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L010

 
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Kr
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Messages: 135

MessagePosté le: Dim 23 Avr - 01:56 (2017)    Sujet du message: L010 Répondre en citant

En 2345 sur Terre, l’humanité représente environ 10
milliards d’habitants, nombre comparable à celui du
milieu du vingt et unième siècle, les problèmes posés
par le réchauffement climatique, puis par de nouvelles
maladies qu’il a fallu mettre un certain temps à
éradiquer, bien des hauts et des bas durant ces trois
derniers siècles.

L’évolution de l’humanité, aurait-elle été suspendue
durant ce temps ?

Pas tout à fait, si les nations qui la composent sont
pratiquement les mêmes, avec confirmation d’une
certaine prépondérance des USA par rapport à la
Chine, l’Europe, et la Russie, avec l’anglais comme
langue mondiale, et le Dollar comme monnaie
principale, les pays arabes ont formé une union très
puissante qui s’appelle la RAU(République Arabe
Unie), dont le niveau de vie est équivalent à celui des
quatre autres.

Les conflits d’antan, et autres formes de terrorisme ont
disparus, l’ensemble des sociétés est mieux
organisé, mais l’intérêt principal reste toujours
l’argent, des classes moyennes se sont
reformées, permettant à la majorité des gens de
vivre décemment.

Les forfanteries et autres glorioles ne font plus partie
de la politique, cette dernière étant axée sur une
efficacité, et sur des résultats, le collectif, devenu
prioritaire sur l’individuel, a permis des progrès dans
différents domaines, pratiquement plus de chômeurs
dans le social, allongement de la durée moyenne de vie
dans le médical, vivre jusqu’à 130 ans est devenu
monnaie courante, mais c’est surtout vers les
recherches spatiales que les préoccupations se sont
orientées, et les progrès médicaux n’y sont pas
pour rien.

Certaines découvertes permettent non seulement de
voyager dans l’espace, mais aussi de dépasser la
lumière, les voyages vers les systèmes plus ou moins
proches s’intensifient, dans le but de trouver d’autres
planètes habitables, des exoplanètes identiques à la
Terre, mais aucune réunissant toutes les conditions n’a
encore été découverte à ce jour.

Les divers gouvernements ont bien envisagé de terra
former Mars, mais l’implantation d’un champ magnétique
s’avère encore hors des possibilités, ils se sont donc
rabattus sur la recherche de vaisseaux spatiaux plus
solides, plus rapides, pouvant aller de plus en plus
loin, et disposant de systèmes plus évolués, tels que
l’air, l’eau, le chauffage, l’anti gravité, l’alimentation, ce
dernier devant être encore amélioré pour acquérir une
plus grande autonomie.

Les armes ?

Oui, quelques progrès sur le laser, les instruments de
détection ?

Aussi, mais il reste encore à faire, quant aux androïdes, il
en existe d’assez sophistiqués, d’apparence humaine, mais
qui ne restent que d’excellents serviteurs, l’androïde
intelligent, créatif, n’existe pas encore.

C’est en cette période du Lundi 5 Février 2345, que le
Président des USA, Jordan Parker, convoque deux de ses
Ministres, John Simmons, Ministre des sciences, et Tyler
Reed, Ministre des armées.

« Alors, John ?

Je crois savoir que vous avez des choses intéressantes à
nous raconter ? »

« En effet, Monsieur le Président, vous connaissez le
Général Ethan Wilson, et ses états de service ?

Vendredi, il m’a appelé pour me demander de lui rendre
visite à sa base secrète parce qu’il avait la confirmation
opérationnelle de ce dont nous avons parlé le mois dernier.

A savoir un vaisseau spatial appelé le STORM, de 300
mètres, pouvant aller 500.000 fois plus vite que la lumière
et disposant de l’autonomie nécessaire, dans tous les
compartiments, pour atteindre Andromède.

Il ne m’a pas caché que pour les propulseurs, avec une
autonomie de cinq millions d’années/lumière, c’est un
peu juste pour un aller/retour, qui durerait au moins
15 ans, mais qui permettrait peut-être, une fois dans
l’autre galaxie, de trouver une planète que nous n’avons
pas encore découverte dans notre secteur.

C’est un voyage risqué, et peut-être sans retour, le
vaisseau est au point, mais faut-il l’utiliser dès
maintenant ou bien attendre de progresser davantage ? »

 Tyler: « De combien d’hommes et d’androïdes se
composerait l’équipage ? »

John: « D’après Wilson, 50 hommes et 10 androïdes
feraient l’affaire. »     

Jordan: « Intéressant, mais très risqué, long, et
aléatoire, dans 15 ans, nous ne serons plus là pour
décider, mais d’un autre côté, si une planète identique
à la Terre pouvait être trouvée là bas, cela serait
profitable à l’humanité, mais un autre problème se
pose, ces propulseurs sont un peu justes, non ?

Et à quelle distance maximale pouvons-nous
communiquer dans l’espace d’après nos connaissances
actuelles ? »

John: « Bonne question, Monsieur le Président, Wilson
m’a parlé de dix unités astronomiques, soit un milliard et
demi de kilomètres, ce qui veut dire qu’il faudrait que le
vaisseau puisse revenir dans le système, au moins au
niveau de Saturne pour que l’on puisse profiter
des informations. »

Tyler: « Disposant moi-même de quelques notions
d’astronomie, et ayant suivi tous les voyages avec grand
intérêt, je peux vous dire que c’est trop tôt pour
entreprendre celui que vous proposez, pourquoi ?

- Parce que Andromède est à 2.5 millions
d’années/lumière d’ici.

- Si cette galaxie est constituée comme la nôtre, ce qui
reste à prouver, il faudra 100.000 années/lumière de plus
pour arriver au premier tiers près du centre.

- Un fois sur place, sans le facteur chance, passer des
milliers de milliards de kilomètres et des années à
rechercher la planète en question, si elle existe, c’est
l’histoire de l’aiguille dans la botte de foin, et même pire.

- Enfin, si le vaisseau est toujours en vitesse
maximale, cela aura une forte influence sur l’autonomie
des réacteurs, qu’elle raccourcira.

Conclusion: Dans l’état actuel des choses, ce voyage
serait un suicide. »  

Jordan: « Voilà une série d’arguments imparables, vous
avez été un scientifique, John, qu’en pensez-vous ? »

« Tout ce que Tyler a dit est exact, Monsieur le
Président, j’étais malheureusement trop pressé
d’apporter une bonne nouvelle pour prendre le temps
de réfléchir, mais 500.000 fois la lumière, Wilson m’a dit
que c’était nouveau, et théorique, peut-être que le
vaisseau peut aller beaucoup plus vite, et c’est en
l’essayant qu’on le saura. »

Tyler: « Pour Andromède, ce n’est pas une question de
vitesse, il irait cent fois plus vite que je dirais encore
non, le problème, c’est l’autonomie des propulseurs, et
la solution serait d’augmenter cette autonomie d’au moins
du double, voire du triple, par contre, rien ne nous
empêche de tester le STORM sur des systèmes à plus de
7000 années/lumière, là, même en le poussant au
maximum, on n’aura pas de risques. »

Jordan: « D’accord avec Tyler, dites à Wilson qu’on va le
tester sur les systèmes environnants les plus lointains, il
se pourrait qu’on ait le facteur chance, mais discrétion, nos
voisins ne sont pas obligés de tout savoir. »

« Entendu, Monsieur le Président. »

Deux ans s’écoulèrent, les quatre ou cinq autres nations
principales avaient entendu parler du STORM, et
s’efforçaient de fabriquer un vaisseau comparable, mais
c’est un certain Jeff Lung, un jeune et brillant chercheur
de 38 ans, qui faisait partie de l’équipe du Général
Wilson, qui fit deux découvertes, une sur l’autonomie des
propulseurs, en y ajoutant un nouveau composant, il
multiplia l’autonomie par quatre.

