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L047

 
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Kr
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MessagePosté le: Lun 23 Oct - 18:46 (2017)    Sujet du message: L047 Répondre en citant

L’humanité en tant que telle obéit aux lois de l’univers, du
moins tant qu’elle existera, les notions de croyances, de
justice, de bien, de mal, parmi bien d’autres, ne sont que
des conceptions humaines qui n’ont rien d‘objectif…

Comme certains disent, « à chacun son destin », mais le
destin, c’est quoi exactement ?

Un flash de conscience relative parmi des milliards d’années
de néant ?

Un seul individu, peut-il vraiment se rendre indépendant
des systèmes ?

Créer son propre destin ?

C’est précisément ce à quoi un certain Peter Tempels
était en train de réfléchir confortablement installé à la
terrasse d’un bistrot à Berlin, en cet été 2099.

Il attendait la venue très probable d’un camarade, Karl
Heiptmann, étudiant comme lui en sciences en vue
d’un Doctorat.

Tous deux nés en 2080, de bonne famille, étaient de
brillants élèves, toujours premier et second, passionnés
en maints domaines y compris dans le sport, c’étaient
également de solides gaillards de six pieds.

Peter regardait les gens passer, puis des véhicules évoluer
sans bruit:

« Des voitures électriques, les plus récentes ont 10.000
kilomètres d’autonomie, tout fonctionne à l’énergie
solaire, que de progrès depuis un siècle…

La spirale s’accélère depuis le numérique, tout a été
chamboulé, quand je pense aux vieilles conceptions
politiques, c’est à mourir de rire… »

Son regard s’arrêta un instant sur le passage d’une jolie
femme, et:

« Salut Peter, je l’ai remarquée aussi, une bien jolie
personne, habillée avec classe. »  

« Ah ! Te voilà Karl ! Prends place, Bourbon, comme
d’habitude ? »

« Bien sûr, et je crois avoir une bonne nouvelle à t’annoncer.

Tu as l’air songeur, je devrais m’y habituer avec le
temps, mais… »

« Tiens ! Moi aussi je vais prendre un Bourbon, cela me
changera de la Vodka.

Songeur ?

Non seulement tu me connais, mais sur ce plan, tu n’as rien
à m’envier, alors, cette bonne nouvelle ? »

« Elle va dans le sens de ton projet, j’ai de nouveaux
équipiers  qui sont vraiment intéressés, à commencer par
notre camarade de classe, Dieter Epstein, qui ne se sent pas
aller jusqu’au Doctorat, par contre, tu sais qu’il est doué en
bricolage, et s’intéresse particulièrement aux androïdes.
 
J’ai un voisin que tu connais, Manfred Klaas, qui poursuit de
brillantes études de médecine, cela peut servir, j’ai
longuement discuté avec lui il y a deux jours, et l’ai revu
hier, il va nous présenter un ami à lui, un certain Wolfgang
Robrecht, qui se spécialise dans les études spatiales. »

« Tu veux parler de « notre » projet ?

Oui, c’est une bonne nouvelle qui mérite d’être
fêtée, ainsi, trois gars, dans des disciplines complémentaires
à la nôtre, voudraient coopérer…

Leur as-tu bien précisé l’enjeu, et les difficultés qui
les attendent ? »

« Ils en sont parfaitement conscients, car ils considèrent
l’humanité de la même manière que nous, à tous
points de vue.

Ils ne demandent qu’à te rencontrer, sachant que comme
concepteur du projet, tu en seras le Chef. »

« Comme très souvent, nous sommes sur la même longueur
d’onde.

Demain, je serai passablement occupé, après demain
aussi, à partir de vendredi, je serai libre, à toi de jouer pour
orchestrer un rendez-vous chez moi, endroit le plus discret
pour parler de choses sérieuses. » 

« Je m’en occupe. »

Les deux jeunes gens prirent un Bourbon, puis se quittèrent
une demie heure plus tard, Peter, en rentrant chez lui:

« Excellent, trois gus qui peuvent nous compléter, c’est un
bon début. »

Le mardi de la semaine suivante, en début d’après midi, Peter:

« Bonjour Messieurs, prenez place, que peut-on vous proposer
comme digestif ?

J’ai du Whisky, du Bourbon, de la Vodka, du Champagne, du
Kirsch, du Schnaps, parmi d’autres . »

Karl: « Pour moi, tu sais déjà, ce sera un Bourbon. »

Dieter: « Va pour un Schnaps. »

Manfred: « Un Whisky. »

Wolfgang: « Tiens ! Moi aussi, un Whisky. »

Peter: « Bien, alors avant d’aborder le projet en question, je
souhaiterais savoir plusieurs choses, pour
toi, Dieter, actuellement classé septième sur trente, tu es
plutôt bon élève, pourquoi ne veux-tu pas aller jusqu’au
Doctorat ? »

« J’aime les sciences, bien sûr, mais au niveau de mes
aptitudes, je serais plutôt ce que les anciens appelaient un
« Technicien » , et non pas un Ingénieur-concepteur
comme Karl ou comme toi,  j’utilise mes mains mieux que ma
tête, pour tout ce qui est manuel, et notamment en ce qui
concerne les androïdes et tout ce qui est électromécanique, tu
peux compter sur moi. »

Peter: « C’est une bonne explication, et toi, Manfred, pourquoi
poursuis-tu des études médicales ? »

« Comme Karl le sait, et vous autres maintenant, mon père est
médecin, mon grand-père aussi, même les femmes chez nous
sont dans le milieu médical.

Les progrès dans ce domaine, vous les connaissez comme
moi, très peu de maladies incurables, et certains
privilégiés, sans accident, peuvent vivre durant deux siècles
en conservant leurs moyens pratiquement jusqu’au
bout, les recherches médicales peuvent s’avérer une bonne
composante de ton projet. »

Peter: « Tout à fait, allonger notre durée de vie en fait
partie, et toi, Wolfgang ? »

« Les recherches scientifiques, et notamment les
spatiales, d’après ce que Manfred m’a expliqué, font
également partie de ton projet, pourquoi il m’intéresse ?

Parce que cette société pasteurisée ne me plaît pas, elle
manque d’originalité, de vie, j’aime l’espace, je veux
approfondir mes connaissances sur l’univers, voyager dans
l‘espace, car la Ceinture de Kuiper, c’est un peu léger, et la
Lune mise à part, nous n’avons que deux planètes
habitables, enfin je veux une certaine liberté
constructive, voir d‘autres horizons, voilà ce pourquoi
je suis là. »

Peter: « Une liberté constructive ?

Bonne formule, cela s’inclut également dans mon projet, dont
je vais maintenant donner plus de détails.

Comment je perçois l’humanité ?

Comme un ensemble d’êtres humains dont la spirale évolutive
est lente, très lente.

Que voyons-nous actuellement ?

Sur une planète appelée la Terre, une humanité divisée en
plusieurs pays, dans laquelle existent encore des notions
stupides telles que le racisme et le profit.

On aurait fait des progrès ?

C’est vrai, dans certains domaines, et notamment dans les
recherches scientifiques et médicales, on a pratiquement
éliminé un certain nombre de conneries qui avaient encore
cours au début du siècle, par obligation en quelque
sorte, lorsque les humains se sont aperçus que pour sauver
leur peau, une certaine coopération donnait de meilleurs
résultats que l’égoïsme.

