
fabriquer des andros intelligents, qui les aident dans tous
les domaines, y compris celui des aliments, ce qui explique
que nous ne voyons plus son assistant, Kupfer est un
scientifique, pas un guerrier revanchard, son objectif est de
quitter la Terre, et pour la durée de vie, le peu que nous
avons obtenu, c’est à lui que nous le devons, il ne faut pas
le sous-estimer, car moi, je le connais assez bien, c’était
moi, le Ministre des Sciences lorsqu’il exerçait, si ça se
trouve, il est peut-être devenu immortel, allez savoir. »

Mark: « C’est vrai qu’il est extraordinaire, et comme à
Harold, je dirais que vous avez peut-être raison, mais ne le
surestimez pas non plus, ce n’est pas Dieu, Ben, poursuivez
les recherches ! »

Ben: « C’est-ce que je vais faire, Monsieur le
Président, comme Gerald, je ne le connais pas trop, mais
l’impression qu’il me fait est celle de quelqu’un qui ne veut
plus rien avoir à faire avec le système, peu importe sa durée
de vie, il ne se sent bien que dans son petit monde. »

Mark: « Eh oui, Ben, vous aussi, pouvez avoir raison, mais
nous ne sommes pas dans sa tête, je clôture la séance, allons
déjeuner. »

Dans le laboratoire, les recherches avançaient bien, les
androïdes médicaux avaient découvert un produit susceptible
d’allonger d’un siècle la durée de vie de Simon et celle de son
Assistant, les scientifiques  construisaient le vaisseau spatial
et travaillaient sur le repli espace/temps, tout en fabriquant
des armes révolutionnaires, ceux de l’entretien produisaient
les aliments et procédaient aux mises à jour des Centronics, le
Savant et l’Assistant, qui disposait de fortes connaissances et
d’une bonne capacité de réflexion, recherchaient d’autres
découvertes.

La Ministre des armées et de la police fit examiner la zone
mètre carré par mètre carré, cela prit plusieurs mois, mais il ne
découvrit rien.

La laboratoire avait été bâti à l’intérieur d’une montagne, avec
pour premier accès une immense caverne de 500 mètres sur
300, et c’est là que le vaisseau spatial se trouvait, un engin qui
ferait 200 mètres, à peu près au centre de la caverne, une
plaque coulissante de même nature que le sol irrégulier, sorte
de porte ou de plafond d’entrée à un ascenseur de 300 mètres
qui accédait directement au labo, la caverne elle-même ne
pouvait être décelée, car protégée pas de fortes épaisseurs de
roches, dont une partie serait désintégrée lors de la sortie du
vaisseau, de préférence, de nuit.

De plus, la montagne en question se trouvait à plusieurs
dizaines de kilomètres au sud de la ligne Fribourg Thoune, lieu
non visité par la police.

A new-York:

Mark: « Alors, Ben ? »

« Rien de rien, Monsieur le Président, malgré nos détecteurs
qui peuvent aller à 20 mètres, et chaque mètre carré de la
zone a été vu. »

Mark: « D’autres suggestions ? »

Gerald: « Pas vraiment une suggestion, Monsieur le
Président, mais j’étais assez bon comme élève en
géographie, de plus, étant déjà allé dans l’ancienne Suisse, je
peux vous dire que si le labo est dans une montagne, elles se
situent plus au sud, et au sud-est de la zone en question. »

Mark: « Vous auriez pu le dire plus tôt. »

« Avant les recherches, Monsieur le Président, on n’avait pas
spécialement précisé que le labo pouvait se trouver dans une
montagne, et cela ne reste qu‘une hypothèse, mais en nous
rappelant de ce que Ben a dit, s’il se trouve derrière une
masse de roches, il sera indécelable. »

Mark: « Si je vous ai bien compris, nous ne savons plus où
chercher. »

Ben: « Hélas non, Monsieur le Président, mais je reste sur
mon idée, ce Kupfer ne s’intéresse plus à nous, il veut foutre
le camp, ou encore rester tranquillement dans son vase
clos, depuis plusieurs années, il aurait eu le temps de
confectionner une arme redoutable et tenté de l’utiliser
s’il l’avait voulu. »

« Hm, peut-être, laissons quand même la police en éveil sur
le portrait robot, on ne sait jamais. »


Dans le laboratoire, Klaus:

« Geert et Till ont découvert qu’une combinaison de trois
plantes à laquelle on pourrait ajouter un substrat de deux
compositions chimiques bien déterminées pourraient vous

rendre immortels, Simon et Anton, les chimiques, nous les
avons, mais les plantes, il faudrait aller les chercher, pas
très loin d’ici d’ailleurs, heureusement, car il les faut
naturelles, et les rapporter très vite. »

Simon: « Ok, dites-nous où on peut les trouver, Anton va
y aller avec son masque, même s’il est repéré, ça ne sera
pas grave, notre zone est inexpugnable. »

Anton: « Vous en parlez à votre aise, Professeur, mais ils
ne m’auront pas. »

Simon: « Surtout que maintenant, les recherches ont dû
cesser, et les gens réagissent toujours avec un temps de
retard lorsqu’ils sont surpris ou pas sûrs. »

Une heure plus tard, Anton était déjà revenu, avec ce qu’il
fallait, les médicaux préparèrent la potion, et les deux
humains devinrent immortels, comme leurs
collaborateurs, on pouvait tranquillement terminer le
vaisseau, surtout que Matthias:

« Je crois que j’ai trouvé pour les propulseurs, nous
pourrons dépasser la vitesse/lumière. »

Engel: « ET nous, avec Andreas, venons de trouver une
astuce pour multiplier la résistance de la coque par 20, elle
résistera sans problème aux météorites. »

Simon: « Excellent, félicitations, on appellera les propulseurs
des Matthias, continuez, mais pensez aussi aux armes.»

