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L009

 
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Kr
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MessagePosté le: Dim 23 Avr - 01:53 (2017)    Sujet du message: L009 Répondre en citant

La Terre, jolie petite planète bleue, la troisième d’un
système protégé des rayons cosmiques dangereux, et
entouré d’une vaste zone de météorites, abritait une
humanité de 14 milliards  d’habitants. 

Inversion polaire ?

Réchauffement climatique ?

Non, rien de tout cela ne s’est produit, ce qui a
permis, entre autres, des progrès dans les recherches
spatiales et médicales.

Les gens peuvent vivre trois siècles, et voyager jusqu’aux
confins du système solaire, à la ceinture de Kuiper.

Les scientifiques savent comment constituer un champ
magnétique sur une planète.

La Lune et Mars ont été terra formées, la première
regroupe, en gros, tous les pénitenciers, et autres
prisons, population, un million d’habitants.

La seconde, beaucoup plus importante, regroupe près de
100 millions d’habitants, nombre pouvant correspondre
à celui d’une ancienne nation, qui n’aurait besoin de
personne, et les prisonniers du monde lunaire, après
avoir effectué leur temps, rejoignaient presque tous
la communauté martienne qui se battait pour son
indépendance, sans trop l’afficher.

Nous sommes en 2611, La Terre n’a plus qu’une seule
nation, l’UMP, rien à voir avec le groupe politique du
vingtième siècle, il s’agit de L’union Mondiale
Planétaire, Capitale?

Paris, monnaie?

Le Franc, la langue?

Le français.

Le Président ?

Probablement venant d’ailleurs comme beaucoup
s’appelle John Battlefield, il a 192 ans, et des idées bien
arrêtées, ses principaux Ministres ?

Du moins ceux qu’il réunit toujours pour les Ordres du
jour importants ?

Gérard Dupont              142 ans, Premier Ministre.

Nills Kaufmann            137 ans, Ministre des Armées et
                                                      de la Police.

Farkas Kaplony            116 ans, Ministre des Sciences.

Isabella Cabestany      147 ans, Ministre de la Médecine.

Sam Ford                       157 ans, Ministre des Finances.

Katerina Douritchenko  98 ans, Ministre des Affaires Sociales.

Thomas Solnitz             103 ans, Ministre de la Justice.

« Alors parlons des finances, Sam, comment ça se passe ? »

« Presque à Merveille, Monsieur le Président, les impôts
et taxes rentrent bien, compte tenu des progrès réalisés
dans le secteur de la collègue, on pourrait allonger de
dix ans l’âge de la retraite, et le passer à 280 ans, dans
les chômeurs, nous sommes en dessous du un pour mille. »

John: « Hm ! Vous savez que c’est le un pour dix mille
que je veux atteindre, passer la retraite à 280 ans ?

Oui, c’est d’accord.

Et vous Nills ? »

« Eh bien, Monsieur le Président, les choses ne
s’arrangent pas, toujours des vols et des bagarres un peu
partout, et les fameuses guerres fratricides dans les
zones Parka 1, 2 et 3, nous maintenons les blocages des
frontières, les dispositifs font leur preuves, mais pour le
premier cas … »

« Renforcez les effectifs de police et militaires, un
chômeur pour dix mille, sur dix milliards d’actifs, 80 %
étant des hommes, vous disposez d’un réservoir de
800.000 personnes, ça peut aider, non ?

Pour les zones Parka, qu’ils continuent à s’entretuer, si
un jour, nous en sommes débarrassés, ça n’en sera que
mieux, bon Nills, je veux que partout les rues soient
sûres, de jour comme de nuit, alors faites-moi
embaucher et former ces chômeurs , du moins ceux qui
seront aptes.

A vous, Isabella ! »

« Monsieur le Président, comme pour mon confrère
Farkas, qui se bat contre la vitesse/lumière, je fais mon
possible pour allonger notre durée de vie, plusieurs
produits sont à l’étude, mais les effets secondaires
accroissent les difficultés, à l’heure actuelle, nous
essayons de sortir du flou. »

« Hm ! Pas très positif tout ça, je sais qu’on ne peut pas
toujours faire des miracles, mais intensifiez les
recherches, peut-être avec d’autres produits, le temps
passe, et il me faut des résultats.

Et vous Farkas ? Justement ? »

« Monsieur le Président, la lumière se défend bien, il y a
quelqu’un qui aurait pu nous aider, mais il est sur
la Lune. »

« Ah ! Vous voulez parler d’Anton Kracek ?

Qui, a une époque, a été l’un de vos élèves ?

Qu’en est-il de son cas, Thomas ? »

« Ca fait un an qu’il est là-bas, il a encore 39 ans
à purger…

Je sais qu’il s’agit d’un brillant scientifique qui a été jugé
et sanctionné injustement, et… »

« Oui, oui, Thomas, je connais les faits, un hyper doué en
tout paraît-il…

Mais d’une part, il n’y a pas de raison de revenir sur des
jugements, car telles sont mes propres Lois, même s’il
s’agit d’erreurs, ce qui reste à prouver, et d’autre
part, sur 10 milliards de péquins, il n’y a pas que
Kracek qui pourrait vous aider, Farkas, d’excellents
élèves sortent des plus hautes écoles tous les ans, des
petits génies, là dedans, il doit bien y en avoir quelques
uns, non ?

