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Polar 1

 
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Kr
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MessagePosté le: Mar 17 Oct - 11:30 (2017)    Sujet du message: Polar 1 Répondre en citant

  Octobre 2029, dans un Commissariat de Police
à Berlin, deux hommes discutaient dans un
bureau, devant un bon verre de schnaps.

« Alors ainsi, Monsieur, je ne vous verrai plus ? »

L’homme qui posait la question s ’appelait Kurt
Wendling, il venait d’être nommé
Commissaire, suite à des états de service
exceptionnels.

« Sauf si vous passez à Nice, dans le sud de la
France, comme vous le savez, c’est le lieu que
j’ai choisi pour ma retraite » lui répondit Axel
Witz, qui était à la fois son prédécesseur et son
supérieur durant les sept dernières années .

« après 43 ans de bons et loyaux services je
crois avoir mérité de me reposer ».

« Tout à fait, Monsieur, en tout cas je ne peux
que vous remercier d’avoir activement participé
à ma promotion, travailler avec vous a été un
honneur, je suppose que nous allons garder
le contact ? ».

« Bien sûr, Kurt, vous avez mes nouvelles
coordonnées, elles ne seront valables que dans
quinze jours, le temps de tout transférer, votre
promotion était justifiée, vous êtes de loin le
meilleur élément que je n’ai jamais eu, je vous
ai, malheureusement, laissé quelques tas de
boue, et notamment cette fameuse affaire
Steinmauer, si un jour, vous la résolvez, faites
moi signe, je n’hésiterai pas à repasser à Berlin
pour vous inviter à faire un sacré gueuleton».

« Ah oui, cette affaire non classée qui remonte
à cinq ans…

L’assassinat d’un compatriote venu en touriste
dans cette ville, et qui n’a laissé aucune
trace, sauf celles autour du cou de la victime, un
fil à beurre, vers 23 heures, pas très loin d’un
bar, mais dans un endroit où l’assassin qui
portait des gants, était pratiquement sûr de ne
pas être vu, dans un quartier résidentiel, une
méthode d’exécution peu banale, et c’était
quelqu’un qui venait de prendre sa retraite, je crois ?

Cette affaire a été votre bête noire, et il se pourrait
bien qu’elle devienne la mienne ».

« Sincèrement, j’espère que non, pour le
moment, il me semble que vous avez quelques
détails plus urgents à régler ».

« En effet, Monsieur, à commencer par la
réorganisation du Service ».


    
Les deux hommes finirent par se quitter, l’ex
Commissaire Witz sortit du nouveau bureau de
Kurt Wendling pour un séjour vers des cieux plus
cléments.

Le nouveau Commissaire observa un instant
l’environnement de son bureau, puis se remit à
méditer sur cette étrange affaire non classée.

« C’est vrai qu’elle me laisse songeur, non pas
parce que la victime est un compatriote, suisse
mais d’origine autrichienne tout comme moi, mais
il y a autre chose,  je ne sais pas encore quoi, cela
m’intrigue,  le crime parfait ?

Je n’y crois pas, quelque chose nous a échappé, dès
que j’aurai un moment, j’entends bien reprendre
ce vieux dossier ».

Des coups frappés à sa porte interrompirent ses
réflexions.

« Entrez, ah Bauer, alors, où en êtes vous sur
Soderberg ? ».

« D’abord, patron, toutes mes félicitations, j’ai
désormais l’honneur de travailler sous vos
ordres, pour Soderberg, on avance, une
perquisition nous a permis de recueillir pas mal de
documents, nous les faisons analyser
actuellement, et d’après ce que j’ai vu, il y a fort
à parier qu’ils contiennent les preuves que nous
recherchons, vous serez informé de suite ».

« Merci Bauer, vous êtes un excellent Inspecteur
doublé d’un bon enquêteur, mais votre optimisme
permanent pourrait vous jouer des tours, évitez
d’aller plus vite que la musique ».

« Entendu patron, je serai prudent ».

Des semaines passèrent, le Service était désormais
bien rodé, et efficace, les affaires se résolvaient les
unes derrière les autres, à la grande satisfaction
des Autorités Supérieures, Kurt Wendling avait déjà
bonne cote, ce dernier avait bien repris le vieux
dossier Steinmauer, mais il n’avait pu aller plus loin
dans les investigations, l’affaire gardait son
secret, il devait l’oublier pour porter toute son
attention sur les affaires en cours, et c’est-ce
qu’il fit.

Plusieurs mois passèrent, puis vint le temps
d’éventuelles vacances.

Il n’aimait pas particulièrement les lieux chauds et
ensoleillés, avec ou sans bords de mer, et encore
moins rester sur une plage à se retourner comme
un poulet(sic !), depuis plusieurs années, il n’avait
pas eu de vacances, mais en 2030, tout allait bien
pour lui, il pourrait en prendre, au moins une
bonne quinzaine, peut-être trois semaines, peu
importe la période, il avait encore de la famille et
d’autres proches dans la région de Wien, qu’il
n’avait pas vus depuis longtemps, il se dit:

« En cette fin 2030, je vais aller à Wien, voir ma
famille, bien sûr, et j’en profiterai pour faire du ski ».

Logé chez son cousin Peter Wendling, fils du frère
de son père et pratiquement considéré comme
celui qu‘il n‘a pas eu, à Wien:

« Alors Kurt, tu nous a écrit pas mal de choses, dont
certaines très intéressantes, mais tu sais à quel
point je suis curieux, si tu nous racontais tout, sois
sans crainte, nous aussi, avons pas mal de choses à
dire, et te voilà Commissaire, ben mon
vieux, chapeau, moi je suis resté simple employé
de bureau, oh d’accord, je suis passé Chef de
Service l’année dernière, comme tu le sais, c‘est
plutôt bien, mais je reste un employé, et toi ?»

« Qu’est-ce que tu crois, Peter?

Moi aussi, je suis un employé qui a des supérieurs
qui m’indiquent les flèches à suivre, c’est vrai qu’en
ce moment, tout va plutôt bien, mais mon rôle n’est
pas toujours simple, il était grand temps que je
prenne un peu de repos, toi, tu es chef de
famille, avec une charmante femme et deux beaux
enfants, alors que je suis toujours célibataire, et du
temps pour rechercher une éventuelle compagne, je
n’en ai guère ».

« Je sais, mais tu veux faire du ski, je crois, et tu
connais à peu près la région, on doit pouvoir
s’arranger, durant les week-ends pour le ski, je
connais deux ou trois endroits, tu m’en diras des
nouvelles, non seulement on va bien se marrer, mais
dans l’un d’eux particulièrement, il y a de ces
nanas, je ne te dis pas, tu repartirais avec l’une
d’elles que ça ne m’étonnerait pas, dans les jours de
semaine, je ne suis guère disponible, mais tu pourrais
peut-être en profiter pour aller voir Gerhardt
Jager, notre autre cousin, comme tu le sais, il est
aussi dans la police, une sorte d’Inspecteur en
Chef, mais je ne crois pas qu’il passera
Commissaire, son niveau d’études n’est pas
suffisant, mais il est consciencieux dans son
boulot, vous pourrez parler métier ».