Andreas: « Ca, Simon, c’est Otto qui s’en occupe, il
commence à fabriquer des canons dimensionnels, et d’autres
transformateurs, nous l’aidons de temps à autre, bien
entendu, mais c’est surtout Karl qui suit ça de près, et il
est fort. »

« Bien, eh bien sur ces excellentes nouvelles, Anton, on va se
prendre de bons petits apéros avant de déjeuner. »

« Volontiers, dans 6 mois, on devrait pouvoir partir, non ? »

Simon: « Exact, c’est prévu pour dans 6 mois, les ouistitis en
surface ne dépassent toujours pas la lumière, nous ne serons
pas inquiétés. »

Six mois plus tard, effectivement, le vaisseau de 200 mètres
baptisé le « Zewodon », un nom qui d’après Simon, sonnait
mieux que le « Kupfer », était prêt à prendre son
départ, c’était en pleine nuit, Anton et Simon se trouvaient
dans la salle centrale de commandement, en compagnie de
Karl et de Klaus, tous les autres étaient à leur poste, Simon:

« Ca y est, on est prêt ? »

Karl « Absolument, Simon, je donne ordre à Engel de
détruire le mur pour nous faire une sortie. »

« Parfait, voyons voir ce fauteuil de Commandant, ah, il est
très confortable, vous avez pratiquement le même
Anton, installez vous ! »

Quelques minutes plus tard, le Zewodon était à 40
kilomètres de la surface de la Terre, et prenait de la vitesse. »

Plus tard encore, à New-York, alors qu’il y faisait encore jour:

Ben: « Monsieur le Président, excusez-moi de vous
déranger, mais il paraît qu’en dessous de notre fameuse
ligne Fribourg, au nord de Sierre, un flanc de montagne à
été désintégré, et un vaisseau spatial en est
sorti, maintenant, il doit être loin. »

Mark: « Bon, on va se réunir, donnez l’ordre de le poursuivre ! »

D’autres minutes s’écoulèrent, puis:

« Les nouvelles ? »

Gerald: « la WASD(World Aeronautics and Space Department)
vient de transmettre que le vaisseau spatial a soudainement
disparu, Monsieur le Président, ce qui ne peut vouloir dire
qu’une chose, ils vont plus vite que la  lumière, et nous ne
sommes pas près de les revoir. »

Mark: «Bien, alors Ben, donnez ordre de fouiller ce labo, dans
la montagne suisse, on recueillera peut-être des choses
intéressantes. »

Harold: « A mon avis, Monsieur le Président, à part un
sous-sol confortable, s’il n’a pas été détruit, ils ont dû
emporter tout ce qui pouvait être intéressant. »

Gerald: « C’est aussi ce que je pense, Monsieur le Président. »

Mark: « Alors, Messieurs, Ben se fera un plaisir de nous
confirmer si c’est le cas. »

Au même moment, dans le « Zewodon », Matthias:

« Dix fois la vitesse/lumière, et ça continue à augmenter. »

Anton: « Excellent, où allons-nous, Professeur ? »

Simon « Vous savez mieux que moi où aller, Anton, c’est à
vous d’indiquer une destination. »

Karl: « A mon avis, avant de choisir une destination, on
devrait continuer à tester les Matthias. »

Anton: « Karl a raison, attendons, Matthias, quelle est
l’autonomie de tes propulseurs ? »

« Tout dépendra de la vitesse, si nous approchons trop des
limites, ils s’useront vite, mais si nous restons en dessous de
la moitié de ces limites, que malheureusement, nous ne
connaissons pas encore, ils tiendront durant plusieurs
dizaines de millions d’années/lumière. »

Anton: « Ffff ! On pourra presque remonter à l’origine ? »

Matthias: « N’exagérons pas, et ce ne serait peut-être pas
souhaitable, contentons nous de quelques millions
d’années, Ah, ça augmente sérieux, 50 fois la lumière ! »

Anton: « Hmm ! Andromède en 50.000 ans, on doit pouvoir
faire mieux… »

Matthias : « Ce que l’on peut faire, c’est de tenter de les
pousser au maximum, mais dans un temps très court, afin
de connaître la vitesse à partir de laquelle on peut naviguer
sans risque. »

Anton: « Ok, Matthias, c’est toi le chef de ces trucs, on fait
comme tu dis. »

Matthias: « Alors direction Andromède, histoire d’avoir une
longueur suffisante de parcours pour le test, 100 fois
la lumière. »

Un quart d’heure plus tard:

« 2000 fois la lumière, et ça continue. »

Simon : « Peux-tu sonder leur état, Matthias ?
Avec une tonalité, ou autre chose ? »

« Ils dégagent une certaine couleur, et des vibrations, avec
un peu d’habitude, je pourrai situer leur état, mais pour
cela, il faut aller vers une grande valeur. »

