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L022

 
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Kr
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MessagePosté le: Ven 7 Juil - 12:52 (2017)    Sujet du message: L022 Répondre en citant

2532 l’humanité peut aller dans l’espace, au-delà du
système solaire, pas encore de rencontre du troisième
type, mais un énorme vaisseau spatial alien  arrive
dans le système, lorsqu‘il s‘approche de la Terre, 100
vaisseaux de chasse en sortent et commencent à
attaquer, les aliens étaient plus avancés, leurs rayons
ioniques faisaient des dégâts, il fallait au moins 50
vaisseaux terriens pour abattre un alien, presque
invulnérables, 10 chasseurs aliens avaient été difficilement
abattus, au prix des deux tiers de la flotte
terrienne,  lorsque un certain Kirk Logan, Commandant
d’un fort navire de 700 mètres appelé le Vanguard, qui
disposait des derniers armements, abattit à lui seul 5
autres aliens avant d’être, à son tour, abattu par un
puissant rayon qui le désintégra.

Un tunnel défilant à une vitesse foudroyante, le fond
bleu nuit, les parois blanches, rayonnantes, cela dura
quelques instants, puis les parois disparurent, le fond
aussi, avait changé de couleur, il était gris foncé, ainsi
que tout l’environnement, puis la couleur s’éclaircit, mais
rien d’autre n’y était visible.

« Que m’arrive-t-il ? Où suis-je ? »

Un certain temps s’écoula, puis l’environnement prit
une teinte bleu ciel, mais l’espace était toujours vide, ou
du moins semblait comme tel.

« Tiens, voilà un nouveau, comment t’appelles-tu ? »

« Moi !

Kirk Logan, et vous ?

Où êtes vous ?»

« Ah ah, ici, on ne vouvoie pas, rien n’a plus d’importance.

Mon nom?

Autrefois, j’étais Rod Harper, tiens ! En voilà deux autres
qui arrivent, un pote et une copine, Sam Barrett et Angela
Cerrada, tu ne nous vois pas encore, mais cela ne va
pas tarder.

Eh les potes, voilà Kirk Logan, un nouveau. »

Angela: « Salut Kirk, Ouais, te casse pas la tête, tu vas
bientôt nous voir. »

Sam: « Ouais, au début, ça fait un peu bizarre, mais tu vas
vite t’habituer. »

Rod: « Raconte nous tout, t’es mort par accident, ça, c’est
sûr, mais en quelle année, et en quelles circonstances ? »

Kirk:« Etes-vous des esprits ? »

Sam: « Si l‘on veut, mais c‘est plus compliqué que ça, et
maintenant, toi, tu es comme nous, quand tu seras
capable de nous voir, et que tu sauras utiliser ta faculté
mentale de déplacement, nous t‘emmènerons voir
Johannes, il est à lui tout seul un véritable centre
d‘informations, et pourra t‘expliquer pas mal de choses, il
est là depuis très longtemps, mais raconte ! »

« Je viens de la Terre, de l’année 2532, j’étais Commandant
de vaisseau spatial, nous étions en guerre contre des
Aliens, bien plus avancés que nous, après avoir détruit
quelques uns de leurs vaisseaux, le mien a été touché à son
tour, j’ai l’impression qu’il y a encore quelques secondes de
cela, puis, eh bien je dois être mort, non ? »

Angela : « Ffff, Commandant d’un navire spatial, t’es un mec
bien, toi, alors comme ça, les humains vont dans l’espace ?

Kirk Logan !

Tu dois être américain, comme nous l’étions, je travaillais
dans un bureau dans l’une des deux tours du World Trade
Center à New-York, en 2001, lorsque j’ai quitté la vie, ou
plutôt, la vie m’a quittée.

Sam: « Moi, c’est un peu plus ancien, j’avais une ferme en
Virginie en 1864, sous Lincoln, la guerre de Sécession, entre
nordistes et sudistes, fauché par une balle perdue, j’ai
laissé  ma femme et mes gosses dans la mélasse, et ne
sais toujours pas ce qu’ils sont devenus. »

Rod: « Et moi, j’étais maître-nageur à Los Angeles, et un
peu dragueur, je le reconnais, c’était en 1995, un jour, j’ai
dragué la femme qu’il ne fallait pas, c’était la copine d’un
mec important dans la maffia, ce que je ne savais pas, deux
sbires m’ont chopé et rectifié, fin de l’histoire. »  

Kirk: « Je vois, mais chez nous, il n’y a plus d’Amérique, ou
de  Russie, ou de Chine, ou d’Europe, nous sommes
devenus un seul peuple, celui de l’O.N.U. Organisation  des
Nations Unies, avec pour capitale Maintown, anciennement
Strasbourg, à cause de sa situation, un peu au milieu de
tous les continents, la langue planétaire est l’anglais.

Mais Ca y est, je commence à vous voir en filigrane ! »

Angela: « C’est normal, tout comme un bébé, et j’en ai eu
deux, au début, il ne voit pas, il faut à peu près un
mois, mais ici, c’est beaucoup plus rapide, tu vas très vite
voir nos schémas électroniques complets. »

Kirk: « Ok, alors comment ça se passe ici, qu’est-ce
qu’on fait? »

Sam: « Ce qu’on fait ?

Mais rien du tout, on se balade, ah, une chose qui va te
faire drôle, on ne mange pas et on ne dort jamais, on se
rencontre les uns les autres, au cours de nos
déplacements, on discute, voilà le passe-temps, jamais
de fatigue, rien de ce qu’on connaissait sur la Terre, il va
falloir t’y habituer.

