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L049

 
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Kr
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MessagePosté le: Mer 25 Oct - 00:39 (2017)    Sujet du message: L049 Répondre en citant

Nous sommes en 2043, la société humaine continue à
se déliter, de la faute à qui ?

De certains humains eux-mêmes ?

Allez savoir…

Depuis un siècle, tout est arrivé progressivement, il y
a d’abord eu la période d’après guerre, celle baptisée
en Europe par les trente glorieuses, pendant ce
temps, les gens ont vécu avec une liberté relative, mais
assez large, du moins dans certains pays dits
évolués, on pouvait fumer dehors et même dans les
lieux publics, le sexe perdait ses tabous, on considérait
les travailleurs, bien qu’avec une certaine hypocrisie, les
humains s’habillaient avec goût, les pays se
protégeaient à leurs frontières, chacun restant
souverain chez lui, les politiques, même si certains en
tiraient un large profit, restaient plus ou moins
coordonnées au bien des nations, un large progrès
en maints domaines permettait aux personnes d’obtenir
à peu près ce qu’elles voulaient, les niveaux de vie
étaient acceptables, il y avait peu de chômage, et les
dettes fictives d’une nation à une autre étaient peu
élevées, puis les choses se sont mises à évoluer, si
tenté que ce terme soit applicable, pour des raisons
de mondialisation, puis d’européanisation, parmi
d’autres, les libertés se sont restreintes
progressivement, certains ministres, dans certains
gouvernements importants, se sont mis à s’occuper
de ce qui ne les regardait pas, de ce qui était en
dehors de leurs attributions, ce qui se traduisit dans
les décennies suivantes par diverses
conséquences, restriction des libertés
individuelles, diminution des pouvoirs d’achat, et
des classes dites moyennes, manque de motivation
dans certains compartiments de la médecine par le
fait qu’elle est chapeautée par un organisme
incompétent, limitation de certaines
productions, suite à des accords politiques
internationaux, avènement du terrorisme, toujours
suite à des décisions politiques regrettables, ne
parlons pas des répercutions financières qui, à elles
seules, mériteraient un livre complet, les
évènements n’ont fait qu’empirer jusqu’à
maintenant, période pendant laquelle certaines
matières premières commencent à manquer, on
continue à travailler sur les énergies
alternatives, et sur le grand problème du réchauffement
climatique, mais on stagne, les divers intérêts freinent
toute évolution, on ne jure que par l’argent le profit et
les privilèges, celles et ceux qui n’en bénéficient pas…

Un certain Matt Cogan est parfaitement conscient de
tout cela, né en 2016, à New-York, de parents exerçant
dans l’administration, donc disposant d’une certaine
sécurité, et faisant partie du peu de classe moyenne
en sursis, il poursuit des études primaires, puis
secondaires, bon élève, doué pour les études, tout en
étant assez sportif, il entre dans une université
scientifique qui lui permet de conclure par un
Doctorat, il a 27 ans, et se demande ce qu’il doit
faire, ses parents lui conseillent bien
l’enseignement, mais disposant d’un tempérament
d’aventurier, cela ne lui convient pas, il se pose un
tas de questions, à commencer par celles du genre:

« Pourquoi suis-je là ?

Quel est l’intérêt du monde dans lequel on vit ?

Vers quelle voie dois-je me diriger pour m’en sortir ?

Pourquoi suis-je né trop tard ?

Les années 1950 à 1970 m’auraient bien
convenues, nous sommes dans une situation qui
frise la catastrophe, et pourtant  je veux vivre, le plus
longtemps possible, les femmes ?

Bien sûr qu’il y en a de valables, mais il faut tomber
dessus, avec la plus part d’entre elles, c’est une partie
de poker, une satisfaction sexuelle ?

Oui, étant fait comme tout le monde, je ne peux que
l’apprécier, mais après…

Est-ce que je désire une descendance ?

Pas sûr, pas plus que celui de pouvoir garantir un avenir
à mon ou à mes enfant(s), alors ? »

Il passera encore trois ans chez ses parents, à méditer
sur divers projets possibles, fils unique, ces derniers
tiennent énormément à lui, et sont vraiment heureux
de l‘avoir à la maison, mais un jour, son père:

« Tu sais, Matt, ta mère et moi, on s’inquiète pour
toi, tu as fait de brillantes études dont tu peux te
servir, certes, mais depuis trois ans, tu ne fais
rien, te connaissant bien, en dehors du sport qui ne
saurait être une finalité, je suppose que tu évalues
différentes possibilités, mais pour ma gouverne, et
surtout pour notre soulagement, à ta mère et à
moi, nous aimerions savoir où tu en es. »