« Je ne suis pas venu pour ça, mais j’avais prévu de
voir Gerhardt, au moins 15 ans que je ne l’ai pas
vu, comment ça se passe pour lui ? »

« Question job?

Je ne sais pas au juste, mais pour la rigolade, il n’est
pas le dernier, il se peut qu’il vienne au ski avec
nous, il est marié, une jolie femme, mais pas encore
d’enfant alors qu’il approche la
quarantaine, question santé, il a l’air ok , mais j‘ai
cru voir qu‘il avait quelque souci, alors est-ce dans
son boulot ou ailleurs?

Je n‘ai pas osé lui poser la question, les affaires des
autres…

Tu sais comment je suis».

Kurt se mit à rire:

« Toi, c’est sûr, je ne te voyais pas trop dans la
police, parce que nous, les affaires des
autres, surtout celles qui ne sentent pas bon, on
est bien obligés de s’en occuper ».

Deux jours plus tard, dans un troquet avec
Gerhardt, à l’heure du déjeuner:

« Content de te voir, Kurt, j’ai laissé mes
collègues à l’autre bout, on va déjeuner tous les
deux, ce n’est qu’un bistrot, mais ils te font de ces
steaks-frites, avec un bon petit rouge, tu vas
apprécier, on prend un apéro ?».

« D’accord, mais restons dans le raisonnable, nous
ne sommes pas en service mais quand même, ceci
étant dit, un petit coup de temps en temps, je ne
dis pas non, Peter n’est pas venu, tu le
connais, c’est un casanier, il mange toujours à
la maison ».

« Oh, si je le connais…

Sûr qu’il a des qualités, notamment celle d’être un
assez fin psychologue, mais on se voit peu en ce
moment, j’ai d’autres soucis dont je ne veux pas trop
lui parler, après tout, il n‘est pas du métier, alors…».

« Tiens justement, Gerhardt, tu sais que je suis en
vacances, et les histoires de police, j’aimerais un peu
les oublier, mais Peter ne s’est pas trompé en me
disant que tu avais des soucis, si c’est une histoire
de boulot, tu peux m’en parler ».

« Oui, je ne t’ai pas félicité, Monsieur le
Commissaire, alors maintenant, je te dis chapeau, bien
joué, c’est un rang que je n’atteindrai pas, mais
ça, tu dois le savoir, je suis un Inspecteur qui en
commande deux autres parce que je suis le plus
ancien, et quand il y a des nouvelles recrues à former
ou à briefer, c’est toujours à mézigue que l’on
s’adresse, mais mon gros problème n’est pas
là, chez moi aussi, il y a un Commissaire, et ce n’est
pas un marrant, oh, ce n’est pas un mauvais type, il
reconnait mon boulot, mais à mon avis, il est un peu
pétochard, ce n’est pas un homme de terrain comme
toi, ni un dynamique, mais quelqu’un qui a également
fait des études de Droit, il doit recevoir des ordres
de la Haute, et quand ça le dérange, il me fait
participer, si tu vois ce que je veux dire, les
affaires en cours ne posent généralement pas de
problème, mais certaines non-résolues, oui, et
c’est là-dessus qu’il se fait taper sur les doigts ».

« Nous avons tous des affaires non classées, moi
aussi, j’ai un tas de boue que je m’efforce de
nettoyer progressivement, mais il y en a pour lesquels
je n’ai pas le bon produit, ils sont tenaces ».

« Ca, c’est rien de le dire, par exemple, il y en a
une que, j’en suis sûr, je ne résoudrai jamais, un
pépère de 70 balais il y a quatre ans, un rupin, bonne
situation et retraite, qui se fait assassiner dans
Wien, vers minuit, dans sa voiture, par un gus, ou
une nénette, qui lui a passé un fil à beurre autour
du cou, pratiquement personne dans ce quartier
la nuit, l’assassin avait des gants, et a passé un
produit spécial dans le véhicule pour éliminer toute
odeur, pas de traces non plus, moralité, un crime
parfait, personne n’a rien vu.»

C’est alors que Kurt parla de l’affaire
Steinmauer, et put lire toute la stupéfaction
qu’affichait le visage de Gerhardt.

« Exactement la même manière de
procéder, Gerhardt, je vais te demander de me
communiquer, discrètement, tous les documents de
ton dossier, je te transmettrai également copie des
miens, nous allons pouvoir coopérer, je n’ai jamais
cru au crime parfait, il y a toujours une faille, et tu
viens de m’en montrer une, est-ce que ta victime
avait un Curriculum-Vitae ou un plan de carrière
connu?

La mienne, oui, car nous sommes intervenus auprès
de sa femme ».

« Ben, hélas non, on sait que c’était quelqu’un
d’important, mais nous ne connaissons pas
grand-chose de son profil, par contre, nous savons
que sa femme est toujours à la même
adresse, j’étais intervenu auprès d’elle à
l’époque, mais elle m’avait envoyé balader en me
disant qu’elle ne voyait pas le rapport entre le
crime et son travail ».

« Bon, alors moi, je me fais fort de la faire
changer d’avis, ou si ta victime avait des
enfants, nous interviendrons auprès d’eux, pour
moi, l’assassin est une sorte de criminel en série, et
tu viens de m’apporter une preuve, il y en a
peut-être d’autres.

Les points communs:

- le fil à beurre.
- la nuit.
- A Berlin comme à Wien, nous parlons la même
   langue.
- Pas d’action connue sur les familles.
- Les victimes, des retraités ayant eu une bonne
   situation.
- Deux autrichiens.
- Dans les deux cas, les victimes étaient seules, dehors,
  probablement pour se divertir.

Les copies de ton dossier, tu me les enverras à mon
adresse domicile, et je ferai de même pour toi, pour
le moment, personne ne doit savoir, donc n’en parle
pas à Peter ni à personne d’autre, pas même à ta
femme, c’est de la dynamite, je peux me déplacer
plus facilement que toi, donc c’est moi qui piloterai
cette affaire, mais bien sûr, tu seras au courant de
tous les développements, si nous réussissons ce
coup, on trouvera le moyen de faire comprendre  à
ton chef qu‘il peut vraiment le reconnaître, ton
boulot, j’aurai d’ailleurs d’autres personnes à qui
parler, mais ça, c’est un autre chapitre, il faut déjà
écrire le premier».

« Tout à fait d’accord, Kurt, je pense que tu es plus
doué que moi pour ce genre de recherche, on va
procéder comme tu l’as dit, ça me plait ».

« Alors pendant que je suis là, tu me donnes
l’adresse de sa femme, afin qu’on aille la
voir, éventuellement celle de ses enfants, s’il en
a, comment s’appelle ta victime ?  »

« Alexander Zeppenfeld, et la tienne ? »

« Georg Steinmauer. »

« Ok, peux-tu venir demain matin ici, vers 8.30H ?

Oui, alors tu auras les adresses, et nous pourrons
prendre des Rendez-vous ».

« Surtout pas, nous y allons direct, et tu me laisseras
parler, peux-tu te libérer de ton chef demain matin
en prétextant une piste sur une affaire courante ? »

« Oui, justement, je comptais quitter de bureau dès
l’ouverture pour un retour en début d’après midi, je
mettrai un de mes hommes sur le coup ».