Ici, pas de conflit, pas de bagarre, on est tous à la même
enseigne, mais tu verras que le temps passe assez
vite, 2532 !

Ca va faire bientôt 700 ans que je suis là, mais ici, on ne
compte pas le temps.

Par contre, ce qui est curieux, c’est qu’avec les milliers de
gens que nous avons rencontrés, et que nous voyons
toujours, aucun d’entre nous n’est mort d’une mort
naturelle, ni d’un suicide, faudra qu’on aille voir Johannes
qui a peut-être une réponse.

Bon, bah, tu viens avec nous, t’es un nouveau pote, quand
tu nous verras entièrement, on t’apprendra  à te
déplacer, c’est facile, il suffit de le vouloir et de penser à
la direction, parfois, c’est pas évident, parce qu’on a rien
autour de nous, on est dans un immense espace dont on
ne connaît pas les limites, s’il y en a. »

Kirk: « Johannes ! Vous savez où le trouver ? »

Angela: « Hélas non, pas précisément, lui aussi se
déplace, mais il y a tout de même un endroit qu’il
privilégie, un jour il nous a dit, au risque d’être patients, si
vous voulez me trouver, c’est ici que vous avez le plus de
chances, nous avons mentalement constitué un point de
repère approximatif, mais je ne garantis pas que ça
fonctionnera. »

Rod: « Un autre moyen, c’est de demander à celles et ceux
qu’on rencontre, ça peut nous faire gagner du temps. »

Sam: « Oh, tu sais, le temps ici… » 

Quelques instants plus tard, Kirk voyait ses nouveaux
amis entièrement, avec un visage et un corps, mais sous
forme d’un champ électronique d’une couleur gris foncé, ce
qui les différenciait assez bien du fond bleu ciel, des
particules ioniques devenaient également visibles, mais
elles ne pouvaient en aucun cas servir de point de repère.

Ils lui apprirent à se déplacer, en pensant mentalement à
une distance et à une direction, il franchissait
instantanément l’espace correspondant.

Il fit un certain nombre d’essais en pensant:

« 20 mètres angle 45 degrés, ok, 180 degrés, 20 mètres, je
reviens à mon point de départ, essayons avec des
directions plus fines, angle 3 degrés,  30 mètres, 180
degrés, je vois encore mes nouveaux potes, 30 mètres, ça
marche, me revoilà près d’eux. »

« Ok j’ai compris comment faire, jusqu’à quelle distance
on peut s’apercevoir ? »

Sam: « En net, pas très loin, je dirais environ 50
mètres, mais au-delà, jusqu’à à peu près 300 mètres, on
se perçoit sous forme de présence, on sait qu’à 300
mètres, il y a quelqu’un, mais au-delà, non.

Je vois que tu as vite compris les manoeuvres à
faire, c’est bon. »

Kirk: « Jusqu’à quelle distance on peut se déplacer ? »

Rod: « Il n’y a pas de limite, au début, je me paumais
complètement en pensant à des 200, 2.000,20.000
kilomètres, mais comme Sam l’a dit, le temps ne compte
pas, on finit toujours pas tomber sur quelqu’un, mais si
on veut rester groupés, parce qu’ici, il n’y a pas de point
de repère,  il faut que les uns et les autres, on se dise
d’avance où on veut aller, parce qu’autrement, on risque
de passer des millénaires avant de se retrouver. »

Par la suite, Kirk s’aperçut que les 180 degrés n’étaient
pas nécessaires, penser simplement à se retourner suffisait.

« Bon, je crois que je suis à peu près au point, on va
rechercher Johannes ? »

Tous acceptèrent, car finalement, ils n’avaient pas
grand-chose d’autre à faire, ils commencèrent doucement
pour ne pas perdre Kirk, ils finirent par rencontrer d’autres
errants qui n’avaient pas vu celui qu’ils recherchaient, ils
poursuivirent leur parcours pifométrique en espérant
rencontrer quelqu’un qui l’aurait vu récemment.

Kirk: « Curieuses, ces sensations. »

Angela: « Quelles sensations, Kirk ? »

« Celle de pouvoir se déplacer sans avoir l’impression de
bouger, et puis cet espace bleu ciel sans aucun point de
repère, ne pas avoir besoin de manger, enfin, parmi
d’autres choses. »

Angela: « Eh oui, mais on s’y fait, ça prend un certain
temps, tu seras perturbé durant un moment, mais
cela passera. »

Rod: « Oui, j’ai eu du mal au début, et en plus, le temps
ne signifie rien ici, être perturbé pendant dix minutes
ou 10 ans… »

Sam et Angela se mirent à rire.

Ils continuèrent à errer assez longtemps, puis ils finirent
par apercevoir un groupe d’une douzaine de personnes, ils
s’approchèrent, et Sam:

« Ca y est, bingo, Johannes est là, souvent entouré de
personnes qui lui posent des questions ou qui écoutent
ses histoires, voyons, on connait qui là dedans, ah !

Il y a Denis et Brahim, on va leur parler. »

Brahim: « Tiens ! Voilà Sam et ses potes, un nouveau
chez vous ? »

Sam: « Oui, il s’appelle Kirk, mais vous, pourquoi êtes vous
venu voir Johannes ? »

Denis : « Oh ! Il se trouve que nous l’avons rencontré par
hasard, ici même, il est, je crois, le plus ancien des
pensionnaires, et nous le trouvons rarement, c’est
dommage car il a toujours de superbes histoires à nous
raconter, tiens!