Anton: « Quelle valeur ? »

Matthias: «  disons un million de fois la lumière, ou peut-être
plus, jusqu’à 50 fois la lumière, tout était noir, puis vers 100
et 200 fois, c’est passé au violet, légères vibrations
sonores, irrégulières, à 2000 fois, c’est passé au
pourpre, vibrations sonores de même intensité, toujours
légères, mais continues, j’attends la suite. »

« Tiens, on atteint 10.000 fois la lumière, c’est au rouge
foncé, les vibrations semblent ne pas augmenter, je peux les
comparer à un régime. »

Simon: « Bon, n’y vas pas trop fort, Anton et moi, allons
prendre un petit déjeuner. »

Plus tard, Simon:

« Alors ? »

Matthias: « 200.000 fois la lumière, indicateur au rouge
vif, vibration un peu plus fortes, mais supportables, il
faudrait que je trouve l’astuce pour créer des quadrants
avec des pourcentages, reliés au taux d’usure.

D’un autre côté, si les vibrations sonores deviennent trop
fortes, cela devra vouloir dire qu’il faut que je lève le pied. »

…………….

« 700.000 fois la lumière, je suis dans le jaune, vibrations
moyennement supportables. »

Anton: « Bon, je crois qu’on n’est pas obligés d’aller à
perpète, nous dépendons trop des Matthias pour nous
permettre une erreur, je suis d’avis de lever le pied. »

Matthias: « Logique, après tout, nous avons le temps, à
200.000 fois la lumière, on peut atteindre rapidement des
tas de lieux, et pas obligatoirement Andromède, à quelle
destination tu pense, Anton ? »

« Bah ! On peut commencer par la M42 ou la M43, 2000
années/lumière de notre système, on doit pouvoir y trouver
des planètes habitables. »

Simon: « Hmm ! C’est une des premières destinations à
laquelle les terriens vont penser, Orion ?

Pas trop pour moi, je serais d’avis d’aller plus loin. »

Anton: « D’accord, mais là, on va dans l’inconnu, direction
Andromède, on se placera entre deux bras, au tiers du centre. »

Matthias: « Dans ce cas, direction la M31, en évitant la 32 qui
a un trou noir super massif. »

Anton:« Tout à fait, on est bien, dans notre vaisseau, à
250.000 fois la lumière on mettra 10 ans pour l’atteindre, ce
n’est pas la mer à boire. »

Onze ans plus tard:

Simon: « Bien, on arrive dans une zone qui nous
intéresse, d’après le peu que je sais en astronomie, c’est
une étoile G que nous devons rechercher… »

Anton: « Exact, Professeur, mais cela ne suffit pas, il faut que
la dite étoile dispose de planètes, et qu’au moins une de ces
dernières ait des conditions analogues, pour ne pas dire
identiques, à celles de la Terre, d’autre part, le système doit
se composer de trois grosses planètes, ou minimum deux
avec des ceintures d’astéroïdes, ceci parmi beaucoup d’autres
conditions, que nos amis ici présents, connaissent mieux
que moi. »   

Simon: « C’est vrai, ils savent ce que nous
recherchons, laissons-les faire. »

Quelques mois plus tard:

Matthias: « Andreas, notre spécialiste, nous indique une
étoile G disposant d’un cortège planétaire, il demande
qu’on aille examiner cela de plus près. »

Simon: « C’est d’accord, vous pouvez procéder. »

Peu de temps après:

Andreas: « les trois premières sont trop chaudes, mais la
quatrième est viable, tout à fait analogue à la Terre, on
procède comment ? »

Matthias: « On va se mettre en orbite basse sur cette
planète, et voir ce qu’il y a dessus, si c’est habité. »

Le lendemain:

Matthias: « Andreas et moi, avons bien observé cette
planète, 3 continents, 30 % de terre, un continent comporte
des animaux, mais pas d’humains, les deux autres ont les
deux, aucune signalisation électrique ou électronique, ces
populations doivent être jeunes. »

Simon: « Bien, mettez-vous en invisibilité et passez tout
doucement sur ces deux continents, afin d’en savoir plus. »

Trois autres jours passèrent, et Andreas:

« Cette planète est comme la Terre, elle a des saisons, 40
degrés vers l’équateur, deux pôles glacés, des températures
intermédiaires un peu partout, comme chez nous, l’un des
continents a trois populations, l’autre deux, nous n’avons pas
vu de navires, il se peut qu’elles ne se connaissent pas, l’une
des deux populations vit dans un endroit très agréable, près
d’un grand lac, température 25 degrés, des forêts, des
montagnes, de la plaine, il y a tout, le bord de mer n’est pas
très loin, que faisons nous ? »

Simon: « On va se poser près de cette population, puis on va
passer un certain temps à l’observer, et peut être à apprendre
sa langue, à quel niveau elle est ? »

Andreas: « Elle me semble bien jeune, environ 1000
personnes,  ils ont des maisons avec un toit pentu, faites d’une
sorte de rotin, un peu comme chez les polynésiens, il y a des
marchés, ils ont l’air d’avoir à peu près tout ce qu’il faut, des
fruits, du poisson, près d’un lac, normal, de la viande, des
animaux qui ressemblent aux vaches, d’autres aux cochons et
aux poulets, bref, c’est un peu comme là d’où nous
venons, rendons-nous invisibles, et allons les observer. »