« Parfait, alors on fait comme ça, tu as
raison, dis-donc, ton steak-frites est fameux, le vin
est plutôt gouleyant, tiens, pendant que j’y  pense, je
comptais faire du ski durant les week-ends, avec
Peter et sa famille, tu serais partant? »  

« Avec ma belle nénette de femme ?

Oui, ça marche, elle aime le ski, je ne sais pas si Peter
t’en a parlé, mais il y a une station avec de sacrées
nanas, pour toi qui présentes bien, célibataire, tu
pourrais faire affaire. »

« A voir éventuellement, mais en ce moment, trois
choses m’intéressent plus que les femmes, notre  
affaire, le ski, et voir tous mes proches . »

« Justement, faudra que tu voies mes Parents et nos
cousines. »

« Oui, ainsi que mes propres Parents et ceux de
Peter, j’ai prévu tout cela pour les cinq jours de la
semaine prochaine, je suis là pour trois semaines ».

Le déjeuner prit fin, l’après-midi passa très vite et le
lendemain matin:

« Salut Gerhardt, as-tu les adresses ? »

« Mieux que ça, voici toutes les copies du dossier, je
vois que tu as acheté un porte-documents, pour les
adresses, en fait une seule, car Madame Zeppenfeld
et ses enfants habitent dans la même maison, ou
plus exactement dans le même château ».  

« Ffff, de la haute classe alors, il devait avoir une
sacrée situation, ton Monsieur Zeppenfeld .»

« C’est justement ce que nous allons chercher
à savoir.»

« C’est juste, ma victime, Steinmauer a occupé de
très hauts postes dans différentes industries, en
Autriche et en Suisse, à Zurich, d’abord comme
Ingénieur, puis Chef de Fabrication, avant de
terminer comme Sous-directeur, dans une boite de
plusieurs milliers de personnes, ça fait du lourd, je
n’ai pas les documents ici, mais si Madame
Zeppenfeld nous raconte un parcours qui peut
présenter des liens communs, j’appelle de suite
Bauer ou Tabelling, deux de mes inspecteurs ».

Kurt trouva les bons arguments et obtint de
Madame Zeppenfeld toutes les informations
nécessaires sur la carrière de son mari durant ses
40 dernières années de vie, son aspect
avantageux, et le fait qu’il vienne de Berlin avaient
dû apporter des points supplémentaires, si
Steinmauer était un gros client, Zeppenfeld était
encore le calibre au-dessus, Kurt sortait d’un
château, rien d’étonnant.

« Bon, Gerhardt, on a bien travaillé, je dois
rentrer, de toute manière on se rappelle pour le
week-end, après mise au point avec Peter, j’ai
idée que mes vacances vont s’avérer encore plus
passionnantes que prévu. »

Lorsqu’ils se quittèrent:

« Heureusement que j’ai prévu mes visites familiales
pour la semaine prochaine, car la suivante, je
crois que je vais la passer à Zurich, allons repérer un
fax public, puis j’appelle Bauer ou Tabel pour la
transmission des docs. »

Une douzaine de jours passa, tout s’était réalisé
conformément aux prévisions, il avait toutes les
infos, avait fait du ski, revu à peu près tout le
monde, pas de jolie femme, mais tant pis, il n’était pas
venu pour ça, maintenant, il était en partance
pour Zurich, dans le train:

« Bon, récapitulons, entre 2005 et 2026, mes deux
victimes ont travaillé ensemble à Zurich, l’un comme
sous-directeur, et l’autre comme directeur
général-adjoint, le directeur général ou grand
patron, un certain joseph Nussenbaum a dirigé la
firme durant toute cette période, et aurait pris sa
retraite en 2026, ils étaient donc tous à peu près
dans la même zone d’âge, par ailleurs, durant ces
21 ans, il y aurait eu d’après Madame
Zeppenfeld, une trentaine de licenciements, très
intéressant, mais elle n’a pu me dire ce qu’est
devenu Joseph Nussenbaum, je devrais le savoir par
les grosses têtes qui sont encore dans la
société, mais à quel titre pourrais-je les interroger ?

Zurich n’est pas Berlin ni Wien.

Je connais vaguement quelqu’un à Zurich, avec qui
nous avons eu l’occasion de traiter une affaire, Klaus
Stöffel, Commissaire comme moi, mais je ne sais pas
ce qu’il vaut exactement dans le boulot, surtout sur
une affaire de cette envergure qui demande une
grande discrétion, est-il fiable ?

Si je n’ai pas quelqu’un de la Police locale dans la
manche, mon enquête ne pourra probablement pas
continuer, ce Klaus est ma seule piste, alors autant
l’utiliser, on verra bien, les éléments à obtenir sont
les suivants:

- Où est Joseph Nussenbaum ?

- Une liste complète des licenciements avec toutes
les circonstances relatives, ces assassinats pouvant
résulter d’une vengeance.
 
Arrivé à Zurich, Kurt ne perdit pas de temps, après
avoir laissé une valise dans sa chambre d’hôtel, il se
rendit directement au Commissariat de Police dans
lequel Klaus Stöffel officiait, après une brève
présentation et dix minutes d’attente, il se trouva
dans le bureau de ce dernier, qui était passablement
luxueux.

« Ainsi, vous êtes le fameux  Kurt Wendling
de Berlin !!

Eh bien, vraiment ravi de vous voir, surtout que
j’entends parler de vous, même ici, vous êtes
connu, et puis notre affaire Rapp qui a trouvé sa
parfaite conclusion, et qui a monté ma cote, mais
je suis un bavard impénitent, vous n’êtes
certainement pas venu ici sans raisons, que puis-je
faire pour vous ? »

Wendling lui parla des deux affaires qui le
préoccupaient, sans trop entrer dans les détails, ni
mentionner ses liens avec Gerhardt Jager de
Wien, avant de terminer par:

« J’aimerais pouvoir interroger quelques dirigeants
de cette firme afin de savoir ce qu’est devenu
Joseph Nussenbaum, et obtenir des informations
complètes sur tous les licenciements dont Madame
Zeppenfeld m’a parlé, pourriez vous m’aider
sur ce plan ?

Il est clair que ceci doit rester entre nous, cette
affaire est hors normes.»

« Laissez-moi réfléchir, tout comme vous, j’ai un
paquet d’affaires non classées, mais malheureusement
pas de victimes du fil à beurre, mais il se trouve que
je connais assez bien cette firme qui est à la périphérie
de la ville, d’abord suite à une enquête financière
récente menée par un collègue de la Section
Financière, qui est un ami, il m’a, discrètement, bien
sûr, communiqué copie de toutes les pièces du
dossier, nous nous assistons mutuellement dans
différentes affaires, si l’enquête financière m’a
intéressé, c’est que mon gendre, un ingénieur qui
travaillait dans cette firme, a été licencié pour un
motif qui me paraît douteux,  lui aussi va pouvoir
nous dire pas mal de choses, votre affaire, c’est une
bombe, et vous pouvez compter sur ma
discrétion, j’ai l’organigramme de cette société, et je
pense savoir qui nous pourrons interroger, les noms
que vous avez mentionnés ne me parlent pas
vraiment, je sais qu‘ils ont existé, mais sans plus, par
contre, 2024 à 2026, ce n’est pas très loin dans le
passé, les gens auxquels je pense doivent pouvoir
nous donner toutes les réponses, vous êtes là pour
combien de temps?

