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L017

 
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Kr
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MessagePosté le: Sam 17 Juin - 23:40 (2017)    Sujet du message: L017 Répondre en citant

La Terre comportait 6 milliards d’habitants, les
enfants suivaient des études et les adultes
travaillaient, plus de chômage, ni de Sdf, ni de
conflits nulle part, le niveau de vie était le même
sur toute la planète, personne ne manquait de
rien, l’ humanité s‘était-elle améliorée au point
de tendre vers la perfection ?

Pas précisément, les différentes nations restaient
les mêmes qu’au début du millénaire, à quelques
détails près, à commencer par l’Europe qui était
devenue une Confédération analogue à celle des
U.S.A.

Certains pays musulmans avaient également
formés l’Union des Emirats, qui devenait une
sorte de cinquième puissance, après les
USA, la Chine, la Russie, et l’Europe.

La langue mondiale était l’anglais, et la monnaie?
Elle n’existait plus, pourquoi ?

Parce que le monde était gouverné via les
USA, premier intermédiaire entre le N.W.O. et les
peuples,  le Nouvel Ordre Mondial dirigeait tous
les compartiments de la vie humaine depuis plus
de trois siècles, et le véritable langage universel
était l’argent ou plus exactement les
« points », avec l’apport du numérique, tout se
passait par des écritures.

A chaque individu qui naissait, on attribuait un
certain nombre de points, dans une sorte de
compte personnel, puis on lui greffait une micro
puce permettant de connaître son identité, son
état de santé, ses futures opérations financières
(numériques), parmi bien d’autres choses.

Dans le domaine des recherches scientifiques, on
privilégiait la micro technologie, on maintenait
certaines organisations comme la N.A.S.A et
d’autres chercheurs scientifiques pour la
surveillance de l’environnement, y compris le
spatial, mais les voyages ne faisaient pas partie
des projets du N.W.O.

On s’intéressait davantage au domaine
médical, certaines découvertes avaient leurs
applications dans des traitements qui pouvaient
allonger la vie de plus de deux siècles sans
vieillissement, et dont seuls quelques privilégiés
bénéficiaient.

Parmi eux,  il y avait, bien sûr, les treize membres
qui gouvernaient le monde et qui se baptisaient
« les Illuminatis », conformément à la tradition, seuls
les cinq derniers étaient connus, il s’agissait des
Présidents de chacune des puissances.

Un jour, en 2466 naquit à Orekhovo, Oblast de
Moscou, ville située à 60 kilomètres à l’est de la
capitale, un certain Vladimir Khitruk fils
d’Oleg, Ingénieur, et de Nina, enseignante.

L’enfant apparut vite comme étrange, particulièrement
calme et ne posant aucun problème, il mit plus de
temps que ses semblables pour marcher et parler.

Cela inquiéta ses parents durant une période qu’ils
mirent à profit pour le faire examiner, mais les
résultats ne révélant rien d’anormal, ils en furent
réduits à patienter.

Vladimir venait d’avoir 26 mois lorsqu’un matin:

Oleg: « Bon, je vais au Centre, comme d’habitude
appelle Macha pour venir surveiller Vladimir, je
pense être de retour vers 18 heures. »

Nina: « Ah ! Tu ne viens pas à midi ? »

Oleg: « Pas aujourd’hui, je dois participer à une
réunion de la Direction à 11 heures, et je pense, vu
les questions à traiter, qu’on sera en débordement
d’horaire. »

Nina: « Bien, alors dans ce cas, je déjeunerai dans
un restaurant près de l’école, Macha restera ici
toute le journée, et fera la cuisine pour Vladimir
à midi »

Macha Gvosdev était une jeune femme à leur
Service depuis la naissance de Vladimir, et c’est à
ce moment là que:
Vladimir: « Ce que vous mangez semble bien
bon, pourrais-je avoir une tartine et du café ? »

Le couple se regarda, stupéfaits, et Nina:

« Ca y est, enfin il parle ! Et plutôt
bien, comprends-tu ce que je dis, Vladimir ? »

« Bien sûr maman, et je sais que vous partez
travailler, que Macha va venir, et qu’enfin, une
bonne tartine à la confiture de fraises me
plairait bien. »

Oleg: « Ah oui ! Il parle bien, fais-lui donc une
tartine ! »

Nina: « Oui, mais du café…
Je ne sais pas si c’est raisonnable. »

Oleg: « Bah, s’il veut tester, qu’il le fasse, s’il
le recrache, tu verras bien,  il faudra alors le
maintenir au lait. »

Vladimir s’étant régalé, tant avec le café qu’avec
la  tartine, Oleg et Nina attendirent la venue de
Macha avant de se rendre à leur travail.