Il y a des gens qui partent, on va avoir de la place. »

Ils n’étaient plus que sept autour du fameux
Johannes, Brahim et Denis restèrent encore un moment
puis partirent à leur tour:

Brahim: «  Salut la troupe, salut Kirk, on commence à
toutes les connaître, les histoires de Johannes, mais vous
autres, cela va vous intéresser. »

Sam: « Salut Brahim, salut Denis, à la prochaine. »

Kirk: « A ce que je vois, vous connaissez du monde. »

Rod: « Ouais, ces deux là, ça fait déjà un moment qu’ils
sont là, le Denis, depuis 1789, une histoire de prise de la
Bastille, en France, je crois, et Brahim, vers 1955, la
guerre d’Algérie. »

Ils écoutèrent Johannes pendant un moment, puis les
autres les quittèrent enfin, cela permit à Sam de lui
présenter Kirk, et de lui décrire les circonstances de
sa venue.

Johannes: « Ah !

Un Commandant spatial !

Impressionnant, alors la Terre est envahie, et ce sera la
fin de l’humanité ? »

Kirk: « Non, je ne crois pas, le Terre est envahie, c’est
vrai, ses habitants passent une sale période, mais je suis
convaincu qu’ils s’en sortiront, l’humain sait s’adapter à
des situations difficiles, il est capable de progresser, j’en
suis sûr. »

Johannes: « Et tu viens de l’an 2532 !

Ca ne me rajeunit pas, je suis ici depuis l’an 307, soldat
alaman ayant été tué dans une guerre contre les
romains, je commence d’ailleurs à me demander quand
les gardiens vont se décider à m’affecter une autre
destination, être une sorte de guide et renseigner les
nouveaux, c’est bien, mais ils partent tous tôt ou tard, je
ne sais pas pour où, et moi, je suis encore là. »

Kirk: « Intéressant, Johannes, c’est ton vrai prénom ?

Et puis, j’aurais quelques questions à te poser. »

« Non, à l’origine, mon prénom était Johan, mais j’ai trouvé
que Johannes, ça fait plus classe. Vas y, pose tes questions ! »

Kirk: « Bien, Johannes, alors les voici:

- Ici, il n’y a que des gens morts par accident, pourquoi ?

- Tu as parlé de gardiens, qui sont-ils et que font-ils ?

- Ce lieu semble sans limites, est-ce le cas ?

- Les gens qui partent, tu ne sais pas pour où, mais
peut-être sais-tu ce qu’ils deviennent ? »

« Pour un nouveau, tu n’es pas mal, enfin des questions
intéressantes…

Oui, ici, il n’y a que des gens victimes de mort
accidentelle, les suicidés sont ailleurs, dans une autre
dimension, assez triste paraît-il, et les gens décédés à
terme sont encore autre part, et chez eux, c’est assez
compliqué, ça dépend de ce qu’ils on fait de leur vivant.

A une époque déjà lointaine, deux gardiens m’ont appris
cela, mais je crois qu’ils ne devaient pas le faire, ils ont
dû être sanctionnés, je ne les ai pas revus depuis.

La mission des gardiens est double, d’une part ils nous
surveillent, tout en étant invisibles, même pour nous, et
d’autre part, lorsqu’ils en reçoivent l’ordre, ils viennent
chercher quelqu’un pour le transférer, ils attendent que
la personne soit seule, se rendent visibles à elle
seulement, et procèdent.

Ils nous surveillent pour voir s’il n’y a pas de conflit, que
tout le monde séjourne en paix.

Ce lieu n’est pas sans limite, les gardiens sont tout
autour, et nous voient, mais il est assez grand, vous
donner une étendue, je ne sais pas, mais c’est très
grand, des dizaines de milliers de lieues.

Que deviennent les gens ici ou ailleurs, ici, en principe, un
maximum de 2000 ans, maximum que j’ai dépassé, je ne
sais pourquoi, chez les suicidés, on les renvoie sur
Terre, au bout de 4 ou 5 siècles, enfin, chez les morts
naturels, c’est variable, certains peuvent revenir sur Terre
ou être transférés ailleurs assez rapidement, peut-être
un siècle ou deux, d’autres beaucoup plus tard, mais le
mode d’emploi exact, je ne le connais pas.

Si ça se trouve, je n’ai peut-être pas le droit de t’avoir dit
tout cela, mais ne le sachant pas, j’espère ne pas
être pénalisé. »

Sam, Rod, Angela et Kirk quittèrent Johannes pour se
retrouver dans un autre espace, Angela:

« Chapeau, Kirk, tu as posé des bonnes questions, nous
aussi, nous sommes déjà posés ces sortes de
questions, mais n’avons pas su le faire à Johannes, c’est
bien qu’il nous ait donné un point de repère pour le
revoir plus rapidement si nécessaire, c’est quelqu’un
de sympathique, que l’on voit toujours avec plaisir. »

Rod: « Ouais, le coup du devenir des gens, chapeau, car
maintenant, on comprend mieux notre situation. »

Sam: « Le plus intéressant, c’est cette histoire de
dimension, selon la nature de la mort, ça, c’est un drôle
de truc, alors les suicidés, sont dans une sorte de
mauvaise dimension, une punition en quelque sorte, puis
on leur dit, vous retournez sur Terre, démerdez vous, mais
évitez de vous suicider à nouveau, pour les naturels, cela
me fait penser à certaines religions qui prônaient:

Tu as fait le bien, tu iras vers tel endroit, tu as fait le mal, tu
iras vers un autre, enfin, dans le doute, on te mets en
attente, on verra.