Une semaine?

Alors nous devons faire vite, l’heure du déjeuner
approche, et je connais un bon resto près d’ici, si
vous êtes d’accord, déjeunons ensemble, je vous
invite, puis nous irons à la firme juste après le
déjeuner, ça vous va ? »

« Sûr Klaus que ça me va, dans notre métier, ne
pas perdre de temps est la meilleure formule ».

La semaine passa très vite, la coopération de Klaus
Stöffel avait été exemplaire, à tel point que Kurt
pouvait le compter comme un nouvel ami, à qui, si
l’occasion se présentait, il saurait renvoyer
l’ascenseur.

Il avait tout obtenu sur les licenciements, mais
pour Joseph Nussenbaum, qui était suisse, personne
n’avait pu dire ce qu’il était devenu, était-il
encore à Zurich?

En principe, cela se saurait, ou bien parti
ailleurs, mais où ?

Pas de réponse.

Rentré à Berlin, Kurt Wendling parla un peu de ses
vacances, et surtout de sa satisfaction d’avoir pu
faire du ski, mais il se garda bien de mentionner
l’affaire de Wien, pour Steinmauer, en reprenant le
dossier, il s’aperçut qu’aucune enquête n’avait été
menée auprès des compagnies aériennes ni des
transports ferroviaires, ni des douanes, il fit le
nécessaire pour rattraper cette omission en espérant
voir ressurgir un nom, celui d’un(e) des licencié(e)s
de Zurich, mais les enquêtes ne donnèrent
aucun résultat.

« Je reste convaincu que l’assassin de mes deux
victimes est la même personne, il ou elle n’est pas
venu(e) à Berlin par avion, ni par train, les résultats
des douanes étant trop aléatoires, le déplacement a
dû se faire en voiture, l’assassin est malin, faire une
enquête auprès des loueurs de véhicules ?

Ils sont trop nombreux, et je n’y crois pas, il ou elle a
procédé avec son propre véhicule, pas de nom, pas
de traces, s’il s’agit de quelqu’un de Zurich, entre
800 et 900 bornes pour venir à Berlin, l’assassin
n’a pas été à l’hôtel, mais a dû faire un temps mort
dans sa voiture, et dans un endroit discret, ma
recherche reste au point mort pour le moment».

Un an s‘écoula, Kurt Wendling, toujours Commissaire
et célibataire,  privilégiait son travail et le maintien
de sa condition physique, son « tas de boue » avait
diminué du tiers, remarquable performance qui le
faisait davantage encore apprécier par ses
supérieurs, mais l’affaire Steinmauer lui restait
toujours en travers de la gorge, il y repensait de
temps à autre, toujours persuadé que le crime
parfait n’existait pas, à plus forte raison deux ou
toute une série, il restait convaincu que l’assassin
n’a pas pu réaliser le 100%, il devait y avoir un
bémol quelque part, mais il ne l’avait pas découvert.  

Il était resté en contact assez régulier avec son
ancien chef, Axel Witz, qui était au courant de ses
découvertes sur l’affaire en question, un jour, il reçut
un appel de ce dernier, qui lui dit:

« Bonjour Kurt, comment allez-vous? »

« Bien merci, Monsieur, et vous ? Toujours à Nice ? ».

« Oui, toujours à Nice, je commence à prendre de
l’âge, mais m’étant fait pas mal de relations, cela me
permet de maintenir une certaine activité qui me fait
du bien, et parmi mes quelques amis, j’ai un couple de
danois, également retraités, qui vient passer deux ou
trois mois tous les ans durant la période
hivernale, nous nous sommes rencontrés il y a trois
ans dans un bon restaurant, et nous avons sympathisés
de suite, depuis, nous nous rencontrons régulièrement
dans ce même restaurant, ils sont là depuis une
semaine, et lui, était Commissaire à la Police Centrale
de Copenhague, donc une bonne pointure, bien sûr, de
temps à autre, je dirais même assez souvent, nous
abordons le métier, et hier, il m’a parlé des poubelles
qu‘il avait dû laisser lors de son départ à la retraite, les
fameuses affaires non résolues, et là, j’ai fait un bond
quand il m’a parlé d’une affaire qui lui était restée sur
l’estomac, pour reprendre son expression, celle d’un
certain Joseph Nussenbaum qui a été assassiné avec
un fil à beurre à Copenhague, dans une loge de
théâtre, en compagnie de sa femme, le patron de
la firme dont vous m’avez parlé, donc un troisième
crime bien ciblé.

Il a dû procéder avec un ou une complice, car si la
loge était discrète, il a fallu que son épouse soit
endormie avec un tampon de chloroforme en même
temps que lui procédait, afin qu’elle ne puisse
donner l’alarme, je vous adresse par fax tous les
éléments dont je dispose, et notamment l’adresse
de la Centrale de Copenhague, personne à
contacter, son successeur, le Commissaire  Nils
Rek, nous savons que l’assassin est rusé, mais
peut-être que l’exploitation de cette nouvelle
information vous permettra d’aboutir, j’ai toujours
autant envie de retourner faire une super bouffe
à Berlin».

« Comptez sur moi, Monsieur, je vous tiens
au courant ».

Le Commissaire avait toujours porté un grand
respect à son ancien chef, il raccrocha et demeura
un instant immobile devant son fax, cinq minutes
plus tard, il disposait de tous les éléments
nécessaires, il ne lui restait qu’à contacter ce Rek
avant de planifier son déplacement vers Copenhague.

Quelques jours plus tard, ce dernier lui communiqua
tous les éléments dont il disposait sur ce
crime, commis en Janvier 2027, toujours ce produit
effaçant les éventuelles odeurs, pas de traces, Kurt
ayant à son tour, communiqué à Rek les éléments
dont il disposait, ce dernier promit de faire enquêter
sur:

-Les compagnies aériennes, les frontières, les
transports ferroviaires, les hôtels de Copenhague
et des environs, il proposa également les
restaurants, mais Kurt n’y croyait pas, connaissant
la manière de procéder de l’assassin, il lui dit:

« Vous savez, ce n’est pas le genre à payer au
restaurant avec une carte de crédit,  ok pour les
autres enquêtes, mais je n’y crois guère plus, il
faudrait un miracle ».

« Je ferai quand même le nécessaire, Monsieur
Wendling, moi aussi, je n’aime pas cette
affaire, nous nous battons pour faire triompher la
Justice, d’après ce que vous m’avez transmis, il est
sûr que cette fois-ci, s’il a fait une erreur, cela
paraît peu probable, mais là, il a procédé avec
l’aide d’un ou d’une complice, alors, peut-être que… »

« Hm, retracer le complice ?

Cela me semble guère plus évident, mais sait-on
jamais, ok, j’attends de vos nouvelles, ravi de vous
avoir rencontré, peut-être que dans
l’avenir, serons-nous amenés à coopérer sur
des affaires. »

« Ce serait pour moi un honneur, soyez-en persuadé. »

De retour à Berlin:

« Je suis toujours en carafe sur cette affaire, un
troisième crime, oui, des éléments nouveaux, oui
encore, mais cela ne m’avance pas, je vais en parler
à Monsieur Witz, ainsi qu’à Gerhardt, mais je me le
demande, à quoi bon avoir obtenu tant d’aide et de
bonne coopération pour un résultat aussi nul ?