Lorsque vers 18 heures, tous deux regagnèrent
leur domicile, ils virent Macha à moitié affalée
sur le canapé  qui leur dit:

« Bien, je vais partir, mais vous ne croirez jamais
ce que j’ai vécu aujourd’hui avec Vladimir. »

A leur grande surprise, ils constatèrent que l’enfant
n’était plus dans son berceau, mais bien debout
dans le salon, ce dernier:

« Oui, je crois que Macha est un peu fatiguée. »

Macha: « Fatiguée ? Tu parles, oui, on le serait à
moins, Vladimir n’a pas cessé de me faire marcher
et courir toute la journée, il voulait me faire jouer
à « chat », puis à « cache-cache » puis encore au
ballon, il n’arrêtait pas une seule seconde…

Il fallait l’avoir vécu pour le croire, je n’aurais
Jamais cru cela possible, surtout qu’il n’avait
jamais marché auparavant, et il n’est même
pas fatigué… »  

Oleg et Nina se regardèrent, l’air ébahi, et
cette dernière:

« Bien, alors maintenant, Vladimir, on va te
remettre dans ton berceau, tu en as assez
fait. »

Macha: « Ca, Madame, vous pouvez le dire, je
suis sur les genoux, il n’est que temps que je
rentre. »

Vladimir: « D’accord, maman, mais j’aimerais
bien regarder la télévision. »

Le couple fit en sorte que l’enfant puisse
regarder une émission de jeux qui avait lieu
à cette heure là, puis se retirèrent dans une
autre salle qui servait de bureau annexe à
Oleg et à Nina, tous deux ayant leur propre
ordinateur.

Oleg: « Te rends tu compte, chérie, du
phénomène que nous avons ?
Hier encore, Vladimir ne parlait ni ne marchait, et
aujourd’hui, d’un seul coup, non seulement il
parle pratiquement comme un adulte, mais il
peut bouger toute une journée sans même se
fatiguer… »

Nina: « Oui, il faut vraiment l’avoir vécue pour
admettre une telle chose, et en plus, après une
journée d’action, il regarde la télévision alors
qu’il devrait dormir comme une masse, oui, là, nous
avons un drôle de client.

Macha paraissait très fatiguée, et nous la
connaissons suffisamment pour savoir qu’elle ne
ment pas, j’espère qu’elle voudra bien encore
s’en occuper jusqu’à sa période d’école. »

Oleg: «Oui, moi aussi, c’est-ce qui m’inquiète. »

L’année suivante, Vladimir commença sa
scolarité, il débordait d’énergie, et s’intéressait
à tout, ses parents lui avaient acheté un
ordinateur, ce qui lui permettait de savoir déjà
pas mal de choses, notamment lire et écrire, très
en avance sur ses camarades, il devint vite
premier de classe.

Il ne se contentait pas seulement d’étudier, il
aimait toutes les activités physiques, le sport et
les compétitions, pas nécessairement pour être
le premier ou le meilleur, mais pour les utiliser
comme indicateurs de son état physique et de
ses possibilités, dans les années qui marquèrent
son adolescence, il s’aperçut très vite qu’hors de
ses qualités, il disposait de dons paranormaux
qu’il pouvait développer, et qui expliquaient
peut-être pourquoi il était resté si longtemps
dans son berceau, il ne manqua pas de faire le
rapprochement, mais se garda bien d’en parler
à son père lorsque ce dernier lui posa la
question.

« Ta mère et moi, nous sommes longtemps
demandés pourquoi tu as mis tant de temps
à marcher et à parler, alors que doué comme
tu l’es, il aurait été logique de supposer qu’au
contraire, tu aurais été plus vite que les autres. »

« Je me suis également posé cette
question, père, mais n’ai pas réussi à trouver de
réponse. »

Il avait alors 14 ans, deux classes d’avance, et
connaissait déjà parfaitement les caractéristiques
de la société dans laquelle il vivait, il la savait
gouvernée par le N.W.O. qui surveillait tout, et
que la moindre particularité serait inévitablement
signalée, même par ses parents, une discrétion
totale s’imposait s’il ne voulait pas être
remarqué, et surtout s’il espérait pouvoir vivre
librement un jour, alors il faisait semblant de rien
et se contentait de suivre les flèches, du moins
en apparence, il travaillait ses pouvoirs
uniquement lorsqu’il était dans sa chambre, et
assuré d’y rester seul.

Si dans la société, il était admis que certains ou
certaines puissent êtres plus doué(é)s et plus
fort(e)s que d’autres, des gens disposant de
pouvoirs paranormaux le seraient beaucoup
moins, et cela, Vladimir le savait, son père
entendait lui faire poursuivre des études
scientifiques, cela le gêna d’autant moins qu’il
savait aussi que les connaissances scientifiques
pouvaient lui être utiles, toujours premier de
classe, et abonné à un club de combats qui lui
assurait la tranquilité, il devint, à l’approche de
la majorité, un gaillard de deux mètres, doué
d’une force et d’une rapidité très peu communes.

Désormais dans les études supérieures en vue
d’un Doctorat, il avait lié une certaine sympathie
avec une jolie personne résidant dans un bâtiment
voisin, qui s’appelait Kirsan Vetevkine et qui
poursuivait des études d’art, estimées mineures
par les autorités, ainsi que toutes les autres à
l’exception des scientifiques et des médicales.