Pour la pliure de l’espace/temps, une formule lui permit
de dire que théoriquement, la vitesse du STORM pourrait
être multipliée par dix, nanti de ces nouvelles données, le
Général Wilson se rapprocha de John Simmons, et
fût, tout comme ce dernier, et Tyler Reed, convoqué
par le Président.

« Alors, Général Wilson, vous disposez d’un phénomène
qui rend possible et sans risque le voyage vers
Andromède ? »

« Oui, en effet, Monsieur le Président, Jeff Lung est un
génie, dans quelques jours, peut-être une semaine, le
STORM sera nanti de deux nouveaux propulseurs, chacun
d’un autonomie de 20  millions d’années/lumière, et
pouvant atteindre une vitesse de 5 millions de fois la
lumière, un aller et retour vers et de Andromède prendrait
6 mois, sans aucun risque, il faudra, bien sûr, ajouter les
temps de recherche sur place. »

« Très intéressant, qu’en pensez-vous, Tyler ? »

« Si ces possibilités se confirment, Monsieur le
Président, alors oui, volontiers, je n’ai plus d’opposition
à formuler. »

Jordan: « Bien, alors maintenant, une autre question se
pose, à qui pourra-t-on confier le STORM ?

Autrement dit, à quel officier dont on puisse être
sûr, compte tenu des critères suivants:

- Qu’il soit sérieux, fiable, discipliné.

- Qu’il ne soit pas tenté de ne pas revenir s’il trouve une
autre Terre.

- Que son autorité soit reconnue parmi ses hommes.

- En bref, qu’il ait un sens aigu de sa mission. »

Tyler: « Là, Monsieur le Président, j’en ai un à vous
proposer, qui répond à tous vos critères, le Colonel Walter
Bradbury, 48 ans, un sacré pédigrée et des
fameux palmarès. »

Wilson: « J’allais vous proposer le même, Monsieur le
Président. »

« Et vous, John ? »

« J’en ai entendu parler, de ce Colonel Bradbury, encore
si jeune, et déjà considéré comme une légende ou un
monument. »

« Je vois qu’il fait l’unanimité, et ses hommes, que
valent-ils ? »

Wilson: « Il a deux adjoints, des Capitaines qui sont des
camarades de promotion, ils le prennent comme
modèle, et s’efforcent de lui ressembler en tout
point, d’excellents officiers. »

« Quel est leur nom ? »

« Il s’agit de Léo Sparks, et Roger Livingstone, même
âge, je crois, tous trois sortent de la même école, et de
la même promotion. »

Tyler: « J’ai entendu parler d’eux, en bien. »

Jordan: « Alors dans ce cas, puisque le départ du STORM
approche, je veux les voir après-demain matin, ici, avec
vous, Wilson, vous me les convoquez. »

« Entendu, Monsieur le Président. »

Walter Bradbury était un curieux homme, remarquablement
intelligent, mais qui masquait ses émotions, un colosse de
près de deux mètres, qui avait fait de hautes études
scientifiques avant d’entrer dans l’armée, et qui
pouvait, comme Jeff Lung, faire des découvertes, mais il
s’en gardait bien, et avait d’excellentes raisons pour cela.

Son physique étant l’équivalent de sa tête, il se révélait
comme redoutable au combat et au maniement
d’armes, discipliné, fonceur, c’était grâce à cet ensemble
de caractéristiques qu’il était rapidement monté en grade.

Il n’aimait pas vraiment les humains, et se sentait nettement
mieux avec des machines ou des androïdes, mais il savait
commander, et même les prendre par leurs points faibles
qu’il discernait très vite, il avait pas mal d’idées en tête.

Dès l’âge de 18 ans, il savait qu’il voulait devenir
commandant d’un  vaisseau spatial, il savait aussi par
quelles filières passer, son Père était un célèbre
romancier, cela pouvait aider, un jour, il se fit la
réflexion suivante:

« Bon, finalement, c’est simple, je découvre un tas
d’hypocrisie et de faux semblants dans les relations
humaines, tout est basé sur l’argent, et moi, l’argent
ne m’intéresse pas, le reste non plus, alors la solution est
de voyager dans l’espace, au moins là, j’apprendrai pas
mal de choses, et cela enrichira ma courte vie.

Si je meurs dans l’espace?

Pas grave, tant que je suis vivant, mon objectif est
d’apprendre au maximum, et d’être bon en tout, mais
sans le faire trop voir, les gens se méfient de ce qui les
dépasse, il ne faut surtout rien montrer.

Dans l’armée spatiale, comme dans toute armée, c’est
discipline, encore discipline, voilà un maître mot, il faut
agir, obéir, et penser, commander un navire spatial, voilà
ce que je dois atteindre en premier, après, si après il y
a, on verra, la vie est courte, il ne faut pas perdre de temps. »

Il fit, par la suite, pas mal de travaux manuels, n’hésitant
pas à se faire embaucher pour un temps comme ouvrier, le
temps de maîtriser, il voulait pouvoir tout faire.  

Deux jours plus tard, il fût convoqué par le Président, ainsi
que ses deux adjoints, et le Général Wilson.

« Comme vous le savez, nous pensons à vous confier le
STORM, pour un long voyage, vers Andromède, afin de
rechercher une exoplanète, qu’en pensez-vous ? »

Walter: « Que c’est un honneur, Monsieur le
Président, nous devenons nombreux, sur une planète qui
risque de ne plus pouvoir nous supporter trop
longtemps, la survie de l’humanité est une grande
préoccupation justifiée qui aura sa solution dans l’espace.

Je suis fier de me voir confier une telle mission, et
n’hésiterai pas à donner ma vie pour m’en acquitter au
mieux, le militaire est toujours au service de
l’humanité, c’est sa raison d’être. »

« Remarquable ! Et vos hommes, qui sont ici, qu’en
pensez-vous. »

« Mes camarades d’école ?

Devenus militaires comme moi ?

J’en réponds, Monsieur le Président. »

« Et vous, Général Wilson, que pensez-vous d’eux ? »

« J’en réponds également, Monsieur le Président, une
équipe de sérieux qui va tout mener tambour battant, ils
sont la discipline faite hommes. »

« Ffff ! Alors c’est d’accord, vous embarquerez sur le
STORM dans une semaine ! Cap sur Andromède.

Pas vous, Général, vous restez ici, sur Terre.»

« Certainement, Monsieur le Président, je ne suis pas
précisément un homme de l’espace. »

Tous se mirent à rire.

Quelques jours plus tard, dans le STORM.