« Cela commence à se décanter, père, tu sais qu’en
dehors du sport, je passe mon temps sur mon
ordinateur, et ce n’est pas sans raison, d’abord
j’apprends beaucoup de choses, ensuite, comme il
m’arrive de sortir de temps à autre, je revois
régulièrement Joss, camarade de promotion et
ami, que tu connais puisqu’il est venu plusieurs fois
ici, sa famille m’accueille d’ailleurs tout aussi
bien, eh bien lui et moi, sommes en train d’envisager
de procéder à des recherches scientifiques, dans un
laboratoire qui reste à créer, mais nous voulons être
indépendants, ne dépendre ni des administrations, ni
des finances, ni de qui que ce soit, mais même en
mêlant ses connaissances aux miennes, ce n’est pas
facile à résoudre. »

« Joss ?

Ca fait un moment que nous ne le voyons plus, c’est un
garçon bien, mais que devient-il ? »

« Il est actuellement au Japon, il étudie les
androïdes, dans deux mois, tu le reverras. »

« Les androïdes !! Curieux… Pour quelle utilité ? »

« Alors père, je vais tout t’expliquer, car je sais que
tu sauras garder ce secret, Joss et moi, voulons nous
constituer un labo, avec l’aide d’androïdes, dans lequel
nous procèderons à différentes recherches, Joss s’est
spécialisé dans les androïdes, alors que moi, je cumule
des connaissances sur les vaisseaux spatiaux, notre
objectif, en plus de certaines recherches médicales
qui seront nécessaires pour allonger notre durée de
vie, si ça vous intéresse, ainsi que les parents de
Joss, nous pourrons peut-être vous en faire
bénéficier, si nous savons rendre un androïde
intelligent, qui pourra en constituer d’autres, comme
tu t’en doutes, ce monde, à Joss et à moi, ne nous
intéresse pas, par contre, le savoir, les
connaissances, au contraire, nous passionnent au plus
haut point, c’est le sens même de notre vie, voilà ce
à quoi, nous nous préparons. »

« Ffff ! Alors là, c’est de la dynamite, ta mère et
moi, savions que la vie courante ne te passionnait
pas, mais à ce point…

D’accord, les humains sont sujets à caution, parmi
quelques valables, il y en a beaucoup d’autres…

La vie actuelle est de plus en plus difficile, même pour
nous, alors je ne peux que te comprendre, mais ton
projet, c’est du lourd, si tu veux être indépendant, il
te faudra beaucoup d’argent, puis avoir de sacrées
connaissances, enfin résoudre le problème de
l’alimentation dont vous serez tributaires, vous
réussiriez quelque chose que personne n’a encore
jamais fait, peut-être en êtes-vous capables, je
suppose que vous avez déjà évalués toutes les
possibilités, c’est gentil de nous proposer une longue
durée de vie, et peut-être l’immortalité, mais ta mère
et moi approchons déjà de la retraite, nous
commençons à prendre de l’âge, même cas pour les
parents de Joss, nous sommes plutôt à l’ancienne, alors
je vais en parler à ta mère, mais je ne crois pas que
cela nous intéresse vraiment, par contre, tiens-nous
au courant dans le futur, au moins, nous aurons la
satisfaction d’avoir servi à quelque chose, peut-être
à l’avènement de génies qui visiteront d’autres
mondes, ce serait fantastique. »

« Plus encore que tu ne le penses, père, mais réfléchis
quand même à ma proposition, évidemment, tout
dépendra du temps que nous mettrons à aboutir, si
nous y parvenons, l’alimentation est en effet le point
faible du projet, mais avec des androïdes
intelligents, vas savoir, ils auront peut-être une
solution, ainsi que pour notre durée de vie, tout dépend
de cela en fait, les connaissances, je pense les
avoir, Joss et moi sommes costauds en informatique, et
j’ai une autre corde à mon arc, les systèmes nécessaires
à un labo secret, de préférence en sous-sol, afin de ne
pas être importunés, j’ai étudié tout cela et sais
comment procéder, en plus, étant assez bricoleur, les
systèmes, je peux les fabriquer, et Joss aussi, sur mes
indications, alors qu’il me transmettra ses
connaissances sur les androïdes, sûr que c’est du
lourd, et que nous ne sommes pas trop de
deux, l’argent, Joss pense pourvoir résoudre, ses
parents ont des relations avec un riche industriel qui
fabrique des panneaux solaires, d’après lui, si la
concurrence est devenue rude, la technique
stagne, il faudrait innover, trouver un nouveau moyen
de fabrication et/ou une manière de les améliorer, il
a étudié aussi cette question, et m’en parlera à son
retour, il se pourrait que nous perdions quelques
années à nous constituer une société, mais le jeu en
vaut la chandelle si nous devenons riches, là, toutes
les portes nous seront ouvertes. »