Au cours d’une rencontre près de chez eux, Kirsan
et Vladimir s’étaient mis à discuter, puis d’un
seul coup, elle lui dit:

« Il se pourrait que je courre un risque en te
disant cela, mais bien que tu sois un
scientifique, mon intuition me dit que je peux te
faire confiance, voilà, je n’aime pas cette société, j’ai
étudié l’histoire, et envie les gens qui vivaient vers la
fin du vingtième siècle, c’était une bonne
époque, maintenant, nous n’avons pratiquement pas
de liberté individuelle, et devons nous soumettre à
nombre d’obligations, à certains moments, je me
demande quel est l’intérêt de la vie, et aimerais
savoir ce que toi, tu en pense. »

« Tu disposes d’une excellente intuition, et tu peux
me faire confiance, cela restera entre nous, mais
surtout un bon conseil, n’en parle à personne
d’autre, pas même à tes parents, si tu veux éviter
des ennuis, moi non plus, je n’aime pas cette
société, et j’ai un projet, mais nous en parlerons
un autre jour, ce que tu viens de dire nous rapproche
mais je te le répète, garde ton jardin secret, nous
approfondirons cela par la suite, chaque chose en
son temps, la vie vaut le coup d’être vécue si l’on
devient libre, et c’est-ce à quoi je me prépare.

Cela aussi, doit rester entre nous. » 
                  
Kirsan: « Je te le promets, tu peux compter sur
moi, et voilà qui me redonne de l’espoir. »

Durant l’année suivante, Vladimir avait
sympathisé avec deux camarades de
promotion, plus âgés que lui de deux ans, qui
eux aussi, avaient une petite amie, il s’agissait
de:

Lev Doubinski, 23 ans
Dari Maslov, 23 ans
Avdotia Ptitchin, 22 ans, amie de Dari, études
littéraires
Dina Shiroff, 21 ans, amie de Lev, études
de médecine.

Les trois couples décidèrent de passer une
partie de leurs grandes vacances dans le sud, près
de Krasnaia Poliana, ceci à la suite de ce que Dari
leur avait dit, il avait un oncle là bas chez lequel
il allait régulièrement depuis des années, le Krai
de Krasnodar, il le connaissait bien, et une
grotte,  à flanc de montagnes proches, et
difficile d’accès, l’intriguait, il avait terminé par:

« En été, il fait très beau, beaucoup de choses
à voir dans ce Krai, mon oncle est quelqu’un de
super, nous serons bien reçus, en plus, cette
grotte a quelque chose d’étrange, mais je ne
saurai dire quoi.

Il possède deux gros véhicules tout terrain, et
nous en prêtera un qui nous permettra de nous
déplacer, et d‘aller notamment au bord de la
mer Noire, histoire de faire un peu de plage, et
d‘apprécier deux ou trois bons restaurants.»

Vladimir savait que Dari et Lev recherchaient
aussi la liberté, et estimaient le système trop
contraignant, ses pouvoirs lui permettaient de
déterminer leur sincérité,  ainsi que celle de
leurs copines, il se sentait moins seul pour
envisager de donner un corps à son projet, et
sans savoir exactement pourquoi, cette histoire
de grotte l’intéressait.

Quelques jours plus tard, tous les six quittèrent
la zone de Moscou pour le grand sud, les lignes
aériennes existaient et faisaient l’objet de
contrôles stricts, mais nos étudiants ne
détenaient pas d’objets suspects, et purent
passer assez facilement.

Deux heures plus tard, ils étaient à Krasnodar, et
quelques minutes après, un gros véhicule les
attendait à la sortie de l’aéroport, un homme
corpulent, dans la cinquantaine, avec des
bacchantes à la Salvator Dali et une grosse voix
grave, leur dit dans un accent typiquement
géorgien:

« Salut Dari, salut les jeunes, on fera les
présentations et autres mondanités plus tard, car
on a 180 bornes à se taper, et à l’arrivée, on aura
faim et soif. »

Il faisait chaud, mais le gros véhicule était doté
d’une clim, ils quittèrent rapidement
Krasnodar, l’homme conduisait comme s’il se
trouvait sur un circuit de course, avec une
habileté et une rapidité de réflexes étonnantes.

Dari: « Oui, ne soyez pas surpris, mon oncle a une
grosse habitude, c’est un as du volant.
Dans une heure et demie, nous serons à
destination. »

Et l’homme de rire assez bruyamment, le parcours
se passa sans problème, et deux heures plus tard:

« Bien, voici ma femme, Bogna, la tante de Dari, moi
c’est Bartek.
J’ai de la bonne vodka, on va s’en jeter un avant de
déjeuner, vous êtes là pour combien de temps ? »

Dari: « Trois semaines, tonton, je vais leur faire
visiter pas mal d’endroits. »

Bartek: « Sûr, et nous sommes à 40 kilomètres de
la mer, le temps est très agréable.
A la vôtre ! »

Après un plantureux déjeuner et l’installation de
chaque couple dans une chambre, tous se
retrouvèrent en bas de l’immense maison, et Dari:

« Comme prévu, mon oncle nous prête un
véhicule, le voici, là-bas, mais comme on a pas
mal bu, mieux vaut attendre demain pour l’utiliser. »

Avdotia: « C’est un gros véhicule, mais à six
dedans, est-ce légal ? »

Dari: « Pas vraiment, mais ici, c’est plus cool qu’à
Moscou, on est moins surveillés. »

Dina: « Il fait quoi, ton oncle ? »

Dari: « Il a un poste administratif important à
Krasnaia, la ville qui est à deux kilomètres d’ici.