Léo: « Tout se passe comme prévu, nous quittons la Terre. »

Roger: « Oui, pour peut-être ne plus y revenir. »

Walter: « Qu’est-ce qui te fait dire ça ? »

Roger: « Ben, sais-t-on jamais, tant que nous serons en

pilotage automatique, ça ira comme sur des
roulettes, mais après…

Une fois en recherche dans Andromède, il peut se passer
pas mal de choses. »

Léo: « Roger n’a pas tort. »

Walter:« Il ne faut pas parler de ça ici, attendez qu’on
entre dans l’entrespace, et que nous soyons en pilotage
automatique, après on ira boire un coup et discuter dans
ma cabine, qui est une véritable suite, je vous exposerai
quelques idées. »

Roger: « Bienvenu pour le pot, mais tel qu’on te
connaît, ça doit être du gros. »

Walter: « Chut ! »

Un peu plus tard:

« On approche la vitesse/lumière Commandant ! »

« Bien, Allan ! Alors on va rester un peu ici, donnez nous
les chiffres au fur et à mesure. »

« Entendu, Commandant ! »

---------------

« 10 fois la lumière, coefficient: 0.01 »

Quelques minutes plus tard:

« Un million de fois la lumière, coefficient: 0.17 »

Walter: « Plutôt bon, Jeff a fait fort. »

Au bout d’une heure:

« 5 millions de fois la lumière, Commandant !

Coefficient: 0.67 »

Walter Bradbury savait parfaitement qu’il valait mieux
éviter de dépasser un coefficient de 0.9, à partir duquel
il y aurait peut-être des incidences sur l’autonomie, il
réfléchit un instant, puis:

« Allan ! Dès que vous verrez un coefficient de 0.8, vous
maintenez cette vitesse, me donnez le chiffre, et passez
en pilotage automatique. »

« A vos ordres, Commandant. »

« Venez, vous deux, allons dans ma suite ! »

Léo: « On te suit, Commandant. »


Un peu plus tard:

« On approche la vitesse/lumière Commandant ! »

« Bien, Allan ! Alors on va rester un peu ici, donnez nous
les chiffres au fur et à mesure. »

« Entendu, Commandant ! »

---------------

« 10 fois la lumière, coefficient: 0.01 »

Quelques minutes plus tard:

« Un million de fois la lumière, coefficient: 0.17 »

Walter: « Plutôt bon, Jeff a fait fort. »

Au bout d’une heure:

« 5 millions de fois la lumière, Commandant !

Coefficient: 0.67 »

Walter Bradbury savait parfaitement qu’il valait mieux
éviter de dépasser un coefficient de 0.9, à partir duquel
il y aurait peut-être des incidences sur l’autonomie, il
réfléchit un instant, puis:

« Allan ! Dès que vous verrez un coefficient de 0.8, vous
maintenez cette vitesse, me donnez le chiffre, et passez
en pilotage automatique. »

« A vos ordres, Commandant. »

« Venez, vous deux, allons dans ma suite ! »

Léo: « On te suit, Commandant. »

Un peu plus tard:

« Commandant, je suis à 0.79, vitesse 10 millions de fois.

Je passe en pilotage automatique ! »

« Parfait, mais restez sur place pour surveiller, vous pourrez
aller déjeuner dans une heure, en vous faisant remplacer
par Craig, bien entendu. »

« A vos ordres ! »

« Bon, Léo, Roger, on va se le boire, ce Bourbon on the
rocks, une petite question, en principe, je connais la
réponse, mais pour confirmation, que pensez-vous des
humains sur Terre ?

En quelques mots. »

Léo: « Bof ! Je me sens mieux ici. »

Roger: « Moi aussi, là au moins, on est entre nous. »

Walter: « Très bien, alors écoutez-moi bien:

Je ne veux pas revenir sur Terre, vous me suivez ? »

Roger: « Sans problème. »

Léo: « On t’a toujours suivi, en tout, tu es notre guide, en
quelque sorte, ce n’est pas maintenant que nous allons changer. »

Walter: « Parfait, alors voilà mes petites idées:

- J’escompte fortement trouver sur Andromède la jumelle
de la Terre, on y mettra le temps qu’il faudra, je suis
pratiquement sûr que même dans les systèmes environnants
au système solaire, il y a des exoplanètes habitables, je
pense qu’ils ont mal cherché, il est vrai qu’ils n’avaient pas
le STORM, c’est le dernier cri, même dans les moyens de
détection, mais nous, on a Ben et Sam, deux bons analystes
qui ne feront pas d’erreur.

- Autre option, si d’autres vaisseaux venant de la Terre nous
trouvent, ce qui est peu probable, car Andromède, c’est
grand, nous pourrons aller encore plus loin, par exemple la
N784, ou la M94, les NGC 4214, 4236 4244, ou bien
d’autres, tout ce qui est en dessous de 20 millions
d’années/lumière.

- Augmenter l’autonomie n’est pas un problème pour moi, il
me suffit de trouver le bon composant supplémentaire, à
10 millions de fois la lumière, on peut aller loin, très loin.

- Je tiens tout particulièrement au parfait entretien du
STORM, notre vie en dépend. 

- Maintenant, mais sans vous presser, car nous avons trois
mois, au moins, toi, Léo, tu vas prendre 25 hommes sous ton
commandement direct, et toi, Roger, les 25 autres, vous
savez pourquoi ? »

Léo: « Ben, c’est une répartition normale, mais non, sur le
coup, je ne vois pas. »

Roger: « Moi si, c’est histoire de sonder chacun pour savoir
qui serait pour ou contre retourner sur Terre. »

Walter: « Bravo, Roger, c’est exactement ça, mais en toute
discrétion, en discutant l’air de rien, vous en connaissez déjà
certains, je suppose, d’ailleurs moi aussi, mais je ne peux
pas passer mon temps à discuter, mes responsabilités me
l’interdisent, mon boulot, c’est de donner des ordres, le
vôtre est de les transmettre, mais en tant
qu’intermédiaires, vous avez plus de possibilités que
moi, lorsque les hommes ont des problèmes, c’est avec vous
qu’ils en parleront, le Commandant, c’est généralement plus
délicat, et à cette occasion,  voyez ce que je veux dire…

Autre possibilité, la plus part du temps, à l’occasion d’un
déjeuner ou d’un dîner, l’un de vous deux sera avec
moi, l’autre devant assurer le relai dans la salle centrale de
commande, mais celui qui sera avec moi ne sera pas toujours
obligé d’être à ma table, de temps à autre, il pourra avoir la
sienne, ou se mêler aux hommes, tout en maintenant le
respect de la hiérarchie, mais il pourra alors discuter un
peu, ou bien écouter, recueillant ainsi des informations qui
peuvent s’avérer intéressantes pour notre projet, vous
voyez ? »

Léo: « Ah oui ! Là, pour moi, c’est lumineux. »

Roger: « Pour moi aussi. »

Walter: « Bien, alors on s’en boit un autre, puis l’un de vous
ira déjeuner, je le rejoindrai plus tard, et l’autre restera en
salle centrale, qui a le moins faim ? »

Léo: « Ben, moi, j’ai faim. »

Roger: «Alors tu es de revue avec le Commandant, j’irai en
salle centrale. »

Walter: « Alors Léo, prends toi une table à part, je te rejoins. »

Léo: « D’accord Chef, j’y vais. »