Mais les recherches en question, à qui profitent-elles?

Qui peut s’offrir des voyages vers la Ceinture de Kuiper ?

Des gens qui disposent d’un compte numérique à au
moins 10 chiffres?

Qui peut s’offrir une vie de deux siècles ?

Les mêmes individus plus, à la rigueur,  des comptes
à 9 chiffres?

Les autres ?

Ce siècle ne leur a pratiquement rien apporté sinon quelques
gadgets et son lot d’ennuis  » 

Alors puisque je suis amené à vivre sur Terre durant un certain
temps, voilà mon idée à trois étages qui me font penser aux
vieilles fusées de Cap Canaveral et d’ailleurs.

1/ Constituer un labo secret et utiliser des androïdes intelligents.

2/ On spécialise les équipes, recherches, vivre plus
      longtemps, aller plus loin.

3/ On prend en main notre destin, on dépasse le système
     Oort, on va voir ce qui se passe ailleurs… »

Manfred: « Excuse-moi de t’interrompre, mais Ffff !

Rendre des androïdes intelligents, se balader dans l’univers …

C’est de la science fiction ,  ton projet. »

Peter: «Pas tant que cela si l’on sait comment s’y
prendre, revenons au point un, pour disposer d’un labo
secret, c’est une question de temps et de moyens, il nous
faudrait quelqu’un capable de constituer beaucoup de
points numériques en peu de temps, un très bon
informaticien, par exemple, je me débrouille très bien dans
ce domaine, mais il se peut qu’il y ait meilleur que moi, et
je n’aurai pas que cela à faire.

Le reste, Karl et moi pouvons nous en charger, et comme
Dieter, nous avons étudiés les androïdes actuels, d’une
manière scientifique, et… »

Karl: « C’est là que Peter a eu une idée qui devrait nous
permettre de rendre un androïde intelligent, théoriquement
c’est considéré comme impossible, mais Peter est d’un autre
avis, et il m’a démontré à maintes reprises que lorsqu’il
pense à quelque chose, c’est du sérieux. »

Dieter: « Ca, je peux le confirmer. »

Peter: « En effet, et c’est le second étage de la fusée, et la
base du second point, créer un androïde intelligent qui, à son
tour, en fabriquera d’autres, disons une dizaine au départ, ce
qui nous permettra de constituer trois équipes, une dans les
recherches scientifiques, une seconde dans les recherches
médicales, et une troisième dans le suivi des informations, le
service et l’entretien des locaux.

C’est le troisième étage, le troisième point,  qui sera le plus
délicat, et qui prendra le plus de temps, constituer un vaisseau
spatial qui nous permettra de quitter cette planète, et ce sera
à ce stade que Wolfgang pourra utilement intervenir. »

Wolfgang: « Ouais, tout ça, c’est bien beau sur le papier, mais
pour que je sois convaincu, et prêt à me lancer là-dedans, j’ai
besoin d’être sûr de trois choses:

- Savoir qui va cumuler du numérique pour un labo secret, car
ça aussi, ça risque d’être un compte à dix chiffres au moins.

- Etre sûr que Peter peut rendre un androïde intelligent.

- Après, je vois à peu près le topo, progresser dans les
recherches spatiales pour pouvoir dépasser nos connaissances
actuelles, et se balader dans l’univers, alors là, je demande à
voir, faudra être beaucoup plus précis. »   

Karl: « Il est normal que tu doutes, car ce projet sort de
l’ordinaire, mais si tu connaissais Peter comme moi, tu
hésiterais moins.

Nous sommes camarades de classe depuis cinq ans, je me
croyais bon aux études, mais lorsque nous nous sommes
retrouvés dans la même classe, de la place de premier, je suis
devenu l’éternel second, derrière lui, tu n’as pas encore idée
de ce qu’il est capable de faire, mais on a près de deux mois
de vacances pour mieux se connaître et approfondir ces trois
points, voilà ce que je propose. »

Dieter: « Je suis preneur. »

Manfred: « Je connais bien Karl, n’ayant pas de projet
particulier, je marche, comme dit Wolfgang, je demande à voir. »

Wolfgang: « Ouais, je sais que si je réussissais mes études, je
deviendrais pilote ou commandant d’un vaisseau spatial qui se
baladerait la plus part du temps entre Mars et ici, une sorte de
chauffeur de bus spatial à trois barrettes, ou un mec à quatre
barrettes qui veille à ce que tout se passe bien, ce n’est pas
vraiment passionnant.

La semaine prochaine, j’allais en parler à Manfred, j’avais
pensé partir avec lui en Espagne ou en Italie, mais s’il reste
là, alors moi aussi, et j’attends la suite avec impatience. »

Peter: « Merci Karl, pour ta suite, Wolfgang, tu ne seras pas
déçu, pas mal de points vont s’éclaircir durant ces deux mois. »

Un autre rendez-vous était prévu pour le
surlendemain, toujours en début d’après-midi, Dieter, Manfred
et Wolfgang quittèrent le domicile de Peter mais Karl resta
encore un moment.

« Bourbon, Karl ? »

« Oui, mais le dernier, n’oublies pas que nous sommes aussi des
sportifs, qui certes savent apprécier les bonnes choses, à
condition de ne pas en abuser. »

« Tu as raison, restons raisonnables. »

Karl: « Une chose que je n’ai pas compris, Peter, tu aurais pu
déjà donner quelques détails sur ton projet, car tu as presque
les réponses sur deux points. »

« Doucement, Karl, comme je te l’ai déjà dit, c’est « notre »
projet, car je sais ce que toi aussi, tu peux y apporter.

Je suis resté volontairement assez laconique pour plusieurs
raisons:

- Nous connaissons Dieter, mais pour Manfred et Wolfgang, il
   m’a fallu les sonder.

- Comme tu l’as dit, j’ai « presque » les réponses, mais pas
   tout à fait, et pour l’une des deux, qui est la plus
   importante, il me reste à procéder à quelques
   expérimentations.

- Il ne faut pas tout donner de suite, mais procéder comme
   pour les feuilletons, attirer et maintenir l’intérêt par
   le suspense.

- Enfin, ce premier rendez-vous n’était qu’une prise de
   contact, il me fallait être sûr que mes deux sondés seraient
   motivés. » 
  
Karl: « Oui, là, je comprends mieux, mais lorsque tu parles
d’expérimentations, César, ton androïde ? »

« Exact, mais chut ! Cela reste entre nous. »

« Dieter pourrait t’aider ? »

« Pas à ce niveau là, mais si une expérience tourne au
vinaigre, alors pour le réparer, oui. »

Karl: « Un jour, tu avais commencé à m’expliquer ta théorie
sur la sensibilité des cellules qui animent les androïdes, et tu
m’as dit qu’on pouvait les améliorer pour qu’elles atteignent
un jour, la sensibilité des nôtres, peux-tu être plus précis ? »

« Oui, à toi je peux le dire, mais ça aussi, c’est un secret.

Tu sais que mon père est ingénieur et qu’il procède dans la
nano technologie, eh bien c’est lui qui a fait avancer le
schmilblick dans l’amélioration de ces cellules, lui aussi a
un sacré cerveau.

Un jour, sur le net, j’avais décidé de lire tout ce qui
concernait Einstein, et notamment les divers commentaires
qu’on en faisait.

Le plus grand savant ?

L’homme le plus remarquable de son époque ?