On pourrait d’ailleurs y faire un saut, j’ai deux
ou trois trucs à vous montrer. »

Ils passèrent l’après-midi dans la ville, revinrent
dîner chez Bartek, puis, la journée ayant été assez
chargée, ils ne tardèrent pas à se coucher et à
s’endormir.

Le lendemain matin, Vladimir:

« Chez toi, on sait recevoir, Dari, c’est bien, mais
maintenant, qu’allons-nous  faire ? »

Kirsan: « On pourrait peut-être leur parler de ton
projet, chéri ? »

Vladimir: « Mon projet ? Je crois que nous avons
tous le même, celui de visiter la région, et de
passer de bonnes vacances. »

Puis il mit un doigt devant sa bouche, et tira de
sa poche cinq bracelets, qu’il distribua à ses amis
en leur indiquant par geste de le mettre autour
d’un poignet, lorsque cela fût fait:

« Bien, maintenant, nous pouvons parler de choses
sérieuses, mon père, qui n’est pas vraiment contre
le système, ne connaît pas mon projet, mais au
cours de ses recherches, il a découvert une matière
dotée de propriétés particulières, celles de brouiller
les communications transmises par les micro puces
aux sbires du N.W.O.

Autrement dit, les micro puces continuent à tout
révéler sur notre état de santé, notre identité, le
lieu où nous nous trouvons, mais maintenant, elles
font comme si on ne disait rien, car chaque
bracelet contient des particules de cette
matière, et c’est moi qui les ai fabriqués.             

Nous sommes tous avides de liberté, car le système
qui nous gouverne en coupe réglée fait de nous
des zombies, chose que je n’accepte pas, alors
voilà comment je vois notre avenir si vous voulez
participer au projet.

C’est la grotte qui m’a fait venir ici, pourquoi ?
Parce que je m’intéresse à  un lieu discret dans
lequel nous pourrons faire nos recherches
scientifiques et médicales,  nous sommes plusieurs
à suivre des études scientifiques, mais Dina fait des
études médicales, et elle est plutôt douée, de
mon côté, je dispose encore d’autres
moyens, mais j’en parlerai plus tard, pour le
moment, je dois savoir si vous êtes tous
d’accord sur mon idée. »

Lev: « Ben, c’est plutôt du lourd ton projet, sûr
qu’il me plait, mais as-tu déjà évalué tout ce que
sa réalisation suppose ? Sans parler du temps ? »

Dari: « Ouais, l’idée est bonne, j’étais loin de
penser à ça, mais est-ce seulement réalisable ? »

Dina: « Tu m’as félicitée sur mes études
médicales, mais je n’en sais pas encore assez
pour pouvoir nous retirer sans risque les micro
puces, car les bracelets, c’est bien beau mais
on ne peut pas les porter en permanence, cela
paraîtra vite suspect, d’autre part, même dans
un endroit discret, elles indiqueront toujours
qui nous sommes et où nous nous
trouvons, pouvoir retirer les micro puces serait
une des premières étapes nécessaires au
projet. »

Vladimir: « Bonnes objections, et toi, Avdotia ?
Quel est ton point de vue ? »

« Eh bien, un peu le même que ceux qui
viennent d’être évoqués, c’est du très lourd et
difficile à réaliser, on te considère un peu
comme notre chef, car il émane de toi quelque
chose de pas ordinaire, mais tu n’es pas dieu
et ne peux pas tout faire, être à six sur un
tel projet, c’est plutôt léger. »

Vladimir: « Peut-être pas, le plus difficile est de
disposer d’un grand nombre de points, le reste
tel que systèmes indépendants d’eau, d’air et
d’électricité, faire des chambres et salles de
bains c’est dans mes possibilités, mais bien
sûr, cela prendrait du temps, ajouter deux
bons ordis et du matos, c’est jouable. »

Lev: « Ffff ! Tu peux faire tous les systèmes ?
Tu es magicien ou quoi ?  Mais tu as raison, il
faut beaucoup de points, puis même dans ce
cas, nous acheter le matos nécessaire nous
ferait vite repérer.