Un mois plus tard, dans le vaisseau:

Simon: « Ces gens ressemblent à nos vieux indiens
d’Amérique, primitifs par rapport à nous, ils vivent en
harmonie avec la nature, sont pacifiques, c’est déjà une
société organisée, avec un Chef, des adjoints, il y a des
commerçants, des pêcheurs, des chasseurs, d’autres qui font
de l’agriculture, ils semblent francs et honnêtes, également
curieux, les hommes font entre cinq pieds cinq pouces et
six pieds cinq pouces, les femmes, entre cinq et cinq pieds
dix pouces, donc de taille humaine, bien sûr, ils sont plus
petits qu’Anton et vous autres, j’espère que ça ne les
effrayera pas, nous parlons tous leur langue, il est temps de
leur rendre une petite visite, mais munissons nous d’une arme
paralysante, on ne sait jamais. »

Anton: « Oui, et certaines femmes sont vraiment
jolies, intéressant. »

Simon: « Ca, Anton, c’est plutôt pour vous, parce que
nous autres…. »

« D’accord, pour nos amis, ce n’est pas évident, mais pour
vous, Professeur, une jolie femme dans la petite
cinquantaine, ça peut encore se jouer. »

Simon: « Hmm ! Oui, allons y. »

Il n’était pas possible de distinguer les androïdes des deux
humains, sauf peut-être par leur tenue, et par le fait que le
Professeur ne mesurait que six pieds alors qu’Anton et les
androïdes faisaient tous deux mètres.

Lorsqu’ils arrivèrent près du village, les indigènes les
regardèrent avec un certain effroi, et se rendirent tous vers
la maison de leur Chef.

Quelques instants plus tard, Simon et son équipe s’y
trouvait également:

Simon: « Bonjour à toutes et à tous, surtout n’ayez pas
peur, nous ne vous voulons aucun mal, au contraire, nous
pouvons devenir des amis, qui est votre Chef ? »

Simon le savait parfaitement, mais il procédait comme s’il
les voyait pour la première fois, un homme de haute
taille, buriné, dans la quarantaine apparente, costaud, sortit
de la foule et vint se placer en face de Simon:

« C’est moi, Chuwan, que nous voulez-vous ? »

Simon: « Simplement vous parler, faire votre
connaissance, nous sommes pacifiques, comme vous, en
venant par ici, nous vous avons observé durant quelques
jours, c’est-ce qui nous a permis d’apprendre votre langue. »

Chuwan: « Oui, vous parlez notre langue, mais d’où
venez vous ? »

« D’un autre continent, nous avons traversé un océan pour
venir ici, en fait, nous sommes des voyageurs. »

« Des voyageurs ! Voyez-vous ça, avec quoi avez-vous
traversé un océan ? »

« Nous disposons d’un vaisseau, qui est un moyen de
transport, et nous pouvons vous apporter certaines
choses, qui amélioreront votre confort. »

« Quelles choses ? Quel confort ? »

« Par exemple une douche, tenez Anton, ou Karl dessinez
une douche et expliquez lui l’usage, d’autre part, si vous
avez des malades, nous pouvons les soigner. »

Pendant que Karl s’exécutait, mais avec une sorte
d’écran, Chuwan:

« Une douche, qu’est-ce que c’est?

Soigner des malades ?

Vous pouvez vraiment faire ça ? »

Karl expliqua à Chuwan l’usage et le fonctionnement de la
douche, puis Simon ajouta:

« Oui, si vous avez des malades chez vous, montrez les
nous, nous les soignerons. »

« Vous faites couler de l’eau en posant le doigt quelque
part sur cette chose longue?

Une belle image, mais qu’est ce que cette chose ? »

« Nous appelons cela un écran, vous ne savez pas encore ce
que c’est, mais vous vous y habituerez, nous pouvons vous
montrer beaucoup d’autres choses. »

Chuwan regarda longuement Simon, puis:

« Nous avons quelques malades, en général c’est le
vieillissement, mais d’autres, parmi nos chasseurs, c’est par
blessure, certains souffrent, venez avec moi, je vais vous
les montrer. »

Pris dans la foule, près de leur Chef, Simon et son équipe fût
dirigée vers trois blessés qui stationnaient dans une
maison, près d’une sorte de sorcier qui faisait des
incantations, et disposait de diverses pommades. »

Simon regarda les blessures, et dit:        

« Curt et Geert, vous avez vu comme moi la nature des
blessures, revenez avec les médicaments adéquats, amenez
également des médicaments qui peuvent lutter contre le
vieillissement, pas ceux qui allongent la durée de vie, bien
sûr, mais ceux qui peuvent soigner. »

Curt: «Entendu, Simon, nous revenons vite. »

Chuwan: « Que leur avez-vous dit ? »

« Ah, j’aurais dû parler dans votre langue, mais certains de
nos médicaments étaient difficiles à définir, je leur ai dit
d’aller au vaisseau et de revenir avec des composants bien
déterminés. »

Chuwan: « Aller au vaisseau !!