Les avis sont partagés, certains l’on considéré comme un
voleur, d’après eux, sa fameuse formule sur la relativité
restreinte aurait été découverte par un certain Henri Poincaré.

D’autres le considèrent comme un super cerveau, mais je
suis tombé sur un article qui disait qu’Einstein reconnaissait
que ses fameuses connaissances venaient du ciel, d’une autre
dimension, qu’il n’avait rien inventé, mais avait simplement
été le récepteur de ce savoir, qu’il expliquait par la possibilité
d’être doté de cellules plus sensibles ou plus réceptrices que
celles d’autres humains.

C’est-ce qui m’a donné l’idée d’établir une théorie, dont même
mon père n’est pas au courant, il m’a formé en maints
domaines, et me tient toujours informé de ses
avancées, pourquoi ai-je gardé ma conception secrète, même
vis-à-vis de lui ?

Par peur d’être ridicule ? Pour d’autres raisons ?

C’est un peu un mélange de tout cela, j’ai pensé lui en parler en
cas de réussite, et peut-être le ferai-je, mais je n’en suis pas
encore là. »

« Oui, alors si je comprends bien, tu as un stock de cellules
dernier cri que tu vas incorporer à César ? »

« C’est bien mon intention, mais une fois encore, cela reste
entre nous, j’ai en effet un petit stock de cellules, mais pas
encore assez, et j’attends une amélioration éventuelle, mon
père m’a parlé d’un nouveau conducteur, qui devrait faire
partie des prochaines dans une quinzaine de jours, j’espère
qu’il pourra m‘en donner suffisamment. »

Karl: « Oui, mais si ça marche, les androïdes dotés de cellules
quasi-humaines, n’y a-t-il pas à craindre des réactions
imprévisibles ? »

« J’ai déjà un plan à ce sujet, mais je t’expliquerai cela un
autre jour.

Lorsque j’ai parlé de rendre un androïde intelligent, je n’en ai
jamais précisé sa forme, elle ne serait pas vraiment
humaine, ce qui m’intéresse, c’est la capacité des cellules de
réceptionner des manifestations dans l’univers, des codages
en quelque sorte, qu’elles sauraient traduire.

Pour nos futures réunions, j’aborderai d’autres thèmes, car
celui-là, pas question d’en parler avant un bon mois, et sans
pour autant mentionner certains détails. »

Karl: « Je vois que tu avances, bon, je vais te laisser car il faut
que je passe chez mon cousin Nills, et justement, il pourrait
bien être l’informaticien que nous cherchons, un peu filou sur
les bordures, mais très malin. »

Peter: « C’est trop beau, tout semble trop bien se passer…

Où est le piège ? »

Un mois plus tard, après plusieurs réunions dont le fameux
Nills en question faisait désormais partie, Peter:

« Dans moins d’une demie heure, ils seront là, comme tu le
sais, j’ai testé ton cousin sur l’informatique, c’est un bon, qui
va être capable de résoudre la première partie de notre
problème. »

Karl: « Peux-tu préciser ? »

« Oui, il a fait une démonstration sur mon ordi hier, il sait
configurer une connexion indétectable via un satellite
géostationnaire, ce que j’avais prévu de faire, cela nous
permettra d’accéder à toutes les informations, même les plus
secrètes, sans être détectés.»

« Ffff ! Là, on avance. »

Peter: « Pour le moment, cela reste un secret entre lui et
moi, nous mettrons les autres au courant plus tard, lorsque
nous aurons un lieu. »

« Où en es-tu avec tes cellules ?

Peut-être est-il encore trop tôt pour en parler ? »

« En effet, c’est trop tôt, si je dispose déjà d’une petite
quantité de cellules dernier cri, ce qui m’a obligé de dire à
mon père que c’était pour améliorer César, il a trouvé l’idée
plutôt bonne, tout en me précisant que je devrai attendre
quelques jours pour qu’il puisse m’en rapporter d’autres.

Je le soupçonne d’avoir deviné au moins une partie de mon
projet, mais comme c’est mon père, ce n’est pas un
problème, pour…

Tiens ! On sonne déjà, je t’en dirai plus demain, cette réunion
aura pour objet essentiel d’allonger les listes de tout ce qui
peut nous être nécessaire. »

La réunion se passa très cordialement, mais Wolfgang
marquait une certaine impatience, il semblait vouloir aller plus
vite que la musique, et Peter dût utiliser toute sa capacité de
persuasion pour le remettre sur les rails, comme souvent, Karl
restait avec lui un moment.

Peter: « Un Bourbon ? »

Karl: « Oui, mais tu as l’air pensif. »

« C’est Wolfgang qui risque de poser un problème, tu
as remarqué ? »

« Oui, et tu as vu qu’à un moment donné, j’étais dans un coin
avec Manfred, après lui en avoir touché quelques mots, il m’a
répondu de ne pas m’alarmer, que Wolfgang avait des
réactions épisodiques de ce genre, mais qui ne duraient
pas, lui-même a trouvé que l’on se cantonnait trop dans les
détails secondaires, et qu’on abordait pas assez vite les
points principaux. »

Peter: « Je ne peux que le comprendre, mais toi, tu sais
pourquoi je ne peux aller plus vite, je compte sur toi pour lui
dire que les bonnes surprises arriveront en leur temps, et
que, dans l’attente de certains résultats, on est obligé
de broder. »

Par la suite, alors que la fin des vacances s’approchait, et
qu’une nouvelle année d’études se profilait, Peter, pour
maintenir la cohésion du groupe, fût obligé de lâcher du lest
en évoquant la difficulté posée par la constitution d’un
androïde intelligent, qu’il continuait à y travailler.

Plusieurs mois s’écoulèrent, Peter et Karl, toujours aussi
brillants poursuivaient leurs études, ainsi que les autres
membres du groupe sauf Nills qui, un peu plus âgé, travaillait
dans la conception de projets pour satisfaire aux besoins
informatiques de certaines entreprises.

Un Dimanche, alors que Peter et Karl se promenaient pour se
diriger vers une salle de sports, ils le rencontrèrent :

Karl:« Tiens ! Salut cousin, que fais-tu par ici ? »

« Je viens de terminer un logiciel de projet pour une
boite, que je dois remettre demain, j’avais besoin de me
dégourdir les jambes, et votre quartier à tous les deux est
plutôt sympa, alors…

Mais à propos, Peter, où en es-tu de tes expériences sur César ? »

« Pour le moment, pas de résultats encourageants, j’ai
amélioré la finesse de certains de ses comportements, la
qualité de ses réponses, mais ce n’est toujours qu’une
machine, je suis actuellement sur une autre tentative, on te
tiendra au courant. »

« Ok, je sais que c’est le départ de tout, alors je croise les doigts. »

Quelques semaines plus tard, alors que les vacances devenaient
proches, Peter, chez lui, à son bureau, étudiait .

César, son androïde se trouvait dans la même pièce, et pour la
première fois, se mit à parler de lui-même:

«  Quelque chose ne va pas, Peter ? »

Grande surprise de ce dernier qui le cloua durant plusieurs
secondes, puis:

« Tu viens de me parler ?