Pendant que tu y es, pourquoi pas des
androïdes intelligents et un vaisseau spatial
qui dépasserait la lumière ? »

Vladimir: « Tiens donc, voilà une bonne idée à
creuser. »

Dari: « Non là, Vlad, tu es fou, c’est
trop, beaucoup trop. »

Vladimir: « Possible, mais je ne renonce
pas, tiens, pendant qu’on est là, dans les
prochains jours on ira visiter la grotte, tu sais
où elle est Dari ? »

« Oui, j’y suis allé une fois, et ça vaut la visite
mais nécessite un équipement d’alpiniste, car
Il y a 600 ou 700 mètres plutôt raides à monter. »

Vladimir: « Et ton oncle a ce qu’il faut ? »

Dari: « Il a de l’équipement, mais pour six
personnes, peut-être pas, faudra que je lui
demande. »

Vladimir: « Fais donc ça, on ira dans quelques
jours, maintenant, mieux vaut retirer nos
bracelets, un groupe de jeunes qui serait muet
durant trop longtemps peut paraître suspect. »
 
Lev: « Attends ! Lorsqu’on dort, ou encore
faisons l’amour, on peut rester muets, cela
n’aura rien de suspect. »

Vladimir: « Exact, mais là, ils savent que nous
sommes à l’extérieur, et autre chose, il ne faut
pas mettre les bracelets n’importe où, et
surtout pas dans des endroits bruyants, car les
bruits, eux aussi, sont gommés d’un seul coup. »

Après les avoir retirés, Vladimir:

« Alors vous autres, vous avez eu le temps de
réfléchir, on fait quoi, maintenant ? »

Dari: « Ben , on a le véhicule, si on allait au
bord de mer ? »

Kirsan: « Pas une mauvaise idée, aller sur la
plage, bronzer un peu, tu as parlé de bons
restos, je crois. »

Dari: « Ouais, j’en connais deux ou trois, on va
se régaler. »
 
Dina: « C’est bon pour moi. »

Avdotia: « Pour moi aussi. »

Lev: « D’accord, Vladimir ? Alors feu ! »

Ils se trouvèrent un bon restaurant spécialisé
dans les poissons, puis, passèrent leur après-midi
à la plage.

Le lendemain, ils se rendirent à Krasnodar pour
passer la journée à visiter la ville,  si Bartek
avait du matériel d’alpinisme, ce n’était que pour
deux personnes, il fallut donc acheter quatre
autres équipements, ce qu’ils firent.

Les deux jours suivants, alors que Dina et Lev
avaient encore des coups de soleil un peu
gênants, ils décidèrent de circuler à l’intérieur
du Krai, pour revenir le soir dîner chez Bartek
avant de s’endormir comme des masses.  

C’est au sixième jour qu’ils décidèrent de se
rendre à la grotte, même les filles étaient assez
sportives, avec l’équipement adéquat et la
surveillance de Vladimir, ça pouvait le faire.

Dotés de deux jours d’aliments et de
boissons, que Vladimir transporta lorsqu’il
monta le premier,  il les déposa dans la grotte
avant de redescendre pour aider ses
camarades, après deux heures d’efforts et de
bonnes sueurs froides, ils parvinrent à la
grotte et firent une pause.

Lev: « Tu avais raison, Dari, elle semble vaste
et intéressante, il fait assez frais. »

Dari: «Tu n’as encore rien vu, lorsque tu auras
fait plusieurs centaines de mètres à
l’intérieur, tu te rendras mieux compte. »

Kirsan: « Plusieurs centaines de mètres ?
Elle est si vaste que ça ?
Alors on a pas mal de choses à voir. »
 
Dina: « Ca n’est pas pour me déplaire, et ici
Il fait bon. »

Addotia: « Dis moi chéri, il y a beaucoup de
monde qui vient ici ? »

Dari: « Oh non ! Très peu au contraire, d’abord
on doit connaître, ensuite, 700 mètres de
raide, nécessitent non seulement d’être bien
outillé, mais aussi d’être jeune et en forme, ce
qui n’est pas le cas de tout le monde, enfin, il
faut être de la région pour savoir que
normalement, il est préférable de venir ici en
automne ou au printemps, l’été les gens ne
pensent qu’au bord de mer, et l’hiver, tout est
entouré de glace et quasi inaccessible, on ne
sera pas dérangés. »

Ils passèrent des heures à admirer les
particularités de cette immense grotte, ayant
pris la précaution d’emporter des puissantes
torches, ils purent se diriger facilement, puis
Ils décidèrent de rester pour dîner, là aussi, la
fatigue occasionnée par l’ascension fit son
oeuvre, et tous s’endormirent  sauf Vladimir.

Il était dans ses pensées lorsqu’une image lui
apparut, elle décrivait un lieu très futuriste
dans lequel des êtres apparaissaient, d’aspect
humain, ils étaient fins, semblaient grands, sans
pilosité, de peau jaune, des grands yeux
violets, ils semblaient le fixer, puis l’un d’eux
tendit son bras gauche vers la gauche, et sa
main indiqua une direction, aussitôt, un flot
d’énergie bleutée quitta le cadre de l’image
pour se diriger vers sa droite et indiquer un
endroit de la grotte surélevé et éloigné de lui
d’environ 100 mètres.

« On dirait l’intérieur d’un vaisseau spatial ou
d’un laboratoire avec des êtres qui y officient.

Mes pensées ne sont pas détectables, mais
mettre le bracelet me semble préférable, j’ai
idée que la suite ne vas pas être triste. »

A sa grande stupéfaction, il vit l’un des êtres
lui faire un signe de tête qui pouvait signifier
un oui.