Cet assassin, il ou elle, est vraiment très  fort, je reste
toujours sur l’idée d’une vengeance, cela, je le
sens, d’un des licencié(e)s, mais j’en ai près d’une
quarantaine dont 12 femmes, alors lequel ou laquelle ?

3 chefs de fabrication, 10 Ingénieurs, 14 techniciens, 3 techniciennes, 4 secrétaires de direction, 5 employées
de bureau, et je ne peux éliminer personne à priori…

Demander à Klaus de faire faire une enquête sur
l’emploi du temps de chacun et chacune de ces
personnes durant les périodes des crimes ?

Cela permettrait probablement d’éliminer les trois
quarts des suspects mais d’une part, la dizaine
restante serait encore de trop, puis la presse se
dépêcherait de dévoiler l’affaire au grand jour, ce
qui permettrait à l’assassin de prendre toute
disposition de sauvegarde, non, ce n’est pas la bonne
manière de procéder, je dois trouver
autre chose, mais quoi ? »

Un évènement inattendu se produisit deux ans plus
tard,  il reçut un appel de Nils Rek:

« Bonjour Kurt, vous allez bien ?

Oui ?

Alors pour les enquêtes logistiques, comme vous
vous en doutiez, nous n’avons obtenu aucun
résultat, mais apprêtez-vous à recevoir un choc, nous
avons arrêté un individu dont la principale activité
est dealer de drogues, je vous transmet tous les
documents ainsi que des copies de ses
confessions, il devait normalement écoper de 20 ans
au moins, de prison ferme, mais il nous a proposé
une négociation qu‘il était difficile de refuser, sa
remise en liberté, oui, carrément, mais cela valait le
coup, il a quitté le Danemark, mais peu importe, ce
que je vais vous envoyer comporte également un
portrait robot de l’assassin de Joseph
Nussenbaum, car ce dealer n’était autre que son
complice, celui qui a chloroformé sa femme, qui est
toujours vivante.

Si vous parvenez à le faire arrêter, merci de m’aider
à classer cette affaire, comme vous vous en
doutez, cela sera bon pour la suite de ma
carrière, restez devant votre fax ».

« Comptez sur moi pour votre suite de carrière, où
qu’il soit, avec un portrait robot précis, il ne devrait
pas m‘échapper, je repasserai même à Copenhague
pour que nous fêtions cela, à bientôt »

Kurt ne perdit pas de temps, une petite demie heure
pour prendre connaissance du contenu des
documents reçus, le portrait robot était assez net et
expressif, il représentait un homme de type
oriental, la petite cinquantaine, lors de son
déplacement à Zurich, grâce à Klaus Stöffel, il avait
pu obtenir non seulement les circonstances précises
de chaque licenciement, mais les adresses et des
photos des personnes concernées, le portrait
correspondait avec une photo d’un technicien
répondant au nom de Sohan Ramkar, domicilié à
Zurich.
Il se mit à réfléchir:

« Bon avant, d’appeler Klaus, récapitulons, ce
Ramkar doit être d’origine hindoue ou
pakistanaise, il en a bien le type, peau
marron, presque noire, il avait des gants, comme
d’habitude, mais bien qu’il avait un col relevé, son
complice indique qu’il avait une marque sur le
cou, une sorte de petit pentagramme, intéressant, mais
il a dû le faire enlever, en quatre ans, il a eu le
temps, partir de Zürich, le gus a traversé
l’Allemagne, puis le Danemark, puis autant pour le
retour, dans sa voiture, un bon parcours, dormant dans
son véhicule, s’alimentant à coups de casse-dalle, un
résistant, ce technicien, ceci d’autant plus qu’il à dû
passer quelques jours à Copenhague pour trouver
son complice, un inconnu à qui il a dû, pour une
fois, faire confiance, et à qui il aurait donné 10.000
Euros, marié, deux enfants, comme Peter, embauché
dans la société en 2008, licencié en 2025, motif, mauvais
travail durant la dernière année, tentatives de
sabotage, agression caractérisée envers Monsieur
Steinmauer lors de la lecture de son licenciement. »

Mais Kurt fut d’un seul coup pris d’une angoisse, début
2027, il y a 4 ans de cela, ce Sohan Ramkar peut très
bien ne plus être à Zurich, s’il est retourné en orient, c’est
pratiquement fichu.

Il appela Klaus:

« Bon Klaus, voilà, j’ai de nouveaux éléments pour
l’affaire de Zürich, je vous les communique en
totalité, ainsi que le portrait robot de l’assassin, je ne
vous cache pas que j’ai une appréhension, il est fort
probable que ce Ramkar ne soit plus à l’adresse que
vous lui connaissez, mais bon, voyez ce que vous pouvez
faire, et tenez moi au courant ».

Le lendemain matin:

« Mauvaise nouvelle, Kurt, ce que vous avez craint, ce
Sohan Ramkar n’est plus à Zürich, il serait parti en
Mai 2027 pour une destination inconnue, par
précaution, je tiens compte de cette période pour
enquête sur les aéroports, les frontières, les banques, mais
tout comme vous, je pense qu’il n’est pas resté en
Europe, c’est un pakistanais, si mon idée est correcte, il a
dû prendre un aller simple pour l’orient,  pour peu
qu’en plus, il ait utilisé un faux nom, il sera très
difficile à retracer.»

Quelques semaines plus tard à Berlin:

« Un appel de Monsieur Klaus Stöffel, Monsieur ».

« Passez le moi ! »

« Bonjour Kurt, le 22 Mai 2027, Sohan Ramkar est
passé à Bâle, pour aller en France, avec sa femme et ses
enfants, nous le savons car, pour une fois, il a laissé
une trace, un paiement par carte de crédit dans un
restaurant, le patron du resto en question s’en
souvient bien car il a parlé avec lui, ce dernier lui a dit
qu’il allait en France, à Paris.

Avant cette date, il avait deux comptes à Zürich, avec
plus de 80.000 Euros dessus, sommes qu’il a fait
transférer fin Mai à la BNP à Paris, mais un mois plus
tard, il a vidé son compte BNP en retirant tout, en
liquide, depuis, plus de traces de lui et de sa
famille, nous avons enquêté auprès d’Orly et de
Roissy, rien, à mon avis, il n’est pas resté en
France, il nous a fait volontairement un bras d’honneur
en nous laissant la possibilité de recouper à Bâle et à
Paris, mais après…

Désolé de ne pouvoir apporter qu’une mauvaise
nouvelle ».

« Merci Klaus, je suis bien obligé de m’en contenter, je
pense même que son complice à Copenhague était aussi
une trace volontaire, il a dû bien s’amuser, à la
prochaine, mon ami».
    
Kurt Wendling décida de se connecter avec toutes ses
relations en Europe et aux USA, tant pis pour la
discrétion, si la presse en parlait, eh bien peut-être
que ça l’aiderait, jamais il avait été dans un tel état, mais
là, il voulait Ramkar à tout prix, son cauchemar devait
cesser une bonne fois pour toutes.

« S’il est allé en France, c’est qu’il n’est pas reparti chez
lui, en orient, là-bas, il n’était peut-être pas en odeur de
sainteté, l’Europe ?