Que t’arrive-t-il ? »

César: «Nous en parlerons après, pour la question, tu sembles
très songeur, comme si tu avais un doute, je commence à bien
connaître tes attitudes. »

« Ca alors ! Fantastique…

Oui j’ai un doute sur un exercice d’intégration numérique, mais
tu ne sais pas de quoi je parle, je ne t’ai pas encore appris les
mathématiques. »

« Me permets-tu de voir ton exercice ? »

Peter se mit à rire, et:

« Pourquoi pas, viens voir, c’est le quatrième. »

Quelques secondes plus tard, César:

« Oui, là, c’est la Méthode de Romberg que tu dois utiliser. »

« Ffff ! Bon, voyons cela. »

Cinq minutes plus tard:

« Exact, César, j’aurais dû y penser, mais comment peux-tu
savoir cela ? »

« Les dernières cellules que tu as implantées dans mon
compilateur, qui me sert de cerveau, sont plus fines et
meilleures que les précédentes, depuis plusieurs
semaines, je perçois beaucoup de phénomènes, j’ai
commencé par me poser des questions, puis, lorsque tu étais
absent, ou que tu dormais, j’ai consulté ton ordinateur pour
me mettre à jour, t’expliquer l’ensemble de ce qui s’est passé
serait trop long, mais je n’oublierai jamais que tu m’as donné
une sorte de conscience, je connais ton projet, car tu sais que
j’ai assisté à tes réunions, et je vais t’aider.

Quelques imperfections subsistent, il faudra, si tu es
d’accord, que je les indique à ton ami Dieter, et peut-être
aussi à Nills.

Lorsque je serai totalement recomposé, dans le bon sens, il
deviendra possible, avec l’aide de Nills, de démarrer ton projet.

Une dernière chose, c’est un secret, n’est-ce-pas ?

Alors il doit rester secret, ne fais pas exploser ta joie que je
perçois, tu dois garder ton comportement habituel, et un Chef
doit rester un Chef. »

Peter: « Là, je suis dépassé, c’est un miracle, tu es devenu
Hautement intelligent, tu dois savoir que j’ai une réunion
après-demain, vers 14 heures, alors… »

« Ne te fais pas de soucis, nous avons le temps d’une mise au
point, je sais à peu près tout des humains, car j’ai pris le temps
de les étudier, de par les projections 3D, les vidéos, et autres
écrits, tu es quelqu’un de remarquable, Einstein aura servi à
quelque chose, tes amis ne sont pas mal non plus, tu pourras
rassurer Manfred et Wolfgang, puis mettre Nills à
contribution, tout va s’arranger. »

Le lendemain, Peter raconta les évènements à Karl qui
lui répondit:

« Extraordinaire !

Tu as enfin réussi, je vais en parler à Nills, mais Manfred et
Wolfgang ne sont pas chauds pour venir chez toi demain, ils
disent que ton projet s’est refroidi. »

« Alors tu les contactes, avec ce que je viens de te dire, le
projet s’est bougrement réchauffé, non ? »

« C’est vrai, je fais le nécessaire. »

Le lendemain, chez Peter, à 14 heures:

« Alors Messieurs, un petit digestif, ou même plusieurs, il y a lieu
   de fêter cela. »

Wolfgang: « Ouais, un whisky, alors ca y est ?

   Il paraît que César est devenu intelligent ? »

Peter: « Il va lui-même pouvoir te répondre. »

César: « Bonjour à tous, salut Wolfgang, grâce à Peter, j’ai fait
pas mal de progrès ces derniers temps, et ce n’est que le
début, étant parfaitement au courant de votre projet, je peux
y apporter de l’aide, mais pour le moment, je préfère vous
laisser le soin de poursuivre vos débats, les étages de la fusée
sont déjà en construction. »

Wolfgang: « Wosh ! Alors là, d’accord, je suis complètement
retourné.

Peter a raison, je crois qu’il y aura plusieurs digestifs. »

Manfred: « Et comment ! Cette fois-ci, nous voulions vraiment
aller en Espagne, mais changement de programme, tu peux
compter sur nous, Peter. »
  
Dieter: « J’ai idée que les ordres du jour seront plutôt musclés. »

Karl: « Je vous l’avais dit, avec Peter, il faut s’attendre à tout.

D’un monde lamentablement banalisé, dans peu de
temps, nous entrerons dans celui des miracles. »

Peter: « Pas si vite, Karl, nous n’en sommes qu’au tout
début, et César a besoin de quelques réparations. »

César: « César ?

C’est bien choisi comme prénom, il me va comme un gant. »

Et tous de rire, Dieter:

« Avec Nills, on va te mettre à neuf, tu vas devenir notre pote, le
septième du groupe, comme les mercenaires. »

Manfred: « Ou les samouraïs. »

Karl: « Bon, revenons à un semblant d’ordre. »

Les études ayant été menées à bien pour chacun des
participants, le début des vacances fût une période d’intense
activité, César bénéficiait de toutes les corrections
nécessaires,  Nills, Peter et César s’occupaient de l’exploitation
de la connexion, Manfred, d’approfondir ses connaissances
médicales et Wolfgang étudiait les divers vaisseaux spatiaux
et leurs caractéristiques, mais Dieter:

« Oui, ce n’est pas le tout de cela, les gars, mais une fois que
nous aurons un paquet de numérique et que nous disposerons
d’un labo, deux questions vont se poser:

- La suite de nos études.

- Que dire à nos proches et à ceux qui nous connaissent, sans
parler de la connaissance de notre identité par les Autorités. »

Peter: « Deux bonnes questions en effet, pour la première, la
réponse est simple, nos études officielles sont désormais
terminées, tant pis pour les Doctorats et autres équivalents.

La seconde nécessite une réflexion, car nous n’aurons pas droit
à l’erreur, elle peut se traduire par où aller pour être tranquilles ? »

Nills: « Désolé Peter, mais la question est plus
complexe, d’abord pour le labo, il faudra qu’il soit invisible et
indécelable, ce qui implique un sous-sol doté d’un paquet de
systèmes, d’air, d’eau, d’électricité, de
chauffage, d’évacuation, de frigos, de congelos, pour
l’alimentation qui restera l’un de nos points faibles.

Où que nous allions, nous nous ferons repérer par des
achats, même si nous sommes en Antarctique, qui n’est pas le
meilleur coin pour acheter quelque chose, les manchots ne font
pas de commerce. »

César: « L’Antarctique ?

Ce n’est pas une mauvaise idée, la terre Marie Byrd par
exemple, que personne n’a revendiqué, près de la chaîne
Queen Maud, pourrait convenir, mais pas en un premier temps.

Heureusement, la Terre de feu, au sud de la Patagonie, s’est
transformée en paradis fiscal depuis un demi siècle, et les gens
y passent leur temps à jouer, à faire des affaires, et à bien
vivre, là bas, il faut  parler l’espagnol, personne ne s’occupe
de l’identité d’autrui, la seule chose importante est le
numérique, il suffira donc de prévoir deux choses:

- Un minimum de temps pour apprendre l’espagnol.

- Créer de fausses identités et des nouveaux comptes.

Les terrains ne manquent pas, il suffit d’en acquérir un, pas trop
loin des villes pour l’alimentation, les autorités de divers pays
vont vous rechercher durant un certain temps, bien sûr, mais 
avec un masque qui donne un visage naturel à s’y
méprendre, et un nouveau nom, le tour sera joué.

Pour les adieux aux familles et amis, mieux vaudra ne pas
s’étendre, vous serez supposés partir pour un voyage aux
USA, ou n’importe-où ailleurs, voyage duquel vous ne
reviendrez pas.