Cherchez mieux ! »

Farkas ne répondit rien, mais pensa:

« Cours toujours, mon bonhomme, un Anton Kracek, on
n’est pas près d’en trouver un autre, et ce n’est
certainement pas Gary Templeton qui le remplacera. »

Il y a 18 mois, Anton Kracek et Gary Templeton
travaillaient dans la même équipe de recherches
scientifiques, directement sous les ordres de Farkas 
Kaplony, Gary Templeton, fils d’un grand Sénateur, et issu
d’une famille très riche, était avide de gloire, et n’aimait
pas Kracek qu’il jalousait, il voulait également s’attribuer
ses découvertes, mais pour cela, il fallait l’éliminer du
circuit, le tuer ?

Non, il y avait peut-être mieux à faire.

Il décida de faire en sorte que son camarade soit accusé
de détournements de fonds et d’abus de biens sociaux, la
sanction ?

40 ans de prison, quelqu’un qui aurait simplement volé
une pomme en aurait pris pour deux ans fermes.

Il fit virer d’importantes sommes d’argent sur les
comptes de Kracek, puis parla à son père de doutes sur
son honnêteté, son Sénateur de père, qui avait le bras
long, le fit arrêter et juger, comme par hasard, le juge en
question, William Campbell, était un ami proche, l’issue fut
sans appel, Anton Kracek prit la sanction applicable dans
un tel cas, 40 ans sans remise de peine. 

Thomas Solnitz savait parfaitement qu’il s’agissait d’une
erreur, mais il ne pouvait rien faire s’il voulait conserver
sa place, et peut-être même sa vie.

John Battlefield: « Bon, nous avons fait le tour de l’ordre
du jour ?

Alors la séance est levée, bon appétit ! »

« Bon appétit, Monsieur le Président. »
« Bon appétit, Monsieur le Président. »
« Bon appétit, Monsieur le Président. »
« Bon appétit, Monsieur le Président. »
« Bon appétit, Monsieur le Président. »
« Bon appétit, Monsieur le Président. »
« Bon appétit, Monsieur le Président. »


Un an plus tard, en 2612, un certain Igor Patchenko sortit
de prison, il venait d’effectuer dix ans de détention dans le
Bloc 2 de la Lune, pour avoir répondu à son
supérieur, Valentin Delmas, ce dernier, une sorte d’officier
général, était directement sous les ordres de
Nills Kaufmann.

Il faut dire qu’à cette époque, l’homme n’avait pas fait de
gros progrès au niveau spirituel, comme durant les siècles
précédents, la société était gouvernée d’une main de
fer, en fonction d’intérêts supérieurs de l’état et de Lois
qui étaient toujours les mêmes, que l’on pouvait
contourner selon son rang social, il y avait les
privilégiés, et les autres.

Pour ces raisons, les prisonniers qui purgeaient leur peine
sur la Lune, et même ceux de la Terre, préféraient aller se
faire oublier sur Mars, communauté plus juste qui pouvait
leur donner une seconde chance.

La communauté de Mars, continuant à obéir, en
apparence, à la Terre, John Battlefield ne voyait aucun
inconvénient à ce que les ex-prisonniers deviennent des
martiens,  et faisait accorder facilement les autorisations
en pensant:

« Il y a déjà trop de monde sur cette planète, alors les
rebus ne sont pas nécessaires, qu‘ils restent là-bas… »

Igor Patchenko, 76 ans, ancien Commandant de
police, avait des liens familiaux avec Matthias Fuchs, 99
ans, Chef de la communauté martienne, ce dernier:

« Vodka, Igor ?

Et comme toujours un Bourbon pour moi, bon, tu viens
de la Lune ?

Alors on va te loger ici, à New Glinton, tu auras un bel
appart, racontes moi tout. »

Ce dernier lui parla de son long séjour en prison, pour
terminer par:

«Tu veux toujours que Mars devienne indépendante
de la Terre ?

Alors je crois avoir rencontré l’homme qu’il te faut, mais
il a encore 38 ans à tirer sur la Lune, faudrait organiser
son évasion. »

« Holà, comment tu y vas, Igor !

Là, ça poserait de sérieux problèmes:

- D’abord, ce salopard de Battlefield ne tarderait pas à
répondre en nous envoyant une armée.

- Ensuite, parce que sa surveillance se renforcerait, nous
n’aurions alors plus aucune chance de devenir
indépendants, depuis des années, je m’efforce de faire
semblant de lui obéir, afin d’endormir sa méfiance, rien
que ça me ficherait tout mon travail en l’air.

- Enfin, c’est qui ton bonhomme ?

En quoi est-il extraordinaire ? »

« Voilà, lorsqu’il est arrivé dans mon bloc, le 2, dès que
j’ai vu sa tête, je me suis dit, je le connais ce type, puis
ça m’est vite revenu.

Quelques années auparavant, j’étais passé dans le
Département des Recherches Scientifiques pour arrêter
quelqu’un, un sous-fifre qui faisait du trafic de drogue, un
simple technicien qui l’air de rien, s’en mettait plein les
poches, et c’est là que je l’ai vu, et ce type est
impressionnant, un genre de visage que l’on n’oublie
pas, grand, costaud, j’appris qu’il s’agissait d’Anton
Kracek, et… »

« Ah ouais, j’ai entendu l’histoire, celui qui a été accusé
de détournements de fonds, et qui serait un super
savant, c’est ça ? »

« Exactement, j’ai longuement parlé avec lui, et je m’en
suis fait un copain il vaut le coup, nos voyages
spatiaux, c‘est grâce à lui, certains lui attribuent
aussi un apport non négligeable dans notre longévité, et
d‘après ce qu‘il m‘a dit, la vitesse/lumière, il sait
comment la dépasser, il peut aussi fabriquer des
androïdes, améliorer des canons transformateurs, je
l’ai vu dans les ateliers faire du bricolage, il sait tout
faire ce mec, un sacré client. »