« C’est sûr, mais pour le moment, vous n’en êtes
qu’aux études, et autres suppositions, le domaine des
panneaux solaires, d’après ce que je sais, devient
effectivement un sentier battu, il faudrait faire une
découverte, étant tous les deux bons en
informatique, n’avez-vous pas pensé à créer des
logiciels, par exemple des jeux ? »

« Oui, nous y avons pensé, mais c’est aussi un sentier
battu, avec peu de chances de réussite, car trop
exploité, les concepteurs de logiciels deviennent de
plus en plus des vaches à lait au profit
d’intermédiaires, et d’autres qui ne sauraient même
pas réparer un ordinateur, mais qui sont forts en business.

Non, j’attends avec impatience le retour de Joss. »

Deux mois plus tard, dans la journée chez Matt, alors que
ses parents étaient au travail:

« Bon assieds-toi, Joss, on va se boire un bon
Bourbon, et tu me raconteras ton séjour au soleil levant. »         

« Eh bien Matt, un Bourbon, et peut-être deux, mais
pas plus, afin de rester raisonnables, je n’ai pas perdu
mon temps, non seulement mes sept mois au Japon
m’ont permis d’avoir des relations qui, sait-on
jamais, peuvent nous être utiles, mais j’ai bien avancé
dans les deux lignes, les androïdes et les panneaux
solaires, car là-bas, il y a aussi des fabricants de
panneaux, un copain que je me suis fait m’a donné un
sacré tuyau sur une méthode qu’ils prévoient  pour
les améliorer, et non seulement je connais la
méthode, mais je peux la perfectionner de telle
manière qu’on ne pourra pas me taxer de plagiat.

Pour les androïdes, j’ai également un plus, je connais
par cœur tous les circuits et la fonction de
chacun, alors j’en ai acheté un que j’ai ramené, pour
le rendre intelligent, eh bien il suffira de faire des
essais, puis des tests, là aussi, je crois qu’on n’est
pas loin d’aboutir.

Et toi ? Dans tes recherches spatiales, et autres
électromécaniques, où en est -tu ? »

« Les spatiales restent compliquées, replier de
l’espace/temps, je n’ai pas encore trouvé la
formule, pour la création de matière et les
aliments, même motif, même punition, mais pour
tous les appareils nécessaires à un sous-sol y
compris les raccords pour les rendre
indépendants, recouvrir l’accès pour le rendre
invisible, ça, je sais faire, c’est moins bien que
toi, mais c’est quand même un apport. »

« Tu m’étonnes, tu as fait le principal, hors de
l’alimentation, mais tu le sais comme moi, nous
comptons sur les androïdes pour ces détails, ainsi
que tout ce qui concerne le spatial et la durée de
vie, notre projet dépend exclusivement du fait de
pouvoir rendre un androïde intelligent, c’est la clé
au reste qui ne sera qu’une question de temps.

Bon, terminons par l’histoire de la société de
panneaux solaires, là aussi, je sais comment
procéder pour en fonder une à partir de moyens
raisonnables, quitte à débuter petit, une société ou
entreprise dont tu seras le PDG, et moi, le DGA. »

« Ah non ! Pas question, avec tout ce que tu
apportes, le chef du projet, c’est toi. »

« Non Matt, tu restes le chef du projet, pour plusieurs
raisons:

- Tu es plus imposant que moi, et impressionne
davantage, c’est un facteur important.

- En commercial et gestion, là aussi, tu es plus apte que
moi qui suis essentiellement un chercheur.

- Ton caractère est plus trempé que le mien.

- Enfin, c’est toi qui l’a conçu, ce projet, et est venu
m’en parler, bien sûr, j’ai sauté dessus puisque nous
voyons les mêmes choses, mais en toute certitude, tu
as, contrairement à moi, le caractère d’un
chef, réfléchis bien. »

« Bon, je réfléchis, à la nôtre. »

Quelques minutes plus tard:

« Bon d’accord, je garde la responsabilité du
projet, mais je te considère comme mon associé, pas
comme un subalterne, pour prendre une décision
quelle qu’elle soit, nous devrons être tous les deux
d’accord, c’est clair ? »

« Tout à fait, mais je pense que là, il n’y aura pas
de difficulté. »

Effectivement, Matt qui mesurait six pieds, était un
gaillard musclé, qui en jetait, alors que Joss, avec ses
cinq pieds huit pouces et son aspect
passe-partout, impressionnait nettement moins.