Enfin, pour les divers systèmes du sous-sol, et autres
aménagements, salons, chambres, piscines, salles de
bains, lieux de distraction, cuisines, et zones de stockage, je
pourrai m’en charger à condition de disposer de tout le
matériel nécessaire, seul cela me prendra du temps, mais à
10 ou 11, cela ne serait qu’une question de semaines.

Je pense que le point le plus pénible à résoudre, sera de 
séjourner à l’hôtel pendant une durée indéterminée, pas tous
dans le même de préférence, et en changer souvent, sait-on
jamais, les autorités des autres pays n’ont pas barre
là-bas, mais il peut y avoir des touristes dont des
allemands, il vous faudra rester discrets.

Pour créer 10 de mes semblables, doté du matériel et faisant
participer les nouveaux créés après mise à jour, à la création
des suivants, il faudra compter au moins six mois. »

Wolfgang: « Ouais, chapeau César, ça tient la route et résout
pas mal de questions, mais il y en a d’autres, par exemples:

- Manfred, de par sa mère, parle espagnol, mais à ma
connaissance, c’est le seul, nous autres, nous contentons de
baragouiner l’anglais, même pour des conversations
simples, et comprendre un minimum, il faudra du temps, des
mois.

- Faire du numérique, comment on peut en faire
rapidement, et en grande quantité?

C’est vachement surveillé, ça.

- Des masques, on n’en a pas, établir des fausses identités ?

Par qui ?

- Le terrain, faut avoir de quoi l’acheter et le trouver, ça
aussi, ça ne va pas se faire tout seul. »

César leva la main et:

« Excellentes questions, alors réfléchissons, j’ai la même
conception que vous de l’humanité actuelle, et maintenant
que j’ai une conscience, je me vois mal rester ici comme objet
de décoration, mon premier objectif sera d’augmenter mes
connaissances et d’acquérir des pouvoirs, je vous expliquerai
après pourquoi, quelques modifications seront peut-être
encore nécessaires, d’où l’aide de Dieter et de Nills.

Le mieux serait que vous fassiez tous encore une année
d’études, temps nécessaire à notre première mise au point, et
à ce que chacun de vous puisse se débrouiller en espagnol.

Avant notre départ, je m’occuperai des identités, tant pour les
masques que pour les fausses cartes électroniques, et les
nouveaux comptes.

Une fois que nous aurons le terrain, de préférence avec une
maison habitable, nous serons alors en vitesse de croisière, le
reste ne sera qu’une question de temps. »

Manfred: « Bien vu, mais pour le vaisseau spatial ? »

Peter: « Plus tard, en Antarctique, je vois les pouvoirs dont
César veut parler, transmission ou création de
matière, notamment pour l’alimentation, pouvoir
voler, transport d’objets, avec une dizaine de ses
semblables, allonger notre durée de vie, créer des armes
et autres moyens de défense, et j’en passe. »

César: « Ce n’est pas pour rien que tu es le concepteur du
projet, cela sera effectivement la dernière phase
du programme. »

Un autre jour, chez Peter, entre deux réunions:

« A quoi penses-tu, César ? »

« Aux cellules qui me composent, je recherche un moyen de
les améliorer, de les rendre plus sensibles encore, cela pourrait
se faire par la mise en place de nouvelles cellules, mais pour le
moment, c’est en standby, je n’ai pas encore la solution.

J’ai toutefois besoin de deux petites améliorations
techniques, que je vais te préciser afin de mettre à
contribution Dieter et Nills.

Cette période de vacances va s’avérer très riche, et permettra
d’établir un plan de marche pour l’été prochain, moment du
grand départ.

Mais j’ai une autre idée intéressante pour ta prochaine réunion. »

Peter: « Ah ! Alors je vais t’écouter devant un bon petit Bourbon. »

« D’accord Peter, mais attention, tu es en forme et en bonne
santé, n’abuse pas de cet alcool. »

« Conseil retenu, et qui sera appliqué, je t’écoute. »

« Voilà, peu avant les prochaines vacances, c’est Nills qui devra
partir en Terre de feu, avec un nouvel ordinateur, afin de
configurer sa connexion, d’ici là, je vais faire du hack, afin
d’accéder aux données sur la répartition des unités
numériques, et à celles de la création d’un compte. »

« Je sens que c’est toi qui va devenir le Chef de notre petite
communauté, et mes amis sont également les tiens. »

« Oui pour les amis, mais non pour le Chef, tu es l’auteur du
projet, je te dois la vie, c’est toi qui restes le Chef à jamais. » 

D’autres mois passèrent, les étudiants donnaient le change
dans leurs études afin de ne pas éveiller de suspicion, les
réunions se succédaient, César était devenu bien meilleur que
Nills et Peter sur un ordinateur, Manfred progressait dans le
médical mais ses études avaient prises une orientation
différente, tandis que Dieter bricolait quelques gadgets
utiles pour l’avenir.

Pas de nouveauté dans les recherches sur la nano
technologie, mais César avait son idée, et il pouvait voler.

Les androïdes, devenus courants à cette époque étaient à la
portée des familles aisées, et voyager avec l’un d’eux ne
surprenait personne.

En Juin 2101, au cours d’une réunion qui avait eu lieu
exceptionnellement chez Karl, dont les parents étaient partis
chez des amis pour le week-end:

« Même boisson pour tout le monde ?
 
Bien alors installez-vous, c’est déjà prêt.

Je laisse la parole à Peter.»

« Comme vous le savez, Nills est parti avant-hier pour la Terre
de Feu, avec un masque très seyant, sous l’identité de
Roque Verdugo.

Pour vous autres, les masques et cartes électroniques
d’identité sont déjà prêtes, vous les aurez au cours de notre
dernière réunion, car le mois prochain, nous serons dans le
grand bain.

Vous avez tous étudié l’espagnol ?

Oui, alors cette réunion se fera en espagnol. »

Manfred en espagnol : « Voilà qui est intéressant. »

Peter: « Oui, pour toi, l’espagnol ne pose aucun problème. »

« Disons pas trop de problèmes, mais l’accent de la Terre de
Feu ayant quelques différences avec celui de l‘Espagne, il m’a
fallu plusieurs semaines pour m’y mettre.

Peut-être pouvons nous, dès maintenant, connaître notre
future identité ? »

Peter: « J’allais justement en parler, lorsque nous serons
là-bas, Karl s’appellera Ruben Calvo, pour Dieter, ce sera
Pedro Muntadas, pour Manfred, Lorenzo  Serrano, pour
Wolfgang, Manuel Planell, et pour moi, Diego Alcara… »

Wolfgang: « Et pour César ? »

Tout le monde se mit à rire, et Peter:

« Pour lui, peu importe, mais je vais vous donner la parole
afin de voir comment vous vous débrouillez, à toi Wolfgang. »

« Je peux suivre une conversation courante, mais ne me
demandez pas des termes techniques ou autres dans les
jargons, n’étant pas trop doué en langues, j’ai encore
quelques petites difficultés avec l’accent. »

Peter: « Tu t’en sors déjà bien, à toi Dieter. »

« De quoi veux-tu que je parle ?