Enfin, pour nous, rester pendant 2000 ans ici, là, je ne
comprends pas trop, car ce n’est pas de notre faute si on
est morts, pourquoi si longtemps ? »

Kirk: « Oui, j’aurais dû demander des précisions, mais
peut-être n’a-t-il pas les réponses, en tous cas, on sait
qu’on est entourés de gardiens, et qu’ici, ce n’est pas
notre destination finale, c’est déjà un point d’acquis. »

Angela: « Effectivement, là, tu as fait avancer le schmilblick. »

Et tous de rire et d’expliquer à Sam ce qu’est un schmilblick.

Kirk « Je repense à Johannes, pourquoi est-il ici depuis
si longtemps ?

Est-ce parce que dans ce lieu transitoire, il faut quand
même une sorte de guide,  qui stabilise un peu les
choses, ou plutôt les gens, ou alors subit-il, lui aussi, une
sanction pour en savoir trop, et le dire ? »

Sam: On n’a pas de réponse à ta question, il se pourrait
qu’une de tes deux hypothèses soit vraie, mais on ne
saurait dire. »

Angela: « Finalement, on est des sortes de
mercenaires, qu’on balance de temps à autre en
mission, mais pourquoi ? »

Rod: « J’aimerais bien qu’on soit des mercenaires, mais
pour moi, on est plutôt des pièces de rechange, en
stock, et en attente d’affectation.

Kirk: « Autre question, Est-ce les gens sont recyclés en
fonction de leurs aptitudes et des périodes adéquates
pour qu’ils puissent les exercer au mieux ? »

Sam: « Intéressante ta question, Kirk, je me la suis
souvent posée, mais je n’ai pas la réponse. »

Rod: «Quand on apprend quelque chose, on se pose de
plus en plus de questions, mais où ça va nous mener ? »

Une longue période s’écoula, sans nouveauté marquante
dans les dimensions, sur Terre la situation était
différente, au vingt neuvième siècle, l’humanité s’était
repeuplée, des trois milliards qui restaient trois siècles plus
tôt, ils étaient revenus à 9 milliards, il y avait peu de
chômage, des progrès technologiques assez considérables
avaient eu lieu, ainsi que dans le domaine spatial, trois ou
quatre siècles avant, ils ne pouvaient dépasser la vitesse
de la lumière, là, les vaisseaux dernier cri pouvaient
atteindre Orion ou Deneb en quelques dizaines
d’années, dans le médical, peu de malades, les gens
pouvaient espérer vivre 150 ans, les Aliens, peu après
avoir abattu le vaisseau de Kirk Logan, et constaté qu’ils
avaient perdu 30% de leurs chasseurs,  avaient fini par
comprendre qu’ils y laissaient trop de plumes, que le jeu
n’en valait pas la chandelle, la Terre ne les revit plus, en
somme, tout allait à peu près bien.

Oui, mais peut-être pas pour longtemps, certaines
personnes, et non des moindres, généralement des
spécialistes des sciences de la Terre, tels que des
géologues, et volcanologues, s’inquiétaient des dernières
mesures effectuées dans chacun de leur domaine, ils
pressentaient quelque chose de lourd, de très lourd, dans
moins d’un siècle.

Les scientifiques connaissaient des milliers d’exo
planètes, mais aucune encore n’avait pu satisfaire aux
nombreuses conditions draconiennes nécessaires à la vie
humaine, creuser des sous-sols sur la Lune ou sur Mars?

La question avait été examinée, mais pas retenue, trop de
contraintes pour pouvoir abriter des millions, voire des
milliards d’individus, il fallait impérativement trouver une
ou plusieurs répliques de la terre dans peu de temps, et
de préférence, à moins de 1000 années/lumière.

Un gardien-chef, affecté à la dimension bleu ciel, parlait
à deux de ses subordonnés:

« Nous avons un ordre de l’Autorité Supérieure, celui de
reprendre le schéma électronique d’un certain Kirk
Logan, pour le renvoyer sur Terre. »

« Kirk Logan, chef ?

Pourquoi lui ? »

« Je n’en sais pas plus, il faut procéder tout de suite, et
de préférence, le faire renaître dans les mêmes conditions
qu’il y a quatre siècles. »

« A vos ordres, chef, on s’en occupe. »

En 2877, naquit un certain Kirk Logan, à Maintown, le
père, Andrew Logan était un chercheur scientifique, la
mère, Cynthia Logan, était dans la recherche médicale, le
jeune Kirk pouvait évoluer dans de bonnes
conditions, l’ancien Kirk, près de 4 siècles plus tôt, avait
été décoré comme héros planétaire à titre posthume, et
une grande avenue de Maintown portait encore son
nom, les parents du bébé l’avaient appelé ainsi en pensant
que c’était une bonne idée, mais était-ce le cas ?

Des années passèrent, le jeune Kirk Logan évoluait parmi
d’autres jeunes de son âge, certains pouvaient être
considérés comme étant plutôt de son côté, mais
beaucoup d’autres, non, l’ancien Kirk Logan existait
encore dans les mémoires, et c’était lourd à porter.

Il avait des réactions curieuses, qu’il apprit vite à
masquer, ses parents étaient comme bien d’autres
parents, ils l’aimaient beaucoup, mais n’avaient pas
toujours le temps de vraiment s’en occuper, durant les
premières années, il fut souvent victime des mauvaises
réactions de certains de ses camarades, qui ne trouvaient
rien de mieux à faire que de chercher à lui compliquer la
vie par tous les moyens.