Y rester ne doit pas trop lui plaire, les USA ?

Pas évident, même s’il parle bien l’anglais comme
la plus part des hindous et des pakistanais, il doit
parler allemand, pakistanais, anglais, probablement
le français, et peut-être l’arabe, mais je ne le vois
pas aller en Espagne, en Italie ou encore en
Grèce, ou en Yougoslavie, en Afrique non plus, donc
il reste les USA ou l’Angleterre, les Etats Unis?

Avec 2001, ils sont beaucoup plus méfiants, il est
très probablement musulman, il passerait
difficilement, par contre, au Royaume Uni, il y a
toujours eu beaucoup d’hindous et de
pakistanais, c’est une de leurs anciennes colonies, ils
ne sont pas trop regardants, il doit être là-bas, dans
l’une des trois plus grandes villes, Londres, Birmingham
ou Glasgow, mais je dirais plutôt Londres.

Je n’ai malheureusement pas grand monde là-bas, je
doute que mon cousin connaisse quelqu’un de niveau
à Londres, Klaus ?

Je demanderai toujours, mais je pense plutôt à Rek, les
danois, ça parle plusieurs langues, et ça travaille avec
beaucoup de monde.

J’espère qu’il n’a pas profité de son mois en France pour
se faire établir de faux papiers, parce que là…

Même si, pour toute sa famille, ça doit coûter cher,  en
plus de 3 ans, même en Angleterre, il a aussi eu le
temps, il doit encore travailler, mais comme quoi ?

Une enquête auprès des ferries?

Oui,  un vol Paris-Londres ?

Je n‘y crois pas, la Manche à la nage non plus, un ferry?

Oui, mais tout dépend à quel nom, et ça ne ferait que
prouver qu’il est en UK, si mon hypothèse de Londres
est bonne, faut que j’appelle Rek et lui explique, s’il
peut m’indiquer quelqu’un de valable à Londres, j’ai
peut-être encore mes chances. »
 
Il rappela Nils Rek, lui communiqua les dernières
informations, et lui fit part de son raisonnement, depuis
le passage de Ramkar à Paris et finit par lui demander
s’il a des relations avec Londres, ce dernier:

« Très intéressant, Kurt, et compte tenu de ce que vous
venez de m’apprendre, j’aurais probablement raisonné
comme vous, en procédant par élimination, pas sûr qu’il
soit à Londres, mais bonne probabilité qu’il soit au
Royaume Uni, dans une grande ville, mais je pense que
vous avez bien fait de m’appeler, car non seulement
j’ai gardé des relations à Londres, car j’y ai été
étudiant en d’autres temps et même vacancier, mais
j’y ai conservé des amis dont l’un a le bras long, c’est
un Chef Superintendant répondant au nom de
Ronald Kane, je dispose de son numéro personnel, on
se voit parfois, même à Copenhague, car comme
beaucoup d’anglais, il aime voyager, et nous avons
traité des affaires ensemble, avec succès.

Voilà ce que je vous propose, je vais me rapprocher de
lui, et lui transmettre tous les éléments ainsi que le
type d’enquête dont vous avez besoin, cela sera
peut-être mieux que si je vous donnais ses coordonnées
en vous faisant l’appeler de ma part, comme tout
anglais, il est un peu spécial, et ne comprendrait pas
trop que ce soit quelqu’un d’autre que moi qui le
joigne, qu’en pensez-vous ? »

« Alors là, Niels, c’est parfait, je ne peux qu’approuver.

Communiquez lui tous les éléments que vous
connaissez, puis sur fin Mai 2027, faites lui enquêter
sur les passages en ferry France-Angleterre, histoire
de voir si l’on peut tracer Ramkar, qu’il fasse enquêter
également sur les tatoueurs, je pense que Ramkar a
dû faire enlever le petit pentagramme qu’il avait sur la
partie gauche de son cou, puis sur les centre
d’esthétique et autre hôpitaux, pour savoir si quelqu’un
comme lui a pu se faire refaire tout ou partie du
visage, je vous adresse par fax son portrait réel, plus
précis encore que le robot, je le répète, il se peut qu’il
ait un faux nom, maintenant, ce qui ne facilitera pas
les choses, une femme qui ne travaille probablement
pas, en orient, ils ont d’autres habitudes, elle doit tenir
la maison, par contre, ses deux enfants, une fille et un
garçon, doivent également exister là bas, la fille, je ne
sais pas, mais le garçon qui est l’ainé, doit travailler, à
mon avis, les pakistanais se mettent en communauté
là bas, il doit faire partie d’un groupe, ou d’une
organisation, je ne sais pas si ça peut aider.

N’oublions pas les Banques, il doit avoir un ou
plusieurs comptes, dans la période de Juin-Juillet
2027, on ne sait jamais, peut-être des
informations intéressantes qui permettraient des
recoupements, même avec un faux nom.

Enfin, voilà, je vous fais confiance, l’objectif est de
pouvoir le retracer. »

« Soyez sans crainte, Kurt, je m’en occupe, moi
aussi, je veux voir cette affaire aboutir. »        

 Plusieurs semaines passèrent, on approchait de
2032, Kurt Wendling en avait profité pour prendre
des vacances, deux semaines, toujours chez son cousin
Peter, à Wien, il avait passé une bonne première
semaine, avait revu plusieurs membres de sa
famille, à commencer par ses proches directs, était
parti avec lui et avec Gerhardt au ski en week-end, et
dans la fameuse station qui était réputée pour le
présence de jolies femmes, il avait fait une touche, une
ravissante blonde répondant au prénom de
Gisela, superbe châssis, grande, sportive, gaie, enjouée, et
loin d’être bête, en fin de trentaine, elle avait un sacré
charme, venait de Stuttgart, mais avait également de la
famille par ici, ingénieur-informaticienne, elle gagnait
bien sa vie et venait en Autriche dès qu’elle le pouvait, elle
était donc souvent dans cette station.

Le Lundi matin de la deuxième semaine, il se
demandait ce qu’il allait faire de sa journée, il avait
les coordonnées de Gisela, mais il savait qu’elle
aussi, devait voir des membres de sa famille, et qu’elle
ne serait libre que le lendemain, Peter et Gehrardt allaient
travailler, il irait peut être se balader dans Wien ?

Et c’est à ce moment là qu’il reçut un appel de l’inspecteur
Bauer:

« Bonjour patron, désolé de vous déranger pendant vos
vacances, mais je viens d’avoir un appel du Commissaire
Niels Rek de Copenhague, il a dit qu’il a pas mal
d’informations à vous transmettre, qu’il faudrait le
rappeler rapidement. »

« Merci, Bauer, rien d’autre ? »

« Non, patron, le reste suit son cours, bonne fin
de vacances. »

Kurt pensa:« Bonne fin de vacances ! Tu parles. »

« Niels ! C’est Kurt, alors ? »

« Bonjour Kurt, il paraît que vous êtes en vacances?