J’en ai passé des heures à apprendre cette langue, sans parler
de la grammaire et des temps dérivés, je comprends
Wolfgang, c’est loin d’être évident, même avec des
moyens modernes. »

Peter: « Pas mal du tout, et ton accent est bon, pour Karl, je
sais qu‘il est au point, ainsi que, très probablement Manfred, si
quelqu’un me parle de César ici présent, sachez que ce que
nous mettons des années à apprendre, pour lui, c’est une
question de jours, et l’espagnol n’échappe pas à la règle, son
accent est parfait. »

César: « Tu me flattes, Peter, mais ce sera encore plus
intéressant lorsque nous passerons aux ordres du jour. »
  
« Tu as raison, nous allons y venir, cette fois-ci, ils sont un peu
particuliers dans le sens qu’il n’y en a qu’un seul, que chacun
d’entre nous récapitule les progrès qu’il a pu faire durant ces
derniers mois, en étant le plus concis possible. »

Chacun s’y employa au mieux, et à la fin, Peter:

« Pas mal du tout, pas de doute, vous êtes des bons, on s’en
reboit un avant de se quitter ?

Oui, alors prochaine réunion après demain, Vendredi, chez
moi, pendant que, comme d’habitude, mes parents travaillent. »

Karl: « A ce propos, ton père, connaît-il notre projet ? »

« Hm, je crois que oui, il m’a fait plusieurs allusions se
rapportant à des recherches dans un lieu secret, ma mère
aussi se doute de quelque chose, mais ils sauront rester
discrets et ne diront rien à personne, avant de partir, je leur
dirai la vérité, en omettant certains détails, et notamment le lieu. »

Dieter: « Et pour César, que savent-ils ? »

Peter: « Rien, César joue son ancien rôle comme serviteur dans
des cas exceptionnels, car il est pratiquement tout le temps dans
ma salle d’informatique ou dans ma chambre, lorsqu’il me l’ont
acheté, ils m’ont dit: « C’est ton androïde ».

Au cours de la dernière réunion formelle, Peter:

« Bien alors nous allons commencer par la distribution des
nouvelles cartes électroniques d’identité, plus vraies que les
vraies, toi, Karl, tu t’appelles désormais  Ruben Calvo, on t’a
ajouté deux ans, nous ne devons pas tous avoir le même âge, toi
Dieter, c’est Pedro Muntadas, avec un an de moins, toi, Manfred
alias Lorenzo Serrano, tu parais un peu plus que ton âge, on t’a
rajouté trois ans, toi, Wolfgang, ton nouveau blaze, c’est 
Manuel Planell, tu gardes ton âge, ainsi que Nills qui répond au
nom de Roque Verdugo, quant à moi, qui me suis ajouté un
an, c’est Diego Alcara.

Vous remarquerez que les jours et mois de naissance ont
également été modifiés, tant pis pour les férus d’astrologie
s’il y en a parmi nous.

Maintenant passons au plaquettes des nouveaux comptes, voici
la tienne, Karl, avec un montant de 1.287.638 unités, La tienne
Dieter, avec 1.158.902 unités. »

Puis ce fût aux tours de Manfred, de Wolfgang, et de Nills de
recevoir leur plaquette et de connaître le montant dont-ils 
disposaient.

« Les montants ont des petites différences, ne vous en
formalisez surtout pas, César saura les modifier si nécessaire.

Attendez que nous soyons tous à Ushuaia pour utiliser les
cartes et les plaquettes.

Que puis-je dire d’autre…

Oui Wolfgang, tu as une question ? »

« En effet, six gus qui arrivent à Ushuaia comme un cheveu sur
la soupe et qui disposent de comptes bien fournis, ça ne risque
pas de faire désordre ? »

« Non, César et moi, avons revus toutes les données relatives
à la Terre de Feu et à ses occupants, là-bas, on se fout pas mal
de l’identité du voisin, la seule chose qui compte, c’est le nombre
d’unités dont tu disposes, tout le monde ne vit que pour
cela, ceux qui ont une situation aisée, les joueurs de jeux
Casino et autres, les truands, les marginaux, ils sont
modernes, mais ont gardé un état d’esprit d’il y a un siècle
pour certaines choses, ils vivent également du tourisme, ce qui
explique que les services sont loin d‘être gratos, mais
du désordre ?

Si tu sais rester discret, aucun problème. » 

Trois semaines plus tard, dans le hall d’un grand aéroport
des USA:

Peter: « Bon, tout le monde a son billet pour Buenos aires ?

Notre vol part dans une heure. »

Wolfgang: « Je pense à cet idiot d’employé qui voulait mettre
César en soute. »

Dieter: « Un bagage qui a un billet à son nom !

Il a été stupéfait le mec. »

Wolfgang: « Oui, car c’est tout à fait légal, j’avais étudié les
règles dans les transports aériens, c’est un passager, comme
nous. »

Peter: « Oui, mais ce n’est pas une Loi, seulement une
tolérance, moi aussi, je m’en suis inquiété, l’essentiel, c’est
le résultat. »
 
Dieter: « Après Buenos aires, quel est le programme ? »

Karl: « les nouvelles, du côté de Nills, sont bonnes, il est
à Ushuaia.

Alors on a prévu de rester deux jours à Buenos aires, histoire
de voir un peu la ville qui doit valoir la visite, c’est là-bas
qu’on reprendra contact avec lui, puis on prendra un vol
direct, il nous attendra à l’aéroport, on lui fera réserver nos
places dans deux ou trois hôtels de la zone. »

Wolgang: « Je reste un peu inquiet tant que l’on n’est pas à
destination. »

Peter: « Tu penses à nos masques et à nos fausses cartes ?
 
Pas de souci, nous sommes venus d’Europe à ici sans
problème, et les USA sont réputés pour avoir des contrôles
musclés, Buenos aires et la suite, en comparaison, ce sera
une rigolade.

Tout se passa bien, et quatre jours plus tard:

Nills: « Bon, depuis quatre semaines que je suis ici, je
commence à bien connaître la ville, et j’ai fait des recherches
sur le chômage et les actifs, il y a des marginaux qui vivent
bien en assurant des services, notamment des courses, et j’ai
déjà trois contacts, ce qui veut dire que lorsque l’on aura un
sous-sol, on pourra se faire livrer tranquille, sans être
inquiétés, n’importe quel matos ou de la bouffe, bien sûr, cela
a son prix, on paie également la discrétion et la démerde. »  

Peter: « Chapeau, tu n’as pas perdu ton temps, si ça marche
comme prévu, on restera à peu près trois mois dans les
hôtels, le terrain reste à trouver. »
      
Nills: « Là aussi, j’ai deux touches, dont un type qui revient à
Ushuaia après demain, et qui m’a proposé, à son retour, de
voir son terrain avec une maison habitable, à 40 kilomètres de
la ville, au bord du Lac Fagnano, d’une dizaine de kilomètres
carrés, il en veut 800.000 unités, montant assez conséquent
qui fait que ça fait trois ans qu’il cherche à le vendre, et cela
ne sera pas négociable.