Mais Kirk Logan n’était pas un faible, il finit par expliquer
la situation à ses parents et leur demanda de l’inscrire
dans un club sportif, et de combat, ils en avaient
largement les moyens et lui trouvèrent le meilleur.

Quelques mois plus tard, le nombre de camarades qui
avaient l’habitude de lui chercher des noises, avait
singulièrement diminué, l’année suivante, non seulement
plus personne ne s’en prenait à lui, mais tout le monde
le fuyait, même ceux qui, par une sorte de pitié, avaient
été plutôt de son côté, pour eux, il réfléchissait trop, il
prévoyait tout, il était toujours le premier en tout, cela
n’était pas normal et inquiétait.

Lorsqu’il était chez lui, il disposait de pas mal de
temps, car ses parents travaillaient beaucoup et
rentraient tard, il continuait plus que jamais à fréquenter
son club, mais il y avait aussi les études.

Encore adolescent, et déjà dans les études
supérieures, il affichait un don en bien des
domaines, mais particulièrement dans tout ce qui
concernait la stratégie, il avait tendance à aller de
l’avant, et à tout prévoir, mais parfois, il repensait à
son enfance, pendant laquelle bien des choses l’avaient
surpris, il n’était pas comme les autres, mais ses parents
s’en étaient guère souciés, pris par leur travail et
estimant qu’il était simplement plus doué que les
autres, ils étaient à cent lieues de savoir ce qui se
passait réellement dans sa tête, durant ses premières
années, dès qu’il pût parler, seulement à l’âge de 3 ans
passés, il tenta de leur décrire ce qu’il voyait, ce qu’il
ressentait, mais ils ne l’avaient pas pris au sérieux, ils
considéraient qu’il avait beaucoup d’imagination, alors
que lui, par moments, avait vraiment l’impression de
vivre une vie déjà vécue, il n’en était pas sûr, ne se
rappelait pas de tous les détails, mais le déjà vu était
tellement fréquent.

Même lorsqu’il ne disait rien, il inquiétait, il était déjà
grand, 6 pieds, fort, et avait un regard
dur, autoritaire, résultat d’années de pratique dans
l’art de masquer ce qu’il aurait bien voulu pouvoir
exprimer, il ne se sentait pas vraiment bien sur
Terre, il pensait souvent à l’espace, il voulait entrer à
l’école planétaire de l’espace, quitter ces gens qui
l’indifféraient, il étudiait pratiquement tout, se tenait
informé des dernières actualités, et surtout des
découvertes, il savait que des spécialistes avaient
pratiquement démontrés que la planète était en
danger, et surtout, il avait l’impression qu’il n’était
pas là par hasard, qu’il avait un lien avec ce
danger, mais comment aller plus loin, mieux situer les
causes et les effets, puis un jour, alors qu’il était chez
lui, et que ses parents ne rentreraient que dans deux
ou trois heures, il les revoyait certains soirs, en train
de déguster un bon whisky ou un Bourbon, on the
rocks, lui qui ne buvait jamais d’alcool, pas même du
vin à table, mais de l’eau, se posa la question:

« Whisky ?

Bourbon ?

Avec beaucoup de glace ?

Ils ont l’air d’aimer ça, parfois, ils prennent plusieurs
verres, et si j’essayais ?

Je sais qu’il y a de l’alcool, mais peut-être que c’est
bon, et puis, il paraît qu’il vaut mieux éviter de mourir
idiot, alors  allons-y. »

Il trouva le Bourbon excellent, au point d’en absorber
quatre verres, et des bonnes doses, surpris en un
premier temps par les réactions créées en lui par
l’alcool, il se laissa aller dans le vague, et c’est alors
qu’une foule d’images, sonores, lui vinrent.

Un costume de commandant, dans un vaisseau spatial, il
donnait des ordres, puis un flash, une étendue bleu
ciel, il parlait, mais avec qui?

D’étranges hologrammes, électroniques, il allait, il
venait, sans aucune impression de déplacement, qu’est-ce
que tout cela pouvait bien vouloir dire ?

Des rêves ?

Il en faisait très souvent, mais avait appris à ne jamais
en parler, il sentait confusément que cela pouvait
s’avérer dangereux pour lui, et ce nom de Kirk Logan, il
était convaincu qu’il n’aurait pas pu en porter un
autre, pourquoi ?

Quel rapport avec le héros d’il y a quatre siècles qui était
peut-être un de ses ancêtres ?

D’autres images lui parvinrent par fragments, et cela
défilait sans discontinuer, mais à qui s’adressaient-elles ?

A lui ?

Il avait l’impression d’une sorte de guidage, on voulait
le diriger quelque part, mais où ?

Il commençait à reprendre le dessus quand il entendit
un bruit de porte, c’est son père ou sa mère qui
entrait, vite, il fallait mettre le verre de Bourbon dans
la machine à laver, et se diriger l’air de rien vers sa
chambre, sa mère:

« Tu vas bien, Kirk ? »

« Oui, mère, mais j’ai dû prendre un coup de froid, je
vais me coucher. »

« Tiens, curieux !

En principe, tu n’as jamais rien, mais c’est vrai
qu’aujourd’hui il a fait froid et il a plu, bon, mets-toi au
lit, je t’apporte un bon grog. »

Deux soirs plus tard:

« Dis donc, Andrew, tu as pas mal tapé sur le Bourbon
ces derniers temps, la bouteille est presque vide. »

« Quoi ?