Décidément, les informations n’arrivent jamais au bon
moment, désolé, alors voilà:

Le 2 Juillet 2027, 4 personnes au nom de Ramkar
ont pris le ferry Calais-Douvres, dans la nuit du 3 au 4
Juillet, ils ont passé la nuit dans un hôtel à 15 kms de
Londres, mais après, on n’entend plus parler d’eux, le
portrait robot ne donne rien, si on avait celui de sa
femme et des enfants, là, cela aurait peut-être
abouti, mais malgré des tas de photos prises sur des
hindous à Londres, y compris sur des nouveaux
arrivés, aucune corrélation n’a pu être faite, les
enquêtes bancaires continuent, celles sur de nouvelles
acquisitions ou locations d’appartements
aussi, j’entends par nouveau le dernier semestre
2027, et le premier trimestre 2028.

Mon ami Kane ne lâche pas l’affaire, les hindous et
pakistanais montent souvent des petits restaurants
ou d’autres petits commerces à Londres, à cette
époque là, il y en a eu plusieurs dizaines, ainsi que
des transferts bancaires et des locations
d’appartements, pour les groupes et organisations, c’est
un peu plus compliqué et nécessitera plus de
temps, les uns comme les autres ne sont pas très
coopératifs.

Bon, à votre place, Kurt, je poursuivrai des vacances
sûrement méritées, il vous reste combien de temps?

Une semaine?

Alors là, allez-y, rien ne presse, lorsque vous serez de
retour à Berlin, à ce moment là, rappelez moi, je pourrai
peut-être vous en dire plus, et par la suite, vous et moi
pourront peut-être aller à Londres, voir Ronald
Kane, croyez moi, il mérite d’être connu. »

« Merci de votre appel Niels, vous avez raison, il n’y a
rien de décisif, alors je vais terminer mes vacances, et
vous rappeler dès mon retour. »

« J’ai vaguement entendu quelque chose, tu parlais à
quelqu’un, Kurt ? »

« Oui, Peter, j’appelais mon bureau, rien de neuf, pas de
problème. »
 
« Bien, alors je te laisse, faut que j’aille travailler, à
tout à l’heure. »

Peter Wendling avait conservé ses habitudes, notamment
celle de venir prendre ses repas de midi à la maison, son
lieu de travail se trouvant à 5 minutes de son domicile ».

Kurt: « Bon, ce n’est pas grand-chose, mais on avance
un peu, maintenant, on est pratiquement sûr que ce
salaud est à Londres, sa manière d’agir n’est pas
homogène, autant il n’a commis aucune faute durant
ses trois crimes en ne laissant aucune trace, sauf
l’histoire de son complice parce que là, non seulement
il n’avait pas pensé qu’il se ferait prendre un jour, ne
sachant peut-être pas que c’était un dealer, mais qu’en
plus, il jouerait sa liberté contre son affaire de
Copenhague, même moi, à sa place, je n’y aurais
probablement pas pensé, plus un impondérable qu’une
erreur, mais à partir de Mai 2027, il les cumule, les
erreurs, le resto à Bâle, puis Paris, puis le ferry, enfin
l’hôtel près de Londres, tout ça n’est pas digne de
lui, il est remarquablement rusé, alors cela ne peut
avoir qu’une seule explication, il est parti de l’idée
que personne ne pourrait corréler les trois crimes
faits dans des villes et pays différents, il a dû se
sentir en sécurité, s’il a quitté Zürich pour cette raison ?

Oui, peut-être, mais aussi par lassitude, il n’avait plus
de job, il a dû voir ce qu’il pouvait faire en France, pays
dans lequel le boulot en mai-juin-juillet, ça tombe plutôt
mal, il a une famille à nourrir, il a alors inévitablement
pensé à Londres, ville dans laquelle il a peut-être des
relations ou des amis.

Quel genre de job trouverait-il à Londres, traducteur ?

Non, ça ne paie pas assez, un commerce ?

Bazar ou restaurant ?

Oui, peut-être, certains y gagnent bien leur vie, et
on parle beaucoup avec les gens, on sait à peu près
tout ce qui se passe, ça, c’est important pour
lui, un boulot de technicien de haut vol comme en
Suisse ?

Non, ça ne paie pas autant, c’est difficile à
trouver, puis les références de la Société XXXXX à
Zürich ?

Plutôt à éviter, dans un groupe ou une organisation ?

Même avec un poste important, genre leader ou
adjoint, ce n’est pas le style, j’en doute, pour moi, ce
type a un petit commerce dans Londres, reste à voir
lequel, et quand il l’a monté.    

S’il était resté sur son vrai nom, le fameux Kane
l’aurait déjà logé, conclusion, il a un faux nom, et
si, malgré un tas de photos, il n’a pas été reconnu, c’est
qu’il a pris des précautions du genre:

Attention, il se peut que quelqu’un ait recoupé mes
trois crimes, j’ai laissé trop d’indices à partir de
Bâle, si un policier parvient à ça, c’est dangereux, mais
avec un faux nom et un visage différent, là, il ne pourra
pas faire de rapprochement, je serai alors à nouveau
en totale sécurité.

Il a donc dû se refaire une façade, mais je ne vais pas
jeter l’éponge pour autant, toi, mon pote, tu vas m’avoir
sur le dos dès mon retour. »   

Le reste de la semaine se passa fort bien, il s’était placé
auprès de la belle Gisela,  vu le reste des membres de
sa famille, fait du ski durant le week-end, avec
promesse de garder le contact avec sa nouvelle amie, et
une fois de retour à Berlin:

Tabelling: « Bonjour patron, bien passé, ces fêtes?

Ici aussi, c’était d ’un calme…

C’est pas qu’on ne veut pas vous voir, mai vous auriez
pris deux semaines de plus, que ça n’aurait pas posé
de problème. »

« Merci de me dire que je ne suis pas
indispensable, Tabelling, mais à part ça, Bauer ? »

« Ben patron, mon collègue a dit la vérité, bien
sûr, durant les fêtes, il y a toujours des gens qui
font des excès, on en a fait mettre quelques uns en
cellules de dégrisement, mais à côté des autres
années, c’était cool, à tel point que lorsque l’on avait
rien à faire, on se repenchait sur les poubelles, on est
en passe d’en résoudre une
d’ailleurs, malheureusement, pas celle qui
vous intéresse. »  

« Bien, alors continuez ! »

Mardi 3 Janvier 2032:

« Bonjour Kurt, tu as repris le boulot? »

« Oui, bonjour Gisela, tu vas bien ?