Matthias: « Ouais, j’ai entendu dire que c’était un
génie, mais justement, c’est là le problème, si on faisait
évader un péquin lambda, ça passerait encore, même
chez Battlefield qui s’en foutrait plus ou moins, mais
lui, c’est autre chose, l’autre tyran comprendra vite que
nous n’avons pas pris n’importe qui, et que nous avons
des projets qu’il n’apprécierait pas, c’est de la
dynamite, ton copain. »

« Tu sais que j’ai été Officier de police, et que l’armée
aussi, je connais, j’y ai été Lieutenant, avant la
police, en prison, on a régulièrement des nouvelles de
la Terre, on sait ce qu’il s’y passe, Battlefield a des
difficultés avec les vols, les bagarres, les manifs, et
certaines guerres dans les Parkas, il aurait besoin d’un
million de personnes en plus pour renforcer ses
effectifs, bien sûr qu’il saura qu’on a mis Kracek sur
Mars, mais je doute fort qu’il puisse nous envoyer une
armée, pour différentes raisons, et notamment des tas
de gens de la Terre qui viennent sur Mars de temps à
autre pour voir des membres de leur famille, s’il
décidait de nous attaquer, cela ferait une vaste
révolution sur Terre, il aurait pas mal de monde
contre lui. »

Matthias: « Oui, mais c’est lui qui tient le manche, et
il ne s’embarrasse pas de principes, il sait que le
Jugement de Kracek a été une erreur, mais il s’en
fout, une révolution?

Il a ce qu’il faut pour la neutraliser, il préférera le voir
mort, tiens !

Cela me donne une idée, si Kracek a tant de valeur, il
peut effectivement nous être utile, mais alors il faut
procéder autrement.

Tout dépend des relations que tu as pu faire
là-bas, as-tu des matons dans la manche, ou
d’autres détenus ? »

« Oui, c’est une idée géniale, je vois où tu veux en
venir, je connais suffisamment de monde pour préparer
le coup, mais il faudrait un autre cadavre pour
donner le change. »

« Exactement, et du même gabarit, est-tu sûr de
tes gens ? »

« Oui, surtout si on leur promet un bel avenir sur Mars. »

« Ca, c’est encore une autre histoire, on ne peut pas faire
confiance à n’importe qui. »

« A mes gens si, on peut, certains seront dans notre
armée, ils savent piloter, d’autres ont des
compétences techniques intéressantes, d’autres encore
des costauds qui peuvent être utiles, on fabrique un
masque, quelques images d’un cadavre qu’on incinère
comme il faut, et le tour sera joué, la pratique est
fréquente pour incinérer, et les gens de Battlefield ne
viennent pas pour vérifier. »

Matthias: « Pour d’autres, peut-être, mais pour lui, ils
risquent de venir, mais d’un autre côté, si sa réplique a
déjà été incinérée, conformément à la procédure
habituelle, et que personne ne peut prouver qu’il vient
sur Mars, quitte à le planquer en un premier
temps, Battlefield aura du mal à nous accuser, la Lune
n’est pas Mars, d’accord, je vais réunir mes adjoints, et
on va en parler. »

Après la réunion, Matthias:

« Bon, on va aller boire l’apéro et se faire un bon
resto, qui est ici, dans l’immeuble, alors on est bien
d’accord, pas besoin de cadavre, sur la Lune, ils ont bien
ce qu’il faut pour faire un corps du gabarit exact de
ce Kracek ? »

« Tout à fait, avec le masque que je vais emporter, ce
sera bon. »

« Oui, parce que l’organisation pénitentiaire, doit rendre
des comptes aux services de Battlefield,  et leur
transmettre des 3 D très précis, on n’a pas droit à
l’erreur, s’il a des signes distinctifs, il faut les
copier, surtout ne rien oublier. »

« Pas de problème, je m’en charge, quand sera prêt
le masque ? »

« Dans trois ou quatre jours, nous avons des trois D de
lui dans les archives, à ce moment là, tu pourras partir. »

Quelques jours plus tard, Igor Patchenko prit un glisseur
pour se rendre sur la Lune, il savait où se diriger vers le
Bloc 2 et qui y rencontrer.

Il se trouva face à Pavel Kovalsky, 88 ans, Chef des
gardiens , ce dernier:

« Tiens, Igor ! On revient sur les lieux du crime ?

Je te croyais sur Mars. »

« J’ai une petite histoire à te raconter, je crois que ça
va te plaire. »

« Ah ! Alors buvons quelque chose, et je t’écoute. »

Igor lui expliqua son projet, lorsqu’il eut fini, Pavel:

« Ffff ! Ca, c’est du lourd, pour le corps, j’ai trois
hommes sûrs pour faire le travail, pas besoin que les
taulards soient au courant, mais qu’est-ce qu’on
y gagne, nous ? »

« Tu sais que j’ai un lien avec le Chef de Mars, et moi, je
sais que tu voudrais redevenir pilote, alors je peux
arranger ça, pour tes trois hommes, qu’est qu’ils ont
fait avant d’être gardiens ? »

« Ben, je crois qu’Anthony aussi a piloté, il faudra voir
si ça l’intéresse toujours, José est un très bon
technicien, et Brahim, un costaud loin d’être bête, qui
sait faire pas mal de choses. »

« On leur trouvera un bon job, bien sûr, faudrait qu’eux
aussi, quittent la Lune, mais pas tout de suite. »

« C’est clair, je vais leur en parler, mais je préfère que
personne ne te voie, va dans ma chambre, à côté, et
ferme la porte, j’en ai pour une demie heure, si c’est
d’accord, tu me passeras le masque, on se charge
du reste. »

Un peu plus tard:

« Bon, c’est d’accord, je vais te mener à une autre
pièce, personne ne t’y dérangera, c’est là que tu
dormiras, car le corps ne peut être prêt avant
demain, bien sûr, on t’amènera Kracek, et à un
moment que je connais, vous pourrez quitter
discrètement le Bloc, voilà, prends ton mal en
patience, c’est José qui t’apportera tes repas.