Jamais de la vie, la dernière fois que j’en ai bu, c’est avec
toi, il y a trois jours. »

« Alors je ne comprends pas, que s’est-il passé ? »

« Je n’en sais strictement rien, fais voir la bouteille ! »

Tous deux se mirent à réfléchir, et Cynthia:

« Ce n’est pas Kirk, tout de même, non, pas
possible, mais alors ? »

« Kirk ?

Il ne boit jamais d’alcool ! »

Cynthia: « C’est vrai, mais en rentrant avant-hier soir, je
l’ai trouvé un peu bizarre, il faudra que je lui pose
la question. »

« Ah !

C’est vrai, son coup de froid !

Mais question bizarre, il l‘est toujours.»

« Oui, mais là…

Enfin, je lui ai donné un grog, hier matin, il allait mieux. »

« Bon, bah !

Il doit être devant son ordi, dans sa chambre. »

Cynthia se dirigea vers la chambre de Kirk, et en revint
cinq minutes plus tard:

« Oui, il m’a dit qu’il s’est sifflé quatre verres de Bourbon
on the rocks, et qu’il n’a pas trouvé le grog très bon. »

Andrew éclata de rire:

« Tu m’étonnes, un grog après un Bourbon, je n’essaierai
même pas.

Mais pourquoi a-t-il bu du Bourbon ? »

« D’après ce qu’il m’a dit, il a vu qu’on aimait ça, alors
il a voulu savoir. »

« D’accord, alors qu’il en goutte un, voire deux, ce serait
logique, mais quatre !

Et pas des petites doses, je n’arriverai jamais à le
comprendre. »

« Et tu n’es pas le seul. »

Quelques années s’écoulèrent, sorti major de sa
promotion à l’EPE(Ecole Planétaire de l’Espace), il fit
immédiatement partie de l’armée spatiale avec un rang
de Lieutenant, quelques premiers voyages dans
l’espace, vers alpha du Centaure, cela lui rappelait
quelque chose, difficile de dire quoi, mais il était sûr
d’être déjà venu, pas dans Alpha, mais dans la
Ceinture de Kuiper.

Puis il passa au rang de Capitaine, puis à celui peu envié
de Commandant en second, d’autres années
passèrent, pendant ce temps, les recherches, et
notamment grâce à son père Andrew, avaient encore fait
des progrès sur l’espace/temps, et la vitesse de la
lumière, à la naissance de Kirk, leur vitesse maximale était
de 20 fois la lumière, maintenant, les vaisseaux dernier cri
pouvaient atteindre 1000 fois la lumière.

Kirk était irréprochable dans les fonctions qu’il occupait, de
plus, lorsque les Autorités recherchaient un nouveau
Commandant, ils étudiaient avec soin le profil des
candidats et leurs études, ils virent que Kirk était
extraordinaire dans les domaines de stratégie, un nouveau
vaisseau venait d’être créé, 500 mètres de large sur 50 de
haut, doté d’un armement révolutionnaire, de plus, son
père était connu dans le domaine des recherches, il n’était
pas le fils de n’importe qui, tout cela fit qu’il devint le
Commandant Kirk Logan, d’un premier vaisseau d’une série
à venir, qui s’appellerait l’Atlantis.

En 2922, L’Atlantis décolla de la Terre pour explorer la
zone d’Orion, mission, trouver une exo planète
identique, qui permette la vie humaine, Le commandant
était dans la salle de contrôle avec ses deux seconds, les
Capitaines Oleg Sokolsky et Georges Mercier, ce dernier
ayant été un camarade de promotion.

Mercier: « Ca y est Commandant, un grand voyage vers
les zones M42 et 43. »

« Exact, Capitaine, et la zone M 78 si nécessaire. »

Sokolsky: « Ca le sera probablement, Commandant, la M42
est bourrée d’étoiles binaires, séparée de la M43 par une
zone très tourmentée, une exo planète là dedans… »  

Kirk: « La M78 ne vaut guère mieux, avec des étoiles
jeunes qui émettent des jets tous azimuts, ce n’est pas la
destination que j’aurais choisie, mais les ordres sont
les ordres. »

C’était un voyage de plusieurs années, à condition d’avoir
de la chance, c’est précisément ce à quoi pensait le
Capitaine Mercier lorsqu’ils arrivèrent, quinze mois plus
tard, dans la M42.

« Nous n’avons plus qu’à croiser les doigts, Commandant, le
sort de l’humanité dépend de ce que nous allons trouver
ou pas. »

« En effet, Capitaine, mais cela, nous le savons
tous, faites actionner les détections à la recherche d’une
étoile G, de préférence de la taille de notre soleil, mission
exigeante, mais incontournable. »

Ils passèrent des mois à explorer, de long en large, la
M42, sans résultat, il fallait éviter la redoutable bande
de matière qui la reliait à la M43, ce qui leur fit faire
un long détour.

Des mois s’écoulèrent encore, dans l’extrême nord de la
M43, en chemin vers la 78.

Sokolsky: « Nous n’avons vu que des étoiles et planètes
bleu foncé ou violettes, Commandant, ce n’est pas très
bon signe. »

Kirk allait répondre lorsque: « Commandant !