Tous deux fondèrent une petite entreprise qu’ils
appelèrent « Solarpan », la première année rapporta
peu, les fondateurs vivaient encore grâce à l’aide
de leurs parents, mais la seconde année fût nettement
plus intéressante, l’entreprise dégageait des bénéfices
nets après impôts qui leur permettaient déjà un
salaire que beaucoup envieraient, durant la troisième
année, ils changèrent de lieu, car l’accroissement de
l’entreprise, du personnel, et des moyens de
production le nécessitait, ils n’hésitèrent pas à voir
large, et bien leur en prit, durant cette période, ils
ne s’occupèrent pas de l’androïde de Joss.

Puis quatre années s’écoulèrent, tous deux avaient 37
ans, ils étaient devenus richissimes et vendirent
l’entreprise à bon prix, Joss à Matt:

« Bon, maintenant, notre destin a encore pris un
virage, il faut nous préoccuper de l’androïde, et du
sous-sol, as-tu une idée ? »

« Pour l’androïde,  non, c’est toi le spécialiste, mais
pour le sous-sol, peut-être, je pense à l’Arizona, vers
Phoenix et Tucson pour les achats, qu’on paiera en
cash, il nous faudra un 4/4 pour le matos, puis un
terrain dans une zone déserte, assez éloignée des
villes, disons 100 kilomètres au moins, près de la
frontière mexicaine, on pourra aussi aller à Mexicali
ou Yuma, prendre de l’alimentation et des pièces
détachées un peu partout pour éviter d’être
repérables, des congelos, des frigos, mais de tout
cela, je m’en charge, toi, c’est l’androïde que tu
devras travailler. »

« Avec ton aide, car tu en es autant capable que
moi, et deux cerveaux valent mieux qu’un, en
contrepartie, je t’aiderai pour le reste. »

« Bienvenu au club, étudier de l’androïde ne me
déplaira pas, d’accord pour l’Arizona ? »

« Oui, je n’avais pas d’idée précise, pas trop loin de
villes dont nous aurons besoin en un premier
temps, c’est bon, il faudra trouver le terrain idoine
à acheter. »

« Oui, pour cela, on part dans quinze jours, il faudra
quand même, par précaution, nous déclarer comme
fabricants de logiciels, de jeux ou autres, puis faire
construire une maison habitable sur le terrain, siège
social de notre nouvelle entreprise de concepteurs
de jeux et logiciels, car le sous sol devra être
invisible, cela nous fera perdre un certain temps, mais
nous permettra de rester incognitos, en une première
période, nous risquons d’avoir des curieux qui vont se
demander pourquoi on s’installe là-bas, notamment
les autorités locales, nous devons tout prévoir. »

« Tu as raison, à une époque, je jouais pas mal aux jeux
vidéos, et cherchais à les décortiquer, je devrais m’en
souvenir. »

« Et moi donc, je n’étais pas non plus le dernier.

Même si on en vend pas beaucoup, il faut avoir une
étiquette, une fois connus comme tels, si nous payons
les impôts éventuels, on aura la paix. »
 
« Pour le moment, je vais me préoccuper de
l’androïde, tu pourras venir chez moi pour suivre, afin
de te familiariser, je t’expliquerai ce que je sais. »

« Ok, mais en quinze jours, ce sera court, je n’ai pas
beaucoup d’idées sur la question, mais ça marche, je
vais suivre tes tentatives. »

La quinzaine passa très vite, et nos deux chercheurs se
dirigèrent vers Phoenix, leur parents le savaient, mais
ils n’en parleraient à personne, sinon qu’ils espéraient
fonder une société de logiciels, Matt et Joss
séjournaient dans différentes villes, non seulement
pour ne pas être trop repérés, mais aussi pour
augmenter leur chances d’acquérir un terrain dans
une zone bien précise, ils finirent, au bout de trois
mois, par en trouver un d’une trentaine d’hectares à
un prix abordable, qui comportait déjà une maison
habitable, à moderniser quelque peu, c’était un bon
départ, en plein désert à 400 kilomètres de Phoenix
et à 300 kilomètres de Tucson, à cinquante kilomètres
du Mexique, personne ne passait par là, les conditions
climatiques y étaient rudes, très chaud l’été, et froid
l’hiver, il fallait s’équiper rapidement, le premier
objectif était de rendre la maison confortable, ils
n’hésitèrent pas à recruter des spécialistes pour ce
faire, la maison étant passablement grande, avec un
sous-sol de stockage, six mois plus tard, Matt et Joss
vivaient dans un palace, avec piscine et tout
confort, dans le sous-sol, ils disposaient d’une dizaine
de congélateurs et du même nombre de
frigidaires, Matt avait réussi à constituer un système
électrique indépendant exclusivement pour le
sous-sol, et ils venaient de remplir les appareils
domestiques, ce qui leur donnait plusieurs mois
d’autonomie alimentaire, Matt à Joss:

« Bon, maintenant, on est bien, mais les choses
sérieuses vont commencer, on a chacun deux ordis
dernier cri, qui nous permettront de fabriquer des
logiciels, pour les consommations relatives à la
maison, on maintient les circuits existants, avec nos
millions de Dollars, on a largement de quoi payer
les factures, mais pour le sous-sol, je vais constituer
des systèmes indépendants, tu vas d’ailleurs m’y
aider, je pense que c’est une affaire d’un an, en
parallèle, on va aussi s’occuper de l’androïde, qui
est la clé de tout, le futur sous-sol du terrain, ce n’est
pas nous qui le ferons, trop long, et nous ne sommes
pas spécialistes, en un premier temps, on va prendre
le net et se mettre en rapport avec des exploitants de
logiciels, histoire de se faire un peu connaître, notre
nouvelle société s’appellera « Logix ».

« Ouais, tu as raison, occupons nous des jeux, mais de
quel genre ? »

« Pas les shoot’em up qui sont devenus trop
courants, les réflexions et les plate-forme non
plus, action, aventure, casino, combats, stratégie, il y
a le choix, mais il faut faire dans le multi-joueurs. »

« D’accord, je me charge du casino et des combats. »

« Ok, je prends le reste, surtout la stratégie, j’aime bien. »

« Le contraire m’eut étonné. »

Ils mirent un certain temps pour avoir du succès, entre
les démarches auprès des autorités locales, les visites
impromptues, et autres dérangements, il fallut deux
ans pour qu’ils soient reconnus, à partir de ce moment
là, ils pouvaient plancher sur l’androïde, mais ils
décidèrent de se rendre au Japon, et d’utiliser les
relations de Joss pour en savoir plus, ils avaient 40
ans, il n’était que temps.

A leur retour, Joss:

« Bon, cela m’a permis de garder mes relations, mais
ils n’ont pas fait beaucoup de progrès, si ce n’est que…

Ah oui, ils intègrent un nouveau composant dont nous
connaissons les propriétés, on en a d’ailleurs acheté, tu
vois lequel ? »

« Oui Joss, je vois, mais à quoi peut-il nous servir ? »

« J’ai une idée là-dessus, à faire d’autres
branchements, des dérivations, je vais regrouper mes
connaissances pour savoir où agir, mais je sens
qu’on approche, heureusement, on peut également
lui augmenter la mémoire. »

« Oui, pour moi, c’est un peu de l’hébreu, mais je te
laisse faire. »

Quelques jours plus tard, Joss:

« Matt, ça fait plusieurs nuits que je fais le même
rêve, j’y vois les connexions de l’androïde, puis elles se
modifient, d’autres raccordements, des
dérivations, je crois que j’ai trouvé. »

« Ah ! Alors je vais regarder ça. »

Quelques heures plus tard, Joss:

« Bon, comme tu l’as vu, j’ai fait un certain nombre de
modifs que je t’ai demandé de noter, afin qu’en cas
d’erreur, on puisse le remettre à l’état initial, il a en
plus un ajout de mémoire, et un programme nous
concernant, c’est le grand moment »

« Tu m’étonnes, allons-y pour le test. »

Joss appuya sur un bouton, et:

« Bonjour Joss, bonjour Matt, comment allez-vous ? »

Matt: « C’est à toi qu’il faut poser la question, Jack, est-ce
que tu nous comprends ? »

« Oui, Jack est mon nom, je vous comprend
parfaitement, mais attendez…

Un petit parasitage subsiste dans les zones a8bk et
b2nm je ne peux pas intervenir, mais Joss le
peut, je crois. »

Joss: « C’est sûr, il se peut que dans ces zones qui se
touchent presque, j’ai mis un peu trop de pâte, c’est ça ? »

Jack: « Bravo Joss, il faut ménager un petit espace
entre la pâte qui couvre les deux zones. »

« Ok, je procède. »

Quelques minutes plus tard, Jack:

« Maintenant, tout va bien, que dois-je faire ? »