Pour la crémation, nous procédons
automatiquement, sans accord de la Terre, alors
même si Battlefield fait la gueule, il ne pourra rien
prouver, je ne savais pas que c’était une super
tête, ton mec. »

« Il a dû ne le dire qu’à moi, vous prévoyez de venir
quand sur Mars?

Toi et tes trois gars, vous serez les bienvenus. »

« Bof, je suis bien ici, mais j’ai 88 ans, disons dans
deux ans, je trouverai le moyen de te faire signe, pour
mes gars, Anthony sera peut-être plus pressé, José ?

Il a 52 ans, mais ça a l’air de lui plaire ici, je lui ai
déjà entendu dire, tout sauf la Terre, mais je ne sais
pas pourquoi, Brahim il est encore jeune, 47 ans, c’est
un peu pareil, lui et sa salle de sport…

Tu la connais, on en a une bonne, alors lui aussi, faudra
que je lui demande, ce sont surtout les taulards qui
veulent partir sur Mars, Nous…

Ah ! Mais attends, Brahim a des proches sur Mars, et
il y va dès qu’il a des congés, lui, ça l’intéressera peut
être de donner sa démission.

Je te tiendrai au courant. »  

Le lendemain après-midi, Pavel revint dans la pièce
où il avait laissé Igor, Anton l’accompagnait.

« Salut Igor, content de te revoir. »

« Salut Anton, moi aussi, et tu es libre . »

Pavel: « Ouais, les gars, mais doucement les
basses, restez ici pour le moment, vous pourrez
partir dans une heure, normalement, vous ne
devriez rencontrer personne pour sortir du Bloc, mais
faites quand même attention.

Bon, la version officielle pour Battlefield, Anton s’est
suicidé, nous venons de le constater et de
l’incinérer, selon la procédure habituelle, on va
attendre que vous soyez partis pour l’informer, après
tout, j’ai beaucoup à faire et ne suis pas toujours
dans mon bureau, heureusement, il avait une cellule
un peu à part, aucun taulard n’a vu le manège, on
s’en est assurés, voilà, alors bonne route les gars, je
vais regagner ma place. »

Igor: « Merci Pavel, on saura s’en souvenir. »

Quelques heures plus tard, alors qu’Igor et Anton
faisaient route vers Mars, John Battlefield, rouge de
colère, écoutait le rapport de son Premier
Ministre, Gérard Dupont:

« Quoi, Anton Kracek s’est suicidé ?

Et vous avez les trois D!

Réunissez tout le monde, et venez avec ! »

Quelques minutes plus tard, Gérard Dupont:

« Voyez, Monsieur le Président, pour moi, cela ne fait
pas de doute, pour Nills non plus, il s’agit bien
d’un suicide. »

« Hm ! A première vue, oui, mais ça ne me paraît pas
logique, Kracek n’était pas un faible, Nills ! Faites
envoyer du monde pour aller enquêter au Bloc 2, je
veux savoir exactement ce qui s’est passé, puis bien
sûr, ils ont fait la crémation, cela détruit toutes les
preuves, qu’en pensez-vous vous autres ? »

Katerina: « D’après ce que je vois, Monsieur le
Président, je partage l’avis du Premier Ministre. »

« Oui, en apparence, c’est-ce qu’on pourrait
penser, mais j’ai un doute, Nills ! Faites également
vérifier si des vaisseaux ou des glisseurs sont
partis à ce moment là, puis faites interroger tout
le monde, taulards, gardiens, le gardien Chef, pas
d’exception. »

Sam: « Peut-on connaître la nature de votre
doute, Monsieur le Président ? »

« Sans problème, Sam, moi, je crois que le coup a
été bien arrangé, qu’Anton est en route vers Mars, et
que si Matthias Fuchs le recueille sans nous en
parler, vu le calibre du client, j’ai idée que la
communauté de Mars va rechercher son indépendance. »

Après un silence sépulcral dans la salle, le Président:

« Farkas ! Vous êtes bien placé pour évaluer les
conséquences d’un Kracek sur Mars, qu’en
pensez-vous ? »

« Je crois au suicide, Monsieur le Président, surtout
qu’il aimait énormément sa femme  Melania, c’est vrai
qu’il n’était pas faible, mais après deux ans de
prison, on peut changer. »

« Je ne vous ai pas demandé ce que vous
croyez, Farkas, parce que ça, je le savais, ce qui
m’intéresse, c’est-ce qu’il peut faire une fois sur Mars. »

« S’il est encore vivant, pour moi, si Matthias veut
son indépendance, c’est l’homme qu’il lui faut. »

« Meilleure réponse, c’est exactement ce que je
voulais entendre, alors Nills, vous allez m’envoyer
un millier de vaisseaux sur Mars, direction l’immeuble
de Mathias ! »

« Une fois là bas, que devront faire nos
hommes, Monsieur le Président ? »

« Interroger Matthias et tous ses adjoints, fouiller
partout, et leur faire comprendre que s’ils ne nous
remettent pas Kracek, de lourdes sanctions
pourraient suivre. »