Mais l’océan est loin d’ici, quand vont-ils revenir ? »

« Ne vous faites pas de soucis, ils courent très vite, et seront
là dans dix minutes. »

« Dans dix minutes !! C’est impossible. »

« Vous verrez bien. »

Moins de dix minutes plus tard, Curt et Geert revinrent avec
des sacs contenant des médicaments, à la grande surprise
de Chuwan et d’autres personnes proches, les blessés furent
soignés rapidement, en forme et sans plus de blessures
apparentes, les trois hommes et les deux femmes âgés
burent un liquide et se mirent à danser en exprimant leur
joie, Chuwan resta longtemps interdit, et:

« Comment avez-vous fait ça !!

Etes-vous des sorciers ?

Des magiciens ou des dieux ? »

« Rien de tout cela, Chuwan, nous venons simplement d’une
civilisation un peu plus avancée que vous. »

« Une civilisation plus avancée que nous ?

Alors oui, vous venez bien d’un autre continent, car ici, il
n’y a que nous.

Nos chasseurs sont guéris, et nos personnes âgées se portent
bien, nous apprécions cela, mais pour devenir nos amis, c’est
une autre affaire, nous ne vous connaissons pas, et vous
êtes capables de faire des choses inquiétantes, nous devons
nous consulter, car si je suis le Chef de ma population, dans
ce cas si particulier, je renonce à décider seul, c’est elle qui
doit vous admettre ou non, revenez à la troisième apparition
du soleil, c’est à ce moment là que nous vous donnerons notre
décision, pour le moment, le mieux est de regagner
votre vaisseau. »

Simon: « Il en sera comme vous le souhaitez, Chuwan. »

Simon et son équipe retournèrent vers leur vaisseau, en
chemin, Anton:

« Chuwan a dit qu’il étaient seuls ici, cela veut dire qu’il ne
connait pas l’autre population qui est à peu près à 1000
kilomètres plus au nord. » 

Dans la soirée, Chuwan avait réuni une dizaine des ses adjoints
dans sa vaste demeure, ils étaient tous en train de dîner.

« Alors  Qwansii, Hemaraj, Hirrad, Amoda, Chinmayi, Ratnam
Sanjana, Sorred, Tekran, Zardann, que pensez-vous de ce
que vous avez entendu ? »

Parmi la petite assemblée, trois femmes y
siégeaient, Amoda, Chinmayi et Sanjana, c’est cette dernière
qui prit la parole:

« Ces étrangers à la peau claire ne m’inspirent pas confiance. »

Zardann: « Ils ont tout de même fait des choses
extraordinaires, je suis partisan de leur laisser une chance. »

Hemaraj: « C’est justement ce qui m’inquiète, ils nous
semblent nettement supérieurs, pourquoi veulent-ils devenir
nos amis ? »

Tekran: « Ceci d’autant plus que leur trucs bizarres finiraient
par changer nos habitudes, même s’ils ne sont pas
méchants, je ne suis pas pour, nous sommes très heureux
comme nous vivons. »

Qwansii: « On pourrait leur demander d’aller plus loin, de
l’autre côté du lac, les endroits agréables existent aussi, ils
ne perturberaient pas nos habitudes, et chacun chez soi. »

Amoda: « Ils ont dit qu’ils étaient des voyageurs, alors ils ne
devraient pas rester ici très longtemps, quelle serait l’utilité
de devenir amis ? »

Sorred: « Moi, je suis plutôt pour les nouveautés, ils me
semblent sympathiques, et s’ils peuvent nous apprendre
des tas de choses, je suis pour. »

Ratnam: « Même avis que Sorred, je suis pour. »

Hirrad: « Moi pas, je suis contre, qu’il s’en aillent. »

Sanjana: « Après réflexion, ces étrangers me semblent plutôt
bien, peut-être pourrions nous leur donner une chance?»

Sanjana était une très jolie femme de cinq pieds 9
pouces, 30 ans, à qui un membre de la communauté qui lui
était proposé comme compagnon, ne lui plaisait pas, mais par
contre, Anton…

Chinmayi: « Je n’ai pas pu me faire un avis, alors je me rallierai
à la majorité. »

Chuwan: « Quatre avis pour, quatre contre, et deux
indécis, comme nous avons du temps, nous allons procéder
d’une autre manière, chacune et chacun de vous va se
rapprocher de la population, qui se compose d’environ
600 adultes, ce qui veut dire que chaque sous-chef aura
60 personnes à consulter, objectif, recueillir le nombre, de
pour, de contre, d’indécis dans chaque cas, en faire le total
que chacune et chacun d’entre vous me rapportera au
deuxième lever du soleil, je prendrai alors une décision en
fonction des éléments recueillis. »

Dans le vaisseau, il y avait également une sorte de conseil:

Anton: « Les réactions de Chuwan m’ont parues
logiques, il faut se mettre à leur place, il est normal qu’ils
fassent un round d’observation. »

Simon: « Vous parlez comme un boxeur, mais je suis assez
d’accord avec vous, et vous autres, les amis, qu’en
pensez-vous? »

Karl: « Ils doivent être en train de se consulter, si, comme je
le pense, ils ont de la logique, ils vont mettre ce temps à
profit pour consulter tous les adultes, recueillir le nombre de
pour, de contre, et le Chef prendra sa décision en fonction
des résultats. »

Klaus: « Oui, il se peut qu’il y ait aussi des indécis, entreront-ils
en ligne de compte ? » 

Andreas: « S’il y a égalité, je pense que oui. »

Matthias: « Même avis. »

Curt: « Je suis partisan de nous rendre invisibles et d’aller
observer le déroulement dès demain. »