Lorsque Roger partit à son tour, Walter:

« Roger est plus rapide et plus intelligent que Léo, il
comprend beaucoup plus vite, par contre, Léo, ça prend le
temps, mais quand il a une idée en tête, c’est pire qu’un
coffre fort pour la sortir, finalement, ils sont
complémentaires, en quelque sorte, j’ai besoin des deux. »

D’autres jours s’écoulèrent, la vitesse était maintenue, chacun
savait ce qu’il avait à faire, et s’en acquittait sans
problème, tout allait au mieux, Walter pouvait passer de
temps à autre dans sa suite pour réfléchir:

« Dans l’équipage, sur 50  personnes, il y a 9 femmes, dont
cinq attrayantes et libres, mais pour le moment, chacun se
respecte, dans quelques mois, surtout si l’on n’a pas trouvé
la jumelle, cela risque de changer, il faudra que je m’en
préoccupe, Andromède est plus vaste que la Voie
Lactée, même au tiers de la distance du point central, pour
nous trouver, il faudrait que l’on joue de malchance, d’autres
vaisseaux viendront, mais le cercle reste vaste, durant les
premiers temps, je pense que nous serons tranquilles, cela
me laissera l’occasion d’étudier certaines améliorations.

Si nous arrivons sur une planète habitable, comment
sera-t-elle habitée ?

Par des civilisations plus avancées ou égales à la nôtre?

Il peut y avoir de sérieux problèmes, l’idéal serait soit une
planète vierge, ou, si l’on veut refaire une civilisation, peu
habitée, et par des gens moins avancés, là, on peut avoir un
rôle à jouer, et cela pourrait être intéressant.

Maintenant, il y a la question de la durée de vie, on a bien
quelques scientifiques et deux ou trois médecins dans le
vaisseau, je m’y connais un peu, mais peut-être pas
suffisamment pour faire des véritables découvertes, j’aurai
besoin d’aide, 130 ans alors que j’en ai déjà 48, ça vient
vite, d’accord, on garde nos moyens plus longtemps, mais
ce ne sera pas suffisant, je ne demande pas
l’immortalité, mais deux ou trois siècles de plus…

Enfin, le problème le plus urgent à régler, les pour et les
contre pour un retour sur Terre, il me faut impérativement
une majorité de contre, et là, on n’a guère avancé, à part
mes deux potes, j’en connais trois autres, c’est loin de faire
le compte, Roger m’a dit qu’il était sûr pour deux, et Léo
pour trois, cela fait un total de onze, trop léger.

Les avis peuvent aussi changer selon que l’on a le facteur
chance ou pas, c’est-à-dire si l’on trouve une planète
rapidement ou si on doit galérer pendant un bon
moment, je me demande quelle serait la répartition des
avis dans les deux cas.

Bon, ne traçons pas de plans sur une comète, laissons mes
potes agir, je les connais assez pour savoir qu’ils obtiendront
d’autres résultats, et on a le temps. »

Deux mois passèrent, Léo et Robert, l’air de rien, avaient
avancé, dès qu’ils en parlèrent à Walter, ce dernier:

« Bien, mais comment ça s’est passé ? »

Roger: « Très discrètement, finalement, lorsqu’il nous
arrivait, à Léo et à moi, d’être à table avec d’autres, sous
prétexte de savoir si tout allait bien, on s’est mis d’accord
pour surtout écouter, et cela a suffi, les hommes peuvent
parler de beaucoup de choses au cours d’un repas, et
notamment de ce qui nous intéresse, connaissant mes
hommes, je suis sûr d’une douzaine d’avis favorables, en plus
de ceux que nous avions déjà. »

Léo: « Comme d’habitude, Roger sait très bien résumer les
choses, de mon côté, connaissant aussi mes hommes, je suis
sûr d’une dizaine d’avis contre  un retour sur Terre, la plus
part, pour Roger comme pour moi, ont même énoncé
les raisons. »

Walter: « Oui, je connais la plus part d’entre elles, et il y a
surtout le fait que presque tous sont célibataires, la
navigation spatiale et la vie de famille ne s’accordent pas.

Alors d’après ce que vous me dites, on peut compter sur les
douze de Roger, les dix de toi, Léo, plus les onze du départ, ce
qui fait un total de trente trois, soit pratiquement les deux
tiers de l’effectif, très bon, surtout si on peut en avoir
encore d’autres.

Maintenant, j’ai une autre préoccupation, en prévision des
civilisations que l’on pourra rencontrer si on trouve une
ou plusieurs planète(s).

D’abord, il faut que ces civilisations soient moins avancées
que nous, vous vous doutez pourquoi, ensuite, il faudra faire
un tri éventuel pour rechercher les plus pacifiques, des gens
en conflit perpétuel ne sauraient nous intéresser, enfin,  nous
avons à bord deux bons techniciens de la micro,  Ken et
Will, il faudrait voir avec eux s’ils peuvent nous fabriquer
des mini caméras espion, difficiles à détecter, donc très
petites, qui puissent se déplacer dans les airs, cela nous
permettrait d’étudier une civilisation, et d’apprendre sa
langue avant un éventuel contact, d’accord ? »

Roger: « Ok, Commandant, Léo et moi, on s’en occupe. »

Quelques jours plus tard, Léo:

« C’est bon, Chef, Ken et Will ont réfléchi, ils disposent du
matos nécessaire, des mini espions de quelques
millimètres, ils peuvent faire et ont déjà commencé, il en
faudrait combien ? »

Walter: « Bon, on a encore le temps, disons un mille. »
 
Un mois plus tard, le STORM s’était déjà enfoncé assez loin
à l’intérieur de la galaxie, dans deux ou trois jours, ils serait
au bon niveau pour procéder aux recherches, les deux
techniciens n’avaient pas chômé, 600 caméras espion
étaient déjà prêtes.

Walter: « Bon, à nous de jouer avec ou contre le facteur
chance, Allan et Craig ont établi un parcours de navigation
sur un cercle situé au tiers du centre de la galaxie, dans
une zone relativement calme, entre deux bras, mais le
problème pour le repérage efficace d’une étoile G, c’est
qu’on doit avancer à faible vitesse, disons 100.000
kilomètres/heure au maximum, nos instruments de
détection ne dépassent guère quelques unités
astronomiques, là aussi, on a des progrès à faire, le fameux
cercle en question représente plus de 300.000
années/lumière, on n’en fera jamais le tour, alors seul le
facteur chance pourra nous aider, si nous n’obtenons rien
au bout de 10 ans, il faudra envisager d’aller ailleurs. »

Roger: « Problème bien posé, Commandant, mais étant de
nature optimiste, je pense qu’on ne mettre pas dix ans pour
trouver chaussure à son pied. »

Léo: « Hm ! La nature optimiste ne suffit pas, Roger, il n’y a
plus qu’à espérer que tu aies raison, c’est souvent le
cas, mais là… C’est particulier. »

Roger: « A défaut, est-ce qu’une planète vierge conviendrait ? »

Walter: « A défaut, oui, pour démarrer une civilisation, ce ne
serait pas l’idéal, mais une fois posés et installés, on pourra
toujours voyager dans les environs pour trouver mieux . »

Ils finirent par trouver mieux, mais 8 ans plus tard, il n’était
que temps, car durant les deux dernières années, une
atmosphère lourde et palpable résidait à l’intérieur du
STORM, Walter Bradbury dût user de toute son autorité
pour calmer le jeu, l’équipage parlait même de revenir sur
Terre, y compris les avis contre du départ, mais tout
changea d’un coup lorsque les navigants signalèrent la
présence d’un système très analogue au solaire, Ben et
Sam procédèrent aux mesures nécessaires, et répondirent
par l’affirmative, la troisième planète d’un système de
neuf disposait de toutes les conditions nécessaires à la
vie, il ne restait qu’à examiner de plus près les continents
pour voir si elle était habitée.