Peu après, le glisseur arrivait à New Glinton, Igor
avait déjà appelé Matthias pour prévoir la suite, ce
dernier:

« Tel que je connais Battlefield, il va nous envoyer
un paquet de vaisseaux dans peu de temps, le temps
de coordonner une armada, ils peuvent être là dans
une heure, il va falloir faire vite. »

« Matthias, ici Anton, je peux vous indiquer comment
fabriquer un rayon qui protègera toute la
planète, deux jours sont nécessaires, il faut me
trouver un labo secret, et tenter de gagner du
temps, en disant que je suis bien arrivé sur
Mars, mais que je suis recherché. »

« Bonjour Anton, ravi de vous voir parmi nous, le
labo, je sais où, ils ne risquent pas de vous
trouver, mais le rayon protecteur, s’il y a déjà des
centaines de vaisseaux en surface, ça ne sera
pas évident. »

« vous disposez de combien d’appareils ? »

« Environ 500, nous ne ferons pas le poids. »

« Je pense que si, ils vont tous se poser dans la
même zone, la plus proche de chez vous, je peux
faire un rayon qui va les éliminer, bien sûr, il y
aura 3000 morts, et plus de traces d’aucun
vaisseau, après, on actionne le rayon protecteur, et
vous aurez votre indépendance.

Et je n’en resterai pas là, car j’ai une sacrée
revanche à prendre. »

« Ffff ! Mieux vaut ne pas être votre ennemi, je
vous attends. »

Quelques minutes plus tard, Matthias:

« Re, Igor, bravo, bien joué, vous Anton, vous êtes
le bienvenu parmi nous, je pense que les vaisseaux
de Battlefield seront là dans une demie heure, j’ai
prévu un petit scénario pour les balader, mais
venez, vous, il faut vous planquer. »

« De préférence dans un lieu où je puisse me
mettre au travail de suite avec les assistants
qu’il faudra. »

Matthias: « Je dois pouvoir arranger ça,  une demie
heure me suffit largement. »

Pendant ce temps, le Président toujours en réunion
avec ses Ministres, recevait d’autres nouvelles de la
Lune, un vaisseau et un glisseur avaient quitté le
satellite le jour du suicide supposé, mais personne
ne pût rien dire d‘autre, sinon qu‘Anton aurait pris
un poison.

« Un poison ! Mon œil oui, on a fait en sorte de bien
présenter le suicidé, la classe, je vous en foutrai moi
du poison, Le vaisseau est venu se poser sur la
Terre, alors ils ont pris le glisseur, attendons la suite
de l’enquête sur Mars. »

Nills: « Autre hypothèse, Monsieur, et si Kracek
avait prévu vos doutes, et ait pris le vaisseau venu
sur Terre ? »

« Ah Ah  Ah ! Remarquez, ce que vous avez dit n’est
pas bête, et possible en plus, où a-t-il atterri, ce
vaisseau ? »

« A New-York »

« Alors là, non, s’il avait atterri dans un endroit moins
voyant, alors peut-être oui, mais là, je n’y crois
plus, New-York, c’est l’endroit le plus surveillé de la
planète, il n’aurait pu passer inaperçu. »

Nills: « Peut-être avec un masque ? »

Un doute vint s’insinuer dans l’esprit du
Président, mais sa réaction fût rapide:

« Bon, ne traçons pas de plans sur la comète, et
attendons ce que Delmas va nous dire. »

Il avait quand même un doute en pensant à Gary
Templeton.

« Oui, il peut avoir deux raisons de venir ici, sa
femme, et Gary Templeton, pour se venger, mais si
brillant soit-il, il sait qu’on peut le découvrir dans
les deux cas, il y a des hommes près de son
domicile, et aussi en protection de Gary Templeton, s’il
les voit, il tentera alors d’aller sur Mars, et j’ai idée
que de toute façon, c’est là-bas que ça se jouera. »

Une heure plus tard:

« J’appelle le Président, j’appelle le
Président, ici, Valentin Delmas. »

« Oui, Delmas, je vous écoute. »

« Monsieur le Président, Matthias Fuchs nous a dit
qu’il y a un peu plus d’une heure, un inconnu qui
ressemblait à Kracek, s’est posé quelque part dans
la zone sombre de Mars, loin de sa ville, mes hommes
fouillent partout, mais il se pourrait qu’il dise la vérité. »

« Cherchez pas, c’est Kracek, voyons vos 3 D et
votre conversation avec Matthias. »

« Elles sont en train de vous parvenir »

« Bien, nous les attendons ! Restez en contact
avec moi !»

« A vos ordres, Monsieur le Président. »

Quelques minutes plus tard:

« La psychologie n’est pas votre fort, Delmas, il ment !

Fouillez New Glinton mètre carré par mètre carré, avec
trois mille hommes, ça doit pouvoir se faire, non ? »

« Ca se fera, Monsieur le Président. »

« Bien, j’attends les résultats.

Vous autres, vous restez là ! On y passera la nuit s’il
le faut, mais vous aurez des boissons et des repas. »

Il n’ y eut jamais de réponse, pendant ce temps, dans
le building de Matthias:

Anton: « Voilà, il n’y a plus de gêneurs, mais pour le
rayon protecteur, il faut attendre demain, pour quand
exactement, Sarkid ? »

 Sarkid Emlamm,  53 ans, s’avérait être un Technicien
Chef volontaire et très compétent:

« Mes hommes et moi, allons travailler dessus toute la
nuit, s’il le faut, Monsieur Kracek, chapeau pour votre
système, ca devrait être bon aux premières
heures, demain matin. »

« Excellent, Battlefield n’enverra pas de vaisseaux cette
nuit, mais très probablement demain, et pour lui, il sera
trop tard, je boirais bien quelque chose avant un petit
repos, cent millions de kilomètres en glisseur, ça fatigue. »

Pendant ce temps, Battlefield et son équipe:

« Mais qu’est-ce qu’il fait Delmas ?