Volker: « Moi, pas trop, s’ils ne veulent pas de nous, il y a
quatre autres populations à voir, il y aura peut-être moyen de
faire affaire ailleurs. »

Engel: « Non, il n’y a pas de ferrailleurs chez nous, mais
pensons plutôt à Anton, et peut-être même aussi à Simon, il
y a de fort jolies femmes dans cette population, j’en ai
remarqué quatre ou cinq qui feraient bien leur affaire. »

Till: « Tiens, Engel… On ne te savais pas sensible aux
jolies femmes. »

Otto: « Revenons à des considérations plus sérieuses, je ne
suis pas pour aller les espionner, d’abord parce qu’il peut y
avoir, dans cette population, des personnes diversement
sensibles à notre présence, même si nous sommes
invisibles, et s’il sentent ce qu’ils peuvent traduire pour un
danger, cela ne penchera pas en notre faveur, enfin, cela ne
se fait pas, ils sont chez eux, et libres de leur décision. »

Geert: « Je rejoins assez l’avis d’Engel, pour Simon et
Anton, je pense que ce serait bien. »

Fritz; « C’est relatif, parce que des mortels qui se mélangent
avec des immortels, je me demande ce que ça peut donner. »

Curt: « Pas faux, nous devons faire des recherches pour
savoir si la potion d’immortalité dont Simon et Anton
bénéficient, ne sera pas transmise aux enfants, s’ils en
font, car cela risquerait de poser d’autres problèmes
à terme. »

Lorentz: « Je ne suis pas spécialisé dans le médical, bien que
nous nous tenions tous au courant de tout, mais je ne crois
pas trop à une transmission d’immortalité, toutefois, ça reste
à vérifier. »

Simon: « Bon, suite à demain, il se peut qu’il y ait des
différences entre leur organisme et le nôtre, mais je suis
pour une vérification d’une éventuelle transmission si vous
pouvez la faire. »

Anton: « Cela me paraît difficile, il faudrait mieux connaître
leur organisme. »

Till: « Ca, je crois qu’on peut, en partant d’une image
3D , nous disposons d’appareils qui peuvent les
approfondir, je vois que Curt et Geert sont d’accord avec
moi, on procèdera dès demain. »

Le lendemain, les choses allaient bon train des deux
côtés, la journée passa très vite, Chuwan avait recueilli tous
les avis, Curt, Geert et Till avaient réussis à déterminer avec
certitude que la transmission d’immortalité n’était pas
possible, pour Simon et son équipe, il ne restait qu’à
attendre, du côté de Chuwan qui se prenait la tête:

« Je suis plutôt bon en stratégie et pour
commander, mais pas trop pour calculer, allons y
doucement, ma nuit sera courte, commençons par
les pour… »

Deux heures plus tard:

« Bon, maintenant les contres… »

Vers minuit:

« Ouf, les indécis sont moins nombreux, voyons voir… »

Une heure plus tard, alors qu’il pensait enfin à se coucher:

« Bon, il y a 287 pour, 264 contre, et 57 indécis, ce qui fait
un total de 608 votants, je suppose que la majorité des
indécis sont des femmes, et normalement, je devrai
répondre oui aux étrangers, mais voyons ce que
cela implique.

Ils m’ont paru sincères, point positif, ils semblent calmes
et pas agressifs, un autre point, ils sont visiblement
intelligents et compréhensifs, si nous ne voulons pas de
quelque chose, je pense qu’ils en tiendront compte, ils
apportent des choses que nous ne connaissons pas et qui
nous dépassent, c’est bien d’un côté, mais comme l’ont dit
certaines et certains, cela peut à terme modifier nos
habitudes, dans quel sens ?

Est-ce souhaitable ?

D’un côté, une population doit évoluer, mais pas trop
vite, quels sont les risques ?

Si vraiment leur présence ne nous convenait pas, et que
nous leur demandions de partir, je pense qu’ils le
feraient, dans ce cas, le risque est nul, ils peuvent nous
avoir abusés et vouloir rester, auquel cas, nous serions vite
dominés, mais je n’y crois pas trop, en fait, je vais poser
des conditions telles que:

- Nous voulons bien qu’ils nous apportent des petites
choses, qu’ils guérissent nos malades et nos
blessés, ça, c’est un gros point.

- Mais ce que nous refuserons, il faut qu’ ils l’acceptent et
en tiennent compte.

- Qu’ils n’interviennent pas de trop près dans nos activités
courantes, nous devons conserver nos principales
habitudes, elles sont notre mode de vie.

- S’il y avait des interactions avec nos jolies femmes, cela
ferait un mélange auquel je vois plutôt des avantages, ils
sont grands et forts, les enfants deviendraient plus
intelligents, c’est intéressant.

- J’ai trente neuf ans, nous en vivons à peu près 70, un
autre, ou une autre, me succédera, si une population
stagne, elle finira par disparaître, du moins c’est mon
avis, elle doit progresser, et ils sont l’apport
idéal, bon, j’ai encore demain pour affiner tout cela, il n’est
que temps de dormir. »

Et le matin de la décision arriva, Simon et son équipe
étaient sur place, ils furent reçus dans la maison du Chef
qui leur dit:

« Vous prendrez bien quelque chose à boire, asseyez vous ! »

Simon fût obligé de lui expliquer que seuls Anton et lui
pouvaient boire et manger, que les autres équipiers étaient
des androïdes, qui ne buvaient, ni ne mangeaient, ni ne
dormaient, que c’est eux qui les avaient créés.