Walter: « Alors ? »

Ben: « Tout baigne, Commandant, l’étoile est de la taille de
notre soleil, la troisième planète à un peu plus d’une unité
astronomique, elle a même un satellite à 400.000
kilomètres, les autres sont situées à des distances très
comparables aux nôtres, on pourrait presque dire que ce
système est un copié/collé du nôtre, cerise sur le
gâteau, il y a même une ceinture principale entre la
cinquième et la sixième planète, celle de Kuiper, ou le
système Oort, on en trouve un comparable tout
autour, vraiment, les conditions correspondent. »

Walter: « Bien, alors on navigue en basse altitude, à petite
vitesse, sur les continents. »

Une semaine plus tard, Sam:

« Ah Commandant, vous tombez bien, la planète a 70 %
d’eau, et 30 de terre, des pôles et des glaces, comme chez
nous, pour une précession, c’est-à-dire l’inclinaison de
l’axe, on ne sait pas encore, mais à mon avis, il doit y en
avoir une, quatre continents dont deux qui se
rejoignent, comme l’Europe et l’Asie, leur forme n’a rien à
voir, mais les températures vont de 40 degrés à moins
cinquante, il y a des lacs, des forêts, des déserts, des
montagnes, bref tout ce qu’il faut, je n’ai pas vu de
routes, ni de déplacements aériens, s’il y a des civilisations
ici, elles sont beaucoup moins avancées que nous, Ben et
moi, avons besoin de quelques jours encore pour vous donner
des réponses plus complètes. »

Walter se mit à rire, ce qui était plutôt rare:

« Quelques jours ?

Je crois que je peux vous les accorder, Sam. »


Quelques jours plus tard, les analystes avaient découvert
une dizaine de civilisations réparties sur les quatre
continents, deux près de l’équateur, quatre dans la région
des tropiques, enfin deux un peu plus au nord, vers le trente
cinquième, et deux autres au sud, à peu près au même niveau. »

Ben: « Visiblement, ils n’aiment pas le froid, Commandant, pour
celles situées plus au nord et au sud, la température est de
25 degrés le jour, et environ 15  la nuit. »

Walter: « Allons les observer de plus près, commençons par
celles plus au nord, Ken et Will vont pouvoir actionner leurs
espions, évitons de nous poser trop près pour ne pas faire de
bruit, ni être repérés. »

Au bout d’un mois, au cours d’une réunion entre le
Commandant et ses deux adjoints, dans sa suite:

« Alors, qu’en pensez vous ? »

Léo: « Ben, ils sont plutôt vindicatifs, on ne serait pas bien
accueillis, les femmes sont plutôt maltraitées, les hommes
s’arrogent tous le droits, les enfants sont éduqués à la
dure, il faut aller en voir d’autres. »

Roger: «D’accord avec Léo, en plus, pour moi, ils sont trop
primitifs, les hommes vont chasser ou pêcher, les femmes
passent leur temps dans leurs cases, les enfants vont et
viennent, pas de bibliothèques, pas de livres, donc aucune
langue écrite, il faut effectivement aller ailleurs. »

Walter: « J’ai constaté les mêmes choses que vous, allons
visiter les deux les plus au sud. »

Au bout d’un autre mois, ils constatèrent des résultats très
analogues à ceux du nord, l’une des deux était peut-être un
peu plus avancée, mais cela n’était pas suffisant pour
poursuivre, ils se dirigèrent vers le tropique sud, situé à 1600
kilomètres plus au nord, trois civilisations différentes
occupaient cette zone, deux sur un même continent mais
distantes de 600 kilomètres, elles ne se connaissaient
probablement pas, et une sur un autre, celle là était déjà
plus intéressante, car plus avancée, l’équipage du STORM
passa plus de temps auprès d’eux, pour plusieurs raisons:

- Ils disposaient d’un langage assez évolué, qui comportait
pas mal de nuances.

- L’écriture existait, les gens étaient nettement plus calmes, il
y avait bien quelques différents de temps à autre, mais
jamais sans raison.

- Leur type se rapprochait des asiatiques.

- Les hommes avaient leur activité, pêcheurs, chasseurs
agriculteurs, jardiniers, mais d’autres exerçaient à
l’intérieur d’un domicile, le style des maisons indiquaient
la présence d’architectes, et de gens qui procédaient aux
constructions.

- Les femmes étaient beaucoup mieux traitées, presque
d’égal à égal, elles avaient aussi leur rôle, des femmes
d’intérieur, des cuisinières, des commerçantes, donc
l’argent existait, des servantes, des notables, un début de
société organisée de 12.000 personnes environ, des écoles
existaient pour les enfants et les jeunes.

- La civilisation pouvait être comparée aux nôtres du dix
huitième siècle, des inventions et autres découvertes
commençaient à voir le jour.        

- Enfin, ils étaient près d’un océan, à quelques kilomètres, et
traversés par une rivière qui s’y jetait.

Walter: « Bon, ceux là deviennent intéressants, d’autant plus
qu’on connaît leur langue, allons quand même visiter les
deux de l’équateur, qui sont sur un même continent. »

Ils furent déçus, l’une des deux se composaient de gens qui
se laissaient vivre, pas vindicatifs, mais très primitifs, l’autre
ressemblait à celles plus au nord, d’un type différent, mais
tout aussi vindicatifs et primitifs, si elles se rencontraient un
jour, la première ne ferait pas long feu.


   
Walter: « Bon, retournons vers le tropique sud, la civilisation
qui peut nous convenir a bien quelques petits défauts, mais
englobe pas mal de qualités, attendons encore un bon mois
avant de leur rendre visite, continuons à les observer. »

Léo: « Ouais, je crois que c’est la solution, ils sont de bonne
taille, et il y a de jolies femmes, cela va plaire à l’équipage. »

Roger: « Oui, observons les encore, pour éviter les
surprises, il est vrai que durant six semaines, on n’a pas vu de
bémol, mais restons prudents.

Une autre question va se poser, comment vont-ils prendre notre
avancée ? »

Walter: « Bonne question, mais je pense que si nous leur
expliquons les choses comme il se doit, cela ne devrait pas
poser de gros problèmes, nous en saurons plus dans un mois. » 

Au bout de cinq semaines, le Commandant décida de réunir
ses deux adjoints, puis les deux analystes, Ben et Sam:

« C’est surtout à vous deux, Ben et Sam, que je veux poser la
question, que pensez-vous de cette civilisation ? »

Ben: « Je la trouve intéressante, Commandant, les gens
marquent un certain respect les uns vis-à-vis des autres, il
y a une certaine Justice, pas parfaite, mais probablement
meilleure que la nôtre, et ils sont loin d’être idiots, bien
sûr, je me suis posé la question de savoir comment ils
allaient nous considérer, Sam aussi d’ailleurs, mais je suis
plus optimiste que lui, pour moi, c’est bon. »

Sam: «Oui, j’incite à une certaine prudence, Ben a bien
décrit, ils semblent assez cleans, mais on est tellement
avancés par rapport à eux que j’ai peur qu’ils nous
prennent pour des dieux. »

Walter: « Qu’ils nous prennent pour des dieux ?