Pourquoi ne rappelle-t-il pas ? »

Farkas Kaplony préféra ne rien dire, mais cela ne
l’empêchait pas de réfléchir.

« Si c’est-ce que je pense, Monsieur le Président, vous
n’avez plus de vaisseaux sur Mars, alors les rappels… »

Dupont: « C’est une ville importante, Monsieur le
Président, mètre carré par mètre carré, même avec
3000 hommes, ça peut prendre pas mal de temps. »

« Hm ! Oui, bon, on va aller se coucher, réunion demain
matin, ou plus exactement tout à l’heure, à dix heures ! »

Vers 11 heures, il n’y avait toujours pas de réponse, le
Président prit une décision:

« Nills, vous m’envoyez encore 1000 vaisseaux sur
Mars, ils cherchent visiblement, du moins Matthias, à
gagner du temps, et au retour, je veux voir Delmas
au rapport. »

Quelques heures plus tard, les vaisseaux étaient
revenus, et :

« Monsieur le Président, un certain Karl
Hammerstein, Colonel de l’armée spatiale, demande
à être reçu. »

« Faites le entrer ! »

« Alors Colonel, qu’est-ce qui se passe sur Mars, et
où est Delmas ? »

« Le Général Delmas ?

Monsieur le Président ?

Je ne l’ai pas vu, mais il nous a été impossible de nous
poser sur Mars, la planète semble protégée par un
rayon invisible et infranchissable, ce qui nous a
obligés à revenir. »

Le Président était vert:

« Quoi, un rayon infranchissable?

Sur toute la planète ? »

« Je confirme, Monsieur le Président. »

« Qu’en pensez-vous Farkas ? »

Pour penser, il pensait:

« La fête est finie, mon ami, il fallait s’y attendre ».

Puis il répondit:

« La seule explication possible, Monsieur le
Président, c’est qu’Anton a trouvé le moyen de
protéger la planète avec un rayon dont j’ignore la
nature, avez-vous vu d’autres vaisseaux que les
vôtres, Colonel ? »

« D’autres vaisseaux terrestres ?

Non, Monsieur, aucun. »

« Incroyable ! Comment a-t-il pu faire ça en si peu
de temps ? »

« Je crains que pour Anton, tout soit
possible, Monsieur le Président. »

« Bon, fin de la séance, je vais réfléchir aux
dispositions à prendre et vous  convoquerai en
temps utile. »

Deux jours plus tard Battlefield avait à nouveau réuni
ses Ministres.

« Bon, on va appeler Matthias, et essayer de négocier
avec lui, par exemple qu’il nous donne Kracek contre
un certain nombre d’avantages, et bien
sûr, l’indépendance, puisque c’est ça qu’il souhaite, au
demeurant, on va revoir l’injustice de ce génie, le
blanchir, et lui donner des privilèges ici, il pourra
retrouver sa femme en toute tranquillité, reprendre
son poste et même penser à devenir votre
successeur, Farkas, qu’en pensez-vous ? »

Nills: « Brillante idée, Monsieur le Président, un excellent
moyen de renverser la situation. »

Parmi les autres Ministres, certaines et certains ne
partageaient pas cet avis, mais ils préférèrent
s’abstenir, Sam Ford répondit:

« Ca vaut le coup d’être tenté Monsieur le
Président, d’abord parce qu’il y a sur Mars  une majorité
de gens qui ont des proches ici, ensuite parce que la
même proportion d’humains aime bien les avantages et
autres privilèges, enfin, si Anton Kracek se sent
reconnu, et que l’on peut satisfaire ses éventuelles
demandes, il n’a fait que deux ans de prison sur les
40, on place Gary Templeton, qui finalement n’est pas
très compétent, dans un autre circuit, tout cela pourrait
le faire changer d’avis. »

Farkas, dans son coin:

« Ca, mon ami, tu te mets de doigt dans l’œil si tu
espères qu’Anton changera d’avis… »

John: « Oui, bien Sam, voilà l’idée, Templeton ne vaut
rien, alors que Kracek est trop dangereux, il suffit de
satisfaire son désir de vengeance et tout rentrera
dans l’ordre, Nills, faites appeler Matthias ! »

Cinq minutes plus tard:

« Bonjour Matthias, ici John Battlefield, me voyez-vous ?

Parfait, alors j’ai plusieurs propositions à vous faire. »

Puis il reprit les diverses idées pour terminer par:

« Cela peut représenter une mutuelle satisfaction, nous
reconnaissons votre indépendance, Krasec sera à
nouveau considéré comme il le mérite, et pourra se
venger de cet incapable de Templeton, tout en
retrouvant sa femme ici, qu’en pensez vous ? »

Il se trouve qu’Igor Patchenko et Anton Krasec étaient
près de Matthias, mais non visibles à l’écran, ce dernier
lui fit un signe que  Matthias comprit de Suite:

«Monsieur le Président, vos propositions méritent
considération et nécessitent un temps de réflexion, nous
allons en débattre, et vous rappellerons demain à la
même heure, ça vous convient ? »