Chuwan, entouré de ses dix adjoints, fût, tout comme
eux, sans réaction durant un moment, mais il réussit à
se ressaisir:

« Ca alors, c’est vraiment extraordinaire, à tel point que je
ne peux y croire. »

Simon: « Alors, nous allons vous le démontrer. »

Anton, qui avait lui-même monté les corps de Karl et de
Klaus, démonta devant l’assistance médusée, quelques
pièces de Klaus, afin de mettre au jour quelques circuits
électroniques, puis il remit les pièces en place, et Simon:

« Alors ? »

Chuwan: « Oui, vous êtes encore bien plus avancés que je
pouvais le supposer, être capable de créer artificiellement
des êtres identiques, tant par l’aspect que par les
expressions, ont-ils votre savoir et votre intelligence ? »

Simon: « Plus encore, leur mémoire est infaillible, vous
pouvez les tester. »

C’est-ce que firent Chuwan et ses assistants, peu
après, le Chef:

« Cela dépasse tout, mais une chose me préoccupe, avancés
comme vous êtes, et faisant partie d’une population établie
sur un continent voisin, pourquoi nous voyons-vous pour la
première fois ? »

Simon:« Bon, en un sens, vous nous facilitez les
choses, Chuwan, c’est le seul point sur lequel nous vous
avons menti, pour la bonne cause, parce que nous ne
savions pas si vous accepteriez le fait que nous venons
d’une autre planète, fort loin d’ici, d’ailleurs, en toute
amitié, je suis prêt à vous faire visiter notre vaisseau quand
vous le voudrez, ainsi, vous comprendrez mieux certaines
choses, je peux également vous dire que sur votre
continent, une autre population vit également à 1000
kilomètres au nord, un kilomètre correspond à peu près
à l’étendue de votre village, et sur le continent voisin, trois
autres populations y vivent, nous avons choisi la
vôtre, parce que vous nous avez fait bonne
impression, d’autre part, nous espérons vous apporter
quelque chose, un certain nombre d’éléments qui seront
utiles au développement de votre population, mais nous ne
voulons surtout pas bousculer votre habitudes ni votre
mode de vie, si quoi que ce soit ne vous plait pas, soyez
sûr que nous en tiendrons compte, c’est vous qui êtes
chez vous, c’est vous qui décidez, nous souhaitons devenir
vos amis, mais pas vous encombrer, pour nous, vous êtes
des gens bien, notre souhait, autre que celui d’être vos
amis, est de vous aider. »

Chuwan: « Votre sincérité est troublante, qu’en
pensez-vous, vous autres ? »

L’assentiment fut général.

« En plus, vous êtes voyants, vous connaissez les conditions
que j’allais vous imposer, avant que je ne le fasse, et vous
les acceptez d’emblée, c’est même vous qui nous en
parlez, vraiment, vous êtes extraordinaires, je n’ai pas
d’autre mot, eh bien c’est d’accord, vous êtes nos
amis, et nous allons fêter cela, désolé pour les autres
membres de votre équipe, c’est vous le Chef, Simon ? »

« Nous ne sommes pas vraiment dans cette forme de
relation, d’accord, je les ai créés, sauf Anton, bien
sûr, mais nous sommes des amis, nous formons une
équipe, et sommes solidaires les uns des autres. »

Chuwan: « C’est beau, et Anton et vous, parce que je
suppose que vos androïdes, peuvent vivre indéfiniment
si vous disposez de pièces de rechange, combien de
temps vivez vous ? »

Simon devait encore mentir, pour de nombreuses
raisons, et c’est-ce qu’il fit:

« Longtemps, très longtemps, actuellement, j’ai
72 ans, Anton en a 44, mais nous pouvons vivre environ
un millier de vos années, si nous n’avons pas
d’accident, nos androïdes et amis sont effectivement
immortels.

Vous avez parlé de pièces de rechange alors que votre
civilisation n’est même pas mécanisée, ce qui prouve que
vous êtes remarquablement intelligent, Chuwan, et
l’intelligence n’a rien à voir avec une avancée de
civilisation, croyez-moi, il y a des idiots partout. »

Chuwan allait répondre lorsque Sanjana prit la parole:

« Excusez ma question indiscrète, Simon, mais vos
équipiers, peuvent-ils avoir du sexe ? »

Tout le monde, des deux côtés, se mit à rire.

« Non, Sanjana, ils ne le peuvent pas plus que manger ou
dormir, mais cela ne les intéresse pas vraiment. »

Le regard de Sanjana se porta de suite sur Anton, et il
était très explicite.

Chuwan: « Ainsi, vous pouvez vivre 1000 ans !!

Cela ne devrait pas m’étonner, même 72 ans et 44 ans, vous
ne les paraissez pas, vu ce que vous êtes capables de
faire, et vous venez d’un autre monde, lointain ?

Je vais de surprise en surprise, vous êtes des amis
vraiment extraordinaires, buvons un coup.