Cela pourrait nous être utile en un premier temps, mais
vous avez raison, Sam, nous allons faire en sorte qu’ils
comprennent bien les choses, en commençant par leur
décrire leurs voisins, qu’ils ont déjà acquis une sorte de
privilège en matière de qualité de civilisation, puis nous
leur parlerons de nous, de notre monde, cela devrait les
rassurer, ils doivent bien se poser la question de savoir
s’ils sont seuls dans l’univers, nous nous la sommes
tellement posée nous mêmes durant des millénaires, sur ce
point, ils auront la réponse plus vite que nous.

Et vous deux, Léo et Roger, qu’en pensez-vous ? »

Léo: « Pour moi, Chef, Ben et Sam ont tout dit, ou à peu près. »

Roger: « Je partage l’avis de Ben, si on leur explique tout
correctement, afin de se faire admettre, nous éviterons
également la panique, je suis d’avis de les rencontrer
dans les prochains jours. »

Walter: « Bien, alors vous allez dire à Ken et à Will de
récupérer leurs espions, nous, on va faire l’inventaire de ce
que nous connaissons, leurs notables, les gens à rencontrer
en premier, comme Roger vient de le dire, il faut éviter la
panique à tout prix, on verra si on peut leur apporter des
premiers cadeaux utiles. »

Léo: « J ’allais oublier, j’ai vu qu’ils faisaient de la bonne
cuisine, avec des produits naturels, cela nous changera de
nos rations de survie. »

Walter: « Oui, mais terrain glissant, là-dessus, il faut les
laisser venir, pas question de jouer les pique-assiettes. »

Deux jours plus tard, un matin:

Walter: «  Bon, Messieurs, il est temps de passer leur
rendre visite. »

Léo: « On y va, Chef. »

Roger: « Oui, nous savons qui demander. »

Walter: « Les notables, les voici:

Abar Klemp Chef de la communauté 58 ans

Ipak Jannk   premier adjoint  49 ans Recherche scientifique

Zenid Charp deuxième adjoint 41 ans Médical

Karat Zorp  troisième adjoint 39 ans Constructions

Sista Sannuk quatrième adjointe 35 ans mariée  social

Fasta Perrick cinquième adjointe 32 ans célibataire, Justice

Gannat Nardep sixième adjoint 36 ans relation internes

Zennak  Kirkpap septième adjoint  42 ans    Artistique. »

Deux kilomètres plus loin, nos trois officiers arrivèrent en
bordure de la petite ville, quelques enfants qui jouaient
dans cette zone les virent, et partirent en courant, Walter:

« Restons ici, ils vont transmettre le message. »

Cinq minutes plus tard, une foule d’adultes, hommes et
femmes, vinrent se grouper à l’entrée de la ville, devant les
visiteurs, personne ne dit mot, les regards en disaient
long, puis un homme fendit la foule et vint se placer devant
eux, il avait des cheveux abondants, déjà gris-blancs, une
forte stature, il mesurait plus d’un mètre quatre vingt, les
trois officiers savaient qui il était, mais se gardèrent bien
de le dire:

« Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ? »

Walter: « Bonjour Monsieur, je suis Walter Bradbury, et
voici mes deux amis et collaborateurs, Léo Sparks et Roger
Livingstone, nous venons vous rendre une visite de
politesse, vous n’avez rien à craindre de nous, nous venons
en amis. »

« Amis ??

Une visite de politesse ?

Mais nous ne vous connaissons pas, vous êtes
curieusement habillés, et grands, vous avez de drôles
de noms, vos collaborateurs ?

Etes-vous un notable ?

De quel pays venez-vous ? »

« Nous venons de loin, de très loin, mais si vous n’y voyez pas
d’inconvénient, nous souhaiterions nous installer près
d’ici, nous pouvons vous aider en maints domaines, je
suppose que vous êtes le Chef de votre communauté, non, je
ne suis pas un notable, mais un Commandant de Navire, le
navire est un moyen de transport, nous sommes 50
personnes, avec 10 robots ou androïdes, des sortes de
machines qui nous ressemblent, et nous facilitent la vie en
exécutant diverses tâches. »

« Attendez que je vous comprenne bien, vous voulez vous
installer ici ?

Pourquoi ?

Vous parlez notre langue alors que nous ne vous avons jamais
vus, là aussi, cela nécessite une explication, vous semblez
calmes et pacifiques, d’accord, mais ce n’est pas pour autant
que nous devons vous accepter, oui, je suis bien le Chef de
cette communauté, mon nom est Abar Klemp, vous prétendez
pouvoir nous aider ?

Dans quoi ?

Et que voulez-vous en échange ?

50 personnes ?

C’est une petite communauté, ou plutôt un groupe, un navire ?

Des robots ?

Des machines ?

Qu’est-ce que tout cela ? »

« Si vous le voulez bien, je vais reprendre point par point:

Nous voulons nous installer par ici, car nous avons voyagé
durant près de 10 ans dans un vaisseau ou navire de
transport, si cela peut vous rassurer, nous vous montrerons
notre vaisseau qui est à deux kilomètres d’ici, environ deux
fois la longueur de votre ville, nous parlons votre langue
car nous l’avons entendue pendant des semaines, et
enregistrée, nous souhaitons devenir vos amis, et vous
pouvez compter sur notre loyauté et notre respect à l’égard
de votre communauté, vous verrez en visitant notre
vaisseau, que nous sommes très avancés
technologiquement, et que nous pouvons réellement vous
aider, nous ne voulons rien en échange, sinon devenir vos
amis, les robots, les machines, vous verrez tout cela si
vous le voulez, 50 personnes, c’est en effet un groupe, nous
vous expliquerons également tout cela. »

« Hm! Cela demande réflexion, restez ici, je vais faire venir
mes adjoints, ce qui nécessitera pour vous de reformuler
vos explications, mais une dernière chose, je vois que vous
avez des décorations sur votre veste, vos deux amis
aussi, mais il y a une différence, pouvez-vous
m’expliquer cela ? »

« Bien sûr, nous sommes des militaires, c’est-à-dire des gens
qui veillons à la sécurité de nos semblables, des autres
membres de notre communauté qui est loin d’ici, nous
voyageons pour faire des découvertes, et nos décorations
indiquent notre rang dans une hiérarchie, une sorte de
grade dans l’armée, mais vous comprendrez tout cela très
vite, soyez sans crainte, nous n’avons pas l’intention de
bouleverser vos habitudes. »

« Encore heureux ! Bon, je n’ai pas trop compris votre
histoire d’armée, de hiérarchie, et de voyages, vous veillez
à la sécurité de vos semblables ?