« Mais bien sûr, cher ami, prenez donc votre
temps, pensez à tous les avantages dont vous pourrez
bénéficier, et au fait que pour Anton Kracek, justice
soit faite. »

« Soyez sans crainte, Monsieur le Président, nous
penserons à tout cela. »

Lorsque Matthias raccrocha, il s’adressa à ses deux amis:

« Quel idiot ! Il croit pouvoir reprendre la situation en
mains avec ses noires propositions cousues de fil
blanc, il ne voit même pas à quel point il est ridicule. »

Anton: « Tout à fait, il est temps de lui donner une autre
leçon, j’ai pu voir que vous travaillez sur l’invisibilité
des vaisseaux et des combinaisons, où en êtes-vous
exactement ? »

Matthias: « Teko Kawasaki et Mark Sheldon, que
maintenant vous connaissez, pourront vous en dire
plus que moi, puis-je savoir quelle est votre idée ? »

« Bien sûr Matthias, celle de rendre des vaisseaux et
autres glisseurs invisibles et indétectables, ainsi que
les combinaisons, avec Igor, on irait à Paris, récupérer
ma femme Melania, et Farkas Kaplony, mon ancien
Professeur qui est quelqu’un de bien, puis après, vous
pourrez reparler au tyran. »

« Ffff ! Un génie doublé d’un aventurier casse-cou !!
Dans quel domaine vous seriez normal, s’il y en a
seulement un ?

Mais je comprends votre point de vue, vous craignez
que cet imbécile de Battlefield s’en prenne à eux ? »

« Exactement. »

« Ok, on passe voir nos scientifiques. »
    
Après une discussion entre Teko, Mark, Matthias et
Anton, et quelques analyses de ce dernier il en
résulta que:

« Vous étiez bien avancé dans l’invisibilité, et très près
du but, il vous manquait une simple constante que j’ai
rajouté à vos formules, quand pourriez-vous mettre
ces rectifications en pratique ? »

Mark: « Avec Teko et nos équipes, on est prêt à
travailler toute la nuit, demain matin pour les
combinaisons, et, Si Teko voit comme moi, demain
après-midi pour un glisseur, mais comment faites vous
pour disposer de telles connaissances, Anton ? »

Teko: « Oui, c’est tout à fait possible. »

Anton: «  Vous savez, Mark, j’ai fait deux ans sur la
Lune, et là-bas, non seulement j’ai eu le temps de
réfléchir, mais j’avais un atelier qui me permettait
de bricoler pas mal de choses, notamment pour le
bien des détenus et des matons, alors rien
d’extraordinaire là-dedans. »

Teko: « Quand même, les formules ardues de
l’invisibilité, et de vos autres apports, ne
s’improvisent pas. »

De retour dans le bureau de Matthias, Anton:

« Bon, voilà comment on va procéder, lorsque vous
rappellerez Battlefield, vous lui direz que l’ensemble
de ses propositions vous intéresse, mais qu’il reste
encore quelques points à débattre, notamment celui
de me convaincre de retourner sur Terre.

Dès que le glisseur sera prêt, avec Igor, on fonce à
Paris, je sais où récupérer ma femme et Farkas, une
fois qu’on les a ramenés, dès après demain matin, vous
pourrez alors dire à Battlefield réellement ce que vous
pensez de lui. »            

Matthias: « C’est bien mon intention, depuis le temps
que j’attends ce moment… »

Le lendemain après-midi, les scientifiques avaient bien
tenu le planning, tout était prêt, ils prirent deux heures
supplémentaires pour effectuer les derniers
contrôles, puis  Anton et Igor décollèrent pour la Terre.

Igor: « Je connais un endroit où on pourra laisser le
glisseur en toute tranquillité pour le reprendre, Matthias
a eu la bonne idée de me faire fabriquer un
masque, donc moi, je devrai rester visible pour
emprunter un véhicule individuel qui nous emmènera
jusqu’au domicile de votre femme, charge à vous de la
récupérer, et de faire de même avec Farkas, vous
n’aurez pas la partie la plus facile. »

« Pas de problème, je sais que ma femme ne quitte
pratiquement jamais notre domicile, pour Farkas, il a
été en réunion ce matin, et il y a un moment qu’il
n’enseigne plus ni ne fait de recherches, il sera donc
aussi chez lui, cela sera une promenade de santé. »

« Une promenade de santé !!

Avec toute la police qui rôde autour de chez vous !! »

« Nous passerons par une cour arrière qui débouche
sur l’immeuble voisin qui doit être moins
surveillé, voire pas du tout, on trouvera l’astuce, quant
à Farkas, personne ne le surveille, ce sera du gâteau
si vous vous placez au bon endroit. »

Anton ne s’était pas trompé, l’immeuble voisin de
celui de sa femme n’était pas surveillé, ils purent se
rendre chez Farkas en toute tranquillité, Anton mit un
moment à le convaincre, mais ce dernier finit par
accepter, quatre personnes se trouvaient dans le
véhicule lors du retour vers le glisseur.