Joss: « Procède à quelques tests, de force, de
résistance, de coordination, de mobilité, si quelque
chose ne va pas, dis-le nous. »

« Ok, je procède. »

Une demie heure plus tard, Jack:

« Bon, ce n’est pas mal, mais pour que je vous sois
vraiment utile, il y aurait quelques points à améliorer, par
exemple…. »

Joss: « Pas si vite, Jack, on va tout noter, ou mieux
encore, on va te connecter à un des ordinateurs, tu
nous transmettras ça sous forme de message, est-ce
possible ? »

« Oui, le programme que vous m’avez inséré me permet
de reconnaître les lettres des touches d’un
ordinateur, il vous suffit de m’ouvrir un traitement de
texte, je sais que je dois appuyer doucement sur les
touches, ne craignez rien. »

Le lendemain:

« Je me sens mieux, heureusement que vous avez été
prévoyants en vous dotant d’un certain stock de
matériel, mobilité, force et coordination sont
bonnes, mais reste à améliorer ma résistance, ce n’est
pas urgent si ici, je suis en sécurité, mais il faudra y
penser, quelle est ma prochaine mission ? »

Matt: « Maintenant, Jack, tu sais utiliser un
ordinateur, alors tu vas consulter le contenu de nos
quatre ordis afin de te mettre à jour, peu importe le
temps que ça prendra, mais pour que l’on puisse te
confier des missions importantes, il faut que tu sois à jour. »

« Parfaitement clair, je procède. »

Joss: « Excellent, si on se prenait un Bourbon, Matt ? »

« On peut même s’en prendre plusieurs, chapeau à toi. »

« Il va falloir que tu mettes tes notes dans un ordi, cela
peut être important. »

« Sûr, je les pose ici, elles ne bougeront pas. »

Une semaine s’écoula, puis un matin, alors que Joss et
Matt prenaient leur petit déjeuner, Jack:

« Ca y est, Joss, Matt, je suis à jour. »

Matt: « Ffff ! Tu as fait drôlement vite, est-ce que tu
connais nos projets ? »

« Oui Matt, je les ai lus, très intéressant, je résume:

Vous n’aimez pas trop l’humanité, ce en quoi je vous
donne raison compte tenu de tout ce que j’ai pu
lire, vont-ils à leur perte ?

Je ne saurai le dire, mais ils le voudraient qu’ils
n’agiraient pas autrement, quitter cette planète me
semble un bon objectif, il y en a des milliards de
milliards dans l’univers, il serait étonnant qu’on
n’en trouve pas une autre, mais pour cela, plusieurs
choses sont nécessaires, celles que vous avez
indiquées, à savoir:

- Que je reproduise d’autres androïdes qui me soient
identiques, afin de former une équipe.

- Créer un sous-sol, pour un vaisseau spatial, qui ne
pourra être vu de l’extérieur, et pour cela, il faudra
le creuser bas, à moins de disposer d’un matériau qui
fasse office de toit résistant. 

- Que l’on puisse trouver le moyen d’allonger votre
durée de vie, voire vous rendre immortels, ce qui n’est
pas une petite affaire.

- Pourvoir à votre alimentation par transformation
de matière.

- Nous donner les moyens d’envisager un autre site, si
nécessaire.

- Enfin, découvrir comment aller plus vite que la
lumière, si c’est possible, j’ai lu Planck, Einstein, et bien
d’autres, qui ont parlé de cette possibilité, mais pour le
moment, cela en reste au stade de la théorie.

Voilà, en gros, ce qui vous préoccupe. »

Matt: « Tu as parfaitement résumé la situation, Jack, tu
peux nous tutoyer, et nous appeler par nos
prénoms, nous formons déjà une équipe, nous sommes
associés dans cette entreprise, bien sûr, tu seras le
coordinateur, un peu le chef en quelque sorte, de ceux
que tu vas créer, mais étant identiques à toi, ils seront
également nos associés et bénéficieront du même
respect, voilà ce que l’on peut te dire pour le
moment, maintenant, reste à voir si notre projet est
réalisable, et dans l’affirmative, comment tu comptes
procéder. »

« J’apprécie beaucoup ton point de vue, Matt, notamment
à notre égard quand tu parles de respect, alors puisque
nous sommes associés, donc égaux et amis, je ferai tout
mon possible pour vous aider, à toi aussi, Joss, je dois
une forte reconnaissance, tous les deux, vous êtes ce que
les humains appellent des génies, Joss m’a créé, c’est à
mon tour de faire des créations, à mon avis, il va falloir
commencer par là, pour que l’on puisse plancher sur votre
projet, nous devons être une douzaine, quatre pour les
recherches scientifiques, quatre pour les médicales, deux
ou trois pour l’entretien, le service, et le suivi
d’informations venant de l’extérieur, puis un, moi-même
en l’occurrence, puisque vous m’avez désigné, qui assure
la coordination, tout en aidant les équipes si
nécessaire, pas question de rester inactif, est-ce que
fabriquer onze autres androïdes vous convient ? »