Si c’est vrai,  c’est positif, mais pour le moment, vous êtes
loin d’eux, donc vous ne les protégez plus…

Enfin, tout cela me paraît plutôt compliqué, j’ai constaté
que vous énoncez les choses très calmement, ça aussi, c’est
un point, mais il me faut mes adjoints pour me faire une
meilleure opinion, je vais les faire quérir, attendez ici ! »

« Très bien, nous attendons. »

Près d’une demie heure plus tard, d’autres personnes
arrivèrent pour se réunir près du Chef, ce dernier:

« Je vous présente:

Ipak Jannk   premier adjoint  49 ans Recherche scientifique

Zenid Charp deuxième adjoint 41 ans Médical

Karat Zorp  troisième adjoint 39 ans, Constructions

Sista Sannuk quatrième adjointe 35 ans social

Fasta Perrick cinquième adjointe 32 ans célibataire, justice

Gannat Nardep sixième adjoint 36 ans relation internes

Zennak  Kirkpap septième adjoint  42 ans    Artistique

Racontez leur tout ce que vous venez de me dire, cela
m’aidera, comme je vous l’ai dit, à me faire une opinion. »

Walter Bradbury s’exécuta, puis:

« J’ai une dernière question à vous poser, Abar Klemp, et
cela intéressera certainement Ipak Jannk, à quoi vous
éclairez-vous ? »

« A quoi l’on s’éclaire ?

Votre question est surprenante, à la bougie ou aux
torches, bien sûr, pourquoi ?

Connaîtriez-vous une autre manière de s’éclairer ? »

« Bien sûr, nous nous éclairons à l’électricité, nous vous
montrerons cela aussi, mieux encore, si vous le
souhaitez, nous visiterons vos maisons, y installerons des
systèmes électriques, d’eau, de chauffage, qui vous
rendront la vie plus facile, il ne tient qu’à vous. »

Ipak: « Vous connaissez mon nom ?

Et vous savez que l’éclairage peut m’intéresser comme
scientifique ?

Seriez-vous devin ? »

Walter: « Nous disposons de moyens supérieurs à ceux
d’un devin, notre technologie est très avancée, c’est
justement ce qui nous permettra de vous aider, pensez
à ce que je viens de vous dire à propos de l’éclairage, de
l’eau, et du chauffage, parmi bien d’autres choses. »

Abar: « Très bien, nous allons réfléchir à vos
propositions, revenez après demain matin, à la même
heure, nous vous ferons part de notre décision sur
le fait de vous accepter comme voisins, amis ?

C’est encore trop tôt.

En cas de refus, que ferez-vous ?

Surtout si, comme vous le dites, vous êtes si avancés ? »

« En cas de refus de votre part, nous partirons, il n’est pas
question pour nous de vous importuner ni de vous gêner
en quoi que ce soit, et je tiendrai cette parole. »

Le Chef se retourna, regarda ses adjoints, partie d’entre eux
lui firent un signe de tête, il se retourna à nouveau vers
Walter, et:

«Votre sincérité semble ne faire aucun doute, à
après-demain, bon retour chez vous. »

Lorsque Walter, Léo et Roger regagnèrent le STORM, Abar
Klemp était déjà en réunion avec ses sept adjoints:

« Bien, dans une heure, nous allons déjeuner, mais en
attendant, que pensez-vous de ces hommes étranges? »

Ipak: « Ce Commandant est étonnant, et
impressionnant, lorsqu’il dit disposer de connaissances
scientifiques encore hors de notre portée, je le crois. »  
 
Gannat: « Moi aussi, vous savez que j’ai une sorte de
sixième sens là-dessus, j’ai perçu qu’il ne ment pas. »

Fasta en elle-même, avant de pendre la parole:

« Un drôle de bel homme, ce Commandant, j’en ferais bien
mon affaire. »
Puis:

« Je crois en la sincérité de ce Commandant, il me semble
être quelqu’un de bien. »

Karat: « Oui, peut-être, mais il n’y a que lui qui a parlé, ses
deux adjoints, je ne peux pas les situer. »

Sista: « Pas grave, si c’est bien lui qui commande, les autres
exécuteront. »

Zennak: « J’ai eu l’impression que c’est bien lui qui
commande, et comme Ipak l’a dit, il est imposant. »

Abar: « Et toi, Zenid, tu n’as rien dit. »

Zenid: « Pas d’opinion préconçue, mais s’ils sont également
avancés en médecine, cela m’intéresse. »

Abar: « Bon, alors si je vous ai bien compris, on peut leur
permettre de devenir nos voisins, et éventuellement de nous
aider sans changer nos habitudes, c’est bien ça ? »

Toutes et tous répondirent par l’affirmative, ils partirent
déjeuner, pendant ce temps, dans le STORM:

Walter: « Alors, vos impressions ? »

Léo: « Ca m’a l’air de s’être plutôt bien passé, je crois qu’ils
vont nous accepter. »

Roger: « Je confirme, Abar, et trois ou quatre de ses adjoints
ont reconnu ta sincérité, ils doivent également penser à
l’aide, même avis que Léo. »

Walter: « Autre chose, et là je pense à la médecine, et au
moyen de prolonger notre durée de vie, nous devrons faire
des recherches ici, il se pourrait qu’un composant, qui
n’existe pas sur Terre, puisse faire notre affaire. »

Roger: « Oui, mais là, c’est Marcus et Rachel qu’il faudra
mettre sur le coup, surtout Rachel qui est également chimiste. »

Walter: « Mais c’est vrai ça, j’ai failli oublier nos Docteurs, qui
sont tous les deux bons, vas y, Roger, passe leur le message. » 

Le surlendemain matin, Abar:

« Ah ! Vous voilà, très bien, alors nous avons bien
réfléchi, mes adjoints ne sont pas là, ils vous attendent à
la salle des réunions, vous devenez nos nouveaux
voisins, soyez les bienvenus, et nous vous invitons à
déjeuner à midi. »

Roger: « Merci Abar, nous nous efforcerons d’y faire honneur. »

Abar: « Tiens ! Il parle, lui aussi, je plaisantais, bien sûr. »

Walter: « La plaisanterie est généralement un bon signe, elle
aplanit bien des choses. »

Abar: « Exact, Commandant, je vois que vous savez raisonner.

Mais vous avez des papiers dans les mains, qu’est-ce que c’est ? »

Walter: « Effectivement, ce sont des documents, ou plus
exactement des dessins comportant des indications
précises, sur les aides que nous vous avons proposées, tant
pour l’air, une climatisation, que pour l’eau, le
chauffage, l’électricité, et quelques autres petites
applications qui ne dérangeront pas vos habitudes, mais
augmenteront votre confort.

Je vous les remets, ils sont à vous, nous vous donnerons
toutes les explications nécessaires, et si vous êtes
d’accord, nous visiterons vos maisons, et nos androïdes
feront le travail. »

« Décidément, vous êtes quelqu’un de
parole, Commandant, cela nous conforte dans notre
décision, mes adjoints vont certainement apprécier. »

Ils en parlèrent durant toute la matinée, puis à l’heure du
repas, Abar:

« Bon, alors c’est d’accord pour votre aide, maintenant
nous sommes tous convaincus ici que vous venez d’une
civilisation bien plus avancée que la nôtre, dans tous les
domaines, y compris celui de la médecine ? »

Walter: « Si vous avez des malades, nous verrons ce que
nous pourrons faire, mais cela ne devrait pas poser de
problèmes. »

« Vraiment ? Fantastique, alors nos gens vont avoir chez eux
des interrupteurs pour l’éclairage, il suffira d’appuyer dessus
pour allumer et éteindre ?