Farkas: « Finalement, c’est un très joli
coup, Anton, j’imagine déjà la tête de Battlefield. »

Anton: « Surtout lorsque Matthias le rappellera demain
matin, Professeur, et vous serez là. »

« Ne m’appelez plus Professeur, Anton, ni Monsieur le
Ministre, je viens de démissionner, et je n’enseigne
plus depuis longtemps, alors… »

« Vous avez raison, Farkas, c’est plus pratique, sur
Mars, les gens de la communauté s’appellent tous par
leur prénom. »

De retour sur Mars, Matthias:

« Ah vous voilà ! Tout s’est bien passé ? »

Anton: « Les mains dans les poches, je vous présente
Farkas, ainsi que mon épouse Melania. »

Matthias: « Ravi de vous voir parmi nous Farkas, mes
respects, Madame, nous allons vous trouver des
appartements confortables près d’ici, celui d’Anton est
déjà pas mal, mais si vous souhaitez encore mieux, vous
l’aurez. »

« Merci Matthias, Anton m’a demandé de vous appeler
ainsi, appelez-moi  Melania. »

« Vous êtes charmante, Melania, je comprends que
mieux l’action d’Anton, quant à vous, Farkas, il ne vous
reste qu’à choisir votre future activité, si vous en
voulez une, avec le phénomène que nous avons ici, nous
sommes en passe de créer une sacrée communauté.

Je vous propose d’être tous les deux ici, demain
matin, lorsque j’appellerai Battlefield. »

Melania: « Bien sûr, avec plaisir, à quelle heure ? »

« 10 heures. »

Farkas: « Je ne manquerai ça pour rien au monde. »

Le lendemain matin:

« Bonjour Monsieur Battlefield, vous allez bien ?

Permettez-moi de vous présenter deux de vos
connaissances, Madame Melania, épouse Kracek, et
Monsieur Farkas Kaplony votre ex Ministre des
Sciences, qui aurait démissionné.

Nous avons, bien sûr, reconsidéré vos propositions, l’une
d’elle n’a plus lieu d’être, et une autre, la réhabilitation
de Monsieur Anton Kracek, n’a plus d’objet non plus, car
chez nous, il est hautement considéré, alors que
peut-on penser de ce qui reste ? »

Battlefied, stupéfait, puis rouge de colère:

« Je ne vous demande pas comment vous avez réussi ce
coup, mais vous allez me le payer ! »

Matthias: « Ah oui ?

Et avec quoi ?

Nous n’avons plus la même monnaie.

Vous devriez vous calmer, car l’histoire n’est pas
finie, comme vous le savez, nous entourons Mars d’un
rayon infrangible, très en avance sur vos petites
technologies, nous allons le maintenir durant
une, peut-être deux générations, que va-t-il alors se
passer à votre avis ?

Indépendamment du fait que vous ne pourrez plus
mettre le nez dans nos affaires, des dizaines de millions
de gens chez vous ne pourrons plus venir voir les
membres de leur famille qui font partie de notre
communauté, ce que nombre d’entre eux chez nous
ne regretteront d’ailleurs pas, mais chez vous, à mon
avis, il va y avoir de sérieuses réactions, ils vont
commencer par vous poser des questions, puis par
vous demander des comptes, et comme je doute
que vous puissiez leur donner des réponses qui les
satisfassent, votre nombre de Parkas, et autres lieux
de discordes va singulièrement augmenter, il y aura
des guerres civiles qui vont vous donner du pain sur
la planche, je n’aimerais pas être à votre place.

Remarquez, les gens de votre espèce ont un
mérite, fût-il involontaire, c’est celui de permettre à des
communautés comme la nôtre de se développer.

Que sont les gens de Mars pour la plus part, y compris
leurs ancêtres?

En majeure partie des gens qui ont été refusés dans
votre système, privés de liberté, notamment de celles
de vivre et d’entreprendre, même vos taulards et vos
matons, en quasi-totalité, sont tôt ou tard recueillis sur
Mars, car ils ne veulent plus entendre parler de la
Terre, cela vous étonne ? Non, pas vraiment je crois.

Vous allez peut-être me dire que nous serions des
terriens?

Et que de ce fait, nous dépendons de la Terre ?

La moitié de notre communauté n’a jamais mis les pieds
sur Terre, car ils sont nés sur Mars, d’autres encore, ont
quitté la Terre très jeunes, et s’en souviennent à
peine, quant à ceux qui l’ont bien connue, et qui ont été
plus ou moins victimes de votre système et de celui de
vos prédécesseurs, on ne leur demanderait pas d’y
retourner, lorsque vous les interrogez, ils vous répondent:

« Je suis martienne. » ou « Je suis martien. »  

Une dernière chose, nous disposons d’une arme, qui
pourrait rayer de votre planète tout ce qui y vit en
surface, rappelez-vous des 1000 vaisseaux et des
équipages du Général Delmas qui ne sont plus de ce
monde, mais bien sûr, nous ne le ferons pas, ne serait-ce
que par le fait que les animaux, ainsi que 80% de vos
citoyens, ne sont pas responsables de vos mauvaises
actions, nous ne pouvons que les plaindre, mais
attendez, je crois qu’Anton veut prendre la parole. »

Anton: « Oui, Battlefield, ou plus exactement John, parce
qu’ici, nous nous appelons par nos prénoms, si vous
rencontrez Gary, alias Templeton, ou son Sénateur de
père, remerciez les,  me venger de Gary ?

Certainement pas, au contraire, c’est grâce à eux que
j’aborde une nouvelle vie, beaucoup plus riche que la
précédente, permettez-moi de vous en féliciter.

Ah, attendez, votre ex Ministre veut vous dire un mot. »

« Salut John, ça va ?

Prenez donc un petit Bourbon, cela va vous retaper.

Vous avez votre équipe près de vous ?

Je les salue également, et bon courage pour la suite. »

Et ils raccrochèrent, Battlefield resta sans réactions, dix
minutes s’écoulèrent avant qu’il ne dise:

« La séance est levée. »


-----***-----










_________________
Cicéron c'est Poincaré.

Bébert


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MessagePosté le: Dim 23 Avr - 01:53 (2017)    Sujet du message: Publicité

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