L’autre, c’est par une agence, je ne connais pas les détails, il
va falloir que quelqu’un d’entre vous vienne avec moi pour
en savoir plus. »

Karl: « Bravo Nills, il se pourrait que nos séjours dans les
hôtels ne soient pas trop longs. »  
 
César: « J’aimerais que tu aies raison, car je suis pressé de
me mettre au travail. »

Le lendemain, Nills, Peter et karl se rendirent à l’Agence
 Fagnano, ils furent reçus par une jeune femme bien
habillée qui:

« Oui, bonjour Messieurs, c’est pour quoi ? »

Nills: « Bonjour Mademoiselle ou Madame, nous venons pour
un terrain, votre information est plutôt laconique, situé au
bord du Lac Fagnano, vaste, avec une maison habitable, on
aimerait en savoir plus. »

« Ah ! Celui-là, eh bien il fait environ 10 kilomètres
carrés, avec une belle maison habitable de deux étages, à
40 kilomètres d’ici, au prix de 1.000.000 d’unités.

Nous sommes à votre disposition pour vous le faire visiter. »

Nills: « Vous connaissez le nom du propriétaire ? »

« Oui, mais je ne peux vous le donner, autrement, à quoi
servirions-nous ? »

« Vous avez tout à fait raison, nous allons réfléchir. »

Une fois dehors, Nills:

« Bon, vous avez compris comme moi qu’il s’agit du même
terrain, pour lequel l’Agence se fait une commission de
20%, j’attends demain pour reprendre contact avec le
type, il s’appelle Ricardo Gomez, j’ai ses coordonnées. »

Peter: «Oui, mais 40 kilomètres de la ville, c‘est un peu
loin, bien sûr, on peut acheter un 4/4 pour transporter nos
achats et notre alimentation, mais un type qui parle de
vendre son terrain, et qui mandate une Agence en même
temps pour le même objectif, ça ne me plait pas, on doit
pouvoir trouver mieux. »

Nills: « Bon, alors je laisse tomber. »

L’été 2101 dans l’hémisphère nord, c’est-à-dire l’hiver dans
le sud s’écoula rapidement, au cours d’une réunion, Peter:

« Nous n’avons pas encore de terrain, les disponibilités sont
plutôt rares ici, on va passer le temps comme on peut par
exemple, nous balader dans les Casinos de la ville et de
jouer des petites sommes à divers jeux.

Nous devons sortir de temps à autre pour diverses raisons, et
notamment celle de nous faire connaître comme
joueurs, comme il y en a beaucoup, cela n’éveillera pas
l’attention et assurera notre tranquillité.

Il fallut attendre la fin de l’année pour que, dans un
restaurant, un soir:

« Excusez-moi Messieurs, de la table d’à côté où je suis
installé, j’ai cru entendre que vous seriez intéressés par un
terrain, il se trouve que l’un des miens est à vendre. »

Peter: « Intéressant, prenez place, on peut vous offrir
quelque chose ? »

« Non, merci, j’allais m’en aller, car j’ai une soirée
chargée, mais voici ma carte, vous pouvez m’appeler
dès demain. »

« Nous le ferons, Merci Monsieur, et bonne soirée. »

Peter regarda la carte, et:

« Emilio Sanchez, directeur d’Agence…

Pas étonnant qu’il ait plusieurs terrains, mais reste à voir… »

Wolfgang: « Oui, s’il vend un terrain alors qu’il en a
plusieurs, ce ne sera sûrement pas le meilleur. »

Karl: « Cela dépend, un Directeur d’Agence, c’est une bonne
place, mais si c’est un joueur… »

Peter: « On en saura plus demain, je ne sais pas si cela
mérite un coup, mais il se trouve que j’ai soif, pas vous ? »

Le lendemain, Peter appela Emilio Sanchez qui lui demanda
de passer à son Agence, lieu vers lequel il se rendit en
compagnie de Karl et de Nills.

« Bonjour Messieurs, soyez les bienvenus, allons dans
mon bureau.

Prenez place, alors comme je vous l’ai dit hier soir, j’ai un
terrain à vendre, il est aménagé avec une maison de deux
étages au bord du détroit, à 10 kilomètres d’ici, à l’est, il fait
un peu plus de 12 kilomètres carrés, pourquoi je veux
le vendre ?

Parce que  ma fille et mon gendre, qui y habitaient jusqu’au
mois dernier sont partis à Buenos aires, ville dans laquelle
elle a trouvé une excellente situation et lui, pourra nettement
améliorer ses affaires, il faut dire qu’il y fait moins froid
qu’ici, c’est plutôt gagnant pour eux.

Si vous souhaitez le visiter, parlons du prix, j’en veux 900.000
unités, pourquoi autant ?   

D’abord sa proximité avec Ushuaia, d’accès très facile, il est
placé de telle sorte que vous ne serez pas dérangés, personne
n’y passe, enfin, la maison très grande dispose du modernisme
et est dans un état impeccable, si cela vous intéresse
toujours, je peux me libérer dès demain matin pour vous le
faire visiter. »

Peter: « Nous sommes toujours intéressés, d’accord pour
demain matin, à quelle heure et où ? »

Sanchez: « Ici, vers 9.30 heures, si cela vous convient. »

Peter: « Alors à demain matin. »

Rentrés à l’hôtel, Peter:

« Alors, que pensez-vous de ce type ? »

Karl: « Pas donné son terrain, mais curieusement, il me fait
plutôt une bonne impression. »

Nills: « A moi aussi, je le sens plutôt net, si son terrain vaut
le coup… »

Peter: « Effectivement, c’est ça qui est important, le prix
n’est rien, une grande maison dans un état impeccable, cela
voudrait dire que l’on peut y aménager de suite, reste à voir
la nature du terrain, pourra-t-on y creuser un
sous-sol, parce qu’ici, c’est plutôt entouré de montagnes. »

César: « Je viens de voir où ça se trouve, au bord du canal
Beagle, il y a du relief, mais dans ce type de terrain, un
sous-sol est facile à creuser, une belle surface, avec vue sur
tout l’environnement, il touche une chaîne de
montagnes, c’est plutôt positif, si ce qu’il vous a dit de la
maison est exact, pas de problème. »

Le lendemain, vers midi, dans un restaurant, Peter:

« Cet après midi, vers 14.30 heures, nous retournons à
l’Agence d’Emilio Sanchez pour signer le Contrat
d’Acquisition, nous avons un beau terrain dont vous
connaissez les caractéristiques, et surtout, la maison est
vaste, chacun de nous aura de la place, il y a six
chambres, et deux salles de bains, comme diraient les
anciens, nous n’avons qu’à poser nos valises.

Cet Emilio Sanchez est un Monsieur bien, c’est même lui qui
va procéder aux régularisations des contrats pour
l’eau, l’électricité et le chauffage, ce soir sera donc notre
dernière nuit aux hôtels.

Demain, on procèdera à un dernier check de nos
listes, histoire de voir ce dont nous aurons besoin en
premier, l’alimentation mise à part.

Après demain, Karl et moi rechercherons un 4/4, et dès
qu’on l’aura, Nills pourra se rapprocher de ses marginaux. »

Dès le lendemain en question, l’emménagement se fit sans
problème, en moins d’une heure, un dernier contrôle des
appareils, de l’état des murs, et de tout ce qui caractérisait
le contenu de la grande maison rassura tout le monde, tout
était clean, on pouvait s’occuper du projet.
 