Il pensa à ses camarades et se dit: « Je viendrai
les récupérer plus tard. »

Puis il se dirigea vers le flot d’énergie qui ne
tarda pas à disparaître, arrivé au bord de la
surélévation:

« Wow, au moins 10 mètres de haut, et pas
facile d’accès, un ensemble de roches ayant la
forme de stalactites ou stalagmites…

Je vais devoir grimper sur l’une d’elles, de
préférence une qui soit près d’une masse
rocheuse qui doit entourer mon accès, ah !
Je vais essayer celle-ci. »

 La roche, haute et fine s’avéra suffisamment
solide pour supporter son poids, il évita des
mouvements trop brusques, prit des temps
de pause, car même pour un gaillard comme
lui, c’était dur, très dur.

Il parvint à ses fins et pensa:

« Mes camarades ne monteront jamais
ça, mais poursuivons. »

Il put atteindre un rebord sur lequel il se
hissa à la force de ses bras, et vit devant lui un
trou noir d’un mètre cinquante de diamètre, il
s’en rapprocha, et tâtonna les bords.

« C’est lisse comme une paroi métallique ou de
plastique, mais quelle profondeur ça peut
avoir?
Zut ! J’aurais dû amener une torche. »

Il put trouver un caillou de la taille d’un poing
qu’il jeta dans le trou, plusieurs secondes
s’écoulèrent, aucun bruit ! La profondeur devait
être énorme, probablement plusieurs centaines
de mètres.

« Bon, là, je suis dans une impasse.
Mes pouvoirs ne sont pas suffisants pour freiner
ma chute, la hauteur est telle que j’ai toutes les
chances de me rompre les os…

D’un autre côté, ce trou lisse n’est pas
naturel, et a dû être fabriqué par les êtres que
j’ai vus, aucun humain n’a eu l’idée de venir
ici, donc personne ne connait ce trou.

Ces êtres m’ont indiqué la direction et fait
un signe positif, s’ils sont bien
intentionnés, des systèmes de compensation
doivent exister, qui amortissent la chute.
Allez ! Je tente le coup. »

Vladimir se jeta dans le trou, durant les
premières secondes, il se sentit en chute
libre, puis d’un seul coup, il perçut une
sorte de pression qui semblait ralentir
sa chute, combien de temps, 15 ou 20
secondes ?

Il atterrit sur un sol dur, mais à faible
vitesse, il était entier, et n’avait rien.

« En chute libre, on descend à environ
200 kilomètres/heure, j’ai dû mettre
peut-être 20 secondes pour la mienne, ce
qui signifierait une profondeur de l’ordre
du kilomètre. »

Une ouverture coulissa sans bruit, l’un
des êtres se trouvait devant lui, lorsqu’il
se leva, il s’aperçut qu’ils étaient de même
taille, 2 mètres.

« Bonsoir Vladimir, je suis Ken-Dan, tu
sais calculer, la profondeur d’un kilomètre
est correcte, suis moi ! »

Vladimir: « Enchanté Ken-Dan, c’est
fantastique.
Vous pouvez voir d’ici l’intérieur de la grotte
qui est à un kilomètre au-dessus, j’ai vu un
décorum très futuriste, visiblement, vous
n’êtes pas terriens, d’où venez-vous ? »     

« Chaque chose en son temps, Vladimir, tout
te sera bientôt expliqué, pour le moment, tu
es fatigué, et dois te reposer, ne t’en fais pas
pour tes camarades, nous veillons sur eux.

Nous allons te retirer tes micro puces et les
expédier près de l’extérieur de la grotte, tu
viens de changer ton destin. »

Vladimir suivit Ken-Dan dans un couloir de
plusieurs dizaines de mètres pour arriver dans
le lieu conforme à celui de l’image, là, il vit
une douzaine d’êtres identiques à
Ken-Dan, et ce dernier:

« Bien, Zad-Kin va te conduire chez Zor-Ten
pour les extractions, puis Mad-Vren te
montrera ta chambre.

Nous connaissons ton projet, adopté par
tes camarades qui seront ici à leur tour
lorsqu’ils auront fini de dormir, dans
quelques heures, vous vous retrouverez plus
tard, au petit déjeuner, et là, nous pourrons
procéder aux présentations et à un début
d’explications. »

Quelques heures plus tard, Valdimir venait
de se réveiller, surpris, il examia les
environs, puis:

« Ah oui ! Je me souviens, sûr que je me sens
mieux, allons voir Ken-Dan. »

Il quitta le lieu qui lui avait servi de chambre
pour entrer dans une sorte de salon qu’il
traversa pour se retrouver dans une vaste
salle au milieu de laquelle se trouvait une
grande table, ses amis y prenaient un
petit déjeuner.

Ken-Dan était également là avec quatre autres
créatures identiques.

« Ah  Vladimir, bien dormi ? »

« Merci Ken-Dan, ça va mieux, mais j’ai un
creux. »

« Pas de problème, assieds-toi à côté de Kirsan.