A propos, nous pouvons aussi vous loger, mais peut-être
préférez-vous rester dans votre vaisseau dont vous
avez l’habitude ? »

Simon: « Tout à fait, cela fait 12 ans que nous y
sommes, nous allons, si vous êtes d’accord, le faire
atterrir à côté de votre village, cela ne vous gêne pas ? »

Chuwan: « Pas du tout, vous êtes les bienvenus, et vous
m’avez promis de le visiter. »

« Bien sûr, et avec les autres personnes ici présentes, par
la suite, toujours si vous êtes d’accord, même la population
pourra y venir. »

« Vraiment merci, vous êtes des gens généreux, je repense
à votre fameuse douche, à quoi peut-elle servir ? »

« Alors comme vous avez pu le voir, il suffit d’appuyer sur
un bouton pour avoir de l’eau, elle permet de vous laver, de
vous détendre, une eau à une bonne température, c’est
agréable, nous pourrons vous en installer dans vos
maisons, et même dehors, à certain endroit
intéressants, vous pourrez régler la température de
l’eau, plus ou moins chaude, et chaque douche dispose
d’un système de production d’eau. »

Chuwan: « Oui, alors là, j’en vois mieux l’utilité, mes adjoints
aussi, je suppose, c’est intéressant, nous aurons l’occasion
d’en reparler. »

Simon et son équipe furent conviés à une visite en règle de
la ville qui avait pour nom Satchewan, puis Chuwan les invita
pour le déjeuner, une grande amitié s’établissait.

Dans les jours qui suivirent, les androïdes installèrent dans
presque toutes les maisons des douches et des toilettes, à
la grande satisfaction de la population qui en comprit vite
l’usage et l’utilité, pour l’électricité, c’était une autre
histoire, et Simon préféra tenir conseil à e sujet:

« Pour l’électricité, cela me semble trop tôt, et susceptible
de modifier un certain nombre de leurs habitudes, sans
parler des Centronics et autres appareils, qu’en
pensez- vous ? »

Anton: « C’est aussi mon avis, ils vivent avec la nature qui
est plutôt généreuse ici, tant pour le climat que pour le
reste, ils ont encore beaucoup à apprendre, progressivement, avant
d’atteindre ce stade. »

Tous partagèrent cette opinion avant de passer à autre chose.

Simon: «  Leur cuisine est intéressante, et ressemble beaucoup
à la nôtre, les boissons aussi, leur vin est excellent, on se croirait
sur Terre, dans un pays exotique. »

Anton: « Oui, mais ils ne seraient pas déçus de goûter la
nôtre, on pourra faire d’une pierre deux coups en leur faisant
visiter le vaisseau. »

Simon: « C’est une idée, d’accord, nous sommes bien ici, et
nous avons des amis, mais pensons un peu à l’avenir, que
ferons-nous par la suite ?

Resterons-nous ici, ou bien ? »

Karl: «C’est vrai qu’ici, c’est agréable, mais n’oublions pas que
d’une part, ces gens sont mortels, et que d’autre part, voyager
dans l’univers et découvrir d’autres mondes peut-être
également intéressant, je pense que rester ici durant une ou
deux générations sera bien, mais après… »

Klaus: « D’accord avec Karl, on peut apporter à cette
civilisation quelques éléments susceptibles de la faire
évoluer, mais après, j’estime que nous aurons joué notre
rôle, mais c’est Simon ou Anton qui décident. »

Ces derniers, après un bref échange de regards:

Anton: « Le Professeur est d’accord avec ce qui vient d’être
dit, et moi aussi, il n’a jamais été question d’un établissement
définitif, il y a tant à voir ailleurs. »

Engel: « Surtout que lorsque tu mets le nez
dehors, Anton, Sanjana accourt toujours à toute vitesse pour
te parler, si tu vois ce que je veux dire. »

Anton: « Qu’elle me drague ?

Oui, c’est un peu pour ça que j’évite de trop sortir, mais
d’un autre côté, dans le tas, c’est elle qui me plaît le
plus, et c’est une sous-chef, donc une notable, ça fait
classe, cela fait partie de mes réflexions, mais en
plus, c’est une très belle femme, il se pourrait que je ne
sois pas contre à l’idée de faire un petit parcours avec elle. »

Simon: « Holà, doucement, Anton, pensez qu’ici, on a besoin
de vous. »

Anton: « L’un n’empêche pas l’autre, d’ailleurs, j’ai remarqué
que vous aviez tapé dans l’œil à une certaine
Amoda, également une notable pas déplaisante à regarder, la
petite cinquantaine bien conservée… »

Simon: « Pour moi, les femmes…

Ma vie, c’est la recherche, d’accord, j’aimais beaucoup la
mienne, et j’aurais peut-être dû faire en sorte qu’elle soit
libérée, je me demande parfois pourquoi je ne l’ai pas fait. »

Karl : « C’est le destin, Chef, s’appesantir là-dessus n’est plus
de mise, par ailleurs, je crois savoir qu’elle est bien
traitée, bien sûr, elle préfèrerait sûrement être libre, mais
après tout ce temps, elle doit l’être, et commence à être
âgée, à chacun son parcours. »

Simon: « Pas faux, restons ici durant une
génération, après, on verra bien. »

Matthias: « Oui, qu’est-ce qu’une génération lorsque l’on a
l’éternité devant nous ? »

-----***-----          





_________________
Cicéron c'est Poincaré.

Bébert


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MessagePosté le: Ven 21 Avr - 11:39 (2017)    Sujet du message: Publicité

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