Joss: « Tout à fait, ce qui est remarquable, c’est que tu
as déterminé toi-même l’affaire des équipes auxquelles
nous avions également pensés, Matt et moi, mais je
suppose qu’il va te falloir pas mal de matériel que nous
devrons acheter à droite et à gauche, non ? »

Jack: « En effet, je vais vous faire une liste, sur
ordinateur, mais maintenant que je suis
là, permettez-moi de vous faire une suggestion, à
votre place, j’irai voir mes parents, qui deviennent
âgés, y aller tour à tour pour une quinzaine de jours
ou même un mois, je sais qu’ils savent, je l’ai lu, et
il se pourrait que vous ne les revoyiez plus par la
suite, tour à tour, parce qu’en cas de visite de
l’extérieur, si j’étais seul et n’ayant pas l’aspect
humain, cela ferait désordre.

Si vous me demandez combien de temps il me faudra
pour créer onze androïdes, les premiers crées, mis à jour
et vérifiés conformes, créeront à leur tour pour gagner du
temps, j’estime l’opération à six ou sept mois, à partir du
moment où j’aurai le matériel nécessaire, une autre
solution serait d’en acheter une dizaine au Japon, mais
cela pourrait paraître suspect, en acheter deux ou
trois, à la rigueur pourrait sembler normal, mais le
problème d’améliorer notre résistance est toujours
d’actualité, vous devez trouver un matériau dont je
puisse utiliser les propriétés, plus souple, plus
résistant, mais d’après ce que j’ai lu, je peux vous en
indiquer deux ou trois, qui feront l’affaire, par la
suite, il y aura d’autres choses à prévoir, mais
l’équipe complète reste le premier objectif. »

Matt: « Ffff ! Chapeau, Jack, tu ne cesses de
m’étonner, d’accord pour ta suggestion, chacun de
nous, à son tour, en profitera pour rapporter du
matériel, avec un 4/4 comme le nôtre, trois ou quatre
voyages devraient suffire, qu’en penses-tu ? »

« Trop tôt pour le dire, je dois évaluer tout cela, comptez
deux jours pour une réponse. »

Joss: « Bien, alors Matt, l’heure du déjeuner approche, on
va se prendre un apéro, et discuter de qui va partir
quand, ok ? »

Matt: « Je te suis, Joss. »

Quelques jours plus tard, Matt retourna à New-York pour
passer une quinzaine avec ses parents, sachant quels
matériaux étaient nécessaires à Jack pour travailler, il
en profita pour se rendre dans divers magasins, payant
toujours en cash, pour remplir son 4/4, avant de
regagner l’Arizona, il leur avait tout expliqué, de telle
sorte qu’ils ne seraient pas surpris de ne plus le
revoir, il leur proposa une dernière fois de venir avec
lui, mais à leur âge, sachant par ailleurs qu’il n’avait
pas encore découvert l’immortalité, ils lui répondirent
qu’ils étaient heureux de lui voir bénéficier d’un
destin exceptionnel possible, et qu’ils attendraient
tranquillement leur heure.

Lorsqu’il regagna sa maison au milieu du désert, il
appela Joss, tous deux déchargèrent le 4/4, et mirent
le matériel à disposition de Jack, ce dernier:

« Ce n’est pas mal du tout, il y a de tout ce dont j’ai
besoin, mais il en faudra encore trois fois autant, ton
évaluation était correcte, Matt, Joss, en procédant de
même, me permettra de travailler, charge à vous de
trouver le reste dans les villes environnantes, Phoenix
ou Tucson, évitez le Mexique en ce moment, il y a un
peu trop d’agitation par là, mais vous devez le savoir. »

Joss: « En effet, on a vu ça à la télé, et puis sur le
net, décidément, les gens ne savent pas se tenir
tranquilles, il y a toujours des conflits quelque part. »

Matt: « Voilà pourquoi nous sommes là, et pourquoi
nous poursuivons un tel projet, mais assez parlé, j’ai soif. »

Quelques jours plus tard, Joss, à son tour, prit le 4/4
pour se rendre à New-York, voir ses parents, il procéda
exactement comme Matt l’avait fait, puis revint trois
semaines plus tard, avec le 4/4 plein, à la grande
satisfaction de Jack:

« Bravo, Joss, j’ai déjà bien avancé sur mon
premier, dans un mois, on pourra le mettre à jour, et
à son tour, pour commencer, il me fera également
bénéficier de ces nouveaux matériaux, je prendrais
bien un Bourbon avec vous, mais hélas, ma constitution
ne me le permet pas, cela ferait désordre. »

Et tous trois se mirent à rire.