Hallucinant ! Puis des douches, des baignoires pour l’eau ?

Conformes à celles des dessins ?

Extraordinaire, une climatisation qui fasse chauffage et frais
selon le cas ?

Un système de purification d’air ?

Etes vous des hommes ou des dieux ?

On peut vraiment se poser la question.

Puis d’autres petits trucs, ces thermomètres qui indiquent la
température, et tout ce que je n’ai pas pu retenir, il n’y a pas
de mots, c’est magique.

Bon, vous prendrez bien un petit apéritif ? »

Ils firent un excellent déjeuner, puis eurent droit à un
digestif, la café n’avait pas d’équivalence ici, donc n’existait
pas, après quelques petites discussions, ils étaient sur le
point de quitter Abar et son équipe, pour regagner le
vaisseau, ce dernier:

« On peut vous considérer comme des amis, vous êtes des gens
biens, le repas vous a plu ? »

Walter: « Fameux, et j’en connais d’autres, qui se sont régalés. »

Abar: « Voilà qui me fait plaisir,  quand ferez-vous faire les
travaux ? »

Walter: « Après avoir visité divers bâtiments, qui d’après ce
que j’ai vu, se ressemblent beaucoup, ce qui facilitera les
choses,  je dirais dans quinze jours, et lorsqu’ils seront
terminés, dans deux ou trois mois, je vous inviterai, ainsi que
vos adjoints, à visiter le vaisseau. »

« C’est merveilleux, rentrez bien, les amis, et à très bientôt. »

En chemin, Léo:

« Dites donc, leur viande… Ca, c’est quelque chose, et leur
vin n’a rien à envier à nos meilleurs, je me suis éclaté. »

Roger; « Oui, tout était excellent, tu as atteint ton
objectif, Commandant, maintenant, on a des amis. »

« Notre objectif, Roger, et nous n’allons pas en rester là. »

Dans la salle de réunions, Abar, qui venait d’arriver:

« Alors ? »

Ipak: « Là, je reconnais qu’ils savent se tenir. »

Fasta:« Ils nous ont bien observés, et ont fait en sorte
de se tenir comme nous, cela me paraît très positif. »

Gannat en lui-même:

« Là, je m’éclate, j’ai idée que Fasta voudrait bien se faire
le Commandant, il est vrai que c’est une sacrée
nénette, mais ça, c’est une autre histoire que j’aurais
bien aimé connaître. »

Fasta Perrick était une superbe brune d’un mètre quatre
vingt, avec des formes de rêve.

Sista: « Ils m’ont vraiment fait bonne impression, les
adjoints aussi, le Léo est un peu excentrique, mais sympa. »
 
Zennak: « Oui, ce sont des gens très bien, on voit que le mot
respect existe chez eux. »

Abar: « Et toi, Gannat, tu en dis quoi ? »

« Que d’excellentes perceptions, je me rallie à l’avis
général, ils vont apporter beaucoup de choses à notre civilisation. »

Abar: « Dont-ils font désormais partie,  ils sont des nôtres. »

Karat: « Pas trop vite, Abar, d’abord, on va voir ce que donne
leurs travaux et leur aide, si ça apporte vraiment quelque
chose de plus, ensuite, on ne connaît pas les 47
autres, sont-ils vraiment au même niveau ?

Enfin, il serait bon de savoir d’où ils viennent
exactement, et combien de temps ils vivent. »

Abar: « D’accord pour les aides, et les 47
autres, Karat, maintenant, d’où ils viennent et combien
de temps ils vivent, on s’en fout, on sait que notre planète
a d’autres continents, jusqu’à présent, on s’est crus
seuls, ils ont démontré que ce n’était pas le cas, ils
viennent probablement d’un continent voisin, et savent
traverser les océans, ils doivent vivre plus longtemps
que nous. »

Zenid: « Très probablement, maintenant, je pense à leur
machines, s’ils ont des pièces pour les maintenir, elles
sont immortelles. »

Les androïdes mirent cinq mois pour faire les travaux, plus
de 4000 appartements, il fallait le temps de les traiter, mais
à la sortie, tout le monde, y compris Karat, en apprécia les
avantages, mais rien que ces nouveaux apports commençaient
à modifier les habitudes des citoyens de la ville, les relations
n’étaient plus tout à fait les mêmes, les gens sortaient un
peu moins, bien que le temps soit magnifique en
quasi-permanence, et que la température annuelle moyenne
était de 30 degrés, Abar et ses adjoints avaient visité le
STORM, et en étaient ressortis abasourdis, ce qu’ils avaient
vu dépassait leur entendement, même si nombre d’entre
eux étaient loin d’être bêtes, le différence de civilisations
était encore trop grande, c’est une des raisons pour
lesquelles Walter n’avait volontairement pas envisagé un
apport d’ordinateurs, des postes de télévisions, de
portables, mais s’était cantonné au confort de base.

Fasta courait désespérément derrière Walter, à chaque fois
qu’elle le voyait, mais ce dernier, visiblement pas
intéressé, avait su maintenir une distance, tout en se
rapprochant du Docteur Rachel Jones, une très jolie blonde
de 32 ans, mesurant un bon mètre soixante quinze, et qui
ne demandait pas mieux.

La brulante Fasta finit par faire affaire avec Roger qui sut
garder la tête froide, et la maintenir à sa place, quant à
Léo, il sut faire d’excellents arrangements avec une certaine
Lettna Kranak, 34 ans, commerçante et jolie femme.

Au bout d‘une vingtaine d‘années, Rachel et Marcus
découvrirent enfin ce que Walter souhaitait, un composé qui
allongeait la durée de vie de plus de deux siècles, sans
vieillissement, les 50 personnes du STORM furent
traitées, mais pas les indigènes, qui, au fur et à mesure des
générations et habitués à leur présence plus ou moins
permanente, les considérait comme faisant partie du
paysage, mais sans plus, l’écart entre les civilisations avait
un revers.

Heureusement que l’équipage du STORM continuait à y
résider, car trente ans plus tard, un beau jour: 

Sam: « Commandant, un vaisseau dans la zone, et qui
ressemble vaguement au nôtre, que faisons-nous ? »

Walter: « A quelle distance ? »

Sam: « Près de la cinquième planète, qu’il est en train
d’examiner, elle est actuellement assez loin de nous, deux
unités astronomiques, mais s’il vient de la Terre, et qu’ils
ont fait des progrès en détection, ou à plus forte raison
d’ailleurs, on a intérêt à décoller vite fait. »

Walter: « D’accord, après tout, nous ne sommes plus
indispensables ici, et l’univers est grand, procédez au
décollage, durant ces dernières années, on a été
négligents, on aurait pu se créer un champ
d’invisibilité, heureusement qu’on a progressé en
détection, cap sur les  NGC 4214, 4236, 4244. »

Dix minutes plus tard, le STORM décolla, l’équipage ne sut
jamais de quelle planète venait l’intrus, le vaisseau entra
en subespace sans avoir été repéré, mais il fallait
repartir à zéro.


-----***-----




_________________
Cicéron c'est Poincaré.

Bébert


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