Une étoile G en vue ! »

« Dirigez-vous sur son système, si elle en a un. »

Quelques instants plus tard:

« Elle en a un, Commandant avec neuf planètes qui
ressemblent étrangement aux nôtres, avec une échelle
de distances quasi identique, on dirait qu’il y a eu
un copié/collé. »

« Ne soyez pas si optimiste, Schumann, procédez à des
mesures approfondies sur toutes les planètes, et bien
sûr, particulièrement sur la deuxième, troisième et
quatrième, ainsi que sur l’étoile. »

« A vos ordres. »

Quelques jours plus tard, l’Atlantis ayant sillonné le
système dans sa totalité:

« Alors Schumann ? »

« Je n’en crois pas mes yeux, Commandant, ici
aussi, c’est la troisième planète qui permettrait la vie, le
système est une réplique exacte du nôtre, je le
confirme, et l’échelle des distances est la même, il y a
aussi une ceinture d’astéroïdes entre la quatrième et
la cinquième, sur la troisième, les continents n’ont pas
tout à fait la même forme, cela pourrait s’expliquer par
un faible décalage dans la création du système, en plus
ou en moins, ça, je ne saurai le dire.

Les mesures de la troisième planète sont les suivantes:

IST:0,98 - SPH:1,02 - HZD:1,1 - HZC:0 - HZA:0,6 - PC:
Terrienne et  HC:20-40 méso planète. »


RM:5,6 - DE: 150M - Kr:40250.
N=79 - O=21 - traces de gaz rares, de dioxyde de
carbone, de xenon, de radon, bref, de l’air. »

« Alors passez à la détection des formes de vie, nous
allons voler à basse altitude sur tous les continents. »

Mercier: « Ouf, nous l’avons finalement, cette
chance, Commandant. »

« Ne parlez pas trop vite, voyons la suite. »

Deux jours plus tard, Schumann.

« Ca y est, je vous retransmet toutes les prises vidéo
sur écran Commandant. »

Dans la salle centrale, Kirk et ses seconds regardèrent
les vidéos durant plusieurs heures, puis ils se
reposèrent, avant de continuer le lendemain, lorsqu’elles
furent toutes passées:

« Les faits semblent vous donner raison, Capitaine
Mercier, peut-être avons nous de la chance, je crois que
ce système est un peu plus jeune que le nôtre, oh !

Pas de beaucoup, je dirais quelques milliers d’années
de moins. »

Sokolsky: « Sur quoi vous basez-vous Commandant, pour
pouvoir dire cela ? »

« Sur plusieurs choses:

- La cinquième et la sixième planètes ont quelques petits
détails qui diffèrent des nôtres, la quatrième est moins rouge.

- Les populations de la troisième, avec des animaux
comparables aux nôtres, parmi lesquels des
mammouths, représentent environ 200 millions
d’habitants, répartis sur tous les  continents sauf les
pôles, ce nombre d’habitants correspondrait à peu près
à notre époque gréco-romaine.

- Les peuples semblent d’ailleurs à peu près à ce niveau, pas
mal de terres encore inoccupées qui feraient bien notre
affaire, à commencer par des déserts que nous pouvons
transformer en zones cultivables. »

Kirk était convaincu que des forces supérieures, dans
l’univers, veillaient à ce que les humains ne disparaissent
pas, une sorte de plan B avait été prévu, mais il se garda
bien d’en parler.

« Bien, sondons les océans et allons nous poser dans
une zone déserte, loin des populations, pour voir tout
cela de plus près. »

Les résultats confirmèrent les précédents, dans les
océans, les animaux, les crustacés, et autres,  étaient les
mêmes que sur Terre, se poser dans un désert ne
présentait aucun danger, les températures y étaient très
similaires, et parfaitement supportables.

Kirk: « Bon, pas de temps à perdre, dès demain, nous
repartons pour le système solaire, vous deux, Capitaines
Mercier et Sokolsky, serez très probablement convoqués
par les Autorités, tout comme moi, pour un rapport
objectif, durant ces dix dernières années, ils ont dû
progresser dans la chaîne des vaisseaux spatiaux comme
le nôtre, il sera déjà possible de transporter pas mal de
monde en un premier temps, quitte à le faire avec une
flotte d’anciens vaisseaux, moins rapides, mais je
crois que nous luttons contre le temps, si, comme je le
pense la catastrophe planétaire se produit dans les 20
ans qui viennent, emmener 9 milliards d’individus ne va
pas être évident, il y aura des sacrifices. »

Mercier: « Hélas, Commandant, pour nos nouveaux
navires, c’est trois ans de voyage aller/retour,  et nous
n’en aurons pas beaucoup, quelques centaines tout au
plus, pour les navires plus anciens, entre 2000 et trois
mille, c’est presque 12 ans de voyages aller/retour, à
mon avis, si nous parvenons à déplacer un million de
personnes, ce sera le bout. »

« Ne soyez pas pessimiste, suite à demain. »

18 mois plus tard, sur Terre, une réunion eut lieu dès le
retour de l’Atlantis, avec:
       
Petros Starkos: Président,
Hans Bauer: Vice président
Aaron Zimmerman Ministre de l’espace
Markus Vretblad Ministre des affaires sociales
Kinko Ojimura, Ministre des Sciences, et bien
sûr, Kirk Logan et ses deux seconds.

Starkos: Oui, d’après vos rapports, et ce que vous venez
de nous expliquer, Logan, un plan B existe bien, mais pas
pour tout le monde, tant s’en faut, où en est-on
Aaron, au niveau des vaisseaux ? »

Zimmerman: « Nous en sommes à trois cent
cinquante, mais nous accélérons la production, au
départ, il faut toujours essuyer les plâtres, mais nous
avons modernisé les outils, et formés pas mal de
spécialistes, nous pensons à 1000 dans un an, 3000
dans deux ans, puis 2000 de plus par année suivante.