On leur a également retiré les micro puces, celle
de l’index, et celle du cou, que nous avons
expédiées près d’ici, neutralisées, elles ne
contiennent plus aucune donnée utilisable. »

Vladimir: « Vous êtes très en avance sur nous. »

Ken-Dan: « Nous parlerons de cela lorsque vous
aurez fini de déjeuner. »

Une fois fait, tous se retrouvèrent dans une
autre grande salle qui, même au niveau des
sièges, pouvait se comparer à une salle de
cinéma de grand luxe.

Nos trois couples, confortablement
installés, voyaient devant eux, à une dizaine
de mètres, sept êtres jaunes, celui du centre
prit la parole, il s’agissait de Ken-Dan.

« Nous vous connaissons toutes et tous, et
c’est à notre tour de nous présenter, vous ne
savez pas encore nous différencier, mais cela
viendra rapidement, à ma gauche, voici:

- Zad-Kin, mon premier Adjoint
- Gad-Zik Chef des recherches scientifiques
- Irk-Sat Chef des productions.

A ma droite:

- Zor-Ten, mon second  Adjoint
- Rad-Kad Chef des recherches médicales
- Lad-Mem Chef des coordinations.

C’est surtout à nous que vous aurez affaire en
un premier temps, nous sommes un millier de
Harks, c’est le nom de notre peuple, nous
venons d’une lointaine galaxie située à des
milliards d’ années/lumière de votre Voie
Lactée.

Nous existons depuis plusieurs millions de vos
années, sommes-nous immortels ?
Non, pas plus que l’univers dans lequel nous
sommes, mais il nous reste encore pas mal de
temps.

D’après ce que nous avons appris, nous serions
l’un des premiers peuples issus du Big Bang, et
Nous voyageons dans l’univers.

Notre peuple se répartit dans de nombreuses
galaxies, précisément dans les systèmes
susceptibles de recueillir la vie, et nous, sommes
ici sur Terre depuis bientôt 600.000 ans.

Que faisons-nous exactement ?
Nous observons, sommes des sortes de
témoins, qui peuvent intervenir en cas
d’évènements anormaux et nuisibles qui
sont extrêmement rares, mais autrement
nous n’intervenons jamais dans les affaires
locales, et… »

Dina: « Excusez-moi de vous interrompre
mais comme vous le savez sans doute, sur
Terre, les évènements ne sont pas toujours
normaux.

Par exemple, ce N.W.O. qui nous gouverne, au
point de nous priver de toute liberté
individuelle, trouvez-vous cela normal ?
N’y a-t-il pas là motif à intervenir pour vous
qui pouvez tout ? »

Vladimir: « Voyons, Dina, il ne faut pas
interrompre Ken-Dan de cette façon, nos
petites histoires sont peu de choses pour lui. »

Ken-Dan: « Il est vrai que ces évènements sont
d’une importance relative, mais je comprends
l’intervention de Dina, la réponse se situe dans
une échelle de temps.

Notre mission ici est de veiller à ce que
l’humanité se développe normalement, elle a
bien sûr, des hauts et des bas, c’est
inévitable, mais tant que la spirale se
développe, tout va bien.

Lorsqu’un humain tente d’évaluer si l’humanité
progresse ou pas, il tente de se situer à notre
place, mais son échelle de temps et ses moyens
possibles d’intervention ne sont pas les mêmes
que les nôtres.

On peut très bien, sur une période courte d’un
demi-siècle, ou même d’un siècle, trouver
injuste que tel ou tel système politique ait pu
exister, mais si on considère l’évènement sur
une échelle de 1000 ou de 10.000 ans, les
conclusions peuvent être toutes différentes.

Sur ces plus longues périodes, il apparaîtra
peut-être que ces systèmes si injustes sont
porteurs de grands progrès dont les
descendants bénéficieront, à commencer par
certaines prises de conscience.

Echelles de temps, référenciels, voilà ce qui
rend toute appréciation ou évaluation
relatives, nous pensons que plus ils sont
grands, plus nous approchons de l’objectivité.    
  
Lev vient de penser qu’avec les moyens dont
nous disposons, tout est facile, en un sens, il
a raison, mais pas tout à fait, pourquoi
disposons nous de services de recherches ?

Pour tenter d’améliorer nos moyens, ne nous
prenez pas pour des dieux, chez nous, non
seulement cela ne veut rien dire, mais comme
pour vous, à notre échelle, rien ne s’obtient
spontanément et sans effort, il faut
travailler, toujours et encore travailler.

Vous commencez à vous poser des
questions, nous les percevons, c’est tout à
fait naturel, mais pour le moment, il est
préférable de continuer à nous écouter, car
nous avons une proposition sans précédent
à vous formuler, et je laisse le soin à
Zad-Kin, mon premier Adjoint, de le faire. »

Zad-Kin: « Après nous être consultés, nous
pensons qu’il serait intéressant de voir des
humains vivre avec nous, dans votre
monde, vous figurez parmi les bons éléments
alors voilà ce que nous vous proposons:

- Soit vous décidez de rester avec nous, auquel
cas, non seulement vous apprendrez beaucoup
de choses, mais vous pourrez, à votre tour, vivre
très longtemps.