Oui, encore à Wien ? »

« Oui, pour deux semaines, mais ça passe vite, et
sans toi, c’est un peu vide, je déjeune et je vais au
ski, le mois prochain, il y a une expo d‘informatique
à Berlin, pour 3 jours, et y aller fait partie de mon
job, alors on pourra se voir, je connais la date
exacte, je te la communique, tu viendras me
chercher à l’aéroport ? »

« Bien sûr, c’est super, rappelle moi s’il y a une
modif ou pour me préciser ton vol, ok ? »

Dans son bureau, c’était calme, il n’avait pas
encore rappelé Niels, parce qu’il pensait à quelque
chose de bien précis:

« A ce stade, il n’y a pas 36 solutions, je suis
pratiquement sûr que, fin 2027 ou début 2028, Ramkar
s’est monté un commerce à Londres, s’il y a eu
des fluctuations bancaires importantes dans cette
période, chez des hindous ou des pakistanais, c’est là
qu’il faut situer, rechercher les coordonnées des
gus, une par une, et voir de près ces
commerçants, nous connaissons la taille de
Ramkar, 1,68 m, poids, je dirais 65 kgs, pas épais mais
musclé, donc tous ceux qui sont plus grands ou plus
petits, on pourra normalement les éliminer, il faudra
procéder en toute discrétion, surtout ne pas lui
donner l’éveil, ces gens là parlent entre eux pour
le moindre truc, discrétion particulière, il y aura
même lieu de mettre un pakistanais dans le
coup, peut-être un membre de la police en civil, si
Kane a ça, qui soit physionomiste et sache évaluer
les tailles, en un premier temps, il faudra repérer la
cible, l’isoler des autres, être sûr. »

Il appela Nils Rek, et lui parla de son raisonnement:

Nils:

« C’est encore curieux, j’en suis parvenu à la même
conclusion, je suis sûr que Ronald aussi, c’est pour
ça qu’il intensifie les enquêtes bancaires et sur les
commerces, ça prend du temps, mais je crois que
dès que nous aurons les réponses, faudra qu’on passe
le voir, vous et moi, qu’en pensez-vous ? »    

« Mais comment donc, plutôt deux fois qu’une, tout
comme vous, j’attends ses résultats avec impatience. »

Quinze jours plus tard:

« Ca y est Kurt, Ronald m’a rappelé, il m’a même faxé
tous les résultats d’enquêtes, je vous les faxe ? »

« Non, pas ici, Nils, attendez midi s’il vous plait, que je
puisse les avoir chez moi, voici mon n° de fax, je passe
rarement à mon domicile dans la journée, mais là, je
vais faire exception. »

« Ok, à tout à l’heure .»

Dès qu’il eut les résultats:

« De Juillet 2027 à Mars 2028 inclus, 212 transactions
bancaires supérieures à 20.000 Euros faites par des
hindous et des pakistanais.

Pour la même Période, 68 commerces se sont
constitués, on retrouve dans ces constitutions
d’entreprises 57 noms parmi les fluctuations
bancaires, et en plus, il y a toutes les
adresses, noms, prénoms, etc, vraiment du bon boulot.

Je reste sur le fait que Ramkar doit travailler, donc
seulement 57 noms et adresses correspondantes à
considérer, en plus la poiice londonienne ne manque
pas d’indo-pakistanais, c’est du pain béni, cette
histoire, j’appelle Nils. »

Deux jours plus tard, Kurt et Nils se retrouvèrent
chez Ronald Kane, son bureau, comparable à une
des plus belles pièces du Château de Windsor:

« Bonjour Nils, ravi de te voir, comment vas-tu
mon ami ?

Oh, vous êtes Monsieur Kurt Wendling ?

J’ai entendu parler de vous, et en bien…    

Mais asseyez vous donc, vous allez bien prendre
quelque chose?

De toute manière, nous allons déjeuner dans mon
cercle, vous êtes mes invités.

Alors, Monsieur Wendling, j’ai cru comprendre que
vous auriez une idée sur la manière de capturer un
assassin qui vous a causé bien des soucis depuis
plusieurs années ?

Très bien, mais je ne comprends pas trop pourquoi
vous voulez savoir si la police se compose de
pakistanais. »

Kurt Wendling le lui expliqua.

« Génial, effectivement, cela peut fonctionner, et
vous permettre d’arriver au bout de vos peines, en
tout cas je vous le souhaite, ne serait ce que pour avoir la
satisfaction d’avoir fait mener des enquêtes opportunes.

Mais, et je n‘en ai pas encore parlé, même à Nils, ne
dit-on pas qu‘il faut toujours garder les bonnes choses
pour la fin ?

 
Nous avons mené des recherches auprès des hôpitaux
et des centres de chirurgie esthétique pour, parmi les
57 dont vous avez fait mention, Monsieur
Wendling, savoir qui avait subi ce type d’opération, il y
en a eu trois, un, à la suite d’un accident de moto il y a
deux ans, complètement défiguré, il a fallu le
reconstituer, c’est un hindou, et non un
pakistanais, qui mesure nettement plus d’un mètre
soixante huit, vingt centimètres de plus, donc celui-là
ne vous intéressera pas, il en reste deux autres, tous
deux pakistanais, pour lesquels on ne connaît aucune
raison, ils sont bien dans l’ordre de taille que vous
recherchez, l’un a monté un bazar en Novembre
2027, un autre, un restaurant, qui semble fonctionner
fort bien d’ailleurs, En Janvier 2028, nous allons vous
laisser le soin de conclure. »

Nils et Kurt se regardèrent ébahis, et ce dernier:

« Alors tout devient simple, je pencherai plutôt pour
celui du restaurant, il suffit d’appliquer mon plan sur
chacun des deux pour voir la réaction, mettre un policier
de type pakistanais en civil qui interpellera chacun des
deux par le nom que je recherche, du genre:
 
« Toi, Ramkar, mon vieil ami, mais que fais tu
donc ici ? »

Puis, bien sûr, mettre d’autres policiers en faction pour
éviter toute fuite, et là, on pourra se faire un sacré
gueuleton. »

Le lendemain, le processus fut mis en application, celui
du bazar n’eut  aucune réaction, alors que celui du
restaurant, se retourna, marqua une seconde de
surprise, et tenta de fuir, vingt mètres plus loin, trois
policiers le ceinturèrent et le capturèrent.

Le problème de l’extradition de Ramkar du Royaume Uni
vers l’Allemagne restait à régler, La Convention
Européenne ne s’appliquant pas à l’UK qui n’avait pas
signé le traité, il existait toutefois un accord bilatéral
entre l’Allemagne et l’Angleterre qui permettait de
procéder à cette extradition, aucun des deux pays
n’appliquant la peine de mort.

Dans les jours qui suivirent,  Sohan Ramkar seul fût
extradé à Berlin, ils avait été conclu d’un commun accord
que sa famille pourrait rester en Angleterre, aucune
exaction n’ayant été commise, sa femme continuerait à
exploiter le restaurant, avec sa fille, son fils était
ingénieur dans une grande industrie.

La réussite de Kurt Wendling ayant eu une certaine
répercussion sur le plan international,  il fût nommé
au rang de Commissaire Divisionnaire.

Il n’oublia pas de se prendre 3 jours de congés pour
pouvoir les passer avec Gisela qui lui dit avant de
regagner Sutttgart:

« J’ai la possibilité de me faire muter à Berlin, cela
t’intéresse, Monsieur le Divisionnaire ? »

« Et comment, quand ? »

« Je dirais dans un mois ou deux. »

« Alors je t’attends. »

Il rappela tous ceux qui avaient activement participé
à l’affaire Steinmauer, y compris son vieux chef qui se
fit un plaisir de revenir à Berlin, mais si, dans
l’avenir, il aurait moins à se soucier des affaires
courantes et autres poubelles, il savait également
que si, pendant quelques jours, il s’autorisait des
excès  sur les gueuletons et autres beuveries, il
devrait rapidement revenir à un mode de vie plus
raisonnable et reprendre l’entraînement physique, Gisela
n‘allait pas tarder.


----***----
 

_________________
Cicéron c'est Poincaré.

Bébert


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MessagePosté le: Mar 17 Oct - 11:30 (2017)    Sujet du message: Publicité

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