Nos anciens vaisseaux sont de l’ordre de
2500, Monsieur le Président. »

« Bien , la catastrophe est prévue pour quand, Kinko ? »

« D’après les données qui me sont communiqués par
ma haute équipe de spécialistes, à l’unanimité , ils sont
d’accord pour une fourchette entre 15 et 20 ans. »  

Bauer: « Ffff, alors il n’est que temps de se livrer à des
calculs, les nouveaux vaisseaux, je parle sous le contrôle
d’Aaron ou de Logan, peuvent prendre un maximum de
300 personnes en dehors des équipages, les
anciens, qui ne pourront faire qu’un voyage, sont de taille
variable, admettons un total de 40.000 personnes en ce
qui les concerne, donc seuls les nouveaux nous
intéressent vraiment, faisons une chronologie:

An 0 : 350 partent
An 1 : 1000 partent                                  puis:
An 2 : 3000 partent
An 3 : 5000 partent     350 repartent 
An 4 : 7000 partent    1000 repartent  
An 5 : 9000 partent    3000 repartent
An 6 : 11000 partent  5000 repartent     350
An 7 : 13000 partent  7000 repartent    1000
An 8 : 15000 partent  9000 repartent    3000
An 9 : 17000 partent  11000 repartent  5000      350
An10: 19000 partent  13000 repartent  7000    1000
An11: 21000 partent  15000 repartent   9000   3000
An12: 23000 partent  17000 repartent  11000  5000   350
An13: 25000 partent  19000 repartent  13000  7000  1000
An14: 27000 partent  21000 repartent  15000  9000  3000
An15: 29000 partent  23000 repartent  17000  11000 5000      
                                                                                                350
 
Restons pessimistes et basons nous sur 15 ans, cela fait
un total de:
225000 + 144000 + 81000 + 36000 + 9000 +
2100 = 499100 voyages

499.100 voyages x 300 personnes = 149.730.000 +
40.000 = 149.770.000 personnes

Starkos: « Eh bien, avec ça, on ne va pas récupérer
beaucoup de monde, si on ajoute les personnels des
équipages, un peu moins de 500.000 de plus, ça fait
péniblement 150.000.000 personnes sur plus de
9 milliards.

On peut espérer qu’avec 5 ans de plus, on puisse en
emmener le double, mais comme l’a dit Bauer, restons
dans l’hypothèse basse, le calcul est malheureusement
exact, et je pense qu’Aaron ne pourra pas améliorer les
cadences, alors là, Vretblad, vous allez avoir un sacré
travail, celui de me soumettre les catégories de gens
qui devront partir, je n’aimerais pas être à votre place.

Déterminez déjà les 300 personnes que Logan pourra
emmener, je vous laisse une semaine, le temps d’une
révision de l’Atlantis, rappelez vous qu’il s’agit de
reconstituer une humanité, alors les gens trop
vieux, celles et ceux qui ne sont pas
indispensables, enfin, je ne vais pas vous apprendre
votre travail, le spécialiste, c’est vous.

Quant à vous, Logan, eh bien avec vos hommes, vous
disposez d’une bonne semaine de repos, je crois que
vous allez apprécier. »

Zimmerman: « Remarquez, Monsieur le Président, il se
peut que durant ces 15 ans, et je pense que Kinko ne
me contredira pas, on peut encore faire des progrès, et
embarquer plus de monde ! »

« Je le souhaite à un maximum de ces pauvres
gens, Aaron, faites plancher vos collaborateurs, vous
aussi, Kinko, vous devez bien vous douter qu’un tel
résultat est loin de me faire plaisir, même si une
humanité se reconstitue dans M43, et il faudra tenir
compte des locaux, qui après tout, sont chez eux, j’ai
idée que la suite de ma présidence va
être mouvementée.

Quoi qu‘il en soit, je partirai dans les derniers, ainsi
que vous autres, de mon équipe, nous devons faire en
sorte d‘éviter la panique, car vos petits
calculs, Bauer, d‘autres petits malins savent aussi les
faire, et ne manqueront pas d‘en parler, on va avoir
pas mal de fil à retordre, pendant longtemps, si nous
restons en vie.»

Kirk salua mentalement les dernières paroles
du Président.

« Je reste à votre disposition, Monsieur le Président. »

« Merci, Logan, mais vous ne pouvez rien faire de plus
pour le moment, votre rôle sera prépondérant pendant
les voyages, et nous ne doutons pas de vos
compétences, par contre, à partir de cet instant, je vous
nomme au rang d’Amiral, c’est vous qui commanderez
votre flotte de 350 vaisseaux. »

Dans les années qui suivirent, quelques progrès réalisés
sur la vitesse/lumière réduisaient à deux ans des
allers/retours qui en prenaient trois, et les cadences
de production des vaisseaux étaient passés de 2000 à
3000 de plus par an,  ce qui porta les 150 millions de
personnes à déplacer, à plus de 500 millions, ce qui était
déjà mieux, sans être satisfaisant pour autant, car
malheureusement, la catastrophe en question se produisit
dans l’hypothèse basse, au bout de 15 ans.

Les humains s’étaient battus, jusqu’au bout de leurs
forces et de leurs capacités, cela n’était pas
suffisant, 94% en payaient le prix, il fallait attendre
que la planète se calme pour la repeupler, Kirk
Logan, seul dans la cabine centrale de son
vaisseau, réfléchissait à tout cela, il se demandait
quelle avait été son utilité finalement, aurait-il un
jour la réponse ?


-----***-----  



 
_________________
Cicéron c'est Poincaré.

Bébert


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MessagePosté le: Ven 7 Juil - 12:52 (2017)    Sujet du message: Publicité

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