- Soit vous préférez rester dans votre monde, en
subir les avantages et les inconvénients, vous
disposez également de cette possibilité, mais
alors, vous ne garderez aucun souvenir de
cette entrevue, et nous devrons vous
implanter de nouvelles micro puces, à vous
de réfléchir. »

Vladimir: « Nous allons le faire, mais cela
occasionnera probablement un certain
nombre de questions. »    

Zad-Kin: « Auxquelles nous sommes disposés
à répondre au mieux de vos intérêts. »

Pendant l’heure du déjeuner, dans un salon
occupé par les trois couples, et que des
Harks probablement subalternes venaient
servir, Vladimir tenait conseil avec ses amis.

« Alors, que pensez-vous de leur proposition ? »

Dari: « On est dans un endroit de luxe, nos
trois chambres et salles de bains sont
magnifiques, avec tout ce qu’il faut, et la
piscine juste à côté, dimensions olympiques?

On bouffe gratos, et c’est bon, ils doivent
avoir aussi une salle de sports, puis vivre des
millions d’années, sans vieillir?
Avec ma Avdotia ?
Je serais plutôt partant. »

Dina: « Il n’y a pas que cela à considérer, les
lieux sont chouettes, c’est une chose, nous
aimons tous apprendre, c’en est une
autre, mais vivre dans un sous-sol sans jamais
revoir l’extérieur, on n’a pas l’habitude, cela
peut poser un problème, surtout sur des très
longues périodes. »

Kirsan: « Le mieux me paraît être de prendre
un assez long temps de réflexion, car là, nous
sommes à une croisée de chemins quant à
nos destins.

Il nous faut évaluer les points positifs et négatifs
que nous considérons dans notre monde, par
rapport à ceux que nous pourrions trouver à vivre
ici, en tenant compte de la période de temps
et de nos nouveaux amis qui ne sont pas tout
à fait comme nous, et à d’autre choses qui me
viennent pas immédiatement à l’esprit. »

Avdotia: « Telles que le fait de pouvoir avoir
des enfants, par exemple? »      

Lev: « Oui, entre autres, faudrait qu’on leur
demande un ordi pour tout consigner
dedans, on sait d’avance qu’ils sauront 
tout, mais peu importe, ils nous ont lancé le
marché, et je crois qu’ils respecteront notre
décision, quelle qu’elle soit. » 

Vladimir:
« C’est aussi ce que je pense, demandons
un ordi à Ken-Dan et prenons notre temps
pour tout consigner et tout évaluer, une autre
idée me vient, ou plutôt deux idées:

- Serons nous autorisés à voyager dans
l’espace car ils doivent avoir des vaisseaux.

- Pourraient-ils nous déposer sur une autre
planète, vierge ou faiblement habitée, et
n’étant pas gouvernée par des tyrans si nous
en formulions le souhait. »

Dina: « Ce serait une autre possibilité qu’il
faut évaluer. »

Ils mirent plusieurs jours à évaluer toutes
les possibilités, c’était parfois difficile, ils
avaient, par moments, envie de demander à
Ken-Dan de les aider, puis Vladimir:

« Bon, récapitulons nos analyses en tenant
compte de l’aide de Ken-Dan qui nous a
fourni un bel ordi sur lequel nous avons
appris pas mal de choses, une superbe
imprimante, on peut avoir des enfants, plus
tard, si plus avancés, ils pourront nous
balader dans l’espace, et même nous déposer
sur une autre planète, ou revenir sur Terre
lorsque le N.W.O. n’y sera plus, visiblement
ils tentent de nous aider au mieux, on peut
les considérer comme des amis, bien qu’ils
nous soient infiniment supérieurs, mais
reprenons les deux possibilités:

                                 V               Terre          Hark

Connaissance      100               30               90
Indépendance     100               20               30
Proches et amis    50                40              10
Santé                    100               30               90
Durée vie             100               20              100
Nature                    50               30                 ?
Confort                 100               50              90
Activité                 100               30              90
Autres                  500                  0             100
------------------------------------------------------
Total:                                        250             600

Bon, vous serez d’accord avec moi, qu’il n’y a
pas photo, les résultats sont clairs, ce que les
Harks nous proposent est nettement supérieur
à ce qui nous attend sur Terre.

Il ne reste qu’à communiquer notre décision à
Ken-Dan, je suppose qu’il la connait déjà, mais
peu importe. »

Les trois couples allèrent voir Ken-Dan, ils
commençaient à bien connaître le sous-sol, et
savaient parfaitement situer son bureau, ce
dernier, lorsqu’il les vit:

« Alors ? »

Vladimir: « Nous avons pris une décision, celle de
rester avec vous. »

Ken-Dan: « Cela nous fait plaisir, vos critères
d’évaluation sont assez amusants, mais pas mal
pensés.

Vous ne regretterez pas votre choix, et comme
vous l‘avez supposé, nous sommes vraiment
vos amis.

Un grand destin vous attend. »

-----***-----
 
_________________
Cicéron c'est Poincaré.

Bébert


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MessagePosté le: Sam 17 Juin - 23:40 (2017)    Sujet du message: Publicité

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