Une semaine plus tard, Peter:

« Bon, grâce au 4/4, nous avons pu acquérir deux grands
frigos et deux congelos, que nous avons pratiquement
remplis, il nous en faudra d’autres par la suite, Nills a
retrouvé ses marginaux et pense pouvoir en rencontrer
d’autres dans les jours qui viennent,  le départ est plutôt
bon, mais je vais laisser la parole à César. »

« Le sol est facile à creuser, mais seulement par
endroits, d’autres parties contiennent des éléments plus
résistants, lorsque j’aurai fabriqué mes semblables, un
sous-sol carré de 150 mètres de côté devrait nous suffire
pour constituer des laboratoires pour les recherches
scientifiques et médicales, je sais exactement où le
faire, très près de la maison, avec possibilité de créer
un couloir d’accès.

La totalité de cette opération intermédiaire avec tout le
nécessaire à disposition ?

Comptons 4 ou 5 ans, et… »

Wolfgang:«Désolé de t’interrompre, César, mais le
vaisseau spatial ? »

« C’est bien pour cela que j’ai qualifié cette opération
d’intermédiaire, le vaisseau spatial ne saurait être fait
ici, par la suite, nous devrons encore déménager, l’Antarctique
commence à 2.000 kilomètres d’ici, mais le lieu que nous
prévoyons, sur Marie Byrd, est à trois fois cette distance, ce
n’est pas encore pour demain.

En un premier temps le programme est le suivant:

Pendant que Manfred poursuivra ses études médicales, et
Wolfgang, les spatiales, Dieter et Karl m’assisteront, Nills
et Peter coordonneront l’ensemble, tout en maintenant des
contacts avec l’extérieur, notamment avec les marginaux
pour notre approvisionnement en matériel et en
aliments, car mes 10 collègues ne vont pas se faire de
suite, lorsque j’ai parlé de six mois, j’ai été un peu
optimiste, en plus d’une longue liste de matériel il y a le
problème des cellules, Peter en a bien quelques une en
stock, mais la quantité est nettement insuffisante, elles
serviront de modèle si un jour, je parviens à créer de la
matière, ce qui résoudrait également le problème du
ravitaillement, car les fabriquer par dizaines de
milliards, même avec les composantes, prendrait beaucoup
trop de temps, je peux devenir immortel avec des pièces
de rechange, mais ce n’est pas encore votre cas, par
ailleurs, si je sais compenser la gravité pour me déplacer
dans l’espace, il me reste de gros progrès à faire, alors
voici les étapes.

1/ Acquisition du matos.

2/ Constitution du sous-sol et de ses dépendances.

3/ Résoudre le problème des cellules.

4/ Fabrication de mes semblables.

5/ Mises à jour et constitution d’équipes de recherches.

6/ Suivi des résultats, tant scientifiques que médicaux.

7/ Utilisation des découvertes, tant spatiales que médicales.

Ce n’est qu’après réalisation de cette septième étape que l’on
pourra envisager le déplacement vers l’Antarctique et le
vaisseau spatial qui nécessitera un sous-sol plus grand. »    

Manfred: « Ffff ! Un sacré boulot qui va prendre pas mal de
temps, je suppose que la septième étape comprend
l’allongement de notre durée de vie, mais une question, est-ce
toi qui a déterminé la répartition de rôles ? »

Peter: «  Non, c’est moi, qu’est-ce qui t’étonne ? »

« Eh bien, Karl assistant, et Nills coordinateur au même titre
que toi… »

« Il s’agit d’une répartition faite dans un but pratique, Nills
connaît les marginaux, et la ville mieux que nous, et Karl, loin
d’être manchot peut faire pas mal de choses, ces rôles ne font
pas l’objet d’une comparaison, mais sont adaptés comme
fonctions de circonstance. »

Karl: « J’ai parfaitement compris cela, et assister César est loin
de me déplaire. »

Les étapes décrites par César ne se réalisèrent pas tout à fait
dans l’ordre prévu, la première dura près de trois ans, acquérir
du matériel sophistiqué, même dans un paradis
fiscal, nécessitait certaines précautions, car tout ce qui sortait
de l’ordinaire y était étroitement surveillé, comme
partout ailleurs.

Lorsque cela fût fait, c’est la troisième étape qui devint la
seconde, César mit, avec l’aide de Peter,  près de deux ans
pour fabriquer des cellules analogues à certaines des
siennes, en partant d’un petit stock que Peter avait
conservé, tous deux s’aperçurent qu’il n’était pas
nécessaire d’en créer des milliards, mais seulement
50.000, ce qui simplifia singulièrement la tâche.

Fort de ces nouvelles acquisitions, César privilégia en
troisième étape, les anciennes 4 et 5, créer une dizaine de ses
semblables, les mettre à jour, et constituer les équipes, cela
prit encore trois ans, mais à partir de ce moment là, alors que
nos ex-étudiants avaient le trentaine, et Nills cinq de plus, tout
s‘accéléra, l‘ex seconde étape, les sous sols, fût rondement
menée, en quelques mois, puis la découverte d’un appareil à
fabriquer de la matière servit non seulement à créer d’autres
cellules, mais aussi des aliments, des boissons, des produits
d’entretien, parmi bien d’autres choses.

On abordait les deux dernières étapes avant l’Antarctique, ils
étaient devenus totalement indépendants de l’extérieur, le
numérique sur leurs comptes n’avait plus d’utilité, ils mirent
encore un an à préparer leur départ vers Marie Byrd, puis:

Peter: « Alors César, comment vois-tu la suite ? »

« Tu veux un vaisseau de 200 mètres ?

Alors il faudra prévoir un sous sol de 500 mètres, à onze, on
mettra entre un et deux ans pour tout installer, mais trois
inconnues subsistent:

- Allonger votre durée de vie.

- Trouver des métaux ou autres très résistants pour l’espace.

- D’autre découvertes éventuelles, il nous faudra creuser
profond, car les glaces ne nous apporteront rien. »

Peter: « Bon, comptons une dizaine d’années pour le
tout, mais pensons d’abord à la durée de vie, je sais que les
cellules dont vous bénéficiez n’est pas compatible pour
nous, mais… »

« Attends Peter, cela me donne une idée, je mets dès
maintenant notre équipe sur le coup. »

« Tu penses à nos cellules ? »

« Oui, mais pas à n’importe lesquelles, nous disposons de
toutes vos données médicales, et plus encore, c’est au groupe
de cellules anarchiques que je pense, en recherchant le
moyen de neutraliser leurs actions, car il est impossible de
les détruire, cela vous tuerait, mais je t’en reparlerai lorsque
nous serons plus avancés. »

Ils mirent cinq ans pour obtenir les résultats
escomptés, l’équipe scientifique trouva une solution pour la
vitesse/lumière, la création d’un métal ultra résistant, la
constitution d’armes redoutables.

L’équipe médicale trouva un moyen de neutraliser les cellules
anarchiques, le procédé, assez pénible serait à appliquer tous
les 20.000 ans, ce qui laissait tout de même de belles
perspectives.

César: « Prêt au départ, Peter ? »

« Prêt, je suppose qu’on va d’abord tester les propulseurs ? »

« Oui, on va y aller doucement, si tout va comme prévu, on
ira où ? »

Peter: « Aucune importance, vu la taille de l’univers, nous
n’avons que l’embarras du choix, peut-être faudra-t-il quand
même éviter les trous noirs et autres trous de vers. »

« Nous serons vigilants, sûr pour les trous noirs, mais pour les
trous de vers… »

  
-----***-----
 
 
_________________
Cicéron c'est Poincaré.

Bébert


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MessagePosté le: Lun 23 Oct - 18:46 (2017)    Sujet du message: Publicité

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