Six mois plus tard, l’équipe était complète, à jour, et
prête à travailler, Willy, Jerry, Roger, et Sean étaient
affectés aux recherches scientifiques.

Christopher, John, Lenny, et Luke, aux médicales, et
enfin Anthony, Jackson, et Michael, les derniers créés, à
l’entretien des lieux, au service, et aux
informations, c’était parti, chacun connaissait
parfaitement sa mission, que Jack ne manquait
pourtant pas de rappeler.

Durant la première année, il ne se passa rien
d’extraordinaire, Joss et Matt continuaient dans les
logiciels, et finissaient par gagner de l’argent, pas
comparable au temps des panneaux, mais les gains
devenaient tout de même conséquents, ils
acquittaient des impôts que beaucoup d’autres
aimeraient payer, et surtout, ils étaient bien connus
comme tels, ce qui n’éveillait pas particulièrement
l’attention, ils étaient tranquilles, même pour
l’alimentation, ils s’offraient le luxe de payer par
carte bancaire.

C’est durant la seconde année que des résultats partiels
furent obtenus, on finissait de creuser un immense
sous-sol de 400 mètres par 300, retenu par un toit
synthétique puissant et bien recouvert, on était en
2060, les matériaux avaient fortement progressés, la
plaque étant coulissante, le vaisseau pourrait quitter
le sous-sol en décollage vertical, mais il n’était pas
encore commencé, par contre, l’équipe scientifique
maîtrisait enfin le transfert de matière, il n’y avait plus
besoin de faire des courses, en médical, un produit
avait été découvert, convenablement traité, il
allongeait les vies de Joss et de Matt d’un siècle, c’était
prometteur.

Les androïdes étaient capables de voler, disposaient
d’armes révolutionnaires, et d’un immense stock de
pièces de rechange en cas de…

Deux ans plus tard, Matt et Joss avaient 46 ans, mais
ne vieillissaient déjà plus, le vaisseau de 200 mètres
était bien avancé, ils l’appelèrent du nom de Matt, le
« Cogan », celui de Joss, Carrington avait été estimé
trop long, les propulseurs avaient pour nom
Rogers, car c’est Roger qui avait trouvé la bonne
formule pour plier de l’espace/temps, quant à
Christopher et à Lenny, ils indiquèrent à Joss et Matt
un produit qu’il fallut aller chercher en Australie, seul
continent sur lequel on pouvait le trouver, un
nouveau traitement fut conçu, dont ces deux derniers
bénéficièrent, ils demandèrent alors s’il s’agissait de
l’immortalité, Lenny leur répondit:

« Peut être pas, mais d’ici là, nous parviendrons bien à
la trouver, ici ou ailleurs, ce nouveau traitement joue chez
vous le rôle d’activateur cellulaire, un peu comme pour
les propulseurs, nous avons pu calculer son
autonomie, elle est de l’ordre de 100.000 ans, cela
laisse voir venir, non ? »

Matt: « Et comment. » Avec un sourire large jusqu’aux
oreilles, il dit à Joss:

« A ton avis, ça représente combien de Bourbons ? »

Moins d’un an plus tard, le Cogan était terminé et prêt à
partir, Jack:

« Nous partons pour où ? »

Matt: « Avez-vous pu déterminer l’autonomie des Rogers ? »

Jack: « Pas exactement, tout dépendra de la vitesse qu’ils
peuvent atteindre, d’après Willy, si nous ne dépassons
pas les trois quarts de leur poussée maximale, il pense à
dix millions d’années/lumière. »

Joss: «Pas mal, avec une telle durée, on peut déjà
aller loin. »

Willy: « Certes, mais il ne faudra peut-être pas dépasser
Andromède. »

Joss: « Qui parle d’aller aussi loin ?

Peut-être qu’il n’y a pas de Bourbon sur Andromède. »

Tous éclatèrent de rire, et le Cogan décolla.



-----***-----      
 
 
 
_________________
Cicéron c'est Poincaré.

Bébert


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MessagePosté le: Mer 25 Oct - 00:39 (2017)    Sujet du message: Publicité

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